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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 07:44

Le 26 février 2009, le pape Benoît XVI a rencontré les curés et les prêtres du diocèse de Rome, comme il le fait chaque année en début du carême. Les prêtres ont posé plusieurs questions sur différents thèmes dont celle-ci :

Question :
Don Fabio Rosini, curé de Santa Francesca Romana all'Ardeatino, a transmis sa préoccupation concernant le processus de sécularisation et à ses conséquences sociales et existentielles, qui fait que l'on doit revenir à une première annonce de l'Evangile. Les expériences de première annonce se multiplient actuellement, avec même des résultats très encourageants, explique-t-il. Mais un succès pastoral, paradoxalement, peut masquer une erreur, une approche mal définie, qui n'apparaît peut-être pas tout de suite, précise-t-il. Don Rosini a demandé au pape quels devraient être les critères indispensables pour mener cette action urgente d'évangélisation et ...quels sont les éléments qui garantiront que tous ces efforts de la pastorale pour annoncer l'évangile à la nouvelle génération ne seront pas en vain.

Benoît XVI –
Je me réjouis d'entendre que cette première annonce se fait effectivement, que l'on va au-delà des limites de la communauté des fidèles, de la paroisse, à la recherche des « brebis perdues » ; que l'on s'efforce d'aller à la rencontre de l'homme d'aujourd'hui qui vit sans le Christ, qui a oublié le Christ, pour lui annoncer l'Evangile. Et je suis heureux d'entendre que non seulement cela, mais des résultats chiffrés encourageants sont obtenus. Je vois donc, que vous êtes capables de parler aux personnes en qui la foi doit se refonder, ou même se fonder.

Pour cette tâche concrète, je n'ai pas de recettes : les routes à suivre sont des plus diverses, en fonction des personnes, de leurs professions, de la diversité de leurs situations. Le catéchisme indique l'essence de ce qu'il faut annoncer. Mais c'est à celui qui connaît les situations qu'il appartient de suivre les indications, de trouver une méthode pour ouvrir les coeurs et inviter à se mettre en chemin avec le Seigneur et avec l'Eglise.

Vous parlez des critères de discernement pour ne pas courir en vain. Je voudrais tout d'abord dire que les deux parties sont importantes. La communauté des fidèles est une chose précieuse et nous ne devrions pas sous-estimer – sans pour autant cesser de regarder du côté de ceux, nombreux, qui en sont loin – la réalité positive et belle que constituent ces fidèles. Ils ont dit oui au Seigneur dans l'Eglise, ils cherchent à vivre leur foi, s'efforcent de marcher sur les traces du Seigneur. Comme nous l'avons déjà dit en répondant à la première question, nous devons aider ces fidèles à distinguer la présence de la foi, à comprendre qu'elle n'est pas du passé ; mais que, aujourd'hui même, elle montre la route, enseigne à vivre notre vie d'homme. Il est très important qu'ils trouvent vraiment en leur curé un pasteur qui les aime et les aide à être à l'écoute, aujourd'hui, de la Parole de Dieu ; à comprendre qu'il s'agit d'une parole pour eux et pas seulement pour les personnes du passé ou de l'avenir ; qui les aide, encore, dans la vie sacramentelle, dans l'expérience de la prière, dans l'écoute de la Parole de Dieu et dans une vie de justice et de charité, afin que les chrétiens puissent être un ferment dans notre société confrontée à de si nombreux problèmes et périls, une si grande corruption.

De cette façon, je pense qu'ils peuvent également envisager un rôle missionnaire « sans paroles », car il s'agit de personnes qui vivent en vérité une vie juste. Et elles offrent ainsi un témoignage de la manière dont il est possible de vivre sur les chemins indiqués par le Seigneur. Notre société a besoin justement de ces communautés, capables de vivre aujourd'hui la justice non seulement pour elles-mêmes, mais également pour les autres. De personnes qui, comme nous l'avons entendu dans la première lecture d'aujourd'hui, sachent vivre
la vie. Cette lecture dit au début : « Choisis la vie » : il est facile de répondre oui. Mais ensuite elle poursuit : « Ta vie est Dieu ». Par conséquent, choisir la vie, c'est choisir l'option pour la vie, et cette option est Dieu. S'il y a des personnes ou des communautés qui font ce choix complet de vie et rendent visible le fait que la vie qu'ils ont choisie est réellement la vie, ils rendent un témoignage de très grande valeur.

