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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 17:58

En ce jour où la liturgie nous donne à méditer la belle parabole du pharisien et du publicain, voici une méditation de Claude Tresmontant sur l'exhortation du Seigneur Jésus à ne pas juger nos frères - qui ne nous dispense pas de la "correction fraternelle" enseignée par ailleurs, mais nous permet de comprendre dans quel esprit l'accomplir lorsque l'occasion se présente. Ce passage est tiré du Chapitre 14 de "L'enseignement de Ieschoua de Nazareth", Seuil 1970, pp. 161-163. 

Mt 7. 1 : « Ne jugez pas, afin que vous ne soyez pas jugés ; car dans le jugement même dans lequel vous jugez, vous serez jugés, et dans la mesure même avec laquelle vous mesurez, avec elle vous serez mesurés. » 

C’est (...) l’un des traits caractéristiques de l’enseignement, de l’esprit évangélique. L’homme évangélique se distingue de l’homme de l’éthique et de la vertu, en ce qu’il sait qu’il ne doit pas, qu’il ne peut pas juger. 

Ce n’est pas là (…) un précepte de « morale », ni une recommandation d’indulgence. Il s’agit de bien autre chose que de cela. Il s’agit d’un précepte et d’un commandement qui résulte d’une vérité ontologique. Celui qui juge un autre présuppose par là-même qu’il le connaît EXHAUSTIVEMENT. Première erreur. Dieu seul, le Créateur qui sonde les reins et les cœurs, connaît un être de manière exhaustive, jusque dans ses secrets les plus cachés. Si on ne connaît pas un être de manière exhaustive, on ne peut pas le juger. 

Deuxièmement, celui qui juge un être présuppose par là-même que cet être qu’il juge est fixé, stable, achevé, non-évolutif, figé en son être. Celui qui juge un être le transforme en chose, ou du moins fait comme si l’être qu’il juge était une chose sans devenir. Il le fige, il le fixe, il le pétrifie, par la pensée. Le jugement présuppose un FIXISME. Seconde Erreur. Dans la durée présente, tous les êtres sont en régime de genèse, de création. Aucun n’est achevé ni figé. Chacun se meut et se débat dans des possibilités diverses et contradictoires. Chacun de nous est capable de faire plusieurs choses contraires. Le jugement présuppose une fixité qui n’existe pas. Il pétrifie ce qui est mobile. Il constitue une erreur contre la création inachevée. Il consiste à désespérer des possibilités d’avenir et de transformation de l’être jugé. Il arrête le temps. Il nie le temps. Le jugement, la condamnation, finalement, sont un ARRET DE MORT, puisqu’ils feignent de considérer que l’être jugé est et restera toujours, irrévocablement, ce que nous avons jugé qu’il est. Nous l’immobilisons, nous le paralysons en le jugeant. Nous ne pouvons pas juger ce qui est inachevé et en régime de gestation. 

Un être vivant, un homme, peut se repentir et se faire, comme dit la Bible, un cœur nouveau. La métanoia dont parle le Nouveau Testament grec, c’est le changement de noûs, le renouvellement de ce qui est le plus profond en nous, l’intelligence et la liberté conjointes. Un homme peut devenir un autre. Un homme qui était menteur, d’abord ne l’était pas complètement, ni sous tous les rapports, ni en tous les domaines. Et, de plus, il peut cesser d’être menteur. Il peut se faire nouveau, et devenir véridique. Un homme qui était tueur, d’abord ne l’était pas de toutes manières. Car il y avait des êtres qu’il aimait et qu’il protégeait. C’était donc déjà une erreur que de juger : untel est assassin. Car, en fait, cet homme, s’il avait tué, n’était pas que cela. Il était par ailleurs bien autre chose que cela. Il ne se réduisait pas à cela. Il y avait en lui des richesses, des tendresses, qui n’entraient pas dans la catégorie, dans le schème sous lequel je l’avais enfermé par mon jugement. Et puis, il peut cesser d’être assassin. Il peut devenir autre. Je ne suis pas à la place du Créateur qui, avec n’importe qui – il l’a prouvé dans l’histoire – peut faire un saint et avec des pierres des enfants d’Abraham. Le jugement est une erreur ontologique. 

