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20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 13:27

Extrait de l’homélie du Pape Benoît XVI prononcée le 5 avril 2007 à l’occasion de la célébration de la Cène du Seigneur.

Chers frères et sœurs,

Dans la lecture du Livre de l'Exode (…) est décrite la célébration de la Pâque d'Israël, telle qu'elle était réglementée dans la Loi mosaïque. A l'origine, il a pu y avoir une fête de printemps des nomades. Pour Israël, toutefois, cela s'était transformé en une fête de commémoration, d'action de grâce et, dans le même temps, d'espérance. Au centre de la Cène pascale, ordonnée selon des règles liturgiques déterminées, se trouvait l'agneau comme symbole de la libération de l'esclavage en Egypte. C'est pourquoi l'haggadah pascal faisait partie intégrante du repas à base d'agneau : le récit rappelant le fait que c'était Dieu lui-même qui avait libéré Israël "la main haute". Lui, le Dieu mystérieux et caché, s'était révélé plus fort que le Pharaon avec tout le pouvoir qu'il avait à sa disposition. Israël ne devait pas oublier que Dieu avait personnellement pris en main l'histoire de son peuple et que cette histoire était sans cesse fondée sur la communion avec Dieu. Israël ne devait pas oublier Dieu.

La parole de la commémoration était entourée par des paroles de louange et d'action de grâce tirées des Psaumes. Remercier et bénir Dieu atteignait son sommet dans la berakha, qui en grec est appelée eulogia ou eucaristia : bénir Dieu devient une bénédiction pour ceux qui le bénissent. L'offrande donnée à Dieu revient bénie à l'homme. Tout cela édifiait un pont entre le passé et le présent et vers l'avenir : la libération d'Israël n'était pas encore accomplie. La nation souffrait encore comme petit peuple dans le cadre des tensions entre les grandes puissances. Se rappeler avec gratitude de l'action de Dieu par le passé devenait ainsi, dans le même temps, une supplication et une espérance : Mène à bien ce que tu as commencé! Donne-nous la liberté définitive!

C'est cette cène aux multiples significations que Jésus célébra avec les siens le soir avant sa Passion. Sur la base de ce contexte nous devons comprendre la nouvelle Pâque, qu'Il nous a donnée dans la Sainte Eucharistie. Dans les récits des évangélistes il existe une contradiction apparente entre l'Evangile de Jean, d'une part, et ce que, de l'autre, nous communiquent Matthieu, Marc et Luc. Selon Jean, Jésus mourut sur la croix précisément au moment où, dans le Temple, étaient immolés les agneaux pascals. Sa mort et le sacrifice des agneaux coïncidèrent. Cela signifie cependant qu'Il mourut la veille de Pâques et qu'il ne put donc pas célébrer personnellement la cène pascale – c'est tout au moins ce qu'il semble. En revanche, selon les trois Evangiles synoptiques, la Dernière Cène de Jésus fut une cène pascale, dans la forme traditionnelle de laquelle Il inséra la nouveauté du don de son corps et de son sang. Il y a quelques années encore, cette contradiction semblait insoluble. La plupart des exégètes étaient de l'avis que Jean n'avait pas voulu communiquer la véritable date historique de la mort de Jésus, mais avait choisi une date symbolique pour rendre ainsi évidente la vérité la plus profonde : Jésus est le nouvel agneau véritable qui a répandu son sang pour nous tous.

La découverte des écrits de Qumran nous a, entre-temps, conduits à une possible solution convaincante qui, bien que n'ayant pas encore été acceptée par tous, possède toutefois un haut degré de probabilité. Nous sommes à présent en mesure de dire que ce que Jean a rapporté est historiquement précis. Jésus a réellement versé son sang la veille de Pâque, à l'heure de l'immolation des agneaux. Il a cependant célébré la Pâque avec ses disciples probablement selon le calendrier de Qumran, et donc au moins un jour avant – il l'a célébrée sans agneau, comme la communauté de Qumran, qui ne reconnaissait pas le temple d'Hérode et qui était en attente du nouveau temple. Jésus a donc célébré la Pâque sans agneau – non, pas sans agneau : au lieu de l'agneau il s'est donné lui-même, son corps et son sang. Il a ainsi anticipé sa mort de manière cohérente avec sa parole : "Personne n'a pu m'enlever la vie ; je la donne de moi-même" (cf. Jn 10, 18). Au moment où il présentait à ses disciples son corps et son sang, Il accomplissait réellement cette affirmation. Il a lui-même offert sa vie. Ce n'est qu'ainsi que l'antique Pâque atteignait son véritable sens.

Saint Jean Chrysostome, dans ses catéchèses eucharistiques, a écrit un jour : Que dis-tu, Moïse? Le sang d'un agneau purifie les hommes? Il les sauve de la mort? Comment le sang d'un animal peut-il purifier les hommes, sauver les hommes, avoir du pouvoir contre la mort? De fait – poursuit Jean Chrysostome – l'agneau ne pouvait constituer qu'un geste symbolique et donc l'expression de l'attente et de l'espérance en Quelqu'un qui aurait été en mesure d'accomplir ce que le sacrifice d'un animal n'était pas capable de faire. Jésus célébra la Pâque sans agneau et sans Temple et, toutefois, non pas sans agneau et sans Temple. Il était lui-même l'Agneau attendu, le véritable, comme l'avait annoncé Jean Baptiste au début du ministère public de Jésus : "Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde!" (Jn 1, 29). Et c'est lui-même qui est le véritable Temple, le Temple vivant, dans lequel Dieu habite et dans lequel nous pouvons rencontrer Dieu et l'adorer. Son sang, l'amour de Celui qui est en même temps Fils de Dieu et homme véritable, l'un de nous, ce sang peut sauver. Son amour, cet amour dans lequel Il se donne librement pour nous, est ce qui nous sauve. Le geste nostalgique, d'une certaine manière privé d'efficacité, qui était l'immolation de l'agneau innocent et immaculé, a trouvé une réponse dans Celui qui est devenu pour nous à la fois Agneau et Temple.