Et j'en viens à ma seconde réflexion.
Pour l'annonce, nous avons besoin des deux éléments : la Parole et le témoignage. Comme nous le savons par le Seigneur lui-même, la Parole est nécessaire. Elle nous dit ce qu'Il nous a dit, fait apparaître la vérité de Dieu, la présence de Dieu dans le Christ, le chemin qui s'ouvre devant nous. Il s'agit donc d'une annonce dans le présent, comme vous l'avez dit, qui traduit les paroles du passé dans le monde de notre expérience. Il est absolument indispensable, fondamental, de donner, à travers le témoignage, de la crédibilité à cette Parole, afin qu'elle n'apparaisse pas seulement comme une belle philosophie, une utopie, mais plutôt comme la réalité. Une réalité avec laquelle on peut vivre, mais aussi une réalité qui nous fait vivre. Et en ce sens, il me semble que le témoignage de la communauté des croyants, comme fondement de la Parole, de l'annonce, est de première importance. Avec la Parole, nous devons ouvrir des lieux d'expérience de la foi à ceux qui sont à la recherche de Dieu. C'est ce que l'Eglise primitive a fait avec le catéchuménat, qui ne se bornait pas à une simple catéchèse, quelque chose de doctrinal : il constituait un lieu d'expérience progressive de la vie de la foi, dans laquelle se dévoile ensuite également la Parole, qui ne devient compréhensible que si elle est interprétée dans la vie, réalisée dans la vie.

Voilà pourquoi, selon moi,
il est important d'avoir, en même temps que la Parole, un lieu d'accueil de la foi, un lieu où s'opère une expérience progressive de la foi. Et je vois ici une autre tâche de la paroisse : l'accueil de ceux qui ne connaissent pas cette vie caractéristique de la communauté paroissiale. Nous ne devons pas constituer un cercle refermé sur nous-mêmes. Nous avons nos habitudes ; néanmoins, nous devons nous ouvrir et chercher à créer également des « vestibules », c'est-à-dire des espaces de rencontre. Quelqu'un qui vient de loin ne peut pas pénétrer immédiatement dans la vie déjà bien constituée d'une paroisse, qui a ses habitudes. Pour le nouveau venu, sur le moment tout est surprenant, loin de sa vie. Nous devons donc chercher à créer, avec l'aide de la Parole, ce que l'Eglise primitive a créé avec les catéchuménats : des espaces où commencer à vivre la Parole, à suivre la Parole, à la rendre compréhensible et réaliste, correspondent à des formes d'expérience réelle. En ce sens, ce que vous avez évoqué me paraît très important, c'est-à-dire la nécessité de lier la Parole au témoignage d'une vie juste, d'être là pour les autres, de s'ouvrir aux pauvres et aux nécessiteux, mais aussi aux riches, qui ont besoin de voir leur cœur s'ouvrir, d'entendre frapper à leur cœur. Il s'agit donc d'espaces les plus divers, en fonction de la situation.

Il y a, me semble-t-il, peu à dire sur le plan théorique, mais l'expérience concrète montrera la route à suivre.
Et, bien entendu – un critère toujours important à respecter – il faut être dans la grande communion de l'Eglise, même dans un espace peut-être encore un peu lointain : ce qui signifie en communion avec l'évêque, avec le pape, en communion ainsi avec le grand passé et avec le grand avenir de l'Eglise. En effet, être dans l'Eglise catholique n'implique pas seulement se trouver sur une grande route qui nous précède, mais aussi avec la perspective d'une large ouverture sur l'avenir. Un avenir qui ne s'ouvre que de cette façon. On pourrait peut-être poursuivre en parlant des contenus, mais nous aurons une autre occasion de le faire.

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 20:27

Le 26 février 2009, le pape Benoît XVI a rencontré les curés et les prêtres du diocèse de Rome, comme il le fait chaque année en début du carême. Les prêtres ont posé plusieurs questions sur différents thèmes dont celle-ci :

Question :
Face au monde réel, aux personnes blessées par la vie, les prêtres de paroisse se sentent souvent mal préparés ou de manière inadaptée. S'adressant au Saint Père, le père Gianpiero Palmieri, curé de la paroisse San Frumenzio ai Prati Fiscali, s'est interrogé sur la manière d'aider ces personnes à rencontrer le Christ sans tomber dans des raisonnements trop schématiques.

Benoît XVI –
Merci ! Chers confrères, je voudrais avant tout exprimer ma grande joie d'être parmi vous, prêtres de Rome : mes prêtres, nous sommes en famille. Le cardinal vicaire nous a bien dit que c'est un moment de repos spirituel. En ce sens, je suis aussi reconnaissant de pouvoir commencer le Carême par un moment de repos spirituel, de respiration spirituelle, en contact avec vous. Et il a aussi ajouté : nous sommes ensemble pour que vous puissiez me raconter vos expériences, vos souffrances, comme vos succès et vos joies. Je ne dirais donc pas que celui qui parle ici, auquel vous vous adressez, est un oracle. Nous sommes au contraire dans un échange familial, où il est aussi pour moi très important, à travers vous, de connaître la vie des paroisses, vos expériences avec la Parole de Dieu dans le contexte de notre monde d'aujourd'hui. Et je voudrais apprendre moi aussi à m'approcher de la réalité dont celui qui habite le Palais Apostolique est un peu trop éloigné. Et c'est aussi la limite de mes réponses.