Et c’est une erreur qui me juge moi-même, une erreur par laquelle je me condamne moi-même. Car ce jugement que je porte, durement, sur un être dont j’ignore l’histoire secrète, les difficultés intérieures, le poids des atavismes qu’il a à assumer, les luttes qu’il a eu à mener, ce jugement par lequel je solidifie, j’immobilise, je fixe, je pétrifie, ce qui est encore en régime de création inachevée, finalement il atteste la dureté de mon cœur et mon inintelligence de ce qu’est la création, ici la création de l’homme, mon manque de tendresse et de compassion pour cette humanité inachevée, embryonnaire, tâtonnante, qui apprend maladroitement à exister. En jugeant, je suis comme le mauvais jardinier qui coupe les fleurs fatiguées au lieu de s’efforcer de les ranimer, ou le mauvais pédagogue qui condamne l’enfant malhabile au lieu de l’aider à se développer. C’est pourquoi le rabbi Ieschoua disait : « la mesure dont vous vous serez servis pour juger, par elle vous serez jugés. » Car si cette mesure est étroite, mesquine, sévère, nous découvrons par là même qui nous sommes, et à quel point nous ne comprenons pas le mystère de la création. 

Shaoul de Tarse écrira un jour (vers l’an 52) aux disciples de Ieschoua qui vivaient à Corinthe (1 Co 4. 3) : « Je ne me juge pas moi-même ». L’homme intelligent, qui a compris le mystère de la création, sait bien qu’il ne peut ni juger les autres, ni se juger soi-même, car chacun, pour soi-même, est aussi mystérieux que l’autre. En moi-même aussi je discerne ces forces contradictoires, et cette source de travail, cet effort d’une création inachevée. Me juger est aussi sot que de juger un autre. Car en me jugeant, je me pétrifie aussi, je fais de moi-même un être fixé et stabilisé, c’est-à-dire une chose. Je méconnais toutes les transformations qui peuvent s’effectuer en moi, avec mon concours. Je méconnais que je peux naître nouveau, et devenir, comme dit Paul, une créature nouvelle (2 Co 5. 17 ; Ga 6. 15)

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 19:23

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 18:50

« L’ignorance de la doctrine chrétienne est admise comme la principale cause du déclin de la foi et, par conséquent, une catéchèse sérieuse est d’une importance colossale pour la restauration de la foi. » (Cardinal Burke) 

C’est pour répondre à cette exigence d’une formation chrétienne solide que je vous propose de commencer, en cette Année de la Foi, une lecture continue de la Somme Théologique de Saint Thomas d’Aquin – dont « l’Eglise fait sienne la doctrine » (Benoît XV) – afin d’entrer dans une connaissance plus profonde de Jésus-Christ, en qui nous avons « reçu toutes les richesses, toutes celles de la Parole et toutes celles de la connaissance de Dieu » (1 Co 1. 5). 

Nous entreprenons la lecture de la Première Partie de la Somme (Prima Pars) qui traite de Dieu, tout simplement, et se décompose en 119 « Questions » s’interrogeant sur l’essence divine (ST1 q2 à 26), la distinction des Personnes en Dieu (ST1 q27 à 43) et la manière dont les créatures procèdent de Dieu (ST1 q44 à 119). 

La première « Question » que nous regardons aujourd’hui (ST1 q1) nous introduit à tout ce qui va suivre, et nous fait réfléchir sur la discipline particulière qui est l’objet spécifique de la Somme : la Théologie, ou « Doctrine sacrée » : « La Doctrine sacrée, qu’est-elle ? A quoi s’étend-elle ? » 

Pour Saint Thomas, nous nous trouvons ici dans un domaine de la connaissance humaine qu’il est convenable de qualifier de « science ». Peut-être l’expression fera-t-elle bondir. Il est vrai que la notion de « science » a été considérablement dévaluée par la pensée moderne, pour ne plus désigner que les sciences expérimentales et mathématiques. Aussi faut-il préciser ici ce que Saint Thomas entend par « science » : une discipline rationnelle donnant du réel, considéré en l’un de ses aspects, une connaissance certaine. En cette acception, les sciences expérimentales et mathématiques sont évidemment une « science », en ce qu’elles regardent le réel en tant qu’il est matériel et quantifiable ; mais la Philosophie réaliste également, qui regarde le réel en tant qu’il est connaissable par la raison naturelle (qui englobe donc les sciences positives, mais les dépasse puisqu’elle regarde aussi les réalités non matérielles : par ex. l’amour d’amitié) ; la Théologie enfin, qui regarde le réel en tant qu’il est connaissable à la lumière de la Révélation divine. 

Ce qui fonde la scientificité d’une discipline rationnelle, selon Saint Thomas, c’est la certitude de ses conclusions. Dès lors qu’il y a certitude, il y a science. 

Mais comment être assurés des conclusions de la réflexion théologique ? La difficulté tient à l’objet même de cette discipline. La théologie porte sur un aspect particulier du réel, à savoir : le réel en ce qu’il est inconnaissable par la raison humaine, et connu seulement par voie de Révélation divine. La matière porte sur un domaine de la connaissance qui excède de beaucoup les possibilités de la raison et que l’on ne pourrait absolument pas connaître si Dieu Lui-même ne nous y avait introduit. Les vérités à partir desquelles le théologien travaille sont donc inévidentes, indémontrables et invérifiables. Dès lors : comment fonder une vraie certitude en théologie si les prémisses à partir desquelles on raisonne – et que l’on appelle les « articles de foi » –échappent au contrôle de la raison ? 

