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4 février 2006 6 04 /02 /février /2006 10:32

Beaucoup d'hommes souhaitent la prière continuelle, mais ne soupçonnent pas à quel point celle-ci n'est possible qu'à partir d'une profonde conversion du coeur.

Quand l'Esprit Saint veut faire le don de la prière continuelle à un homme, il ne commence pas par illuminer son intelligence, ni par lui donner des sentiments et des émotions dans son affectivité, et encore moins des qualités morales exceptionnelles ; mais il commence par lui briser le coeur, de telle sorte que la première lueur que nous avons sur lui est une prise de conscience de notre condition de pécheur face à sa sainteté.

Répéter à longueur de journée : "Jésus, prends pitié de moi, pécheur", ou "Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs", produit son effet dans notre coeur, et on comprend alors expérimentalement ce que c'est que d'être pécheur.

La prière de Jésus comme le chapelet constitue un chemin de conversion et d'appauvrissement qui mène au coeur brisé et à l'enfance spirituelle.

Paradoxalement, la prière de Jésus, avant de nous faire découvrir la douceur de l'amitié du Christ, va d'abord transpercer notre coeur et nous en faire découvrir la dureté. Exactement comme la récitation prolongée du chapelet nous réduit à notre plus simple expression, et nous fait atteindre le fond de notre pauvreté.

(Extrait de "Le chapelet, un chemin vers la prière incessante", de Jean Lafrance, Mediaspaul, 1997, pages 45 à 47)

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1 février 2006 3 01 /02 /février /2006 13:05

LETTRE ENCYCLIQUE
DEUS CARITAS EST
DU SOUVERAIN PONTIFE
BENOÎT XVI
AUX ÉVÊQUES
AUX PRÊTRES ET AUX DIACRES
AUX PERSONNES CONSACRÉES
ET À TOUS LES FIDÈLES LAÏCS
SUR L'AMOUR CHRÉTIEN

 

[Nous commençons aujourd'hui notre lecture commentée de la première Encyclique du Pape Benoît XVI.

[1ère remarque : cette Encyclique s’adresse aux chrétiens. Les enseignements du Saint Père dans la présente encyclique doivent donc être lus comme tels par les non chrétiens ou non croyants. C’est un Papa (sens du mot « Pape ») qui écrit à ses enfants.]

 

INTRODUCTION

1. «Dieu est amour : celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu en lui» (1 Jn 4, 16). Ces paroles de la Première Lettre de saint Jean expriment avec une particulière clarté ce qui fait le centre de la foi chrétienne : l’image chrétienne de Dieu, ainsi que l'image de l'homme et de son chemin, qui en découle.

[Ce qui constitue le centre de notre foi (le mot «centre» revient trois fois dans ce premier paragraphe), c’est l’image chrétienne du Dieu Amour. L’amour de Dieu n’est donc pas quelque chose d’anecdotique, de secondaire, c’est le cœur du cœur de la Révélation divine. On ne peut rien comprendre à la foi chrétienne, ni à la morale chrétienne, si l’on oublie que l’homme est appelé à une relation personnelle avec un Dieu qui est Amour. Non pas un tyran, un Dictateur céleste, mais un Papa chéri (sens du mot « Abba »), un Dieu qui n’est qu’amour et Miséricorde pour l’homme.]

De plus, dans ce même verset, Jean nous offre pour ainsi dire une formule synthétique de l’existence chrétienne : «Nous avons reconnu et nous avons cru que l’amour de Dieu est parmi nous». Nous avons cru à l’amour de Dieu : c’est ainsi que le chrétien peut exprimer le choix fondamental de sa vie.

À l’origine du fait d’être chrétien, il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec un événement, avec une Personne, qui donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive. Dans son Évangile, Jean avait exprimé cet événement par ces mots : «Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui [...] obtiendra la vie éternelle» (3, 16).

[Le chrétien ne croit donc pas à une vague déité sans nom ni sans visage. Pour lui, Dieu, c’est Quelqu’un. Quelqu’un avec qui on peut nouer une relation, Quelqu’un qui nous veut le plus grand bien, et qui agit concrètement dans chacune de nos existences.

[Quelqu’un, cela suppose une altérité, donc une relation avec un autre que soi, avec différent de soi ; cela suppose une remise en question de soi-même, une tension vers l’Autre, une écoute, et par là même, un renoncement à notre propre volonté pour se rendre attentif à une autre volonté, une autre Parole que la nôtre… Telle est la conversion chrétienne : Se tourner vers Quelqu’un.

[Mais sans une rencontre personnelle avec Dieu, sans cette expérience de l’évènement de l’Amour de Dieu, quelle qu’en soit la forme, rien ne peut se faire dans notre vie, rien ne peut durablement changer, aucune conversion véritable n’est possible. Car seul l’Amour mérite d’être écouté et suivi ; seul l’Amour est digne d’amour. C’est sans doute la raison pour laquelle le Pape a souhaité parler de l’Amour de Dieu dans sa première Encyclique : afin de favoriser cette rencontre de l’homme avec l’Amour de Dieu, Principe de toutes les vertus humaines, et de l’héroïsme des Saints.]

