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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 10:17

Published by Matthieu Boucart - dans Enseignements vidéos
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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 10:55

Frèresam, je vous remercie pour votre long commentaire à mon article sur la Vierge Marie et les apparitions. Les questions que vous soulevez sont si vastes que je vais y répondre en deux temps.

"Votre article, et l'échange qu'il a suscité, sont passionnants et stimulants. Je puis dire que j'admire la rigueur avec laquelle vous défendez vos convictions." Je vous remercie de vos éloges et espère ne pas vous décevoir dans mes réponses. Il y a longtemps que je n'ai pas écrit, me voici un peu rouillé! Je vais essayer de balbutier quelques mots pour vous apporter les éclaircissements demandés. Mais nous pourrons approfondir ultérieurement les sujets qui vous préoccupent si mes réponses ne vous satisfont pas entièrement.

"Je souhaite partager mes questions, mes réserves ou mes objections avec respect et compréhension comme un pèlerin, un chercheur de Dieu, un frère en humanité." Cher frèresam, j'en suis sincèrement ravi! La vocation du blog Totus Tuus n'est autre que de susciter de tels échanges. Vous êtes ici chez vous! 

La première question que posez "est de savoir s'il est légitime que parallèlement [au] culte que nous vouons au Seigneur de l'univers, nous puissions vouer un culte à des créatures et si Dieu nous invite à le faire." Je pense que tout est dans le mot "parallèlement". Le culte que nous vouons aux anges, aux saints et à la Vierge Marie en particulier n'est pas un culte "parallèle", mais plutôt - dirais-je - un culte "dérivé". Puisque nous croyons au Christ, nous vénérons tous ceux qui, parmi ses disciples dans l'histoire, se sont laissés saisir par lui au point que l'on ait pu dire d'eux que ce n'était plus eux qui vivaient, mais le Christ qui vivait en eux (cf. Ga 2. 20). Nous reconnaissons en eux l'action du Christ, la puissance salvifique du Christ à l'oeuvre, et nous les vénérons en tant qu'ils ont été les porteurs du Christ dans le monde, et dans la mesure où leurs vertus et leurs mérites témoignent d'une manifestation particulière du Christ dans leur vie - une manifestation surnaturelle, inhabituelle, exceptionnelle. A travers les saints canonisés, c'est le Christ lui-même qui transparaît. Le culte des saints n'est donc pas un culte existant à côté du culte de Dieu, un culte concurrent à celui rendu à Dieu, mais le culte même de Dieu s'exprimant en une forme particulière, différente du culte direct.

Ce n'est pas manquer de respect à l'Artiste que de contempler son oeuvre. Bien au contraire : la contemplation de l'oeuvre de Dieu dans la personne des saints fait grandir en nous l'amour que nous avons pour Lui et la confiance en Sa puissance salvifique à l'oeuvre en notre humanité. Elle ravive notre adoration envers Lui. 

Cf. La gloire de Dieu, c'est l'homme vivant!

"Aucune créature ne peut être mis sur un pied d'égalité avec le Créateur qui est béni éternellement." Certes. Il existe une différence radicale, sur le plan ontologique, entre Dieu et la créature. Dieu est infiniment adorable du seul fait qu'Il soit Dieu, le Tout-Autre transcendant, l'Eternel absolu, le Souverain Bien, la Beauté incréée, la Vie en plénitude, l'Amour infini, la Source bienfaisante de tout ce qui existe, notre Créateur et Rédempteur. Il n'est comparable à rien de ce qui existe dans le ciel ou sur la terre et c'est pourquoi nous distinguons bien l'adoration qui est réservée à Dieu seul et la vénération des saints.

Cependant... dans l'Incarnation du Verbe de Dieu, la créature humaine est élevée à la plus haute dignité. Elle est rendue capable de recevoir en plénitude les dons de Dieu ; bien plus : de recevoir Dieu lui-même. En se faisant homme, Dieu ne se souille pas, il ne diminue en rien sa grandeur, il ne corrompt nullement sa nature. Tout au contraire, il nous fait comprendre l'extraordinaire dignité de l'homme, créé à son image et ressemblance, "un peu moindre qu'un dieu" (Ps 8.6). Juste un peu...