Pour Saint Thomas, la certitude des vérités de la foi proviennent 1°) de la raison, 2°) de la fiabilité de la Source lumineuse qui éclaire notre intelligence, et qui n’est autre que Dieu Lui-même. 

De la raison d’abord : car la Philosophie établit rationnellement l’existence de Dieu et l’authenticité du phénomène de la Révélation. 

De la fiabilité de la Source ensuite, puisqu’étant admis que Dieu existe et que c’est bien Lui qui parle, on peut alors scruter sa Parole avec la certitude de détenir là une source d’information unique et irremplaçable, infiniment plus solide que tout ce que nous pouvons connaître par ailleurs – puisque provenant du Créateur de toutes choses Lui-même. Voilà pourquoi, selon Saint Thomas, non seulement la Théologie est une science, mais elle est la science « la plus certaine, car les autres tirent leur certitude de la lumière naturelle de la raison humaine qui peut faillir, alors qu’elle tire la sienne de la lumière de la science divine qui ne peut se tromper. C’est elle aussi, ajoute le Saint Docteur, qui a l’objet le plus élevé, puisqu’elle porte principalement sur ce qui dépasse la raison, au lieu que les autres disciplines envisagent ce qui est soumis à la raison. » (ST1 q1 a5) Elle est donc, sous ce double rapport, supérieure aux autres sciences. 

Au fond, on pourrait comparer la connaissance humaine du réel à une fusée à trois étages. Au premier étage, les sciences expérimentales et mathématiques. Au second : la Philosophie réaliste – étant entendu que pour y accéder, il faut avoir passé le premier étage (« Toute notre connaissance prend son origine des sens » nous rappelle Thomas – ST1 q1 a9). Au troisième : la Théologie, étant entendu que pour y accéder, il faut avoir passé les deux premiers étages – celui de la Philosophie établissant rationnellement et avec certitude l’existence de Dieu et le fait de la Révélation, préalables indispensables à l’accès au troisième étage. 

Il convient toutefois de préciser que le passage du second au troisième étage ne se fait pas naturellement. Autant la raison humaine, de par sa nature, est conduite par un mouvement intérieur spontané des vérités scientifiques aux vérités philosophiques ; autant le passage à la Théologie demande PLUS que la simple connaissance rationnelle de l’existence de Dieu et de ses œuvres. Pour accéder au troisième étage de la fusée, il faut que je consente à croire ce que Dieu me dit. Et pour croire à ce qu’il me dit – pour croire qu’il ne peut se tromper ni me tromper – il faut que je crois en lui ; que je lui fasse entièrement confiance. C’est donc par la foi que l’on accède au dernier étage de la fusée. 

Sans la foi, il est impossible d’entrer en théologie – mais sans la raison, il est impossible d’avoir la foi, car la foi présuppose connues (fût-ce intuitivement) l’existence de Dieu et la Révélation de sa Parole. 

Cela dit : s’il n’est pas naturel de passer du second au troisième étage de notre fusée – comme de passer du premier au second –, c’est parce que la foi est PLUS qu’une simple connaissance intellectuelle – elle est une connaissance, certes, mais au sens biblique du terme, impliquant l’homme en toutes ses facultés : son intelligence, oui, mais aussi sa sensibilité, sa liberté, sa volonté… ce qu’on pourrait appeler, en un mot, son « cœur » (mais là encore, au sens biblique : terme qui assume tout l’être de la personne, qui la désigne en son « centre » névralgique). Elle est une connaissance qui procède d'une expérience directe de Dieu - se communiquant surnaturellement à l'homme.

L’homme, en raison de sa nature, ne peut se donner la foi ; il ne peut que la recevoir. Et pour la recevoir, il faut une intervention spéciale de Dieu. La foi est un don de Dieu, une grâce surnaturelle infuse en l’homme par Dieu dans une expérience mystique de rencontre (dont les formes sont extrêmement variées et pas toujours sensibles). Tout cela est bien logique : si Dieu existe comme un Être personnel, on ne peut le connaître vraiment qu’en le rencontrant personnellement. Et c’est à la condition de cette rencontre (dont Dieu a TOUJOURS l’initiative) que l’on pourra entrer en théologie, car la doctrine sacrée qui traite de Dieu « ne se contente pas de ce qu’on peut en savoir par les créatures, et que les philosophes ont connu (…) ; elle traite aussi de Dieu quant à ce qui n’est connu que de lui seul, et qui est communiqué aux autres par révélation » (ST1 q1 a6). C’est la raison pour laquelle le Saint Docteur qualifie la Théologie de Sagesse : « Celui-là (…) qui considère purement et simplement la cause suprême de tout l’univers, qui est Dieu, mérite par excellence le nom de Sage » puisqu’il connaît le secret du monde et pénètre ainsi le mystère de l’être à une profondeur inaccessible au commun des mortels. 