En reconnaissant le caractère central de l’amour, la foi chrétienne a accueilli ce qui était le noyau de la foi d’Israël et, en même temps, elle a donné à ce noyau une profondeur et une ampleur nouvelles. En effet, l’Israélite croyant prie chaque jour avec les mots du Livre du Deutéronome, dans lesquels il sait qu’est contenu le centre de son existence : «Écoute, Israël: le Seigneur notre Dieu est l’Unique. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force» (6, 4-5). Jésus a réuni, en en faisant un unique précepte, le commandement de l’amour de Dieu et le commandement de l’amour du prochain, contenus dans le Livre du Lévitique : «Tu aimeras ton prochain comme toi-même» (19, 18 ; cf. Mc 12, 29-31).

Comme Dieu nous a aimés le premier (cf. 1 Jn 4, 10), l’amour n’est plus seulement un commandement, mais il est la réponse au don de l'amour par lequel Dieu vient à notre rencontre.

[Dieu nous a aimé le premier... C’est la découverte de cet Amour primordial qui va faire naître en nous le désir de plaire à Dieu, comme un fiancé cherche à plaire à sa fiancée, et de lui rendre amour pour amour. La morale chrétienne n’est rien d’autre que le débordement d’amour de l’homme envers son Dieu à qui il offre et consacre sa vie.

[« Dans la bouche de Jésus (…), écrivait le père Raniero Cantalamessa, prédicateur de la Maison pontificale, se convertir (…) signifie (…) saisir le salut qui est venu aux hommes gratuitement, à travers l’initiative libre et souveraine de Dieu.

[« Il n’y a plus, d’abord, la conversion de la part de l’homme et ensuite le salut, comme récompense de la part de Dieu ; mais d’abord le salut, comme offre généreuse et gratuite de Dieu, puis la conversion comme réponse de l’homme. C’est en cela que consiste la «Bonne Nouvelle», le caractère joyeux de la conversion évangélique.

[« Dieu n’attend pas que l’homme fasse le premier pas, qu’il change de vie, qu’il fasse de bonnes œuvres, comme si le salut était une récompense due à ses efforts. Non, il y a d’abord la grâce, l’initiative de Dieu. En cela, le christianisme se distingue de toute autre religion : elle ne commence pas par prêcher le devoir mais le don ; elle ne commence pas par la loi mais par la grâce. » (Méditation de l’Evangile du dimanche 22 janvier 2006)]

Dans un monde où l’on associe parfois la vengeance au nom de Dieu, ou même le devoir de la haine et de la violence, c’est un message qui a une grande actualité et une signification très concrète.

C’est pourquoi, dans ma première Encyclique, je désire parler de l’amour dont Dieu nous comble et que nous devons communiquer aux autres.

Par là sont ainsi indiquées les deux grandes parties de cette Lettre, profondément reliées entre elles.

La première aura un caractère plus spéculatif, étant donné que je voudrais y préciser – au début de mon Pontificat – certains éléments essentiels sur l'amour que Dieu, de manière mystérieuse et gratuite, offre à l'homme, de même que le lien intrinsèque de cet Amour avec la réalité de l'amour humain.

La seconde partie aura un caractère plus concret, puisqu'elle traitera de la pratique ecclésiale du commandement de l'amour pour le prochain. La question est très vaste, un long développement dépasserait néanmoins le but de cette Encyclique. Je désire insister sur certains éléments fondamentaux, de manière à susciter dans le monde un dynamisme renouvelé pour l'engagement dans la réponse humaine à l'amour divin.

[1ère partie

L’unité de l’amour dans la création et dans l’histoire du salut
- Un problème de langage [2]
- « Eros » et « Agapè »  - différence et unité [3-8]
- La nouveauté de la foi biblique [9-11]
- Jésus-Christ : l’amour incarné de Dieu [12-15]
- Amour de Dieu et amour du prochain [16-18]

2ème partie

Caritas :  l’exercice de l’amour de la part de l’Eglise en tant que communauté d’amour
- La charité de l’Eglise comme manifestation de l’amour trinitaire [19]
- La charité comme tâche de l’Eglise [20-25]
- Justice et charité [26-29]
- Les nombreuses structures de service caritatif dans le contexte social actuel [30]
- Le profil spécifique de l’activité caritative de l’Eglise [31]
- Les responsables de l’action caritative de l’Eglise [32-39]

Conclusion [40-42].]

 

Lire le texte intégral de l'Encyclique

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31 janvier 2006 2 31 /01 /janvier /2006 14:10

«Ignorer les Ecritures, c'est ignorer le Christ

(St Jérôme)

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29 janvier 2006 7 29 /01 /janvier /2006 15:15

Article revu et corrigé le 6 janvier 2019

Nous commençons ce jour notre grande réflexion sur l’existence de Dieu.

Cette étude est le fruit d’un long travail mené en 1998-1999, peu après ma conversion.