Ainsi, au centre de la Pâque nouvelle de Jésus se trouvait la Croix. C'est d'elle que venait le don nouveau qu'il avait apporté. Et ainsi, elle reste toujours dans la Sainte Eucharistie, dans laquelle nous pouvons célébrer avec les Apôtres à travers le temps la nouvelle Pâque. De la Croix du Christ vient le don. "Personne n'a pu m'enlever la vie ; je la donne de moi-même". A présent, Il nous l'offre. L'haggadah pascal, la commémoration de l'action salvifique de Dieu, est devenue mémoire de la Croix et de la Résurrection du Christ – une mémoire qui ne rappelle pas simplement le passé, mais qui nous attire dans la présence de l'amour du Christ. Et ainsi, la berakha, la prière de bénédiction et d'action de grâce d'Israël, est devenue notre célébration eucharistique, dans laquelle le Seigneur bénit nos dons – le pain et le vin – pour se donner lui-même en eux. Nous prions le Seigneur de nous aider à comprendre toujours plus profondément ce mystère merveilleux, à l'aimer toujours plus et, dans celui-ci, à aimer toujours plus le Seigneur.



Lire le texte intégral de l'homélie du Pape Benoît XVI  

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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 10:25

Extrait du Message Pascal du Pape Benoît XVI pour la bénédiction Urbi et Orbi, adressé à la ville de Rome et au monde Place Saint Pierre le dimanche de Pâques 8 avril 2007.


« Mon Seigneur et mon Dieu! »
Renouvelons, nous aussi, la profession de foi de Thomas. Cette année, comme vœux de Pâques, j’ai voulu justement choisir ses paroles, parce que l’humanité présente attend des chrétiens un témoignage renouvelé de la résurrection du Christ ; elle a besoin de le rencontrer et de pouvoir le connaître comme vrai Dieu et vrai Homme. Si, chez cet Apôtre, nous pouvons rencontrer les doutes et les incertitudes de nombreux chrétiens d’aujourd’hui, les peurs et les désillusions d’un grand nombre de nos contemporains, avec lui, nous pouvons aussi redécouvrir, avec une conviction renouvelée, la foi au Christ mort et ressuscité pour nous. Cette foi, transmise au cours des siècles par les successeurs des Apôtres, demeure, parce que le Seigneur ressuscité ne meurt plus. Il vit dans l’Église et il la guide résolument vers l’accomplissement de son dessein éternel de salut.

Chacun de nous peut être tenté par l’incrédulité de Thomas. La souffrance, le mal, les injustices, la mort, spécialement quand ils frappent les innocents – comme, par exemple, les enfants victimes de la guerre et du terrorisme, de la maladie et de la faim –, ne mettent-ils pas à dure épreuve notre foi ? Pourtant, paradoxalement, dans ces cas, l’incrédulité de Thomas nous est utile et précieuse, car elle nous aide à purifier toute fausse conception de Dieu et elle nous conduit à découvrir son visage authentique : le visage d’un Dieu qui, dans le Christ, s’est chargé des plaies de l’humanité blessée. Thomas a reçu du Seigneur le don d’une foi éprouvée par la passion et la mort de Jésus, et confirmée par sa rencontre avec Lui, le Ressuscité, et il a transmis ce don à l’Église. Une foi qui était presque morte et qui est née à nouveau grâce au contact avec les plaies du Christ, avec les blessures que le Ressuscité n’a pas cachées, mais qu’il a montrées et qu’il continue de nous montrer à travers les peines et les souffrances de tout être humain.

« C’est par ses blessures que vous avez été guéris » (1 P 2,24), telle est l’annonce que Pierre adresse aux premiers convertis. Ces plaies, qui pour Thomas furent d’abord un obstacle à la foi, parce que signes de l’apparent échec de Jésus ; ces mêmes plaies sont devenues, dans la rencontre avec le Ressuscité, des preuves d’un amour victorieux. Ces plaies, que le Christ a reçues par amour pour nous, nous aident à comprendre qui est Dieu et à répéter nous aussi : « Mon Seigneur et mon Dieu ». Seul un Dieu qui nous aime au point de prendre sur lui nos blessures et notre souffrance, surtout la souffrance de l’innocent, est digne de foi.

Que de blessures, que de souffrances dans le monde! Il ne manque pas de calamités naturelles ni de tragédies humaines qui provoquent d’innombrables victimes et des dommages matériels considérables (…). Chers Frères et Sœurs, à travers les plaies du Christ ressuscité, c’est avec des yeux d’espérance que nous pouvons voir les maux qui affligent l’humanité. En effet, en ressuscitant, le Seigneur n’a pas enlevé la souffrance et le mal du monde, mais il les a vaincus à la racine avec la surabondance de sa Grâce. Au pouvoir immense du Mal, il a opposé la toute-puissance de son Amour. Comme chemin vers la paix et vers la joie, il nous a laissé l’Amour qui ne craint pas la Mort. « Comme je vous ai aimés – a-t-il dit aux Apôtres avant de mourir – vous aussi aimez-vous les uns les autres » (Jn 13,34).