En Jésus-Christ qui est Dieu, nous adorons la personne divine du Fils, mais en son humanité, qui est créée. Quand nous nous prosternons devant Jésus-Christ, nous nous prosternons devant un homme - devant l'Homme, aurait dit Pilate. Comme les Pères de l'Eglise aimaient à le proclamer : "Dieu s'est fait homme pour que l'homme devienne dieu". La vocation de l'homme n'est donc pas seulement de quitter les ténèbres du péché et de vivre, cahin-caha, une vie humaine aussi bonne que possible ; elle est plus fondamentalement de re-devenir image parfaite et ressemblante de Dieu ; de re-devenir transparent de Dieu, comme à l'aube de la Création - mais avec un surcroît de gloire obtenu par la mort et la resurrection du Christ. La vocation de l'homme, c'est de vivre de la vie divine, de la vie même de Dieu - cela, dès ici-bas -, et d'être saint comme Lui-même est saint. En d'autres termes, c'est la divinisation : ne faire plus qu'un avec Dieu et en Dieu, sans rien perdre de sa personnalité et de l'originalité de son être. Ce qu'ont commencé de vivre les saints sur cette terre. 

Ce qui rend l'homme saint comme Dieu est saint, c'est l'Esprit de Dieu infusé en lui, qui le rend capable d'accomplir toutes sortes de bonnes oeuvres. Celles-ci ne sont donc pas la cause première de la sainteté - elles en sont plutôt le fruit. La cause première de la sainteté, c'est la grâce de Dieu infusée par le don de l'Esprit qui nous fait porter du fruit et accomplir toutes sortes d'oeuvres bonnes. Cela dit, ces oeuvres, parce que nous les accomplisssons librement et volontairement, accroissent nos mérites, alimentent notre sainteté et en deviennent aussi la cause (non d'une causalité première, mais seconde). Ainsi, la sainteté telle que l'Eglise la vénère est le fruit d'une participation active, libre, décidée du saint à la grâce divine qui lui est donnée et le transforme peu à peu à la mesure de son désir et de son coeur. Voilà pourquoi le culte rendu aux saints est tout à la fois un culte rendu à Dieu (indirectement) et à l'homme qui a permis à la grâce divine de se déployer d'une manière singulière dans son être et dans sa vie, et de rayonner de manière surnaturelle et édifiante pour le peuple de Dieu.

La sainteté que l'Eglise honore est celle même de Dieu (le seul Saint!) qui resplendit dans un homme et lui permet d'atteindre sa pleine stature. Elle est comme une manifestation renouvelée de l'Incarnation du Verbe, puisqu'en quelque manière, en chaque homme qui devient saint, Dieu de nouveau se fait chair. Ces "incarnations" ne sont pas concurrentes de l'Incarnation du Verbe : elles en sont le dérivé direct puisque sans l'Incarnation du Verbe, pas de Pâque ; sans la Pâque du Christ, pas de Pentecôte ; et sans la Pentecôte, pas de sainteté divine en l'homme - puisqu'il fallait, aux dires du Maître, que le Fils de l'Homme mourût, ressuscitât et montât au ciel pour que l'Esprit Saint puisse être répandu sur toute chair. La sainteté divine en l'homme est donc l'accomplissement final de l'oeuvre de Dieu, l'achèvement parfait de son Dessein bienveillant. Elle rend gloire à Dieu, mais aussi à l'homme. C'est pourquoi elle est honorée par le peuple de Dieu depuis les premiers temps de l'Eglise en la personne de ses figures les plus remarquables - à commencer par les Apôtres Pierre et Paul que nous célébrerons demain.

"Faut-il, au fond, se confier dans les sarments ou dans le cep, pour reprendre une image évangélique ?" On peut se fier au sarment dans la mesure où celui-ci est greffé au cep et reçoit de lui sa sève et sa verdeur. Celui qui cherche la source de vie du sarment trouvera le cep.