Très vite en effet, j’ai été confronté par mon entourage à la question de l’existence de Dieu.

J’avais fait l’expérience de la rencontre personnelle avec Jésus, mon cœur était chaviré par la Parole de Dieu, les sacrements commençaient d'irriguer mon âme et de me transformer en profondeur, bref, je n’avais absolument aucun doute quant à l’existence de Dieu - puisque de Dieu, je faisais l'expérience quotidienne et intime -, mais très vite, il m’a bien fallu "rendre compte de l’espérance qui était en moi" (1 Pierre 3. 15) à tous ceux qui m’interrogeaient sur l’événement de ma conversion et sur ma toute nouvelle foi.

Je me suis trouvé dans une situation analogue à celle vécue par Paul Claudel après sa conversion, lequel après avoir éprouvé la présence de Dieu en la cathédrale Notre-Dame de Paris le jour de Noël (en l'an 1886) a dû travailler ensuite à former son esprit pour intégrer rationnellement l'expérience mystique qu'il avait faite et en tirer toutes les conséquences intellectuelles.

"C’est vrai ! écrivait-il. Dieu existe, il est là. C’est Quelqu’un, c’est un être aussi personnel que moi. Il m’aime, il m’appelle. Les larmes et les sanglots étaient venus, et le chant si tendre de l’Adeste ajoutait encore à mon émotion. Emotion bien douce où se mêlait cependant un sentiment d’épouvante et presque d’horreur. Car mes convictions philosophiques étaient entières. Dieu les avait laissées dédaigneusement où elles étaient, je ne voyais rien à y changer, la religion catholique me semblait toujours le même trésor d’anecdotes absurdes, ses prêtres et les fidèles m’inspiraient la même aversion qui allait jusqu’à la haine et le dégoût" (Paul Claudel, Pages de Prose, "Ma conversion", NRF, Gallimard, 1944, p. 277).

Je n'en étais certes pas là. Tout me paraissait évident bien au contraire. Les contestations ne venaient pas de moi, mais des autres. Et il fallait bien y répondre - affronter loyalement toutes les critiques. Je me mis donc au travail.

La première grande objection rencontrée concernait la question scientifique. J’avais rencontré un Monsieur qui prétendait que les données actuelles de la science suffisaient à mettre en pièces toutes les "croyances" et autres "mythologies" - pour reprendre ses propres expressions -, en ce compris la foi chrétienne.

J’étais évidemment très contrarié par cette appréciation, mais ne savais trop quoi lui répondre.

J'ai commencé alors à étudier de nombreux ouvrages et à lire des auteurs scientifiques, croyants ou non croyants. Par delà le défi à relever, je recherchais la vérité. Est-il vrai, oui ou non, que la science fournit des réponses permettant de réfuter définitivement la foi chrétienne?

Je m'attendais honnêtement à me trouver en face de problématiques insurmontables. Tant de gens pensent comme ce Monsieur. C'est certainement qu'il doit y avoir un fond de vérité - me disais-je en moi-même.

Quel ne fut pas mon éblouissement de découvrir, après des mois d'étude, qu’en l’état actuel de la science, "nier Dieu est devenu moins rationnel que croire en Lui" (cf. André VALENTA, "Le scientisme", Editions Mélodie, page 330).

J’étais bluffé. Non seulement l’étude de la science ne m’éloignait pas de ma foi, mais elle m’en rapprochait et je dois certainement à ces mois de "séminaires" improvisés une formation intellectuelle solide dans laquelle je puise encore aujourd’hui des forces pour ma vie de foi. 

Ce sont les fruits de cet important investissement personnel que je souhaiterais vous faire partager. Je serais heureux de recueillir vos commentaires ou compléments d’information au fur et à mesure que nous progresserons dans notre étude. N’hésitez pas à me faire part de vos réflexions, doutes ou questionnements sur le problème de l’existence de Dieu.


Prochain article : Introduction générale, le dimanche 26 février 2006.


Bibliographie de cet Avant-Propos :

Abbé Pierre DESCOUVEMONT, « Guide des difficultés de la Foi Catholique », Cerf, 1989

André VALENTA, "Le scientisme", Editions Mélodie, 1995

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28 janvier 2006 6 28 /01 /janvier /2006 15:32

Cher ami lecteur,

 

Je te propose une lecture suivie et commentée de l’Encyclique du Pape Benoît XVI sur l’Amour de Dieu. Nous l’étudierons ainsi paragraphe par paragraphe au gré de ce que pourra nous souffler l’Esprit de Vérité.

 

Mais avant de rentrer dans ce texte, je te propose une réflexion qui m’est inspirée par les évènements et la Parole de Dieu. C’est souvent ainsi que Dieu nous parle : par les circonstances de notre vie, de la vie du monde ou de l’Eglise, et dans Sa Parole, telle qu’elle nous est livrée en particulier dans la liturgie de l’Eglise.

 

1ère observation : comment ne pas être frappé par la conjonction entre la publication officielle de cette nouvelle Encyclique et la fin de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens.

