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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 11:28

Quand tu es invité...

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Published by Matthieu BOUCART - dans Un peu de détente...
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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 23:00

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Published by Matthieu BOUCART - dans Enseignements vidéos
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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 20:31

"En Occident, ou tout au moins en Europe, le christianisme lui-même traverse une crise.  […] Il y règne une ignorance et une négligence non seulement de la doctrine catholique, mais du B.A-BA même du christianisme. On sent donc l’urgence de la nouvelle évangélisation, qui commence par le kérygme pur et nu annoncé aux non-croyants, suivi d’une catéchèse continue alimentée par la prière. Mais le Seigneur n’est jamais vaincu par la négligence humaine et il semble que, tandis qu’en Europe on lui ferme les portes, ailleurs il les ouvre toutes grandes, particulièrement en Asie. Et Dieu ne manquera pas, même en Occident, de se réserver un reste d’Israël qui n’a pas fléchi le genou devant Baal, un reste que nous trouvons principalement dans de très nombreux mouvements laïcs dotés de charismes divers qui apportent actuellement une importante contribution à la nouvelle évangélisation."

Méditation prononcée devant les cardinaux au début du dernier conclave.

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Published by Matthieu BOUCART - dans Réflexions & Méditations
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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 19:15

Dans l'évangile de ce dimanche, un docteur de la Loi interroge Jésus : "Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle?"

C'est peut-être une question qui nous habite. Comment faire pour aller au ciel? Comment atteindre le Paradis? Comment accéder au bonheur sans fin auprès de Dieu? Y a-t-il un chemin qui mène à la joie éternelle? Et si oui, quel est-il?

Jésus renvoit son interlocuteur aux Ecritures : "Dans la Loi, qu'y a-t-il d'écrit? Que lis-tu?"

Au fond, Jésus nous invite à trouver nous-même la réponse. La réponse, nous la connaissons. Elle ne nous est pas étrangère. Elle ne nous est pas extérieure. Elle est en nous - inscrite dans notre propre nature. "Cette Loi que je te prescris aujourd'hui n'est pas hors de ton atteinte" dit le Seigneur dans la première lecture de ce jour. Elle n'est pas "dans les cieux" ou "au-delà des mers" que tu ne puisses l'attraper. "Elle est tout près de toi cette parole, elle est dans ta bouche et dans ton coeur."

Comme l'écrit le Pape François dans sa première encyclique, au sujet du père des croyants : "La Parole de Dieu, même si elle apporte avec elle nouveauté et surprise, ne se trouve en rien étrangère à l’expérience du Patriarche.  Dans la voix qui s’adresse à lui, Abraham reconnaît un appel profond, inscrit depuis toujours au coeur de son être (...). Pour Abraham la foi en Dieu éclaire les racines les plus profondes de son être, lui permet de reconnaître la source de bonté qui est à l’origine de toutes choses, et de confirmer que sa vie ne procède pas du néant ou du hasard, mais d’un appel et d’un amour personnels. Le Dieu mystérieux qui l’a appelé n’est pas un Dieu étranger, mais celui qui est l’origine de tout, et qui soutient tout."

Voilà pourquoi le secret du bonheur absolu se trouve là : "Tu aimeras..." C'est l'amour qui est la source de la vie, c'est l'amour qui fait vivre et rend heureux, c'est l'amour qui permet aux êtres de s'épanouir et de déployer leurs potentialités, c'est l'amour qui libère intérieurement et qui donne la joie profonde et véritable. Voilà une vérité absolue (LA vérité absolue) - dont tout le monde, au fond, est convaincu. L'expérience de chaque jour nous offre maintes illustrations de cette vérité qui ne se dément jamais.