Vous vivez en contact direct, jour après jour, avec le monde d'aujourd'hui ; je vis avec des contacts divers, qui sont très utiles. Par exemple, je viens de recevoir la visite « ad limina » des évêques du Nigeria. Et j'ai pu voir ainsi, à travers ces personnes, la vie de l'Eglise dans un pays important d'Afrique, le plus grand, avec 140 millions d'habitants, un grand nombre de catholiques, et entrevoir la joie et aussi les souffrances de l'Eglise. Mais pour moi, ceci est évidemment un repos spirituel, parce que c'est une Eglise comme nous la voyons dans les Actes des Apôtres. Une Eglise où il y a une joie toute nouvelle d'avoir trouvé le Christ, d'avoir trouvé le Messie de Dieu. Une Eglise qui vit et grandit chaque jour. La population est heureuse d'avoir trouvé le Christ. Ils ont des vocations et peuvent ainsi donner, dans plusieurs pays du monde, des prêtres fidei donum. Et c'est bien sûr un rafraîchissement spirituel de voir que l'Eglise n'est pas seulement fatiguée, comme souvent en Europe, mais qu'il existe une Eglise jeune, pleine de la joie de l'Esprit Saint. Mais il est aussi important pour moi, avec toutes ces expériences universelles, de voir mon diocèse, les problèmes et toutes les réalités vécus dans ce diocèse.

En ce sens et en substance, je suis d'accord avec vous :
ce n'est pas suffisant de prêcher ou de faire de la pastorale avec le bagage précieux acquis durant les études de théologie. Cela est important et fondamental, mais doit être personnalisé : (il faut passer) d'une connaissance académique que nous avons apprise et sur laquelle nous avons réfléchie, à une vision personnelle de notre propre vie pour arriver aux autres. En ce sens, je voudrais dire qu'il est essentiel, d'une part, de concrétiser les mots importants de la foi, par notre expérience personnelle de la foi, dans la rencontre avec nos paroissiens, mais aussi de ne pas perdre la simplicité (de la foi). Naturellement, des mots importants de la tradition – comme sacrifice d'expiation, rédemption du sacrifice du Christ, péché originel – sont aujourd'hui incompréhensibles comme tels. Nous ne pouvons pas travailler simplement avec de grandes formules, vraies, mais qui ne trouvent plus leur contexte dans le monde d'aujourd'hui. Nous devons, par l'étude et ce que nous disent les maîtres de la théologie et notre expérience personnelle de Dieu, concrétiser, traduire ces mots importants, afin qu'ils puissent entrer dans l'annonce de Dieu aux hommes d'aujourd'hui.

Et je dirais, d'autre part, qu'il ne faut pas recouvrir la simplicité de la Parole de Dieu par des jugements trop lourds d'approches humaines.
Je me souviens d'un ami qui, après avoir écouté des prédications avec de longues réflexions anthropologiques pour en arriver à l'Evangile disait : mais ces approches ne m'intéressent pas, je voudrais comprendre ce que dit l'Evangile ! Et il me semble souvent qu'au lieu de longs chemins d'approche, il serait mieux – je l'ai fait quand j'étais encore dans ma vie normale – de dire que cet Evangile ne nous plaît pas, que nous sommes contre ce que dit le Seigneur ! Mais qu'est-ce que cela veut dire ? Si je dis sincèrement que je ne suis pas d'accord à première vue, j'attire déjà l'attention : on voit que je voudrais, en tant qu'homme d'aujourd'hui, comprendre ce que dit le Seigneur. Nous pouvons ainsi, sans emprunter de longs chemins, entrer dans le vif de la Parole. Et nous devons aussi tenir compte, sans faire de fausses simplifications, du fait que les douze apôtres étaient des pêcheurs, des artisans, de cette province de Galilée, sans préparation particulière, sans connaissance du grand monde grec et latin. Et pourtant, ils sont allés dans tout l'Empire et même en dehors, jusqu'en Inde, et ils ont annoncé le Christ avec simplicité et avec la force de la simplicité de ce qui est vrai. Et il me semble que cela aussi est important : ne perdons pas la simplicité de la vérité. Dieu existe, et Dieu n'est pas un être hypothétique, lointain, mais il est proche, il a parlé avec nous, il a parlé avec moi. Et ainsi, nous affirmons simplement ce qui est et comment on peut, (comment) il faut naturellement expliquer et développer. Mais ne perdons pas de vue que nous ne proposons pas des réflexions, que nous ne proposons pas une philosophie, mais que nous proposons l'annonce simple de ce Dieu qui a agi. Qui a aussi agi avec moi.