 

Le Pape Benoît XVI lui-même l’a fait remarquer lors de son audience générale du mercredi 18 janvier : «Il s'est écoulé beaucoup de temps avant que le texte ne soit prêt et traduit. A présent, il me semble que c'est un don de la Providence que le texte soit publié précisément le jour où nous prierons pour l'unité des chrétiens (…).

 

« A première vue, « Dieu est Amour » n’est pas un thème directement œcuménique. Mais le cadre général, le fondement sont œcuménique parce que l’Amour de Dieu, et notre amour, sont la condition de l’unité des chrétiens, la condition de la paix dans le monde.

 

Au cours des secondes vêpres œcuméniques de la fête de la Conversion de saint Paul, le 25 janvier dernier, le Saint Père déclarait encore : « Deus Caritas est. Dieu est Amour. C'est sur ce roc solide que repose toute la foi de l'Eglise. En particulier, c'est sur lui que se fonde la recherche patiente de la pleine communion entre tous les disciples du Christ : en fixant le regard sur cette vérité, sommet de la révélation divine, les divisions, tout en conservant leur douloureuse gravité, apparaissent surmontables et ne nous découragent pas ».

 

Le cardinal Walter Kasper, président du conseil pontifical pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens, a commenté au micro de Radio Vatican le thème annoncé de l’encyclique du pape en ces termes. « Tout le monde attend cette encyclique, disait-il, et donc aussi nos amis orthodoxes et protestants. Le thème est la charité et l’amour, un thème fondamental pour l’œcuménisme, parce que la pleine communion veut dire aussi amour plénier. Et donc, cette encyclique aura un grand impact œcuménique.

 

« Ce thème de l’amour est très proche du pape Benoît XVI qui est un expert de saint Augustin, et de saint Bonaventure. Dans les deux grands théologiens et saints, le thème de l’amour et de la charité est central. Ce sera une encyclique très importante ».

 

2e remarque : elle a trait cette fois à la conjonction entre la publication de l’Encyclique le 25 janvier, et le message de la Vierge Marie à Medjugorje du même jour :

 

« Chers enfants, aujourd´hui encore, je vous invite à être porteurs de l’Evangile dans vos familles. N´oubliez pas, petits enfants, de lire les Saintes Ecritures. Mettez-les dans un lieu visible et témoignez par votre vie que vous croyez et que vous vivez la Parole de Dieu. Je suis proche de vous par mon amour et j´intercède devant mon Fils pour chacun de vous. Merci d’avoir répondu à mon appel. »

 

Cf. la position de l’Eglise sur Medjugorje.

 

Au moment où le Pape Benoît XVI nous délivre sa première Encyclique, le Ciel nous invite donc à écouter et méditer la Parole de Dieu.

 

Beaucoup de nos contemporains pensent que Dieu est silencieux, qu’Il est muet, et donc indifférent au sort de notre vie. Mais combien parmi eux ont-ils lus la Bible ? Combien ont-ils ouvert leur Evangile pour y trouver une lumière sur la condition de leur existence ? La Parole de Dieu est notre lampe pour la route, elle éclaire le sens de nos vies, elle est nourriture pour notre âme. Comme l’écrivait St Jérôme, « Ignorer les Ecritures, c’est ignorer le Christ ». C’est pourquoi il est si important pour répondre à l’appel de Dieu à la conversion (cf. messe du 3e dimanche ordinaire, cf. aussi notre article du 4 janvier 2006, « 2006 : le temps des résolutions (2) : se décider pour Jésus »), de retrouver le contact avec la Parole de Dieu, et de la lire et la méditer, si possible chaque jour.

 

Mais comment lire la Bible, quand on en a pas l’expérience ? Il s’agit d’un très gros livre. Par où commencer ? Le livre de la Genèse ? Un Evangile ? Faut-il l’ouvrir à n’importe quelle page, au hasard ?

 

La liturgie peut nous offrir un bon moyen d’entrer en relation avec Dieu au moyen de sa Parole. Chaque jour nous est proposé un texte de l’Ancienne Alliance, un Psaume et un passage d’Evangile. De nombreux commentaires existent pour nous aider dans notre démarche, je pense aux ouvrages de Noël QUESSON que l’on peut trouver dans toute bonne librairie religieuse. Les textes bibliques eux-mêmes sont disponibles dans des revues liturgiques telles Magnificat ou Prions en Eglise. On peut aussi méditer plus profondément les textes du dimanche, faciles à trouver dans n’importe quel Missel, ou sur Internet. Là encore, de nombreux ouvrages de commentaires bibliques existent, citons ceux de Marie-Noëlle THABUT dont certains extraits sont disponibles en ligne (cf. Site en Liens du présent Blog). En trois ans (le temps que Jésus a pris pour enseigner ses disciples), un cycle biblique complet a été parcouru, et les principaux passages de la Sainte Ecriture ont été lus, entendus, médités et priés.

 

Dans la liturgie de l’Eglise, Dieu nous parle au quotidien, il interpelle nos cœurs et nous invite à l’écoute filiale.