Tous les maux viennent d'une déficience d'amour - tous les biens d'une expression de l'amour. Preuve s'il en est que nous ne sommes pas simplement un conglomérat de molécules constituées d'atomes et de vide, fruit du néant et du hasard, mais que nous sommes structurés de façon à recevoir de l'amour et à en donner. Cette structure intérieure de notre être nous révèle le secret de notre origine : nous venons de l'Amour ; c'est l'Amour qui nous a conçu et donné la vie ; notre vie est faite pour l'amour ; et tout nous donne à penser que notre vie s'accomplira dans l'amour, pour toujours (car ce que donne l'amour, l'amour ne peut le reprendre).

"Tu aimeras" donc... Mais qui? Mon prochain, bien sûr - Jésus nous invitant dans l'Evangile à nous faire le prochain de tout homme.

Mais la Loi ne parle pas d'abord du prochain. La Loi parle d'abord de Dieu. Parce que Dieu est Amour, qu'il nous a créé par amour et pour l'amour - donc pour la vie, la joie, le bonheur éternels - il est infiniment adorable. Et il mérite, Lui, plus que tout autre être au monde, d'être aimé. Totalement. Absolument. Infiniment. Pour tout ce qu'il est. Pour tout ce qu'il fait. Voilà pourquoi la Loi nous demande d'aimer le Seigneur "notre" Dieu. De tout notre coeur, de toute notre âme, de toute notre force et de tout notre esprit. Parce qu'il est "notre" Dieu, Lui qui nous a fait, Lui qui nous aime et qui veut nous partager sa joie d'aimer et d'être aimé.

Comment aimer Dieu comme il convient? Ainsi que le texte biblique le suggère :

* De tout notre coeur - en aimant ce qu'il est, ce qu'il fait ; en cherchant à comprendre ses voies lorsque celles-ci nous déconcertent ; en acceptant sa volonté sur nous ; en aimant ses serviteurs, ses messagers, ses saints.

* De toute notre âme - en lui donnant du temps dans la prière, en écoutant la Parole de Dieu et en recevant les sacrements qui sont la nourriture de notre âme.

* De toute notre force - en renonçant au mal et en choisissant le bien, autant que nous le pouvons.

* De tout notre esprit - en nous ouvrant à l'intelligence de la foi par de bons livres ou... de bons sites internets et autres blogs! 

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Published by Matthieu BOUCART - dans Réflexions & Méditations
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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 23:00

Chers amis,

Après les débats passionnés du groupe Facebook dédié à Claude Tresmontant, je vous propose un petit catéchisme sur le péché originel pour nous redonner quelques précieux repères sur ce grand mystère – si important pour notre foi : « On ne peut pas toucher à la révélation du péché originel sans porter atteinte au mystère du Christ. » (Catéchisme de l’Eglise Catholique – désigné dans la suite du texte CEC –, § 389).

Je le publie aujourd’hui sous la version 1.0., car le texte est perfectible (il sera retouché progressivement) et j’attends beaucoup de vos réactions et réflexions. Par faciliter la discussion et les approfondissements à venir, j’ai numéroté les Propositions, de manière à ce que vous puissiez les viser facilement et précisément.

Le présent catéchisme s’articule en 4 parties distinctes :

1. Le monde avant la Chute

2. Le Péché Originel et la Chute

3. La thèse originale de Mgr Léonard

4. Les avantages et limites de la théologie de Mgr Léonard

En voici aujourd’hui la quatrième et dernière partie.

 

4. LES AVANTAGES ET LIMITES DE LA THEOLOGIE DE MGR LEONARD

4.1. Il ressort de la théologie de Mgr Léonard que nous ne sommes peut-être pas les descendants biologiques d’Adam – quoique nous en fussions les descendants historiques.

4.2. Nous recevons d’Adam la nature humaine – nous héritons de lui la corruption de notre nature. Mais l’humanité n’est pas nécessairement reliée à lui par un lien BIOLOGIQUE direct.

4.2a. Cela ne serait pas choquant du point de vue de la Révélation, puisqu’elle ne vise pas à nous communiquer un enseignement d’ordre scientifique, mais une vérité d’ordre théologique.