"Notre dévotion et nos prières doivent-elles être réservées à Dieu seul ou peuvent-elles également être orientées vers ceux et celles qui assurément ont été les amis et fidèles serviteurs de notre Seigneur ? Pourquoi serait-il nécessaire, utile ou bénéfique, de se tourner vers des créatures angéliques ou humaines pour obtenir des grâces, du réconfort ou un secours dans nos besoins, alors que nous connaissons Celui qui est la source de toute grâce et qu'il n'y a point de réconfort plus grand et de secours plus puissant que celui que nous trouvons auprès de Lui ?" D'abord, je vous ferais remarquer que c'est sans doute ce que vous faites déjà sans le savoir avec vos frères chrétiens (qui sont des créatures humaines), quand vous les invitez par exemple à prier pour vous. Pourquoi leur demander de prier pour vous puisque vous connaissez personnellement Jésus-Christ, que vous savez qu'il vous écoute et qu'il exauce chacune de vos demandes? C'est bien parce que vous ressentez intuitivement comme le besoin d'une aide, d'un secours dans votre prière. Ce n'est pas que Jésus-Christ ne veuille pas vous exaucer, non. Mais il y a des grâces qu'il ne veut nous donner que lorsque nous nous mettons à plusieurs pour les lui demander. C'est que notre Dieu n'est pas un Dieu quelconque : il est Trinité, relation, famille. Son grand projet est de faire de l'humanité toute entière une famille - ce qu'est déjà l'Eglise, par anticipation prophétique.

Eh bien, ce qui est vrai dans nos relations avec nos frères et soeurs de la terre est vrai aussi avec nos frères et soeurs du ciel - qui ne sont pas morts, mais vivants dans le Seigneur. Dieu veut que nous apprenions à vivre la dimension fraternelle de la vie chrétienne avec tous les membres de l'Eglise : ceux que nous cotoyons sur la terre, mais aussi ceux qui sont vivants au ciel auprès de Dieu. Dieu veut nous faire entrer ainsi dans la connaissance du mystère de son Eglise - dont la réalité ne se limite pas à sa visibilité terrestre. Il veut que nous apprenions à nous connaître les uns les autres, à nous aimer et à nous entraider - et cela concerne aussi bien nos frères de la terre que ceux du Ciel qui peuvent nous aider et ceux du Purgatoire que nous pouvons aider. Dieu bénit ces relations fraternelles vécues dans la charité et accorde des grâces particulières à ceux qui y recourent. La vie chrétienne n'est pas individualiste. Ce n'est pas pour rien que Jésus a dit à ses disciples : "lorsque deux ou trois d'entre vous se réunissent en mon nom, je suis là au milieu d'eux" (Mt 18. 20). Cela ne veut pas dire que Jésus n'est pas là quand nous le prions dans le secret de notre coeur. Cela signifie simplement qu'il y a une qualité de présence différente selon que nous sommes seuls dans notre chambre ou avec des frères, unis à eux dans la communion de la foi et dans la prière. Dieu n'est pas avare en grâces. Mais il est des grâces qui ne nous seront accordées que si nous les sollicitons en communion avec nos frères. Ce qui plait à notre Dieu trinitaire, c'est la communion des personnes, non seulement des hommes avec lui, mais aussi des hommes entre eux, qu'ils soient sur terre ou au ciel. Apprenons donc à vivre de cette communion - ce que vous nous aidez à faire, cher frèresam, par ces quelques reflexions que vous nous partagez et ce dialogue amical que vous nous permettez d'entretenir. Que Dieu vous garde!

Nous parlerons dans un prochain article de la Vierge Marie.

Published by Matthieu Boucart
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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 12:29

Si je ressens en moi un appel à consacrer mon intelligence au service de Dieu et de l'Evangile, si je discerne dans la prière et l'accompagnement spirituel une vocation intellectuelle, alors je dois prendre la mesure de ce qui m'attend. Car tout appel de Dieu nous invite à une réponse : "Me voici Seigneur, je viens faire ta volonté" (cf. Ps 39. 8). Et cette réponse implique de vrais sacrifices, un véritable don de soi, "une résolution gravenous dit le P. SertillangesLa vie d'étude est austère et impose de lourdes obligations. Elle paie, et largement, mais elle exige une mise dont peu sont capables. Les athlètes de l'intelligence, comme ceux du sport, ont à prévoir les privations, les longs entraînements et la ténacité parfois surhumaine. Il faut se donner à plein coeur pour que la vérité se donne. La vérité ne sert que ses esclaves."

 

A l'homme qui dit au Seigneur qu'il le suivra partout où il ira, Jésus répond : "Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer la tête." (Lc 9. 58). Oui, cela coûte de suivre le Christ - Jésus, lui-même, ne dissimule pas l'inconfort de la vie du disciple.  "Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire?" nous demande à chacun de nous le bien-aimé Sauveur (cf. Mt 20. 22).