Lire le texte intégral du Message pascal du Pape Benoît XVI

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13 août 2008 3 13 /08 /août /2008 22:51

Nous poursuivons notre parcours spirituel sur le Chemin de l'Imperfection du Père André Daigneault.

Le père nous rappelle dans son premier chapitre – et ce sera son leitmotiv tout au long de son ouvrage – que l’échelle qui conduit à la sainteté est une échelle que l’on monte… en descendant ; que ce ne sont pas nos efforts pour nous convertir, ni notre respect scrupuleux de la loi qui fera de nous des saints, mais la descente par l’échelle de l’humilité dans notre petitesse, notre pauvreté, notre fragilité, notre misère… Oui, c’est là que Dieu veut nous rencontrer et nous combler de sa grâce ; c’est là qu’il veut nous transformer (mais pas comme nous l’imaginerions…) et faire de nous des saints. C’est dans l’abîme de notre toute-faiblesse que le Seigneur veut déployer sa Toute-Puissance.

« La sainteté proposée par le Christ n’est pas une sainteté d’ordre naturel, mais une sainteté accueillie dans notre pauvreté. Le Christ est venu pour les pécheurs et les faibles, et non pour les forts et les bien-portants. »
(Chapitre 1, page 22). « Jésus n’a pas proposé une échelle de perfection dont on gravirait progressivement les degrés pour enfin posséder Dieu, mais un chemin de descente dans les profondeurs de l’humilité » (Id.)

La sainteté selon l’Evangile est donc d’un autre ordre que la perfection au sens où nous l’entendons humainement. Tel est le grand paradoxe de la vie chrétienne : c’est en descendant que l’on monte. « Descendre pour monter, c’est là le paradoxe évangélique du vrai cheminement spirituel chrétien. Saint Benoît, au chapitre 7 de sa Règle, dit qu’on monte par l’abaissement et la descente dans la pauvreté de notre être. Le chrétien doit suivre le Christ dans ses abaissements (…). Il faut, à l’exemple du Christ, descendre dans les humiliations et les nuits, descendre par la Croix, descendre enfin par la mort totale à nous-mêmes. Mourir avec lui pour ressusciter avec lui » (Chapitre 1, pages 25 et 26).

On n’est donc jamais trop bas pour Dieu, et c’est là sans doute le cœur de la Bonne Nouvelle de l’Evangile. Tout homme, quelle que soit sa situation de misère, de bassesse morale, de péché et de désespoir, peut en un instant devenir le plus grand saint, à l’image du Bon Larron qui, sur la Croix, reçut de la bouche même de Jésus l’assurance du Paradis en implorant du fond de sa déréliction causée par une vie de désordre : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton règne » (Lc 23. 42).

« Pour être saint, il faut arriver à cet extrême, à un anéantissement tel qu’on n’ait plus qu’une chose à faire : espérer en Dieu. Etant appauvri complètement, on ne peut être sauvé que par un acte de confiance dans cette pauvreté complète, par un acte d’espérance jailli du dénuement absolu. L’état de sainteté la plus haute se confond presque avec l’état de pécheur qui n’a plus rien et qui n’a plus comme ressource que son espoir en la miséricorde de Dieu. »
(P. Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus).

Le Père Daigneault nous fait ainsi longuement méditer la parabole du Pharisien et du Publicain, en Luc 18. 9. 14.

« Jésus,
nous dit l’Evangéliste, dit une parabole pour certains hommes qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient tous les autres ». Sommes-nous, nous aussi, à l’image de ces hommes, convaincus d’être des justes ? Si oui, c’est sans doute que nous ne sommes pas encore descendu au fond de notre âme par l’échelle de la pauvreté, la seule qui conduit à la sainteté selon l’Evangile. Si non : eh bien… heureux sommes-nous : cette parabole de Jésus est pour nous…

Notons au passage que ce que Jésus reproche aux pharisiens n’est pas tant la conscience qu’ils ont (ou croient avoir) de leur propre justice, que le fait qu’ils « méprisaient tous les autres ». Voilà un excellent baromètre de notre état spirituel : le regard que nous portons sur les autres, et en l’espèce sur les pécheurs. Nous laissons-nous surprendre, nous aussi, par des réactions de mépris ou de commisération condescendante à leur égard ? Ou bien avons-nous le sentiment plus ou moins diffus d’être faits du même bois, avec cette conscience peut-être (qu’ont eu les Saints) d’appartenir à la race des pires pécheurs ? Songeons à des cas bien concrets, autour de nous. Et examinons comment nous jugeons les autres. Prenons pour cela un temps de silence, de réflexion et de prière. Considérons notre attitude envers tous ceux qui n’observent pas la loi morale, qu’ils y soient complètement en dehors, ou qu’ils y aient été infidèles de quelque manière. Et faisons la vérité en nous ; n’ayons pas peur de rencontrer nos propres limites, de faire face à notre pauvreté d’amour, voire à l’absence en nous de tout amour pour « ces gens-là »…

« Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, l’autre publicain »
. Deux personnages bien différents : le pharisien, archétype du religieux irréprochable qui pratique sa religion avec zèle et générosité ; le publicain, archétype même de l’homme médiocre, « impur », qui pactise avec le péché du monde, qui « croque » dirait-on aujourd’hui, et dont la vie morale est loin d’être exemplaire… Deux attitudes religieuses radicalement opposées. Mais deux attitudes religieuses quand même : en cet instant, les deux hommes accomplissent le même acte ; ils montent tous deux au Temple pour prier. La prière… Le remède absolu contre la perdition éternelle. Au pécheur qui n’a plus rien de dignité humaine, et dont la « maison » est ravagée par le péché, il reste cette ultime ressource, celle du Bon Larron sur la Croix, ou du publicain de la Parabole : la prière, l’ardente supplication…. « Jésus, sauve-moi ! Jésus, prends pitié de moi ! Jésus, souviens-toi de moi ! » "Celui qui prie se sauve certainement ; celui qui ne prie pas se damne certainement", disait Alphonse de Liguori, Saint et Docteur de l’Eglise.