4.2b. La théologie du péché originel ne serait pas dépendante d’une vérité scientifique : le monogénisme.

4.2b.bis. A supposer que le monogénisme soit vrai sur le plan scientifique – ce qui semble le cas – les ancêtres communs à toute l’humanité ne pourraient être Adam et Eve (pour les raisons évoquées dans la Partie 3).

4.2.c A la question : « Où étions-nous lors du péché d’Adam ? », nous répondrions : « Notre nature était en Adam, notre individualité n’existait pas. »

4.3. ‎« Comment le péché d’Adam est-il devenu le péché de tous ses descendants ? Tout le genre humain est en Adam comme l’unique corps d’un homme unique. Par cette unité du genre humain, tous les hommes sont impliqués dans le péché d’Adam, comme tous sont impliqués dans la justice du Christ.‎ » (CEC, § 404)

‎4.3.a. « La transmission du péché originel est un mystère que nous ne pouvons pas comprendre pleinement. Mais nous savons par la Révélation qu’Adam avait reçu la sainteté et la justice originelles non pas pour lui seul, mais pour toute la nature humaine : en cédant au tentateur, Adam et Eve commettent un péché personnel, mais ce péché affecte la nature humaine qu’ils vont transmettre dans un état déchu. C’est un péché qui sera transmis par propagation à toute l’humanité, c’est-à-dire par la transmission d’une nature humaine privée de la sainteté et de la justice originelles. » (CEC, § 404)

4.3.b. Peut-être cette transmission s’opère-t-elle en vertu du fait qu’Adam soit notre « cause exemplaire » – c’est-à-dire le modèle à partir duquel Dieu nous créé – comme le Christ serait la « cause exemplaire » de notre « re-création ».

4.3.c. A ceux qui croient discerner un relent de platonisme dans cette conception d’une Chute primordiale ayant provoqué le surgissement d’un monde marqué par le mal – notre monde –, je répondrais :

1°) que tout dans Platon n’est pas à jeter ; qu’il existe dans Platon et le néo-platonisme des « semences du verbe » (le concept a d'ailleurs été forgé par Saint Justin précisément au sujet du néo-platonisme) en quoi me paraît résider notamment l’intuition fondamentale de la bonté originelle des êtres - et d'une Chute ayant provoqué le surgissement de ce monde marqué par le mal ;

2°) qu’à la différence du platonisme, le christianisme considère que la bonté originelle de la Création de Dieu n'a pas été détruite par la Chute originelle - mais altérée : la réalité de ce monde matériel reste donc fondamentalement bonne en raison de sa divine origine ;

3°) que rejeter l’idée d’une Chute cosmique de laquelle notre monde serait l'effet reviendrait :

* à imputer à Dieu quelque responsabilité dans le mal physique (présent dans le monde dès avant l’apparition du premier homme...)

* et à instiller subrepticement du mal en Dieu - l'idée d'un Dieu "mauvais" étant une idée... gnostique.

Il y a donc, me semble-t-il, un choix fondamental à faire entre une doctrine de la Chute primordiale - qui fait certes penser à Platon (mais peut-être au meilleur de Platon) - et une doctrine d'une Création par un Dieu s’accommodant de la souffrance et de la mort - qui ferait "méchamment" penser au Démiurge de la « gnose au nom menteur » (Irénée).

Pour ma part, j’opte sans complexe pour la première option, à la suite de Mgr Léonard et – je le crois – de la Tradition de l’Eglise exprimée à travers son Catéchisme et ses conciles, qui évoquent explicitement une Chute affectant non seulement l’homme, mais la Création toute entière – répandant le venin du mal, de la mort et du péché dans tout l'Univers.

4.4. Comment (et à partir de quand dans la Bible) passe-t-on de l’Adam pécheur dans le monde d’avant la Chute à la réalité historique qui est la nôtre ? Cela reste un mystère. Mais la théologie ne cherche pas à évacuer le mystère.