Mais… si la foi est un préalable indispensable à l’activité théologique, comment celle-ci peut-elle prétendre être une science puisqu’elle charrie le doute ? Réponse du Saint Docteur : « Rien n’empêche qu’une connaissance plus certaine selon sa nature soit en même temps moins certaine pour nous ; cela tient à la faiblesse de notre esprit, qui se trouve, dit Aristote, “devant les plus hautes évidences des choses, comme l’œil du hibou en face de la lumière du soleil”. Le doute qui peut surgir à l’égard des articles de foi ne doit donc pas être attribué à une incertitude des choses mêmes, mais à la faiblesse de l’intelligence humaine. Malgré cela, la moindre connaissance touchant les choses les plus hautes est plus désirable qu’une science très certaine des choses moindres, dit Aristote » (ST1 q1 a5). 

Une fois connue le réel en sa dimension matérielle (par les sciences positives) ; une fois posé l’existence de Dieu et l’authenticité de sa Révélation (par la philosophie réaliste) ; nous pouvons accueillir les vérités que Dieu nous communique et que nous ne pourrions absolument pas connaître s’il ne nous les avait révélées – qui sont les articles de foi. Ces articles de foi sont, avons-nous dit, inévidents, invérifiables et indémontrables. Ils sont reçus cependant dans un acte de foi en Dieu, fruit d’une expérience mystique dont Dieu a l’initiative et où Dieu est éprouvé comme bon et vrai, incapable de se tromper ni de nous tromper ; un acte nullement contraire à la raison – puisque la raison elle-même nous y conduit – mais qui est d’une autre nature que de simple raison, puisqu’elle la dépasse et lui donne accès à des vérités supérieures, inaccessibles aux seules voies de l’intelligence. 

Beaucoup verront peut-être là une « infirmité » de cette science. On notera cependant qu’il n’est pas de connaissance scientifique véritable sans un acte préalable de foi. Le savant en blouse blanche qui travaille dans son laboratoire, lui-même, pose sans le savoir un acte de foi préalable à son activité, en croyant spontanément dans les vérités philosophiques (absolument indémontrables dans sa discipline) qui fondent la démarche scientifique et sans laquelle aucune activité scientifique ne serait possible (les principes d’identité, de non-contradiction, d’objectivité, de causalité des phénomènes…). De même : le philosophe, pour raisonner, fait spontanément confiance au pouvoir de connaissance de sa raison (absolument invérifiable dans sa discipline – car si l’on admettait à titre d’hypothèse que la raison humaine ne peut rien connaître, elle ne pourrait pas plus connaître la faculté de connaissance elle-même que n’importe quel autre objet de ce monde. Aussi le philosophe devrait-il se taire à jamais – et sans doute beaucoup gagneraient à le faire…  Pour exprimer une pensée, le philosophe doit croire en sa capacité d’affirmer quelque chose de vrai sans être en mesure de fonder rationnellement a priori cette capacité en laquelle il n’a d’autre choix que de croire). 

Les vérités de foi admises comme vraies à titre de présupposé par la raison et par la foi, conjointement, l’activité théologique va pouvoir trouver à se déployer : « la doctrine sacrée ne prétend pas, au moyen d’une argumentation, prouver ses propres principes, qui sont les vérités de foi ; mais elle les prend comme point d’appui pour manifester quelque autre vérité, comme l’Apôtre (1 Co 15,12) prend appui sur la résurrection du Christ pour prouver la résurrection générale » (ST1 q1 a 8). Elle sera amenée à développer un discours sur Dieu : « dans la science sacrée, il est question de Dieu : d’où son nom de “théo-logie”, autrement dit de discours ou de parole sur Dieu » (ST1 q1 a7). Mais aussi sur les créatures qu’elle envisage « selon qu’elles se rapportent à Dieu, soit comme à leur principe, soit comme à leur fin » (ST1 q1 a3). 