 

Or, que nous dit actuellement le Seigneur dans la Sainte Liturgie ? Ce sera là notre troisième observation.

 

La première lecture de la messe du 4e dimanche ordinaire demain est tirée du Livre du Deutéronome, chapitre 18, versets 15 à 20 : « Moïse dit au peuple d'Israël : « Au milieu de vous, parmi vos frères, le Seigneur votre Dieu fera se lever un prophète comme moi, et vous l'écouterez. (…) Je ferai se lever au milieu de leurs frères un prophète comme toi ; je mettrai dans sa bouche mes paroles, et il leur dira tout ce que je lui prescrirai. Si quelqu'un n'écoute pas les paroles que ce prophète prononcera en mon nom, moi-même je lui en demanderai compte. » « Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! » s’exclament admiratives les foules, en écoutant Jésus parler (Marc 1. 27). Et le Psaume 94 de nous interroger : « Aujourd’hui, écouterez-vous sa Parole ? »

 

Nous sommes donc invités, je le crois à la lumière du message de la Vierge et de la Parole de Dieu, à écouter la parole du Pape comme la parole d’un prophète, c’est-à-dire d’un « porte-parole » de Dieu. Tous les Baptisés, certes, participent chacun à sa manière à la mission prophétique du Christ. Mais le Pape est d’une manière toute spéciale investit par l’Esprit Saint du charisme lui permettant de parler à coup sûr, en certaines circonstances, au nom du Christ Ressuscité.

 

« Le Souverain Pontife parle au nom du Christ, non pas au nom de l’Eglise.

 

« Il est vicaire du Christ , non pas de L’Eglise. »

 

(cf. Charles Journet, « Petit Catéchisme sur l’Eglise », Editions Saint-Augustin-Saint-Maurice,1985, page 18).

 

C’est pourquoi une Encyclique du Pape est toujours un évènement, car elle participe de cette Parole que le Verbe nous adresse encore aujourd’hui.

 

« L'on ne doit pas penser que ce qui est proposé dans les lettres Encycliques n'exige pas de soi l'assentiment, sous le prétexte que les Papes n'y exerceraient pas le pouvoir suprême de leur magistère. C'est bien, en effet, du magistère ordinaire que relève cet enseignement et pour ce magistère vaut aussi la parole : "Qui vous écoute, m'écoute... " (Luc 10. 16), et le plus souvent ce qui est proposé et imposé dans les Encycliques appartient depuis longtemps d'ailleurs à la doctrine catholique.

 

« Que si dans leurs Actes, les Souverains Pontifes portent à dessein un jugement sur une question jusqu'alors disputée, il apparaît donc à tous que, conformément à l'esprit et à la volonté de ces mêmes Pontifes, cette question ne peut plus être tenue pour une question libre entre théologiens. » (cf. Pie XII, Encyclique Humani generis)

 

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, nous dit le Seigneur aujourd’hui au sujet du Pape Benoît XVI. Ecoutez-le ».

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28 janvier 2006 6 28 /01 /janvier /2006 12:37

Nous voudrions montrer comment l'intercession, ou mieux encore la supplication, est le sommet ou le coeur de la prière chrétienne (...).

On rencontre ainsi des gens qui multiplient les chapelets ou disent souvent la prière de Jésus, et qui ne sont pas des hommes de prière parce que leur coeur n'est pas habité par un désir lancinant et persévérant de supplication et d'intercession.

Ils prient mais ils ne crient pas, ils s'inclinent mais ne sont pas à genoux, ils font de l'oraison ou de la méditation, mais surtout ils ne supplient pas.

Pour eux, la porte de la prière reste définitivement fermée, et ils ne seront jamais initiés au secret de la supplication.

Par contre, il y en a d'autres qui prient un quart de seconde par heure, mais qui sont sans cesse en état de supplication au fond de leur coeur où ils en ont le désir lancinant : ce sont eux les véritables hommes de prière.

(Extrait de "Le chapelet, un chemin vers la prière incessante", de Jean Lafrance, Mediaspaul, 1997, pages 38 et 44)

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24 janvier 2006 2 24 /01 /janvier /2006 23:35

Il y a quelques semaines, j’ai eu une conversation avec une amie croyante qui refuse obstinément de croire dans le Dieu d’Israël, le Dieu de Jésus-Christ.

Pour elle en effet, Dieu est au-delà de tout, bien au-dessus de tous les hommes. Il est fondamentalement le Tout-Autre, l’Inaccessible. Que Dieu puisse faire Alliance avec un petit peuple comme celui d’Israël, à l’exclusion de tous les autres, cela lui paraît inconcevable. Dieu est le Dieu de tous les hommes, et non seulement le Dieu d’Israël ! Aucun peuple ne peut prétendre avoir le monopole de l’Alliance avec Dieu.