4.5. Cette incapacité de répondre peut paraître une faiblesse de la thèse léonardienne – qui n’aborde pas du tout la question. Mais l’autre thèse, – celle de l’identification d’Adam avec le premier homme préhistorique – me paraît plus problématique encore, et les obstacles insurmontables.

4.5a. Premier obstacle : elle présuppose que Dieu ait voulu le mal (comme la prédation animale), l’ait conçu en quelque manière, en vue d’un plus grand bien. Or, la Révélation affirme la RADICALE INNOCENCE de Dieu par rapport au Mal – Innocence absolue qui se manifeste pleinement sur la Croix : Jésus se livre aux homme comme un « agneau que l’on mène à l’abattoir ». Comment un agneau aurait-il pu imaginer un monde où les lions mangent les gazelles ?

4.5.b. Deuxième obstacle (qui survient quand on veut éviter le premier) : il faut affirmer que le monde d’avant le premier hominidé (il y a 50.000 ans) était le Paradis terrestre – et nier, purement et simplement, le donné historique. Or, une thèse qui contredit un fait historique (ou scientifique) établi n’est pas rationnelle : elle est absurde. On a donc le choix ici entre le mystère et l’absurde. Comme disait Jean Guitton (à la suite de Blaise Pascal) : « l’absurdité de l’absurde me conduit au mystère »

4.6. Au final, la théologie de Mgr Léonard me paraît réconcilier la théologie, la science et la philosophie – chacune de ces disciplines conservant son autonomie par rapport aux autres, ne contredisant pas les vérités déjà posées, et n’imposant pas ses vues aux autres. Chacune a quelque chose à nous dire du réel – et nous fournit des lumières pour mieux comprendre les enseignements des deux autres. La thèse léonardienne ne résout certes pas toutes les difficultés – mais les plus grandes. Elle devra en tout état de cause être approfondie par les théologiens. Mais ses fruits, déjà manifestes, nous révèlent que nous sommes sans aucun doute sur la bonne voie dans la compréhension de ce grand mystère.

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Published by Matthieu BOUCART - dans Questions sur la foi
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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 23:00

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 19:39

Discours du Père Daniel-Ange, aux Veilleurs - mouvement apolitique et non confessionnel constitué dans le sillage de la Manif pour tous qui organise des rassemblements pacifiques, dans la nuit, à la lueur des bougies, pour entendre des textes de méditations philosophiques sur l'homme, sa dignité, sa vocation naturelle, et chanter l'espérance. 

Daniel Ange 8A vous, les veilleurs éveillant l’émerveillement ! 

Devant vos paisibles visages, éclairés du dedans par une clarté d’ailleurs, j’hallucine ! Me voilà complètement scotché ! 

Qui donc êtes vous ? 

Je vais vous le dire : vous êtes les sur-vivants d’une guerre aseptisée, les rescapés d’un naufrage, les résistants qui refusez de laisser souiller la beauté de votre jeunesse et ternir la pureté de vos regards. Les prophètes de la Joie, les sentinelles du matin, les fils et filles de la Lumière : c’est vous ! Oui, chacun de vous ! En veillant au long des nuits, vous faites advenir l’aurore. 

Vous débordez d’une toute neuve joie de vivre, car vous découvrez pour quoi vivre, selon le dernier mot d’une jeune américaine, Cassie Bernall : «  Si tu ne sais pas pour qui vivre, ce n’est pas la peine de vivre. »  

Vous êtes l’espérance de la France – oui, la France espérante – et au-delà, de tous les jeunes d’Europe qui, via  Facebook et Ipod sont rivés, nuit après nuit, guettent le moment de faire de même chez eux. Vous allez en engendrer une multitude. Peut-être même dans le monde entier. 

Face à un raz-de-marée d’eau polluée, vous formez une lame de fond purifiant tout sur son passage. 