Jésus poursuit sa parabole : « Le pharisien se tenait là et priait en lui-même : ‘Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes : voleurs, injustes, adultères ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne’. » « Le pharisien est un homme irréprochable dans ses pratiques, qu’il énumère en toute bonne conscience » (Chapitre 1, page 23). Le pharisien, et tous ceux qui lui ressemblent, « vivent dans la tour d’ivoire de leur suffisance et de leurs supposées vertus, en haut de l’échelle, jugeant les pécheurs en bas. Ils veulent se sauver eux-mêmes et par leur perfection » (Chapitre 1, page 23-24). Le Père Daigneault pointe ici un aspect important de la psychologie du pharisien : « On peut sentir que, pour le pharisien, l’opinion des autres, ce qu’on pense de lui, a beaucoup d’importance (…). Le pharisien se préoccupe beaucoup de son image (…). Le but de la vie du pharisien, c’est de devenir si parfait et d’observer tellement la Loi à la lettre que Dieu le fera entrer dans son Royaume à cause de toutes ses œuvres. C’est pourquoi lorsqu’il commet une faute, il faut qu’il la nie, qu’il la refoule, parce que, pour lui, toute faute est fatale. Toute sa supposée vertu et son image s’écrouleraient si sa façade se crevassait (…). Si le pharisien éprouve le besoin de montrer les autres du doigt et de rationaliser ses erreurs et ses péchés, c’est qu’il se sent, au fond, inférieur, inquiet et angoissé (…). Je dirais que la blessure du pharisien, c’est qu’il cherche la grandeur et le pouvoir pour compenser son manque de confiance en Dieu et son insécurité qui lui font toujours rechercher les premières places auprès des gens influents et du pouvoir » (Chapitre 1, pages 27 à 29).

« Le publicain, lui,
dit Jésus, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine en disant : « Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis ». Contraste saisissant entre l’attitude hautaine du pharisien et celle du publicain. Celui-ci n’a rien à faire valoir devant Dieu. Il ne se dit pas en lui-même : « bon, c’est vrai, j’ai commis des péchés, mais rien de grave au fond. Et j’ai quand même fait aussi des choses bien. Au final, la balance s’équilibre. Ma vie est donc plutôt réussie ». Cela encore est du pharisaïsme. Non, cet homme là, il s’effondre. Il n’ose même pas, nous dit l’Evangéliste, lever les yeux vers le ciel. Il est abattu, anéanti, broyé. Son âme est en proie à la plus vive douleur, peut-être même verse-t-il de nombreuses larmes (bienheureuses larmes que celles-ci…). Et il ne trouve rien à redire que : « Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis ». « Mon Dieu »… expression affectueuse qui trahit un amour dont le publicain n’a peut-être même pas conscience, mais que son péché n’a pas réussi à détruire. Dieu, le Seigneur de l’Univers, le Créateur des Cieux, le Trois fois Saint, l’Au-delà de Tout, reste pour le publicain « son » Dieu ; expression qui renvoie à l’Alliance que Dieu a fait avec son peuple : « Vous, vous serez mon peuple, et moi je serai votre Dieu » (cf. par ex. Ezéchiel 36. 28). « Prends pitié… » : c’est le cri de désespoir (ou plutôt : d’espérance !) de celui qui n’a personne d’autre vers qui se tourner que Dieu lui-même. « … du pécheur que je suis » : reconnaissance par le publicain de la vérité de sa vie, à la lumière de la Parole de Dieu, et de ses commandements.

C’est alors que du fond de l’abîme va pouvoir rejaillir dans le cœur du publicain les sources d’eaux vives, sanctifiantes et purifiantes, de la vie divine : « Quand ce dernier rentra chez lui, conclut en effet Jésus, c’est lui, je vous le déclare, qui était devenu juste, et non pas l’autre ». Quelle révélation ! Quel enseignement percutant du Seigneur ! Quel renversement !

« Celui qui confesse ses péchés agit déjà avec Dieu,
affirmait Saint Augustin. Dieu accuse tes péchés ; si tu les accuses toi aussi, tu te joins à Dieu. L’homme et le pécheur sont pour ainsi dire deux réalités : quand tu entends parler de l’homme, c’est Dieu qui l’a fait ; quand tu entends parler du pécheur, c’est l’homme lui-même qui l’a fait. Détruis ce que tu as fais pour que Dieu sauve ce qu’il a fait... Quand tu commences à détester ce que tu as fait, c’est alors que tes œuvres bonnes commencent parce que tu accuses tes œuvres mauvaises. Le commencement des œuvres bonnes, c’est la confession des œuvres mauvaises. Tu fais la vérité et tu viens à la Lumière. » (S. Augustin, ev. Jo. 12, 13) Telle est l’attitude pénitentielle qui permet à la grâce divine d’accomplir son œuvre et de nous sauver entièrement : « La Pénitence oblige le pécheur à accepter volontiers tous ses éléments : dans son cœur, la contrition ; dans sa bouche, la confession ; dans son comportement, une totale humilité ou une fructueuse satisfaction » (Catech. R. 2, 5, 21 ; cf. Cc. Trente : DS 1673).