Et puis pour le contexte culturel, romain – qui est absolument nécessaire – je dirais que la première aide est notre expérience personnelle.
Nous ne vivons pas sur la lune. Je suis un homme de ce temps et si je vis sincèrement ma foi dans la culture d'aujourd'hui, comme une personne qui vit avec les médias d'aujourd'hui, avec les échanges, avec les réalités de l'économie ; avec tout cela, si je prends au sérieux cette expérience et que je cherche à personnaliser en moi cette réalité, alors je peux me faire comprendre des autres. Saint Bernard de Clairvaux a dit à son disciple le pape Eugène, dans son livre de considérations : considère que tu bois à ta propre source, c'est-à-dire à ta propre humanité. Si tu es sincère avec toi-même et que tu commences à voir à partir de toi ce qu'est la foi, par ton expérience humaine, buvant à ton propre puits, comme dit saint Bernard, tu peux aussi dire aux autres ce qu'il faut dire. Et en ce sens, il me semble important d'être réellement attentifs au monde d'aujourd'hui, et d'être aussi attentifs au Seigneur en nous : être un homme de ce temps et en même temps un homme qui croit au Christ, qui transforme le message éternel en message actuel.

Qui connaît mieux les hommes d'aujourd'hui que le prêtre ?
Le presbytère n'est pas dans le monde, il est au contraire dans
la paroisse. Et ici, les hommes viennent souvent, normalement, voir le prêtre, sans masque. Ils ne viennent pas avec des prétextes mais dans des situations de souffrance, de maladie, de mort, avec des questions familiales. Ils viennent au confessionnal sans masque, avec leur personnalité. Aucune autre profession, me semble-t-il, ne donne cette possibilité de connaître l'homme comme il est dans son humanité et non pas dans le rôle qu'il joue dans la société. En ce sens, nous pouvons réellement étudier comment il est dans sa profondeur, quand il ne joue pas un rôle, et apprendre nous aussi qui est l'être humain, l'être humain à l'école du Christ.
En ce sens, je dirais qu'il est absolument important d'apprendre qui est l'homme, l'homme d'aujourd'hui, en nous et avec les autres, mais toujours dans l'écoute attentive au Seigneur et en acceptant en nous la semence de la Parole, parce qu'en nous elle se transforme en fruit et devient communicable aux autres.


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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 18:50

Extrait du Message du Pape Benoît XVI pour la Journée Mondiale des Missions 2008.

Chers Frères et Sœurs,

À l'occasion de la Journée mondiale des Missions, je voudrais vous inviter à réfléchir sur l'urgence qui demeure d'annoncer encore l'Évangile à notre époque. Le mandat missionnaire continue d'être une priorité absolue pour tous les baptisés, appelés à être « serviteurs et apôtre du Christ Jésus » en ce début de millénaire. Mon vénéré prédécesseur, le Serviteur de Dieu Paul VI, affirmait déjà, dans l'Exhortation apostolique Evangelii nuntiandi que « évangéliser est la grâce et la vocation propre de l'Église, son identité la plus profonde » (n. 14).
Comme modèle de cet engagement apostolique, je voudrais indiquer en particulier saint Paul, l'Apôtre des nations, puisque nous célébrons cette année un jubilé spécial qui lui est consacré. C'est l'Année paulinienne qui nous offre l'opportunité de nous familiariser avec cet insigne Apôtre, qui eut pour vocation de proclamer l'Évangile aux Gentils, selon ce que le Seigneur lui avait annoncé : « Va, c'est au loin, vers les païens, que moi, je veux t'envoyer » (Ac 22, 21). Comment ne pas saisir l'occasion offerte par ce jubilé spécial aux Églises locales, aux communautés chrétiennes et aux fidèles, pour diffuser jusqu'aux frontières les plus reculées du monde l'annonce de l'Évangile, puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit (Rm 1, 16) ?