Que Dieu puisse se faire homme lui paraît également impensable. Que Dieu s’incarne en Jésus-Christ, cela signifierait qu’il n’y aurait pas d’autre choix pour l’humanité que d’opter en faveur de Jésus-Christ pour entrer en relation avec Dieu. Or, les chrétiens, pour aussi nombreux qu’ils soient, sont minoritaires dans le monde et dans l’histoire. Si Jésus-Christ est Dieu, cela signifierait que les milliards d’hommes dans le temps et dans l’espace qui ne l’ont pas reconnu comme tel sont exclus de la relation avec Dieu. Or, cela est impossible, car Dieu, s’Il est vraiment Dieu, est le Dieu de tous les hommes, et que le Dieu chrétien puisse exclure de ses vues des milliards d’hommes suffit à démontrer qu’Il n’est pas, selon elle, le vrai Dieu.

J’espère n’avoir pas dénaturé les propos de mon amie en les schématisant ainsi, mais le titre du présent article me paraît bien résumer globalement son point de vue : Dieu serait trop Grand pour se faire petit, pour se "compromettre" avec notre humanité au risque d’être ignoré, voire méprisé et rejeté par les hommes dont Il est le Père universel.

Il y aurait beaucoup à dire sur ces différents propos, et le présent article n’a pas la prétention d’épuiser le sujet. Je souhaiterais simplement revenir sur quelques textes de méditations du Pape Benoît XVI sur ce mystère d’un Dieu Tout-Puissant qui renonce à ses prérogatives divines pour venir à la rencontre de l’homme, dans la pauvreté de sa condition.

Car ce qui est finalement en cause, ce n’est pas tant la question de savoir si Dieu est ou non le Dieu de tous les hommes. Cela, la Bible l’énonce clairement : « Il n'y a qu'un seul Dieu et Père de tous, qui règne au-dessus de tous, par tous, et en tous. » (Ep. 4. 5)

Non, ce qui est véritablement en cause me semble-t-il, dans les affirmations de mon amie, c’est la méthode que Dieu adopte pour se faire connaître -et aimer- de tous les hommes. Pour se révéler à nous, Dieu va employer en effet des moyens pour le moins… déconcertants. Mais pourrait-il en être autrement ? Ce qui fait que Dieu est Dieu pour moi, ce n’est pas tant sa grandeur inaccessible que son… imprévisibilité. Si Dieu est Dieu, Il ne peut être que déroutant pour un esprit  humain : si Dieu était à notre portée, serait-il Dieu ? Si Dieu est Dieu, Il ne peut être immédiatement à la portée de nos intelligences, faute de quoi, il serait éminemment suspect... « Mes pensées ne sont pas vos pensées, et mes chemins ne sont pas vos chemins, déclare le Seigneur. Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus des vôtres, et mes pensées, au-dessus de vos pensées » (Isaïe 55. 8-9).

Ainsi, affirmait le Pape Benoit XVI lors de la veillée avec les Jeunes à Marienfeld aux dernières JMJ, les mages d’Orient venus à Jérusalem rencontrer le Roi des Juifs « étaient (…), des personnes qui avaient les pieds sur terre et qui savaient que, pour changer le monde, il faut disposer du pouvoir. C’est pourquoi ils ne pouvaient chercher l’enfant de la promesse ailleurs que dans le palais du Roi.

« Maintenant, ils se prosternent cependant devant un enfant de pauvres gens, et ils en viennent rapidement à savoir que, fort de son pouvoir, Hérode – le Roi auprès duquel ils s’étaient rendus – avait l’intention de le poursuivre, en sorte qu’il ne resterait plus à la famille que la fuite et l’exil.

« Le nouveau Roi, devant lequel ils s’étaient prosternés, était très différent de ce qu’ils attendaient. Ainsi, ils devaient apprendre que Dieu est différent de la façon dont habituellement nous l’imaginons. C’est ici que commença leur cheminement intérieur. Il commença au moment même où ils se prosternèrent devant l’enfant et où ils le reconnurent comme le Roi promis.

« Mais la joie qu'ils manifestaient par leurs gestes devait s'intérioriser. Ils devaient changer leur idée sur le pouvoir, sur Dieu et sur l’homme, et, ce faisant, ils devaient aussi se changer eux-mêmes. Maintenant, ils le constataient : le pouvoir de Dieu est différent du pouvoir des puissants de ce monde. Le mode d’agir de Dieu est différent de ce que nous imaginons et de ce que nous voudrions lui imposer à lui aussi.

« Dans ce monde, Dieu n’entre pas en concurrence avec les formes terrestres du pouvoir. Il n’a pas de divisions à opposer à d’autres divisions. Dieu n’a pas envoyé à Jésus, au Jardin des Oliviers, douze légions d’anges pour l’aider (cf. Mt 26, 53). Au pouvoir tapageur et pompeux de ce monde, Il oppose le pouvoir sans défense de l’amour qui, sur la Croix – et ensuite continuellement au cours de l’histoire – succombe et qui cependant constitue la réalité nouvelle, divine, qui s’oppose ensuite à l’injustice et instaure le Règne de Dieu.