« Les pharisiens voient en Dieu le juge impartial des œuvres humaines, le salut est donc pour eux le salaire et la juste récompense des mérites de chacun. Jésus nous montre le vrai visage de Dieu, l’Auteur de tout bien et de toute grâce : le salut est à ses yeux le don gratuit offert à tous, et surtout aux pauvres, et accordé à quiconque s’ouvre et le reçoit comme un enfant »
(Chapitre 1, page 24). La parabole du pharisien et du publicain est d’ailleurs immédiatement suivie dans l’Evangile de Luc de l’épisode des disciples écartant les nourrissons que l’on présentait à Jésus, qui saisira cette occasion pour leur enseigner que « celui qui n’accueille pas le Royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas » (Lc 18. 17).

Le plus grand obstacle la sainteté, ce n’est donc pas notre misère morale, qui offre à Dieu l’occasion d’être pour nous ce qu’il est : notre Créateur (ou re-Créateur) et Rédempteur (ou Sauveur). Non, c’est bien plutôt l’orgueil – non dénoncé comme tel – qui conduit certains (et nous sommes tous concernés ! le pharisien et le publicain se combattent en nous-mêmes) à refuser de reconnaître la moindre trace de faiblesse en eux. « La vie de ces personnes peut sembler extérieurement très généreuse, car elles travaillent beaucoup et font de grands efforts ; mais elles sont toujours un peu raides, il y a en elles quelque chose de forcé, elles manquent de souplesse et de compassion. Si elles ne descendent pas, elles se trouveront un jour au bord de l’endurcissement et de l’aveuglement spirituel. Il faut accepter d’être exposés, même aux yeux des autres, comme des êtres faibles et blessés, et en même temps livrés à la miséricorde de Dieu. Il faut descendre et non monter » (Chapitre 1, page 30).

Telle est d’ailleurs la finale de la parabole du pharisien et du publicain, la fine pointe de l’enseignement de Jésus : « Quiconque s’élève sera abaissé ; quiconque s’abaisse sera élevé » (Lc 18.14).


Ø
Pour approfondir le sujet, relire "Tout pécheur est un saint en puissance" ; écouter aussi "Dieu mendiant de nos misères" (que je recommande tout spécialement à ceux qui ont besoin de consolation dans le combat spirituel), et "Dieu puissant en miséricorde" du Frère Remi Schappacher.

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11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 23:00

Audience Générale du 28 mars 2007 du Pape Benoît XVI (que nous publions en intégralité compte tenu de sa grande richesse théologique et doctrinale).

 

Chers frères et sœurs!

Dans les catéchèses sur les grandes figures de l'Eglise des premiers siècles, nous arrivons aujourd'hui à l'éminente personnalité de saint Irénée de Lyon. Les informations biographiques à son sujet proviennent de son propre témoignage, qui nous est parvenu à travers Eusèbe, dans le livre V de l'Histoire ecclésiastique.

Irénée naquit selon toute probabilité à Smyrne (aujourd'hui Izmir, en Turquie), vers 135-140, où, encore jeune, il alla à l'école de l'Evêque Polycarpe, lui-même disciple de l'Apôtre Jean. Nous ne savons pas quand il se rendit d'Asie mineure en Gaule, mais son transfert a dû coïncider avec les premiers développements de la communauté chrétienne de Lyon : c'est là que, en 177, nous trouvons Irénée au nombre du collège des prêtres. C'est précisément cette année qu'il fut envoyé à Rome, porteur d'une lettre de la communauté de Lyon au Pape Eleuthère. Cette mission romaine permit à Irénée d'échapper à la persécution de Marc-Aurèle, dans laquelle au moins 48 martyrs trouvèrent la mort, parmi lesquels l'Evêque de Lyon lui-même, Pothin, âgé de 90 ans, mort des suites de mauvais traitements en prison. Ainsi, à son retour, Irénée fut élu Evêque de la ville. Le nouveau Pasteur se consacra entièrement au ministère épiscopal, qui se conclut vers 202-203, peut-être par le martyre.

Irénée est avant tout un homme de foi et un Pasteur. Du bon Pasteur, il possède le sens de la mesure, la richesse de la doctrine, l'ardeur missionnaire. En tant qu'écrivain, il poursuit un double objectif : défendre la véritable doctrine des attaques des hérétiques, et exposer avec clarté les vérités de la foi. Les deux œuvres qui nous sont parvenues de lui correspondent exactement à ces objectifs : les cinq livres Contre les hérésies, et l'Exposition de la prédication apostolique (que l'on peut également appeler le plus ancien "catéchisme de la doctrine chrétienne"). En définitive, Irénée est le champion de la lutte contre les hérésies. L'Eglise du IIe siècle était menacée par ce que l'on appelle la gnose, une doctrine qui affirmait que la foi enseignée dans l'Eglise ne serait qu'un symbolisme destiné aux personnes simples, qui ne sont pas en mesure de comprendre les choses difficiles ; au contraire, les initiés, les intellectuels – on les appelait les gnostiques – auraient compris ce qui se cache derrière ces symboles, et auraient formé un christianisme élitiste, intellectuel. Bien sûr, ce christianisme intellectuel se fragmentait toujours plus en divers courants de pensées souvent étranges et extravagants, mais qui attiraient de nombreuses personnes. Un élément commun de ces divers courants était le dualisme, c'est-à-dire que l'on niait la foi dans l'unique Dieu, Père de tous, Créateur et Sauveur de l'homme et du monde. Pour expliquer le mal dans le monde, ils affirmaient l'existence, auprès de Dieu bon, d'un principe négatif. Ce principe négatif aurait produit les choses matérielles, la matière. En s'enracinant solidement dans la doctrine biblique de la Création, Irénée réfute le dualisme et le pessimisme gnostique qui sous-évaluaient les réalités corporelles. Il revendiquait fermement la sainteté originelle de la matière, du corps, de la chair, ainsi que de l'esprit.