L'humanité a besoin d'être libérée et rachetée. La Création elle-même – dit saint Paul – souffre et nourrit l'espoir d'entrer dans la liberté des enfants de Dieu (cf. Rm 8, 19-22). Ces paroles sont également vraies dans le monde d'aujourd'hui. La Création souffre. L'humanité souffre et attend la vraie liberté, elle attend un monde différent, meilleur ; elle attend la « rédemption ». Et, au fond, elle sait que ce monde nouveau attendu suppose un homme nouveau, suppose des « enfants de Dieu ».
Voyons de plus près la situation du monde d'aujourd'hui. Si, d'une part, le panorama international présente des perspectives de développement économique et social prometteur, de l'autre, il offre à notre attention de fortes préoccupations en ce qui concerne l'avenir même de l'homme. La violence, dans de nombreux cas, caractérise les relations entre les individus et les peuples ; la pauvreté opprime des millions d'habitants ; les discriminations et, parfois même, les persécutions pour motifs raciaux, culturels et religieux poussent beaucoup de gens à fuir leur pays pour chercher ailleurs refuge et protection ; le progrès technologique, lorsqu'il n'a pas pour objectif final la dignité et le bien de l'homme et n'est pas voué au développement solidaire perd sa potentialité comme facteur d'espérance et risque même plutôt d'accroître les déséquilibres et les injustices déjà existants. En outre, une menace constante sur la relation entre l'homme et l'environnement, en raison de l'usage irréfléchi des ressources, entraîne des répercussions sur la santé physique et mentale de l'être humain. L'avenir de l'homme est aussi menacé par les atteintes contre sa vie, atteintes revêtant diverses formes et modalités.

Face à ce scénario, « une inquiétude nous saisit et nous nous interrogeons avec un mélange d'espoir et d'angoisse » (cf. Const. Gaudium et spes, 4) et, préoccupés, nous nous demandons :
Qu'en sera-t-il de l'humanité et de la Création ? Y a-t-il une espérance pour l'avenir où, mieux encore, existe-t-il un avenir pour l'humanité ? Et comment sera cet avenir ? La réponse à ces interrogations, pour nous, chrétiens, provient de l'Évangile. Le Christ est notre avenir et, comme je l'ai écrit dans la Lettre encyclique Spe salvi, son Évangile est communication qui « change la vie », donne l'espérance, ouvre toute grande la porte du temps et illumine l'avenir de l'humanité et de l'univers (cf. n. 2).

Saint Paul avait bien compris que l'humanité ne peut trouver la rédemption et l'espérance que dans le Christ. C'est pourquoi il ressentait, impérieusement et avec urgence, la mission d' « annoncer la promesse de la vie qui est le Christ Jésus » (2 Tm 1, 1), « notre espérance » (1 Tm 1, 1), pour que tous puissent participer au même héritage et avoir part à la promesse par le moyen de l'Évangile (cf. Ep 3, 6). Il était conscient que, privée du Christ, l'humanité est « sans espérance et sans Dieu dans le monde (Ep 2, 12), sans espérance parce que sans Dieu » (Spe salvi, 3). En effet, « celui qui ne connaît pas Dieu, tout en pouvant avoir de multiples espérances, est dans le fond sans espérance, sans la grande espérance qui soutient toute l'existence (cf. Ep 2, 12) » (Ibid., 27).

C'est donc un impérieux devoir pour tous d'annoncer le Christ et son message salvifique. « Malheur à moi, affirmait saint Paul, si je n'annonçais pas l'Évangile » (1 Co 9, 16). Sur le chemin de Damas, il avait fait l'expérience et compris que la rédemption et la mission sont l'œuvre de Dieu et de son amour.
L'amour du Christ le conduisit à parcourir les routes de l'Empire romain comme héraut, apôtre, propagateur, maître de l'Évangile, dont il se proclamait « ambassadeur dans les chaînes » (Ep 6, 20). La charité divine le rendit « tout à tous, afin d'en sauver à tout prix quelques-uns » (1 Co 9, 22). En considérant l'expérience de saint Paul, nous comprenons que l'activité missionnaire est une réponse à l'amour par lequel Dieu nous aime. Son amour nous rachète et nous aiguillonne vers la missio ad gentes ; c'est l'énergie spirituelle capable de faire grandir dans la famille humaine l'harmonie, la justice, la communion entre les personnes, les races et les peuples, auxquelles tous aspirent (cf. Enc. Deus caritas est, 12). C'est donc Dieu, qui est Amour, qui conduit l'Église vers les frontières de l'humanité et qui appelle les évangélisateurs à s'abreuver « à la source première et originelle qui est Jésus-Christ, du cœur transpercé duquel jaillit l'amour de Dieu » (Deus caritas est, 7). Ce n'est qu'à partir de cette source que l'on peut puiser l'attention, la tendresse, la compassion, l'accueil, la disponibilité, l'intérêt pour les problèmes des gens, et les autres vertus nécessaires aux messagers de l'Évangile pour tout quitter et se consacrer entièrement et inconditionnellement à la diffusion dans le monde du parfum de la charité du Christ.