« Dieu est différent – c’est cela qu’ils reconnaissent maintenant. Et cela signifie que, désormais, eux-mêmes doivent devenir différents, ils doivent apprendre le style de Dieu. »

Or, le style de Dieu est tout de délicatesse, et de douceur, aussi léger que le doux murmure d’une brise légère (cf. 1 R 19. 12). C’est dans le silence et la nuit qu’Il descend sur la terre des hommes pour nous révéler son vrai visage, dans les traits d’un nouveau-né. « Dans cet Enfant, proclamait le Saint Père dans son homélie de Noël, Dieu oppose sa bonté à la violence de ce monde et il nous appelle à suivre l’Enfant. »

« L’aujourd’hui éternel de Dieu est descendu dans l’aujourd’hui éphémère du monde et il entraîne notre aujourd’hui passager dans l’aujourd’hui éternel de Dieu.

« Dieu est si grand qu’il peut se faire petit.

« Dieu est si puissant qu’il peut se faire faible et venir à notre rencontre comme un enfant sans défense, afin que nous puissions l’aimer.

« Dieu est bon au point de renoncer à sa splendeur divine et descendre dans l’étable, afin que nous puissions le trouveret pour que, ainsi, sa bonté nous touche aussi, qu’elle se communique à nous et continue à agir par notre intermédiaire (…).

« Dieu est devenu l’un de nous, afin que nous puissions être avec Lui, devenir semblables à Lui. Il a choisi comme signe l’Enfant dans la crèche: Il est ainsi. De cette façon nous apprenons à le connaître. »

Cette « descente » vertigineuse du Dieu Saint et Tout-Puissant sur la paille de la crèche de Bethléem peut scandaliser à première vue le croyant qui se fait une haute idée de la Souveraineté de Dieu. Mais si l’on y regarde bien, « c'est précisément le fait de se cacher qui constitue la plus éloquente « manifestation » de Dieu : l'humilité, la pauvreté, l'ignominie même de la Passion nous font découvrir comment Dieu est réellement. Le visage du Fils révèle fidèlement celui du Père. » (Benoît XVI, homélie de l’Epiphanie, 6 janvier 2006).

Ainsi que l’écrivait le Père Varillon, théologien éminent du XXe siècle : « Il faut beaucoup plus de puissance pour s’effacer que pour dominer et s’imposer. Les chrétiens considèrent la Toute Puissance de Dieu comme une puissance d’expansion et de domination, alors que c’est une puissance d’effacement. Faites-en l’expérience. Il en faut de l’amour et un amour puissant pour s’effacer afin que l’autre soit. C’est cela la Création. » (Père Varillon, « Un chrétien devant les grandes religions », Bayard 1995, p. 117-118.)

"En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie, sa mère" (Mt 2, 11). « Rien d'extraordinaire à première vue,affirmait le Pape Jean-Paul II dans son dernier message pour les XXe Journées Mondiales de la Jeunesse. Et pourtant, cet Enfant est différent des autres : il est le Fils unique de Dieu qui s'est dépouillé de sa gloire (cf. Ph. 2, 7) et qui est venu sur la terre pour mourir sur la Croix. Il est descendu parmi nous et s'est fait pauvre pour nous révéler la gloire divine, que nous contemplerons pleinement au Ciel, notre patrie bienheureuse.

« Qui aurait pu inventer un signe d'amour plus grand ? Nous sommes en admiration devant le mystère d'un Dieu qui s'abaisse pour revêtir notre condition humaine jusqu'à s'immoler pour nous sur la Croix (cf. Ph. 2, 6-8). Dans sa pauvreté, Celui qui - comme nous le rappelle saint Paul - "de riche qu'il était, s'est fait pauvre pour vous, afin de vous enrichir par sa pauvreté" (2 Co 8, 9), est venu offrir le salut aux pécheurs. Comment rendre grâce à Dieu pour tant de bonté manifestée ? »

Maintenant, cette « méthode » qu’emploie Dieu pour se révéler aux hommes a-t-elle pour effet pervers d’exclure les milliards d’hommes qui n’adhèrent pas au Christ, ou au Dieu d’Israël ?

L’Ecriture Sainte nous enseigne que « Dieu, notre Sauveur, (…) veut que tous les hommes soient sauvés et arrivent à connaître pleinement la vérité. » (1 Tm 2. 3). Tous les hommes... Tel est le dessein bienveillant de Dieu, pour reprendre une expression de St Paul. Et comment va-t-Il s'y prendre? Le Pape Benoît XVI, dans son homélie de la messe de l’Epiphanie, emploie l’image des cercles concentriques pour nous faire comprendre l’articulation entre l’élection d’Israël et le mystère de l’Incarnation du Fils de Dieu en Jésus-Christ d’une part, et le projet divin de rassembler et unifier le monde entier (et donc chacun de nous personnellement) en un seul Corps.

« Dans le mystère de Noël, la lumière du Christ rayonne sur la terre, en se diffusant comme par cercles concentriques.

« Avant tout sur la sainte Famille de Nazareth : la Vierge Marie et Joseph sont illuminés par la présence divine de l'Enfant Jésus.