Mais son œuvre va bien au-delà du rejet de l'hérésie : on peut dire, en effet, qu'il se présente comme le premier grand théologien de l'Eglise, qui a créé la théologie systématique ; lui-même parle du système de la théologie, c'est-à-dire de la cohérence interne de toute la foi.
Au centre de sa doctrine réside la question de la "règle de la foi" et de sa transmission. Pour Irénée, la "règle de la foi" coïncide en pratique avec le Credo des Apôtres et nous donne la clé pour interpréter l'Evangile, pour interpréter le Credo à la lumière de l'Evangile. Le symbole apostolique, qui est une sorte de synthèse de l'Evangile, nous aide à comprendre ce qu'il veut dire, et la façon dont nous devons lire l'Evangile lui-même.

En effet, l'Evangile prêché par Irénée est celui qu'il a reçu de Polycarpe, Evêque de Smyrne, et l'Evangile de Polycarpe remonte à l'Apôtre Jean, dont Polycarpe était le disciple. Et ainsi, le véritable enseignement n'est pas celui inventé par les intellectuels au-delà de la foi simple de l'Eglise. Le véritable Evangile est celui enseigné par les Evêques qui l'ont reçu des Apôtres à travers une chaîne ininterrompue. Ceux-ci n'ont rien enseigné d'autre que précisément cette foi simple, qui est également la véritable profondeur de la révélation de Dieu. Ainsi – nous dit Irénée – il n'existe pas de doctrine secrète derrière le Credo commun de l'Eglise. Il n'existe pas de christianisme supérieur pour les intellectuels. La foi publiquement confessée par l'Eglise est la foi commune de tous. Seule cette foi est apostolique, elle vient des Apôtres, c'est-à-dire de Jésus et de Dieu. En adhérant à cette foi transmise publiquement par les Apôtres à leurs successeurs, les chrétiens doivent observer ce que les Evêques disent, ils doivent suivre en particulier l'enseignement de l'Eglise de Rome, prééminente et très ancienne. Cette Eglise, en raison de son origine antique, possède un caractère apostolique suprême ; en effet, elle tire son origine des piliers du Collège apostolique, Pierre et Paul. Toutes les Eglises doivent être en accord avec l'Eglise de Rome, en reconnaissant en elle la mesure de la véritable Tradition apostolique, de l'unique foi commune de l'Eglise.

A travers ces arguments, ici brièvement résumés, Irénée réfute à leur racine même les prétentions de ces gnostiques, de ces intellectuels : avant tout, ils ne possèdent pas une vérité qui serait supérieure à celle de la foi commune, car ce qu'ils disent n'est pas d'origine apostolique, mais est inventé par eux ; en second lieu, la vérité et le salut ne sont pas le privilège et le monopole de quelques personnes, mais tous peuvent y parvenir à travers la prédication des successeurs des Apôtres, et surtout de l'Evêque de Rome. En particulier – toujours en remettant en question le caractère "secret" de la tradition gnostique, et en soulignant ses effets multiples et contradictoires entre eux – Irénée se préoccupe d'illustrer le concept authentique de Tradition apostolique, que nous pouvons résumer en trois points.

a) La Tradition apostolique est PUBLIQUE, et non pas privée ou secrète.
Pour Irénée, il ne fait aucun doute que le contenu de la foi transmise par l'Eglise est celui reçu par les Apôtres et par Jésus, par le Fils de Dieu. Il n'existe pas d'autre enseignement que celui-ci. C'est pourquoi, celui qui veut connaître la véritable doctrine doit uniquement connaître "la Tradition qui vient des Apôtres et la foi annoncée aux hommes" : Tradition et foi qui "sont parvenues jusqu'à nous à travers la succession des évêques" (Adv. Haer. 3, 3, 3-4). Ainsi, succession des Evêques, principe personnel, et Tradition apostolique, principe doctrinal, coïncident.

b) La Tradition apostolique est UNIQUE. En effet, tandis que le gnosticisme est sous-divisé en de multiples sectes, la Tradition de l'Eglise est unique dans ses contenus fondamentaux que - comme nous l'avons vu – Irénée appelle précisément regula fidei ou veritatis : et parce qu'elle est unique, elle crée ainsi une unité à travers les peuples, à travers les diverses cultures, à travers les différents peuples ; il s'agit d'un contenu commun comme la vérité, en dépit de la diversité des langues et des cultures. Il y a une phrase très précieuse de saint Irénée dans le livre Contre les hérésies : "L'Eglise, bien que disséminée dans le monde entier, préserve avec soin [la foi des Apôtres], comme si elle n'habitait qu'une seule maison ; de la même façon, elle croit dans ces vérités, comme si elle n'avait qu'une seule âme et un même cœur ; elle proclame, enseigne et transmet en plein accord ces vérités, comme si elle n'avait qu'une seule bouche. Les langues du monde sont différentes, mais la force de la tradition est unique et la même : les Eglises fondées dans les Germanies n'ont pas reçu ni ne transmettent de foi différente, pas plus que celles fondées dans les Espagnes, ou encore parmi les Celtes ou dans les régions orientales, ou en Egypte ou en Libye ou dans le centre du monde" (1, 10, 1-2). On voit déjà à cette époque, nous sommes en l'an 200, l'universalité de l'Eglise, sa catholicité et la force unificatrice de la vérité, qui unit ces réalités si différentes, de la Germanie à l'Espagne, à l'Italie, à l'Egypte, à la Libye, dans la vérité commune qui nous a été révélée par le Christ.