Vous dénoncez le mensonge qui vide les mots de leur sens. Vous vous rebellez contre une idéologie virant au totalitarisme d’Etat. Vous vous révoltez contre les manipulations frisant la dictature. 

Vous vous insurgez contre les aberrations qui – tels des monstres- se profilent à l’horizon. 

Vous alliez la lucidité au courage. Lucidité de votre réflexion, courage de vos actions. Lucidité intellectuelle et courage  « gestuel ». 

Vous refusez qu’on vous traite comme des imbéciles en vous forçant à penser qu’on peut « être mâle en étant féminin et femelle en étant masculin. » Non mais ça va pas la tête ! 

Devant une subversion anthropologique, vous êtes le fer de lance d’une insurrection civique. Devant une révolution contre-humanitaire, vous forgez la rébellion de lumière. 

Devant l’invasion de théories subversives de notre civilisation, vous entrez en dissidence, avant d’être peut-être, acculés à une désobéissance civile. 

Devant le nouveau colonialisme qui vient envahir nos esprits et pervertir notre intelligence  vous entrez en résistance. En toute connaissance de cause. 

Vous voyant à genoux, face à face devant les forces de l’ordre, me revient ce que j’écrivais de la Pologne voici 30 ans au moment  de l’état de guerre dans un Etat contre la Nation : « Quand on matraque ce peuple, il tombe à genoux ». Et ce mot du grand serviteur de la vie Jérôme Lejeune : « Quand tombe le soldat, c’est à genoux qu’il se bat. » 

Vous rejetez cette chape de plomb de la pensée unique imposée.

Vous libérez la parole, enfin !

Vous récusez la dictature du prêt à penser, des idées imposées, des arguments bidon, de la paresse intellectuelle. Vous savez rendre compte, expliquer le pourquoi de votre comportement.

Vous refusez le relativisme qui conduit au nihilisme.      

Les héros de la liberté, c’est vous. Les champions de l’écologie humaine, c’est vous. C’est vous les garants de la création qui vous est désormais confiée en son plus beau chef-d’œuvre : un homme et une femme qui dans l’amour font exister un enfant, unique au monde, dont l’âme vivra toujours. 

Vous vous battez pour sauver le mystère de la vie, de l’amour et de la source même : nos familles. Déjà si fragiles, si menacées, si attaquées. Mais en vous voyant, je vois les papas et les mamans de demain et je devine vos futurs enfants, débordants de vie, car comblés d’un amour fidèle en crescendo. 

Vous montez au créneau pour barrer la route à ceux qui – consciemment ou non – s’attaquent aux fondements de même de l’existence. Dans une société virtuelle, superficielle et artificielle vous êtes les garçons et les filles de l’essentiel. Et cela, en toute gratuité, sans rechercher aucun avantage personnel. Mais uniquement par amour. Par amour de votre pays, de votre peuple, de votre nation, de votre patrie. Vous êtes ceux qui sauvent son honneur. Qui portez haut son étendard. Vous êtes non seulement son avenir, mais son présent, car quel présent-cadeau que votre intrépidité, inattendue, dépassant tous les espoirs. 

Sur vos visages, je vois la France, l’Europe de demain. Je vois la nouvelle génération de politiciens qui ne seront que les humbles serviteurs du peuple confié à leur cœur et non des prédateurs. 

Et cela - ô stupeur - : pacifiquement et paisiblement : récusant toute violence, renonçant à toute agressivité même verbale, à tout propos ordurier, à tout mépris de ceux qui pensent autrement. Les mains vides vous désamorcez les grenades, vous transpercez casques et boucliers pour rejoindre l’homme en ses profondeurs. 

Quel gendarme, policier, CRS, n’est pas impressionné au tréfonds de son âme, par la maîtrise de soi, le sens civique, l’auto-discipline dont vous faites preuve. Beaucoup rêveraient d’être avec vous, de l’autre côté de la barrière. Votre innocence désarme leur puissance. Votre calme est plus dangereux que leurs armes, que toutes les armes du monde. Vos silences font fléchir leur arrogance. 