 

Aussi exigeant soit l'appel de Dieu, il convient de le considérer avec sérieux. Car lorsque le Seigneur appelle, c'est toujours en vue d'une participation à son oeuvre de grâce. L'enjeu est grave : il y va du salut éternel des âmes que Dieu veut nous confier. N'ayons pas peur des difficultés, ne nous esquivons pas devant une aussi grande et belle mission. C'est un honneur immense de recevoir du Seigneur de l'Univers une charge d'évangélisation. "Malheur à moi si je n'annonçais pas l'Evangile" avons-nous entendu proclamer dans la liturgie de ce dimanche sous la plume de l'Apôtre des Nations (1 Co 9. 16). Cette parole s'adresse à nous, qui croyons discerner à travers nos aptitudes et nos goûts une vocation intellectuelle. "Si vous êtes désigné comme porte-lumière, n'allez pas dérober sous le boisseau l'éclat petit ou grand qui est attendu de vous dans la maison du Père du famille. Aimez la vérité et ses fruits de vie, pour vous et pour d'autres ; consacrez à l'étude et à son utilisation le principal de votre temps et de votre coeur."

 

"Mais peut-être, vous direz-vous, cela peut-il attendre plus tard? Je peux me consacrer à d'autres tâches pour servir le Seigneur." La réponse du P. Sertillanges est sans équivoque : "Tous les chemins, sauf un, sont mauvais pour vous, puisqu'ils s'écartent de la direction dans laquelle votre action est escomptée et requise. Ne soyez pas infidèle à Dieu, à vos frères et à vous-même en rejetant un appel sacré."

 

Le disciple qui entend l'appel de Dieu et qui désire dans son coeur y répondre doit commencer par s'asseoir pour calculer la dépense (cf. Lc 14. 28). La vocation intellectuelle "suppose (...) qu'à l'acceptation du but, vous joignez l'acceptation de ses moyens, sans quoi, l'obéissance à la vocation ne serait guère sérieuse. Beaucoup voudraient savoir! (...) Obtenir sans payer, c'est le voeu universel ; mais c'est un voeu de coeurs lâches et de cerveaux infirmes. L'univers n'accourt pas au premier susurrement, et la lumière de Dieu ne vient pas sous votre lampe sans que votre âme l'importune. Vous êtes un consacré : veuillez ce que veut la vérité, consentez à cause d'elle, à vous mobiliser, à vous organiser, et inexpérimenté, à vous appuyer sur l'expérience des autres."

Published by Matthieu BOUCART - dans Vocations
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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 12:26

Published by Matthieu BOUCART - dans Liturgie
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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 12:05

Lorsque l'on parle de vocation dans le langage de l'Eglise, on songe immédiatement aux prêtres et aux religieux. En approfondissant la question, on peut l'étendre au mariage et à la vie chrétienne en son ensemble. Mais cela a-t-il du sens de parler de "vocation intellectuelle"? Une telle vocation existe-t-elle ? Et si oui, quelle est-elle? Est-elle réservée aux écrivains, aux professeurs, aux journalistes, à tous ceux qui font profession de penser et d'écrire? Ou bien peut-elle s'étendre à d'autres qui consacrent des bouts de leur existence seulement à la réflexion et à l'écriture? Ce sont de vraies questions, il me semble, qui ont acquis un regain d'actualité avec le développement des moyens de communication sociale - des questions essentielles du point de vue chrétien, qu'il me paraît important d'envisager à nouveaux frais.

 

C'est un ouvrage du Père Antonin-Gilbert Sertillanges (1863-1948) intitulé "La vie intellectuelle : son esprit, ses conditions, ses méthodes" récemment réédité qui me révéla l'existence d'une vocation intellectuelle. Le livre s'ouvre d'ailleurs sur un Premier chapitre justement intitulé "La vocation intellectuelle".

 

J'eus un grand choc en découvrant ce titre, car jamais jusqu'alors on ne m'avait parlé de vocation intellectuelle. Comme beaucoup de chrétiens, je m'interroge parfois sur le sens de ma vie, sur ma vocation profonde - ce à quoi Dieu m'a destiné. Et je ne trouve guère de réponse claire, malgré mon âge (j'ai passé depuis deux ans la quarantaine). Et voilà que ce livre ouvre une fenêtre inattendue, un chemin de réflexion d'autant plus riche qu'il me paraît concerner un grand nombre de personnes parmi celles que j'ai rencontrées en 10 ans d'évangélisation sur Internet. Le livre du P. Sertillanges a beau être paru en 1921, il me paraît d'une actualité brûlante - et revêtir pour le moins un caractère prophétique.