« La lumière du Rédempteur se manifeste ensuite aux bergers de Bethléem qui, avertis par l'ange, accourent immédiatement à la grotte et y trouvent le « signe » qui leur avait été annoncé : un enfant enveloppé de langes et couché dans une mangeoire (cf. Lc 2, 12). Les bergers, avec Marie et Joseph, représentent ce « reste d'Israël », les pauvres, les anawim, auxquels est annoncée la Bonne Nouvelle.

« L'éclat du Christ parvient enfin jusqu'aux Rois mages, qui constituent les prémices des peuples païens (…).

« Mais qu'est-ce que cette lumière ? Est-ce seulement une métaphore suggestive ou cette image correspond-elle à une réalité ? L'Apôtre Jean écrit dans sa Première Epître : « Dieu est Lumière, en lui point de ténèbres » (1 Jn 1, 5) ; puis il ajoute : « Dieu est amour ». Ces deux affirmations, mises ensemble, nous aident à mieux comprendre : la lumière, apparue à Noël, et qui se manifeste aujourd'hui aux nations, est l'amour de Dieu, révélé dans la Personne du Verbe incarné. Les Rois mages arrivent d'Orient, attirés par cette lumière.

« Dans le mystère de l'Epiphanie, par conséquent, en plus d'un mouvement de rayonnement vers l'extérieur, se manifeste un mouvement d'attraction vers le centre qui achève le mouvement déjà inscrit dans l'Ancienne Alliance. La source d'un tel dynamisme est Dieu, Un dans la substance et Trine dans les Personnes, qui attire tout et tous à lui.

« La Personne incarnée dans le Verbe se présente ainsi comme le principe de réconciliation et de récapitulation universelle (cf. Ep 1, 9-10). Il est le but ultime de l'histoire, le terme d'un « exode », d'un chemin providentiel de rédemption, qui culmine dans sa mort et sa résurrection. »

Le Pape Benoît XVI observe que « La fidélité de Dieu à Israël et sa manifestation aux nations pourraient apparaître comme des aspects divergents entre eux à un regard superficiel ; en réalité ce sont les deux faces d'une même médaille.

« En effet, selon les Ecritures, c'est précisément en restant fidèle au pacte d'amour avec le peuple d'Israël que Dieu révèle également sa gloire aux autres peuples.

« Grâce et fidélité » (cf. Ps 88, 2), « amour et vérité » (cf. Ps 84, 11) sont le contenu de la gloire de Dieu, son « nom », destiné à être connu et sanctifié par les hommes de toute langue et de toute nation. Mais ce « contenu » est inséparable de la « méthode » que Dieu a choisie pour se révéler, celle de la fidélité absolue à l'alliance, qui atteint son sommet en Jésus Christ.

« Le Seigneur Jésus est, dans le même temps et de manière inséparable, « lumière pour éclairer les nations païennes, etgloire d'Israël [son] peuple » (Lc 2, 32) (…). Les Rois mages ont adoré un simple Enfant dans les bras de sa Mère Marie car en Lui ils ont reconnu la source de la double lumière qui les avait guidés : la lumière de l'étoile et la lumière des Ecritures. Ils ont reconnu en Lui le Roi des Juifs, gloire d'Israël, mais aussi le Roi de toutes les nations. »

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23 janvier 2006 1 23 /01 /janvier /2006 13:21

«Celui qui ne croit plus en l'Être ne croit plus en sa propre existence

(Paul CLAUDEL)

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21 janvier 2006 6 21 /01 /janvier /2006 15:55

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21 janvier 2006 6 21 /01 /janvier /2006 15:40

C'est surtout dans le domaine de la prière -et cela va de soi- qu'on expérimente cette présence prééminente de Marie, au point que parfois, on se pose des questions -je ne dirai pas qu'on s'inquiète, car Marie donne toujours la paix- mais on se demande quand même s'il n'y a pas concurrence avec Dieu.

C'est alors que la réponse arrive en même temps que la question. Non seulement Marie n'est pas à la première place dans notre prière, mais elle s'efface totalement pour devenir pure transparence de Dieu. Elle est vraiment comme disent les Pères, "Miroir de la Sainteté", Miroir de la Justice et Miroir du Soleil de Dieu. Ce qui fait qu'en la regardant, elle reflète le visage inconnu de Dieu, celui qui ne ressemble à rien : l'Au-delà de tout, qu'on ne peut nommer mais seulement prier.

Peu importe qu'on regarde le soleil directement ou dans un miroir. La seule crainte à avoir est que ce soit un mirage : Marie nous offre-telle le soleil ou la lune? La réponse vient de la totale pureté : elle ne peut que refléter la gloire du Très Haut. Disons en passant (...) qu'en regardant notre visage dans le miroir très pur de la Vierge, nous y découvrirons tout ce qui fait obstacle en nous à la sainteté de Dieu.

(Extrait de "Le chapelet, un chemin vers la prière incessante", de Jean Lafrance, Mediaspaul, 1997, pages 24 et 25)

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