Ceux qui ont peur, ce n’est pas vous. Ce sont eux. Peur de vos regards où ne transparaissent que la paix et la détermination. Peur de vos visages où ne se lit aucune haine, aucune révolte. Les geôliers de Maximilien Kolbe lui hurlaient : « Ne nous regarde pas ainsi ! » Tant le Ciel se réfléchissait dans ses yeux. 

Vous retrouvez sans le savoir la grande stratégie qui a fini par faire s’écrouler ce rideau de fer qui pendant 50 ans a cassé en deux notre Europe. 

La tactique des foules passives, à condition d’être massives. Ces foules, surtout de jeunes, qui ont envahi les avenues de Berlin, Vilnius, Prague, Bratislava, Budapest, Kiev : ces révolutions dites oranges, de velours, printanières. Leurs premiers soulèvements  ont été sauvagement réprimés dans un bain de sang, tout comme sur la place Tien-an-Men à Pékin. Mais mêmes écrasés sous les chars, ils n’ont pas cédé. Ils ont tenu coûte que coûte, dans la clandestinité, imaginant toutes sortes de trucs, d’astuces et de combines pour freiner le pouvoir totalitaire. Jusqu’à finir par remporter la victoire. 

Tous ceux de votre génération en Europe du Centre et de l’Est qui, vous voient sur la toile, – médusés – briller tels des diamants, se rappellent immédiatement ces jours d’il y a 30 ans qui ont fait basculer le monde de l’esclavage idéologique à la liberté de la Vérité. Car seule la Vérité rend libre, comme Vaclav Havel, sortant de prison l’avait écrit sur l'étendard flottant sur son palais présidentiel. 

Micro à un Soljenitsyne : « Une seule parole de vérité pèse plus lourd que le monde entier » 

Micro à un Jerzy Popieluszko : « La vérité qui ne coûte rien est un mensonge. L’amour doit aller de pair avec le courage.  La nation dépérit lorsqu’elle manque de courage, lorsqu’elle se ment à elle-même. ». 

En voyant certains, brutalisés, provisoirement kidnappés, je revoyais à Varsovie, ces jeunes priant, chantant toute la nuit autour de grandes croix en fleurs, se faire brutalement embarquer par la police et bâillonnés, continuer à prier et chanter. Car « si eux se taisent, les pierres crieront. » 

Et vous voilà à votre tour, traités comme des salopards. Votre crime ? Oser dire, avec vos pieds battant le pavé, ce que toute l’humanité depuis la nuit des temps et dans tous les pays sait d’instinct : tout bébé a le droit de dire : papa, maman, sans mentir. C’est tout. Eh bien ! Cela devient du jour au lendemain, passible de prison. 

Non, mais ! On marche sur la tête ! Mais en ce cas, on perd vite l’équilibre et on s’écroule. Merci de rester équilibrés, de rester des êtres humains. 

Au forceps, on passe des lois infantiles, qui violent la conscience humaine, qui violeront psychologiquement des enfants, frustrés de leurs repères essentiels. Des lois immorales, tout en voulant moraliser la politique. 

On tente de vous empêcher de manifester, de parler, presque de penser, de réfléchir… Cela dans un pays qui se vante de sa démocratie, qui « cocorique » sur la liberté d’expression, se gargarise des droits de l’homme tout en bafouant les premiers droits des enfants : le droit à la vie, à la vérité, à la beauté, à l’amour. Mais à cette violence institutionnelle, vous répondez par la non-violence. Et pour sauver le simple bon sens, vous voilà prêts à l’objection de conscience. Héroïquement. Cet acte de liberté suprême, personne jamais ne pourra vous l’arracher. 

Ce que vous faites, le grand Gandhi en rêvait. Ainsi qu’Albert Einstein : « Ne fais rien contre ta conscience, même si c’est l’Etat qui te le demande. » 

C’est vous qui êtes justes, vrais, honnêtes. Non et non, on ne joue pas avec la vie d’un enfant. Oui, et oui, la Vie vaut la peine d’être défendue, protégée, aimée. A n’importe quel prix, car elle est sans prix. 