 

Mais quelle est cette vocation intellectuelle? "Parler de vocation, nous explique le philosophe thomiste, c'est désigner ceux qui entendent faire du travail intellectuel leur vie, soit qu'ils aient tout loisir de se livrer à l'étude, soit que, engagés dans des occupations professionnelles, ils se réservent comme un heureux supplément et une récompense le profond développement de l'esprit". La vocation intellectuelle n'est donc pas l'apanage des seuls professionnels de l'intelligence.

 

La vocation présuppose un appel. Un appel de Dieu sur soi. "Cet appel ne doit pas être préjugé. On ne se préparerait que des déboires à se lancer dans une voie où l'on ne saurait marcher d'un pied sûr." Il est donc important d'entreprendre un travail de discernement - dans la prière et l'accompagnement spirituel. L'orientation intellectuelle "ne doit pas être prise avant qu'on ne se soit longuement consulté. La vocation intellectuelle est comme toutes les autres : elle est inscrite dans nos instincts, dans nos capacités, dans je ne sais quel élan intérieur que la raison contrôle. Nos dispositions sont comme les propriétés chimiques qui déterminent, pour chaque corps, les combinaisons dans lesquelles ce corps peut entrer. Cela ne se donne pas. Cela vient du ciel et de la nature première. Toute la question est d'être docile à Dieu et à soi-même après en avoir entendu les voix."

 

L'un des critères les plus sûrs pour un bon discernement reste la joie, l'épanouissement personnel que l'activité d'écriture provoque en nous : "Le goût qui est en corrélation avec les tendances profondes et avec les aptitudes, est un excellent juge (...). Le plaisir peut aussi déceler nos vocations. Il faut seulement qu'on scrute jusqu'en ces profondeurs où le goût et l'élan spontané rejoignent les dons de Dieu et sa Providence."


Qu'aimons-nous et que recherchons-nous par dessus-tout? Le Père Sertillanges raconte cette anecdote de la vie de Saint Thomas d'Aquin : "Saint Thomas d'Aquin, venant se fixer à Paris et découvrant la grande ville de loin, dit au frère qui l'accompagnait : "Frère, je donnerais tout cela pour le commentaire de Chrysostome sur Saint Matthieu." Quand on éprouve de tels sentiments, il n'importe où l'on est ni de quoi l'on dispose ; on est marqué du sceau ; on est un élu de l'Esprit ; il n'est que de persévérer et de se confier à la vie telle que Dieu la règle."


Nous verrons ce que la découverte d'un appel à la vie intellectuelle implique dans l'existence de "l'élu de l'Esprit".

Published by Matthieu BOUCART - dans Vocations
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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 18:55

En cette Année de la Vie Consacrée dans l'Eglise et en la veille du 2 février qui est habituellement Jour de la Vie consacrée, je souhaiterais entreprendre avec vous une réflexion de fond sur une vocation spéciale que je crois discerner chez beaucoup de catholiques aujourd'hui : la vocation intellectuelle.

 

Ecrire est devenu le lot commun de beaucoup de fidèles catholiques. Je ne parle pas ici de ceux qui exercent quelque fonction dans l'Eglise catholique, mais des laïcs engagés dans la vie professionnelle qui ressentent le besoin impérieux d'exprimer, en ces temps troublés, une pensée qui leur est propre, fruit de leur réflexion et de leur méditation, et de la partager au plus grand nombre.

 

Le développement d'Internet ces dernières années, des réseaux sociaux et autres modes de communication numérique a largement ouvert le champ des possibles et offert à tout chrétien une tribune où il peut aisément exposer son point de vue et engager un dialogue avec ses lecteurs. De ce point de vue, Internet est devenu un lieu naturel et privilégié pour l'évangélisation du monde, ce que tous nos papes depuis Jean-Paul II nous rappellent fréquemment dans les très beaux messages qu'ils publient chaque année pour la Journée Mondiale des Communications sociales.