La théologie aura enfin à disputer contre certains adversaires – dont Saint Thomas distingue deux espèces : ceux qui « concèdent quelque chose de la révélation divine » et qui en nient l’un ou l’autre des principes : « c’est ainsi qu’en invoquant les “autorités” de la doctrine sacrée, nous disputons contre les hérétiques, utilisant un article de foi pour combattre ceux qui en nient un autre. » Et ceux qui ne concèdent rien. Avec ces derniers, aucune discussion théologique ne sera envisageable, mais il sera toujours possible sur le plan philosophique de « détruire [leurs] arguments » : « si l’adversaire ne croit rien des choses révélées, il ne reste plus de moyen pour prouver par la raison les articles de foi ; il est seulement possible de réfuter les raisons qu’il pourrait opposer à la foi. En effet, puisque la foi s’appuie sur la vérité infaillible, et qu’il est impossible de démontrer le contraire du vrai, il est manifeste que les arguments qu’on apporte contre la foi ne sont pas de vraies démonstrations, mais des arguments réfutables » (ST1 q1 a8).  

Voilà pourquoi la réponse philosophique aux objections de l’agnosticisme et de l’athéisme est une œuvre véritable d’évangélisation, en ce qu’elle dispose les intelligences à recevoir le don gratuit de la foi que Dieu veut faire à tous les hommes – sans les y contraindre toutefois : la foi reste un mystère d’Alliance entre Dieu qui se révèle et l’homme qui consent (ou refuse) librement d’entrer dans cette Alliance.

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 23:00

Texte intégral du Credo du peuple de Dieu (dans une traduction non officielle en français) prononcé solennellement par Paul VI le 30 juin 1968. 

Nous croyons en un seul Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, Créateur des choses visibles comme ce monde où s’écoule notre vie passagère, des choses invisibles comme les purs esprits qu’on nomme aussi les anges, et Créateur en chaque homme de son âme spirituelle et immortelle. 

Nous croyons que ce Dieu unique est absolument un dans son essence infiniment sainte comme dans toutes ses perfections, dans sa toute-puissance, dans sa science infinie, dans sa providence, dans sa volonté et dans son amour. Il est Celui qui est, comme il l’a révélé à Moïse ; et il est Amour, comme l’apôtre Jean nous l’enseigne : en sorte que ces deux noms, Être et Amour, expriment ineffablement la même divine réalité de Celui qui a voulu se faire connaître à nous, et qui, "habitant une lumière inaccessible", est en lui-même au-dessus de tout nom, de toutes choses et de toute intelligence créée. Dieu seul peut nous en donner la connaissance juste et plénière en se révélant comme Père, Fils et Esprit Saint, dont nous sommes par grâce appelés à partager, ici-bas dans l’obscurité de la foi et au-delà de la mort dans la lumière éternelle, l’éternelle vie. Les liens mutuels constituant éternellement les trois personnes, qui sont chacune le seul et même Être divin, sont la bienheureuse vie intime du Dieu trois fois saint, infiniment au-delà de ce que nous pouvons concevoir à la mesure humaine. Nous rendons grâce cependant à la bonté divine du fait que de très nombreux croyants puissent attester avec Nous devant les hommes l’unité de Dieu, bien qu’ils ne connaissent pas le mystère de la Très Sainte Trinité. 

Nous croyons donc au Père qui engendre éternellement le Fils, au Fils, Verbe de Dieu, qui est éternellement engendré, au Saint-Esprit, personne incréée qui procède du Père et du Fils comme leur éternel amour. Ainsi en les trois personnes divines, "coaeternae sibi et coaequales", surabondent et se consomment, dans la surexcellence et la gloire propres à l’être incréé, la vie et la béatitude de Dieu parfaitement un, et toujours "doit être vénérée l’unité dans la trinité et la trinité dans l’unité"

Nous croyons en Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est le Fils de Dieu. Il est le Verbe éternel, né du Père avant tous les siècles et consubstantiel au Père, "homoousios to Patri", et par lui tout a été fait. Il s’est incarné par l’œuvre du Saint-Esprit dans le sein de la Vierge Marie et s’est fait homme : égal donc au Père selon la divinité, et inférieur au Père selon l’humanité et un lui-même, non par quelque impossible confusion des natures mais par l’unité de la personne. 

Il a habité parmi nous, plein de grâce et de vérité. Il a annoncé et instauré le Royaume de Dieu et nous a fait en lui connaître le Père. Il nous a donné son commandement nouveau de nous aimer les uns les autres comme il nous a aimés. Il nous a enseigné la voie des béatitudes de l’Évangile : pauvreté en esprit, douleur supportée dans la patience, soif de la justice, miséricorde, pureté du cœur, volonté de paix, persécution endurée pour la justice. Il a souffert sous Ponce Pilate, Agneau de Dieu portant sur lui les péchés du monde, et il est mort pour nous sur la croix, nous sauvant par son sang rédempteur. Il a été enseveli et, de son propre pouvoir, il est ressuscité le troisième jour, nous élevant par sa résurrection à ce partage de la vie divine qu’est la vie de la grâce. Il est monté au ciel et il viendra de nouveau, en gloire cette fois, pour juger les vivants et les mort: chacun selon ses mérites - ceux qui ont répondu à l’amour et à la pitié de Dieu allant à la vie éternelle, ceux qui les ont refusés jusqu’au bout allant au feu qui ne s’éteint pas. Et son règne n’aura pas de fin. 