Alors que la première évangélisation reste nécessaire et urgente dans de nombreuses régions du monde, le manque de clergé et de vocations affligent aujourd'hui divers diocèses et Instituts de vie consacrée.
Il est important de réaffirmer que, malgré la présence de difficultés croissantes, le mandat du Christ d'évangéliser tous les peuples demeure une priorité. Aucune raison peut en justifier un ralentissement ou une stagnation, car « le mandat d'évangéliser tous les hommes constitue la vie et la mission essentielle de l'Église » (Paul VI Exhort. ap. Evangelii nuntiandi, 14). Mission qui « en est encore à ses débuts et nous devons nous engager de toutes nos forces à son service » (Jean-Paul II, Enc. Redemptoris missio, 1). Comment ne pas penser ici au Macédonien qui, étant apparu en songe à Paul, criait : « Viens en Macédoine et aide-nous ». Ils sont nombreux aujourd'hui ceux qui attendent l'annonce de l'Évangile, ceux qui ont soif d'espérance et d'amour (…).

Chers frères et sœurs, « duc in altum » ! Prenons le large sur la vaste mer du monde et, suivant l'invitation de Jésus, jetons sans peur nos filets, confiants en son aide constante.
Saint Paul nous rappelle que prêcher l'Évangile n'est pas un titre de gloire (cf. 1 Co 9, 16), mais un devoir et une joie. Chers frères évêques, suivant l'exemple de Paul, que chacun se sente « prisonnier du Christ à cause des païens » (Ep 3, 1), en sachant qu'il peut compter, dans les difficultés et dans les épreuves, sur la force qui nous vient de lui (…).

Chers fidèles laïcs, vous êtes tous appelés à prendre part à la diffusion de l'Évangile, d'une manière toujours plus importante, vous qui œuvrez dans les différents milieux de la société. Un aréopage complexe et multiforme à évangéliser s'ouvre ainsi devant vous : le monde. Témoignez par votre vie que les chrétiens « appartiennent à une société nouvelle, vers laquelle ils sont en chemin et qui, dans leur pèlerinage, est déjà anticipée » (Spe salvi, 4).

(…) Que s'intensifie toujours davantage au sein du peuple chrétien la prière, indispensable moyen spirituel pour répandre parmi tous les peuples la lumière du Christ, « lumière par antonomase » qui éclaire « les ténèbres de l'histoire » (Spe salvi, 49).

Du Vatican, le 11 mai 2008.

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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 17:25

« Le sauveur Jésus nous offrit l'exemple de la vie active, lorsque pendant le jour il se consacrait à offrir des signes et des miracles en ville, mais il montrait la voie contemplative lorsqu'il se retirait sur la montagne et y passait la nuit en se consacrant à la prière.

« C'est pourquoi le serviteur de Dieu, en imitant le Christ, doit se consacrer à la contemplation sans se refuser à la vie active. Se comporter différemment ne serait pas juste. En effet,
de même que l'on aime Dieu à travers la contemplation, on doit aimer son prochain à travers l'action. Il est donc impossible de vivre sans la présence de l'une et de l'autre forme de vie à la fois, et il n'est pas possible d'aimer si l'on ne fait pas l'expérience de l'une comme de l'autre. »

 

Isidore de Séville

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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 00:00
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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 11:56

Témoignage de Philippe-Marie Mossu, 68 ans, Frère de la Communauté Saint-Jean, ordonné prêtre en 1970, prieur du couvent de Troussures (Oise).

Des amis me demandent de rencontrer chez eux un de leurs amis, jeune médecin militaire chrétien, atteint d’un cancer bien avancé, et révolté contre Dieu. J’y vais et, après avoir salué sa jeune épouse et sa petite fille, je suis à son chevet. Il connaît son mal et son évolution : des métastases partout et la forte souffrance. Désespéré de laisser sa femme et sa fille, de se voir fauché en pleine vie, métier et vocation militaire fichus, il m’invective toute la matinée : « Votre Dieu, que fait-il ? Et que lui ai-je fait pour qu’il agisse ainsi ? », etc.

Démoralisé moi-même, n’ayant pu que l’écouter sans réussir à lui donner le sacrement des malades, je rejoins sa famille et mes amis pour déjeuner : un repas lourd de silence et de souffrance pour cette jeune épouse – l’enfant, elle, ne réalisant pas trop.

Puis je retourne dans la chambre du malade et, je ne sais pas pourquoi, je lui parle fort, avec violence même : « Quoi ? Vous, un soldat, en plein combat, vous ne vous battez plus ? Mais qu’est-ce que cela veut dire ? Vous êtes chrétien et au moment le plus important de votre vie, vous vous dégonflez ? Savez-vous ce qui se passe : Jésus vient vous chercher et vous prendre avec lui. Vous ne le voyez pas ? »

Qu’est-ce qui m’a pris ? Je n’en sais rien. Mais cet homme s’effondre et se met à pleurer. Il m’appelle et m’ouvre ses bras. Je le prends dans les miens et il reste ainsi longtemps, en pleurs. Il demande pardon. Je lui propose le sacrement des malades. Il me dit oui (…). Cet homme est devenu rayonnant de foi et de joie, de façon incompréhensible pour les siens.