 

Etant moi-même engagé dans cette grande aventure de l'évangélisation sur Internet depuis 2005, je suis frappé de voir combien il existe de chrétiens à la plume talentueuse, à la foi solide enracinée dans une intelligence vive et pénétrante, ouverts aux discussions et aux débats - avec un sens de la répartie et de la formule parfois que n'auraient pas renié les Pères de l'Eglise! Une génération d'intellectuels chrétiens est née, fruit du travail de l'Esprit. Mais peu, me semble-t-il, ont conscience de détenir là un trésor, un talent particulier confié par le Seigneur ; peu réalisent qu'ils ont sur eux un appel spécial, des charismes surnaturels, une vocation. Et du coup, beaucoup de grâces me paraissent sottement gâchées et perdues : les uns, pris par leur vie professionnelle, renonçant trop facilement et pour de longues périodes à l'exigeant labeur (j'en suis!) ; les autres négligeant de recueillir le fruit de leur travail pour en faire profiter un "auditoire" plus grand - souvent pour des motifs d'humilité qui mériteraient d'être revus dans la prière et l'accompagnement spirituel.

 

Je voudrais inviter tous mes frères catholiques, habitués des blogs et autres forums, familiers des discussions sur Facebook et autres tweets, à s'interroger sur l'élan qui les pousse à écrire, sur les intuitions qui les habitent, les inspirations qu'ils reçoivent dans l'acte même d'écriture et le temps qu'ils y consacrent - au sacrifice peut-être d'autres loisirs -, pour les conduire à cette question : ne pensent-ils pas avoir un appel particulier de Dieu sur eux, une vocation intellectuelle?

 

La question ne laissera pas de surprendre. Moi-même, j'écris depuis des années sans me l'être sérieusement posée - et je ne prétends pas avoir obtenu à ce sujet une réponse claire. Mais je crois vraiment qu'elle mérite d'être posée, car la vocation intellectuelle existe - et elle est le partage d'un grand nombre aujourd'hui, j'en suis intimement convaincu. Un travail de discernement s'impose donc, car si une telle vocation était avérée, elle impliquerait des dispositions particulières pour répondre de la manière qu'il convient à l'appel de Dieu - dispositions que beaucoup ignorent mais qui, si elles étaient connues et mises en pratique, leur permettraient de donner beaucoup de fruits.

 

C'est à cette réflexion que je vous convie ces jours prochains.

Published by Matthieu BOUCART - dans Vocations
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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 15:09

Published by Matthieu BOUCART - dans Liturgie
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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 15:07

"Chers enfants, aujourd’hui encore, je vous appelle : vivez votre appel dans la prière.

"Aujourd’hui comme jamais encore auparavant, Satan veut étouffer l’homme et son âme par son souffle contagieux de haine et de trouble.

"En beaucoup de coeurs, il n’y a pas de joie car il n’y a ni Dieu ni prière. La haine et la guerre augmentent de jour en jour.

"Je vous appelle, petits enfants : commencez à nouveau, avec enthousiasme, la marche de la sainteté et de l’amour, car c’est pour cela que je suis venue parmi vous.

"Ensemble, soyons amour et pardon pour tous ceux qui savent et veulent aimer seulement d’un amour humain et non de cet incommensurable amour divin auquel Dieu vous appelle.

"Petits enfants, dans un lendemain meilleur, puisse l’espérance être toujours dans vos coeurs.

"Merci d’avoir répondu à mon appel." 

Message de la Vierge Marie à Medjugorje, le 25 janvier 2015

Published by Matthieu BOUCART - dans Medjugorje
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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 10:27

Published by Matthieu BOUCART - dans Miséricorde divine
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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 13:14

"Certains vous disent : vous ne pouvez pas prier la Vierge Marie, toute bienheureuse qu’elle soit, parce qu’elle est morte. Et ceux qui sont morts ne peuvent rien faire. Notez bien la contradiction. Dans la vie, vous admettez bien que l’on puisse prier les uns pour les autres. Mais après la mort terrestre, plus rien ! 

N’avez-vous pas lu que sur le Mont Thabor, Jésus transfiguré s’entretient avec Moïse et Elie ? Et ne lisez-vous pas dans l’évangile que Jésus dit au Bon Larron : « Ce soir même tu seras au paradis avec moi »  

Alors, Moïse, et Elie et le Bon Larron oui, mais pas Marie la « comblée de grâces » ? Celle que toutes les générations doivent proclamer bienheureuse ne serait pas au ciel de Dieu, mais seulement le Bon Larron ? Et dans l’Apocalypse, ne serait-elle pas dans le cortège de ceux qui suivent l’Agneau partout où il va ?" 

Hervé-Marie Catta

Published by Matthieu BOUCART - dans Marie
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