Nous croyons en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie, qui est adoré et glorifié avec le Père et le Fils. Il nous a parlé par les Prophètes, il nous a été envoyé par le Christ après sa Résurrection et son Ascension auprès du Père ; il illumine, vivifie, protège et conduit l’Église ; il en purifie les membres s’ils ne se dérobent pas à la grâce. Son action qui pénètre au plus intime de l’âme, rend l’homme capable de répondre à l’appel de Jésus: "Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait"

Nous croyons que Marie est la Mère demeurée toujours vierge du Verbe incarné, notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ, et qu’en raison de cette élection singulière elle a été, en considération des mérites de son Fils, rachetée d’une manière plus éminente, préservée de toute souillure du péché originel et comblée du don de la grâce plus que toutes les autres créatures. 

Associée par un lien étroit et indissoluble aux mystères de l’Incarnation et de la Rédemption, la Très Sainte Vierge, l’Immaculée, a été, au terme de sa vie terrestre, élevée en corps et en âme à la gloire céleste et configurée à son Fils ressuscité en anticipation du sort futur de tous les justes; et Nous croyons que la Très Sainte Mère de Dieu, nouvelle Ève, mère de l’Église, continue au ciel son rôle maternel à l’égard des membres du Christ, en coopérant à la naissance et au développement de la vie divine dans les âmes des rachetés. 

Nous croyons qu’en Adam tous ont péché, ce qui signifie que la faute originelle commise par lui a fait tomber la nature humaine, commune à tous les hommes, dans un état où elle porte les conséquences de cette faute et qui n’est pas celui où elle se trouvait d’abord dans nos premiers parents, constitués dans la sainteté et la justice, et où l’homme ne connaissait ni le mal ni la mort. C’est la nature humaine ainsi tombée, dépouillée de la grâce qui la revêtait, blessée dans ses propres forces naturelles et soumise à l’empire de la mort, qui est transmise à tous les hommes et c’est en ce sens que chaque homme naît dans le péché. Nous tenons donc, avec le Concile de Trente, que le péché originel est transmis avec la nature humaine, "non par imitation, mais par propagation", et qu’il est ainsi "propre à chacun"

Nous croyons que Notre-Seigneur Jésus-Christ, par le sacrifice de la croix, nous a rachetés du péché originel et de tous les péchés personnels commis par chacun de nous, en sorte que, selon la parole de l’Apôtre, "là où le péché avait abondé, la grâce a surabondé"

Nous croyons à un seul baptême institué par Notre-Seigneur Jésus-Christ pour la rémission des péchés. Le baptême doit être administré même aux petits enfants qui n’ont pu encore se rendre coupables d’aucun péché personnel, afin que, nés privés de la grâce surnaturelle, ils renaissent "de l’eau et de l’Esprit Saint" à la vie divine dans le Christ Jésus. 

Nous croyons à l’Église une, sainte, catholique et apostolique, édifiée par Jésus-Christ sur cette pierre qui est Pierre. Elle est le corps mystique du Christ, à la fois société visible instituée avec des organes hiérarchiques et communauté spirituelle, l’Église terrestre ; elle est le peuple de Dieu pérégrinant ici-bas et l’Église comblée des biens célestes ; elle est le germe et les prémices du Royaume de Dieu, par lequel se continuent, au long de l’histoire humaine, l’œuvre et les douleurs de la Rédemption et qui aspire à son accomplissement parfait au-delà du temps dans la gloire. Au cours du temps, le Seigneur Jésus forme son Église par les sacrements qui émanent de sa plénitude. C’est par eux qu’elle rend ses membres participants au mystère de la mort et de la résurrection du Christ, dans la grâce du Saint-Esprit qui lui donne vie et action. Elle est donc sainte tout en comprenant en son sein des pécheurs, parce qu’elle n’a elle-même d’autre vie que celle de la grâce : c’est en vivant de sa vie que ses membres se sanctifient ; c’est en se soustrayant à sa vie qu’ils tombent dans les péchés et les désordres qui empêchent le rayonnement de sa sainteté. C’est pourquoi elle souffre et fait pénitence pour ses fautes, dont elle a le pouvoir de guérir ses enfants par le sang du Christ et le don de l’Esprit Saint. 