Eliminer en catimini un enfant dont le seul crime est de n’être pas aux normes ou copie-conforme à la commande : non ! ça jamais plus ! Fabriquer des semi-orphelins qui ne connaîtront jamais leur géniteur et leur ascendance : non! ça jamais  plus ! 

Et comment ne pas me sentir tout petit devant vous, les merveilleuses mères-veilleuses, courageuses petites mamans qui veillez (dans le froid) des nuits entières simplement pour sauver d’avance ce mystère de la vie en son extrême fragilité, là où elle est la plus menacée, la plus méprisée : là où elle est la plus divine. Vous sentez comme personne le trésor sans prix d’un tout petit qu’on n’a pas le droit d’arracher à son premier berceau. Vos larmes de mères l’emporteront sur les armes de tout Etat totalitaire. 

A travers vous, c’est une génération neuve qui se lève, se soulève. 

Sur une pelouse, un trottoir, une place. N’es-tu pas l’ambassadeur de ton peuple, de ta famille, amis, camarades qui ne peuvent t’y rejoindre, du moins ce soir ? 

Heureuse, bienheureuse votre génération à qui il est donné de vivre une époque aussi passionnante, des événements aussi enthousiasmants, de poser des actes aussi percutants. 

Pour ainsi réveiller tout un peuple de sa léthargie, de son indifférence, de sa couardise : soyez bénis ! 

Pour secouer nos politiciens de leurs lâchetés, nos idéologues de leurs hypocrisie et nos dirigeants de leur autisme : soyez bénis ! 

Pour arracher les adultes à leur confort, à leur égocentrisme et donc à leur  morosité : soyez bénis ! 

Nous, adultes, puissions-nous être dignes de votre courage, de votre audace, de votre détermination. Etre à la hauteur de vos cœurs. Puissions-nous ne pas vous décevoir mais plutôt nous laisser entraîner par votre juvénile enthousiasme et, boostés par vos audaces, nous battre courageusement pour que votre voix ne soit pas bâillonnée, votre joie surtout pas étouffée, que votre espérance ne soit pas étranglée. Oui, pour que jamais, jamais, votre génération ne sombre dans notre indifférente lassitude. 

Non, vous ne lâcherez pas. Vous ne faiblirez pas. Vous ne renoncerez pas. Vous ne cèderez pas. 

N’ayez pas peur ! C’est vous déjà les grands vainqueurs. On ne maîtrise pas longtemps un peuple par la terreur intellectuelle. On ne construit pas indéfiniment une société sur des mensonges et tôt ou tard, elle s’écroule. Et la Vérité l’emportera sur les caricatures du menteur, la Vie sur les agressions de l’homicide. 

Vous êtes la fierté de votre génération, l’avenir de la France, de l’Europe, de l’humanité, les vrais prophètes de notre futur, de ceux qui font advenir l’aurore après avoir étoilé nos nuits. 

Soyez-en bénis à jamais ! 

Micro à Bob Marley :

“Get up ! Stand up  for your right !

Get up ! Don’t give up the fight

Get up ! Life is your right”

Bonsoir et belle nuit!

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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 10:41

Au lendemain du vote de la loi Taubira, une réflexion de Mgr Jean-Pierre Batut, évêque auxiliaire du diocèse de Lyon.