c) Enfin, la Tradition apostolique est, comme il le dit dans la langue grecque dans laquelle il a écrit son livre, "pneumatique", c'est-à-dire SPIRITUELLE, guidée par l'Esprit Saint : en grec Esprit se dit pneuma. Il ne s'agit pas, en effet, d'une transmission confiée à l'habileté d'hommes plus ou moins savants, mais à l'Esprit de Dieu, qui garantit la fidélité de la transmission de la foi. Telle est la "vie" de l'Eglise, ce qui rend l'Eglise toujours fraîche et jeune, c'est-à-dire féconde de multiples charismes. Pour Irénée, Eglise et Esprit sont inséparables : "Cette foi", lisons-nous encore dans le troisième livre Contre les hérésies, "nous l'avons reçue de l'Eglise et nous la conservons : la foi, par l'œuvre de l'Esprit de Dieu, comme un dépôt précieux conservé dans un vase de valeur rajeunit toujours et fait rajeunir également le vase qui la contient. Là où est l'Eglise se trouve l'Esprit de Dieu ; et là où est l'Esprit de Dieu, se trouve l'Eglise et toute grâce" (3, 24, 1).

Comme on le voit, saint Irénée ne se limite pas à définir le concept de Tradition. Sa tradition, la Tradition ininterrompue, n'est pas le traditionalisme, car cette Tradition est toujours intérieurement vivifiée par l'Esprit Saint, qui la fait à nouveau vivre, qui la fait être interprétée et comprise dans la vitalité de l'Eglise.
Selon son enseignement, la foi de l'Eglise doit être transmise de manière à apparaître telle qu'elle doit être, c'est-à-dire "publique", "unique", "pneumatique", "spirituelle". A partir de chacune de ces caractéristiques, on peut conduire un discernement fructueux à propos de l'authentique transmission de la foi dans l'aujourd'hui de l'Eglise. De manière plus générale, dans la doctrine d'Irénée la dignité de l'homme, corps et âme, est solidement ancrée dans la Création divine, dans l'image du Christ et dans l'œuvre permanente de sanctification de l'Esprit. Cette doctrine est comme une "voie maîtresse" pour éclaircir avec toutes les personnes de bonne volonté l'objet et les limites du dialogue sur les valeurs, et pour donner un élan toujours nouveau à l'action missionnaire de l'Eglise, à la force de la vérité qui est la source de toutes les véritables valeurs du monde.



Lire le texte intégral de l'Audience Générale du Pape Benoît XVI sur le site du Vatican

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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 23:00

« Le Souverain Pontife parle au nom du Christ, non pas au nom de l’Eglise.

Il est vicaire du Christ , non pas de L’Eglise. »

 
(Charles Journet, « Petit Catéchisme sur l’Eglise », Editions Saint-Augustin-Saint-Maurice, 1985, page 18).

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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 23:00

Extraits de diverses interventions du Pape Benoît XVI sur le thème de la Morale.


2005

Des valeurs morales pour un monde meilleur

La question de la communion des fidèles divorcés remariés

L'obéissance à la vérité et à l'amour

"La première pauvreté des peuples est de ne pas connaître le Christ"


2006

Le caractère sacré et inviolable de la vie humaine
La question centrale est la question anthropologique

Bible et morale

Pour une saine écologie humaine

Qui est l'Esprit Saint?

La liberté véritable des enfants de Dieu

Protéger l'habitat que le Créateur a prédisposé pour l'être humain

Former des personnes humaines

Rendre visible les critères d'une vie droite

Chrétiens et musulmans doivent apprendre à travailler ensemble

L'urgence particulière de l'apostolat de la "charité intellectuelle"

Affronter la perte du sens du péché

L'urgence de l'unité

Ce que signifie être un homme

L'écologie multiforme de la Paix

L'humanité a-t-elle encore besoin d'un Sauveur?
L'humanité cherche une voie de renouveau
Le travail doit servir au bien de l'humanité
Une frontière morale invisible : la dignité de l'homme

2007

Le risque démocratique de la dictature du relativisme

Conduire les enfants sur la voie du vrai, du beau et du bien

Vivre selon le dimanche
Le culte spirituel de la vie morale

L'identité de l'Europe

Le message éthique contenu dans l'être

La vie est le premier des biens reçus de Dieu
Jeunes de l'Eglise, vous êtes le présent de l'Eglise!
Sauver les âmes, une par une
Orner l'âme des dons divins reçus avec le baptême
Toutes les cultures aspirent à l'Evangile
L'Eglise est l'avocate de la justice et des pauvres