Héritière des divines promesses et fille d’Abraham selon l’Esprit, par cet Israël dont elle garde avec amour les Écritures et dont elle vénère les patriarches et les prophètes ; fondée sur les apôtres et transmettant de siècle en siècle leur parole toujours vivante et leurs pouvoirs de pasteur dans le successeur de Pierre et les évêques en communion avec lui; perpétuellement assistée par le Saint-Esprit, elle a charge de garder, enseigner, expliquer et répandre la vérité que Dieu a révélée d’une manière encore voilée par les prophètes et pleinement par le Seigneur Jésus. Nous croyons tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu, écrite ou transmise, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par le magistère ordinaire et universel. Nous croyons à l’infaillibilité dont jouit le successeur de Pierre quand il enseigne ex cathedra comme pasteur et docteur de tous les fidèles, et dont est assuré aussi le corps des évêques lorsqu’il exerce avec lui le magistère suprême. 

Nous croyons que l’Église, fondée par Jésus-Christ et pour laquelle il a prié, est indéfectiblement une dans la foi, le culte et le lien de la communion hiérarchique. Au sein de cette Église, la riche variété des rites liturgiques et la légitime diversité des patrimoines théologiques et spirituels et des disciplines particulières, loin de nuire à son unité, la manifestent davantage. 

Reconnaissant aussi l’existence, en dehors de l’organisme de l’Église du Christ, de nombreux éléments de vérité et de sanctification qui lui appartiennent en propre et tendent à l’unité catholique, et croyant à l’action du Saint-Esprit qui suscite au cœur des disciples du Christ l’amour de cette unité, Nous avons l’espérance que les chrétiens qui ne sont pas encore dans la pleine communion de l’unique Église se réuniront un jour en un seul troupeau avec un seul pasteur. 

Nous croyons que l’Église est nécessaire au salut, car le Christ qui est seul médiateur et voie de salut se rend présent pour nous dans son Corps qui est l’Église. Mais le dessein divin du salut embrasse tous les hommes ; et ceux qui, sans faute de leur part, ignorent l’Évangile du Christ et son Église mais cherchent Dieu sincèrement et, sous l’influence de la grâce, s’efforcent d’accomplir sa volonté reconnue par les injonctions de leur conscience, ceux-là, en un nombre que Dieu seul connaît, peuvent obtenir le salut. 

Nous croyons que la messe célébrée par le prêtre représentant la personne du Christ en vertu du pouvoir reçu par le sacrement de l’ordre, et offerte par lui au nom du Christ et des membres de son Corps mystique, est le sacrifice du calvaire rendu sacramentellement présent sur nos autels. Nous croyons que, comme le pain et le vin consacrés par le Seigneur à la Sainte Cène ont été changés en son Corps et son Sang qui allaient être offerts pour nous sur la croix, de même le pain et le vin consacrés par le prêtre sont changés au corps et au sang du Christ glorieux siégeant au ciel, et Nous croyons que la mystérieuse présence du Seigneur, sous ce qui continue d’apparaître à nos sens de la même façon qu’auparavant, est une présence vraie, réelle et substantielle. 

Le Christ ne peut être ainsi présent en ce sacrement autrement que par le changement en son corps de la réalité elle-même du pain et par le changement en son sang de la réalité elle-même du vin, seules demeurant inchangées les propriétés du pain et du vin que nos sens perçoivent. Ce changement mystérieux, l’Église l’appelle d’une manière très appropriée transsubstantiation. Toute explication théologique, cherchant quelque intelligence de ce mystère, doit pour être en accord avec la foi catholique, maintenir que, dans la réalité elle-même, indépendante de notre esprit, le pain et le vin ont cessé d’exister après la consécration, en sorte que c’est le corps et le sang adorables du Seigneur Jésus qui dès lors sont réellement devant nous sous les espèces sacramentelles du pain et du vin, comme le Seigneur l’a voulu, pour se donner à nous en nourriture et pour nous associer à l’unité de son Corps mystique. 

L’unique et indivisible existence du Seigneur glorieux au ciel n’est pas multipliée, elle est rendue présente par le sacrement dans les multiples lieux de la terre où la messe est célébrée. Et elle demeure présente, après le sacrifice, dans le Saint Sacrement, qui est, au tabernacle, le cœur vivant de chacune de nos églises. Et c’est pour nous un devoir très doux d’honorer et d’adorer dans la sainte hostie, que nos yeux voient, le Verbe incarné qu’ils ne peuvent pas voir et qui, sans quitter le ciel, s’est rendu présent devant nous. 