Sa mère m’a téléphoné pour m’annoncer son décès : « Que lui avez-vous fait ? Il a consolé tout le monde et il est mort dans une joie incroyable… »

J’ai célébré ses funérailles : j’étais bouleversé comme jamais par la puissance du sacerdoce de Jésus, et aussi par la perte d’un ami.


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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 00:00

Extrait du discours du Pape Benoît XVI lors de son départ à l’aéroport de Sydney, le 21 juillet 2008.

Chers amis,

Avant de prendre congé, je désire dire à ceux qui m’ont offert l’hospitalité combien j’ai apprécié ma visite ici et combien grande est ma reconnaissance pour l’accueil dont j’ai bénéficié (…).

Sur la scène, ces derniers jours, les acteurs principaux étaient évidemment les jeunes eux-mêmes. La 
Journée Mondiale de la Jeunesse leur appartient. Ce sont eux qui ont fait de cette Journée un événement ecclésial de portée mondiale, une grande célébration de la jeunesse, une grande célébration de ce que signifie être Église, Peuple de Dieu au milieu du monde, uni dans la foi et dans l’amour et rendu capable par l’Esprit de témoigner du Christ ressuscité jusqu’aux extrémités de la terre.
Je les remercie d’être venus, je les remercie de leur participation, et je prie pour que leur voyage de retour soit tranquille. Je sais que les jeunes, leurs familles et des personnes amies, dans bien des cas, ont fait de grands sacrifices pour leur permettre d’arriver en Australie. L'Église tout entière leur en est reconnaissante.

La
Journée Mondiale de la Jeunesse nous a montré que l'Église peut se réjouir à cause des jeunes d’aujourd’hui et être remplie d’espérance pour le monde de demain.

 

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 19:59

Paroles prononcées par le Pape Benoît XVI à l’hippodrome de Randwick (Australie) lors de la prière de l’Angélus, le 20 juillet 2008.

Chers jeunes,

Nous nous apprêtons maintenant à réciter ensemble la belle prière de l’Angélus. Nous y réfléchirons sur Marie, jeune femme s’entretenant avec l’ange qui l’invite, au nom de Dieu, à un don particulier d’elle-même, de sa propre vie, de son avenir de femme et de mère. Nous pouvons imaginer ce que Marie ressentit à ce moment-là : étant toute bouleversée, totalement dépassée par la proposition qui lui était faite.

L’ange comprit son inquiétude et s’efforça aussitôt de la rassurer : « Sois sans crainte, Marie (…) l’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre » (Lc 1, 30, 35). C’est l’Esprit Saint qui lui a donné la force et le courage de répondre à l’appel du Seigneur. C’est l’Esprit qui l’aide à comprendre le grand mystère qui est en train de s’accomplir à travers elle. C’est l’Esprit qui l’enveloppe de son amour et la rend capable de concevoir dans ses entrailles le Fils de Dieu.

Cette scène constitue sans aucun doute le moment central de l’histoire de la relation de Dieu avec son peuple. Dans l’Ancien Testament, Dieu s’était révélé de façon partielle et de manière graduelle, comme nous le faisons tous dans nos relations personnelles. Il fallait un certain temps au peuple élu pour approfondir sa relation avec Dieu. L’Alliance avec Israël a été comme un temps de séduction, de longues fiançailles. Le moment définitif arriva donc, le moment du mariage, la réalisation de la nouvelle et éternelle alliance. À ce moment-là, devant le Seigneur, Marie représente toute l’humanité. Dans le message de l’ange, c’était Dieu qui faisait une proposition de mariage avec l’humanité. Et, en notre nom, Marie dit son « oui ».

Dans les fables, les récits s’achèvent ainsi : et tous « vécurent alors heureux et contents ». Dans la vie réelle, ce n’est pas aussi facile. Marie dut faire face à de nombreuses difficultés pour affronter les conséquences de ce « oui » dit au Seigneur. Syméon prophétisa qu’une épée lui transpercerait le cœur. Lorsque Jésus eut douze ans, elle connut les pires cauchemars que tout parent éprouve quand, pendant trois jours, elle dut affronter la disparition de son Fils. Et après l’activité publique de Jésus, elle souffrit l’agonie, étant présente à sa crucifixion et à sa mort. Dans ses différentes épreuves, elle resta toujours fidèle à sa promesse, soutenue par l’Esprit de force. Et elle en fut récompensée par la gloire.

Chers jeunes, nous aussi nous devons rester fidèles au « oui » par lequel nous avons accueilli l’offre d’amitié que le Seigneur nous a faite. Nous savons qu’Il ne nous abandonnera jamais. Nous avons qu’Il nous soutiendra toujours par les dons de l’Esprit.
Marie a accueilli la « proposition » du Seigneur en notre nom. Tournons-nous alors vers elle et demandons-lui de nous guider dans les difficultés pour rester fidèles à cette relation vitale que Dieu a établie avec chacun de nous. Marie nous inspire, elle est notre modèle. Elle intercède pour nous auprès de son Fils et, avec son amour maternel, elle nous protège des dangers.