Alors que notre pays s’enfonce dans une crise économique et sociale de plus en plus dramatique, on a voté la loi dite du « mariage pour tous » : appellation mensongère puisque le mariage n’a jamais été et ne pourra jamais être pour tous. On a aussi, autre appellation mensongère, parlé d’« ouverture du mariage » alors qu’il ne s’agissait pas d’ouvrir une institution déjà existante, mais d’en changer la définition, ce qui est tout autre chose. Désormais, dans ce qu’on persiste à appeler le mariage, l’union d’un homme et d’une femme ne sera plus qu’une des modalités possibles. De même, dans ce qu’on continue à appeler la filiation, le fait d’être né d’un père et d’une mère ne sera plus qu’une possibilité parmi d’autres – et tant mieux pour les plus chanceux qui continueront à grandir entre deux parents de sexe différent, et tant pis pour les autres qui, pour satisfaire le désir de toute-puissance des adultes, devront porter toute leur vie la fiction absurde d’être nés de deux hommes ou de deux femmes, sans qu’on leur accorde le droit de connaître leur véritable filiation.

Derrière ce refus pour les plus fragiles d’une liberté élémentaire, c’est bel et bien une forme de totalitarisme qui se profile. « L’origine du totalitarisme, écrivait la philosophe Hannah Arendt, c’est le ressentiment contre le fait de ne pas s’être créé soi-même et de n’avoir pas créé le monde. » Pour le dire autrement, c’est le fait de ne pas supporter de n’être pas tout-puissant, de n’être pas le Tout-Puissant.

Devant ce mensonge et ce déni de réalité, je voudrais avoir ici une pensée pour ceux qui en sont les premières victimes, tout autant et peut-être plus encore que les enfants : je veux parler des personnes homosexuelles. Comme beaucoup de prêtres, tout au long de mon ministère, j’ai entendu souvent les confidences de personnes touchées par l’homosexualité. J’ai été témoin de leur souffrance, de leur sentiment d’exclusion, du mépris dont parfois elles font l’objet. C’est pourquoi ma colère est grande de voir comment on s’est servi d’elles pour achever de détruire une institution fondatrice de la vie en société, sous le faux prétexte de leur donner un droit qu’elles n’auraient pas eu encore. Jamais, depuis que le mariage existe, on n’avait prétendu dénier à un homosexuel le droit de se marier au motif qu’il était homosexuel, chose qui ne regarde ni le législateur ni l’officier d’État civil. Il est donc faux de dire que les homosexuels n’avaient pas le droit de se marier : ils jouissaient de ce droit comme tout le monde, dans le cadre de la définition du mariage qui était valable pour tous.

Désormais, non seulement personne ne sait plus ce qu’est le mariage, mais voilà que les personnes se trouvent classifiées non plus en fonction de leur identité sexuée, mais en fonction de leur « orientation » – chose que les régimes les plus dictatoriaux n’avaient jamais osé jusqu’à présent inscrire dans les textes législatifs.

Et maintenant que faut-il faire ? Que faire maintenant que la loi est votée et entérinée par le Conseil constitutionnel ?

Trois choses au moins :

1/ Nous souvenir d’abord, comme le rappelait Jean-Paul II dans son encyclique sur l’évangile de la vie, qu’« une loi injuste n’est pas une loi. »Il n’y a pas plus injuste que la loi qui vient de détruire le mariage : ce n’est donc pas une loi, et ses dispositions n’obligeront jamais personne.

2/ Ensuite, vivre en chrétiens : qui que nous soyons, c’est en nous voyant vivre que ceux qui ne partagent pas notre foi seront touchés par notre conduite. Notre première mission est d’exister comme disciples de Jésus, nous efforçant sans cesse, dans notre vie de pécheurs pardonnés, de suivre Celui qui est le chemin, la vérité et la vie.

3/ Enfin, continuer à éveiller les consciences sur ce qui est en train de se jouer dans notre société. Nous n’en avons pas fini avec le détricotage du lien social, les atteintes à la dignité humaine sous les prétextes les plus divers : continuons sans nous troubler à appeler bien ce qui est bien et mal ce qui est mal. C’est le plus grand service, la plus grande preuve d’amour fraternel que nous pouvons donner à nos contemporains.

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Published by Matthieu BOUCART - dans Questions d'actualité
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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 10:21

fete dieu

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 10:00

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