Nous confessons que le royaume de Dieu commencé ici-bas en l’Église du Christ n’est pas de ce monde, dont la figure passe, et que sa croissance propre ne peut se confondre avec le progrès de la civilisation, de la science ou de la technique humaines, mais qu’elle consiste à connaître toujours plus profondément les insondables richesses du Christ, à espérer toujours plus fortement les biens éternels, à répondre toujours plus ardemment à l’amour de Dieu, à dispenser toujours plus largement la grâce et la sainteté parmi les hommes. Mais c’est ce même amour qui porte l’Église à se soucier constamment du vrai bien temporel des hommes. Ne cessant de rappeler à ses enfants qu’ils n’ont pas ici-bas de demeure permanente, elle les presse aussi de contribuer, chacun selon sa vocation et ses moyens, au bien de leur cité terrestre, de promouvoir la justice, la paix et la fraternité entre les hommes, de prodiguer leur aide à leurs frères, surtout aux plus pauvres et aux plus malheureux. L’intense sollicitude de l’Église, épouse du Christ, pour les nécessités des hommes, leurs joies et leurs espoirs, leurs peines et leurs efforts, n’est donc rien d’autre que son grand désir de leur être présente pour les illuminer de la lumière du Christ et les rassembler tous en lui, leur unique Sauveur. Elle ne peut signifier jamais que l’Église se conforme elle-même aux choses de ce monde, ni que diminue l’ardeur de l’attente de son Seigneur et du royaume éternel. 

Nous croyons à la vie éternelle. Nous croyons que les âmes de tous ceux qui meurent dans la grâce du Christ, soit qu’elles aient encore à être purifiées au purgatoire, soit que dès l’instant où elles quittent leur corps, Jésus les prenne au paradis comme il a fait pour le bon larron, sont le peuple de Dieu dans l’au-delà de la mort, laquelle sera définitivement vaincue le jour de la résurrection où ces âmes seront réunies à leur corps. 

Nous croyons que la multitude de celles qui sont rassemblées autour de Jésus et de Marie au paradis forme l’Église du ciel, où dans l’éternelle béatitude elles voient Dieu tel qu’il est et où elles sont aussi, à des degrés divers, associées avec les saints anges au gouvernement divin exercé par le Christ en gloire, en intercédant pour nous et en aidant notre faiblesse par leur sollicitude fraternelle. 

Nous croyons à la communion de tous les fidèles du Christ, de ceux qui sont pèlerins sur la terre, des défunts qui achèvent leur purification, des bienheureux du ciel, tous ensemble formant une seule Église, et Nous croyons que dans cette communion l’amour miséricordieux de Dieu et de ses saints est toujours à l’écoute de nos prières, comme Jésus nous l’a dit : Demandez et vous recevrez. Aussi est-ce avec foi et dans l’espérance que Nous attendons la résurrection des morts et la vie du monde à venir. 

Béni soit le Dieu trois fois saint. Amen. 

Paul PP. VI 

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 09:57

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 18:39

Septième volet de la série d'enseignements d'Arnaud Dumouch sur le Concile Vatican II (dont nous fêtons en cette année de la Foi le 50e anniversaire de l'ouverture). Aujourd'hui, le mariage et ses deux finalités : le Saint Concile bouleverse la théologie scolastique et finalise le mariage par l’amour des époux et le don de la vie. Ainsi le regard de l’Eglise s’approfondit. Et c’est un pas de géant que le Concile Vatican II a fait franchir à la théologie du mariage.

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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 18:21

«(…) il se créa peu à peu cette catégorie de « gens sérieux » qui montre du Christianisme le visage le plus déplaisant. Estimant avec justesse au plus haut point la Vérité, ils se sont enfermés avec elle de la façon la plus stricte comme on le ferait d’un lingot d’or dans un coffre fort. Mais la Vérité n’est pas un métal ; elle est fleur, elle est vie, elle respire l’air et le soleil de Dieu. La Vérité des « gens sérieux » s’est desséchée ; et ce qui en a survécu n’a plus aucun rayonnement… accusant les catholiques les plus humains et normaux d’être des libéraux… »

Monseigneur Ducaud-Bourget

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 11:28

Quand tu es invité...

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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 23:00

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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 20:31

"En Occident, ou tout au moins en Europe, le christianisme lui-même traverse une crise.  […] Il y règne une ignorance et une négligence non seulement de la doctrine catholique, mais du B.A-BA même du christianisme. On sent donc l’urgence de la nouvelle évangélisation, qui commence par le kérygme pur et nu annoncé aux non-croyants, suivi d’une catéchèse continue alimentée par la prière. Mais le Seigneur n’est jamais vaincu par la négligence humaine et il semble que, tandis qu’en Europe on lui ferme les portes, ailleurs il les ouvre toutes grandes, particulièrement en Asie. Et Dieu ne manquera pas, même en Occident, de se réserver un reste d’Israël qui n’a pas fléchi le genou devant Baal, un reste que nous trouvons principalement dans de très nombreux mouvements laïcs dotés de charismes divers qui apportent actuellement une importante contribution à la nouvelle évangélisation."

Méditation prononcée devant les cardinaux au début du dernier conclave.

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