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 00:00

Extrait de l'homélie prononcée par le pape Benoît XVI le 20 juillet 2008 à l'hippodrome de Randwick (Australie) devant 400.000 fidèles.

Chers jeunes, permettez-moi de vous poser une question.
Que laisserez-vous à la prochaine génération ? Bâtissez-vous vos existences sur des fondements solides, construisez-vous quelque chose de durable ? Vivez-vous vos vies de telle sorte que vous faites place à l’Esprit au milieu d’un monde qui veut oublier Dieu, ou même le rejeter au nom d’un concept erroné de liberté ? Comment utilisez-vous les dons que vous ont été fait, la « force » que l’Esprit Saint, aujourd’hui encore, est prêt à répandre sur vous ? Quel héritage laissez-vous aux jeunes qui viendront après vous ? Comment vous distinguerez-vous ?

La puissance de l’Esprit Saint ne nous éclaire ni ne nous console seulement. Elle nous oriente aussi vers l’avenir, vers l’avènement du Royaume de Dieu. Quelle magnifique vision d’une humanité rachetée et renouvelée entrevoyons-nous dans la nouvelle ère promise par l’Évangile d’aujourd’hui ! Saint Luc nous dit que
Jésus-Christ est la réalisation de toutes les promesses de Dieu, le Messie qui possède en plénitude l’Esprit Saint pour le communiquer à l’humanité tout entière. L’effusion de l’Esprit du Christ sur l’humanité est un gage d’espérance et de libération vis-à-vis de tout ce qui nous appauvrit. Elle redonne la vue à l’aveugle, elle libère les opprimés, et crée l’unité dans et à travers la diversité (cf. Lc 4, 18-19 ; Is 61, 1-2). Cette force peut créer un monde nouveau : elle peut « renouveler la face de la terre » (cf. Ps 104, 30) !

Fortifiée par l’Esprit et s’inspirant d’une riche vision de foi, une nouvelle génération de chrétiens est appelée à contribuer à l’édification d’un monde où la vie est accueillie, respectée et aimée, non rejetée ou ressentie comme une menace et par conséquent détruite. Une nouvelle ère où l’amour n’est pas avide et égoïste, mais pur, fidèle et sincèrement libre, ouvert aux autres, respectueux de leur dignité, cherchant leur bien et rayonnant la joie et la beauté. Une nouvelle ère où l’espérance nous libère de la superficialité, de l’apathie et de l’égoïsme qui mortifient nos âmes et enveniment les relations humaines. Chers jeunes amis, le Seigneur vous demande d’être des prophètes de cette nouvelle ère, des messagers de son amour, capables d’attirer les personnes au Père et de bâtir un avenir plein d’espérance pour toute l’humanité.

Le monde a besoin de ce renouvellement ! Dans nombre de nos sociétés, à côté de la prospérité matérielle, le désert spirituel s’étend : un vide intérieur, une crainte indéfinissable, un sentiment caché de désespoir. Combien de nos contemporains se sont creusés des citernes fissurées et vides (cf. Jr 2, 13) en cherchant désespérément le sens, la signification ultime que seul l’amour peut donner ? C’est là le don immense et libérateur que l’Évangile apporte : il nous révèle notre dignité d’hommes et de femmes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu. Il nous révèle la sublime vocation de l’humanité qui est de trouver sa propre plénitude dans l’amour. Il renferme la vérité sur l’homme, la vérité sur la vie.

L’Église a aussi besoin de ce renouvellement ! Elle a besoin de votre foi, de votre idéalisme et de votre générosité, afin d’être toujours jeune dans l’Esprit (cf. Lumen gentium, 4). Dans la deuxième Lecture d’aujourd’hui, l’Apôtre Paul nous rappelle que chaque chrétien a reçu un don qui doit être utilisé pour l’édification du Corps du Christ. L’Église a particulièrement besoin du don des jeunes, de tous les jeunes. Elle a besoin de grandir dans la puissance de l’Esprit qui, maintenant aussi, vous apporte la joie et vous encourage à servir avec allégresse le Seigneur. Ouvrez votre cœur à cette force ! J’adresse cet appel de façon spéciale à ceux que le Seigneur appelle à la vie sacerdotale et consacrée. N’ayez pas peur de dire votre « oui » à Jésus, de trouver votre joie en faisant sa volonté, en vous donnant totalement pour parvenir à la sainteté et en mettant vos talents au service des autres !

 

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 00:00
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