L'identité catholique : la réponse la plus adaptée à la mondialisation
La compréhension des Ecritures demande l'intimité avec le Christ
La miséricorde de Dieu ne supprime pas les exigences de la foi et de la morale
La foi édifie la véritable philosophie
La pleine divinité du Christ et de l'Esprit
Le courage de l'humilité
Le coeur maternel de l'Autriche
Le christianisme a modelé l'Europe
Nous avons besoin de la vérité
Le dimanche donne sens à notre vie
Regarder Jésus avec les yeux de Marie
"Ce qui n'a pas été assumé n'a pas été guéri"
Ce n'est qu'en Dieu que l'homme parvient à sa vraie grandeur
Non seulement parler de Dieu, mais porter Dieu en soi
Le dessein de Dieu est toujours inspiré par son Amour
Servir l'homme
La Paix est un engagement et un mode de vie
La Loi écrite par le Créateur dans le coeur de l'homme
Le pharmacien au service de la vie
Vivre la vie chrétienne signifie également assumer les engagements civils
L'humanité attend Dieu
La force réparatrice de la Création et la joie de la vie en Dieu
La Bible nous montre le chemin du véritable humanisme
L'erreur fondamentale du matérialisme
La victoire de la raison sur l'irrationalité est un des buts de la foi chrétienne
La grande espérance de l'homme, c'est Dieu
La nature de l'homme est humble

Si personne ne m'écoute, Dieu m'écoute encore

Dieu a voulu souffrir pour nous et avec nous

2008

Maintenir vive la sensibilité pour le Vrai, le Bien et le Beau
La famille, un modèle pour l'organisation de la communauté sociale

Tout ce qui est techniquement possible n'est pas éthiquement praticable

Le discernement moral en matière de bioéthique

La science de l'homme, la plus nécessaire de toutes les sciences

L'éducation réussie est une formation au bon usage de la liberté

Respecter la vie et la dignité du malade grave et de la personne en fin de vie

Ce n'est pas le destin qui gouverne, mais la Providence

L'égale dignité de la femme par rapport à l'homme

L'homme qui changea le visage de l'Europe

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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 23:00

Extraits de diverses interventions du Pape Benoît XVI sur le thème de l'Eucharistie.


2005

Sans le dimanche, nous ne pouvons pas vivre
L'Eucharistie nous rassemble dans le Christ
La question de la communion des fidèles divorcés remariés

Le bonheur a un visage

Une fission nucléaire au plus intime de l'être

L'eucharistie, au centre de notre vie

Notre compagnon de voyage dans l'Eucharistie

Le vin véritable que le Créateur attend

- "Moi, je ne crois que ce que je vois"

- Trouver le centre de la vie

- La nourriture de notre âme

Adorer Celui que nous recevons

2006

Le prêtre et l'Eucharistie
Apôtres et amis de Jésus
Trouver le chemin du bonheur

L'essence de la vocation spirituelle

L'univers s'agenouille devant Jésus-Christ

2007

Une réalité qui transforme l'Histoire et le Cosmos
L'influence causale de l'Eucharistie à l'origine de l'Eglise
Le sacerdoce ministériel requiert l'entière configuration au Christ
La dimension eucharistique du mariage

L'art de bien célébrer manifeste la splendeur de Dieu

Les conditions requises pour une fructueuse participation à l'Eucharistie

Vivre selon le dimanche
Le culte spirituel de la vie morale

Le dimanche : Jour du Seigneur et "seigneur des jours"
L'Agneau véritable qui a versé son sang pour nous tous
Le monde a besoin de vies transparentes

Le coeur maternel de l'Autriche
Le dimanche donne sens à notre vie
Regarder Jésus avec les yeux de Marie
L'Eucharistie est une "Pentecôte" perpétuelle
Les repères dans la vie du prêtre
La seule réponse valable à la souffrance humaine est le Christ


2008

La clef de voûte du christianisme

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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 23:00
Extraits de diverses interventions du Pape Benoît XVI sur le thème de l'Eglise.


2005

L'Ecriture Sainte et la voix vivante de l'Eglise

Croire avec l'Eglise

Surmonter Babel par le pardon

Nous ne travaillons pas pour défendre un pouvoir

L'Eglise est catholique
L'Eglise est apostolique
L'Eglise est sainte

La foi me rachète de la solitude

Suivre le Christ... avec l'Eglise

La religion : un produit de consommation?

De nombreuses voies dans l'unique Eglise

Notre compagnon de voyage dans l'Eucharistie

Le Christ vit dans les Saintes Ecritures

L'obéissance à la vérité et à l'amour
L'oeuvre accomplie par le Concile
L'Eglise et la modernité
Le Concile et le dialogue entre la foi et la raison

Marie, l'essence de l'Eglise


2006

Bienheureuse Eglise de Rome!

Croire est un acte catholique
Venu pour rassembler le peuple de Dieu
Une merveilleuse création d'amour

La confirmation divine du jugement de l'Eglise
La vocation propre du Peuple de Dieu

Dieu continue à nous parler dans l'Ecriture
L'adhésion au Christ se révèle par l'amour

La Tradition, ou la continuité organique de l'Eglise
L'instrument historique dont se sert l'Esprit pour rendre présent Jésus

La barque de Pierre devient la Chaire de Jésus
Après ses larmes, Pierre est prêt pour la mission

- "Tu es Pierre..."

Dans le ministère de Pierre se révèlent la faiblesse de l'homme et la force de Dieu

André, médiateur entre Jésus et le monde grec

Découvrir la beauté et la joie de la foi

L'Esprit souffle où il veut, et sa volonté est l'unité faite corps

La manière divine de vaincre le mal
Le besoin d'une instance unificatrice dans l'Eglise
L'orgue nous rappelle la magnificence de Dieu

Boire à la source pour devenir soi-même source pour les autres
L'éternelle jeunesse de l'Eglise

La Vierge Marie, Mère du Christ et de l'Eglise

Les Eglises soeurs de Rome et de Constantinople

Le signe visible qui garantit l'unité de l'Eglise
  

2007

L'influence causale de l'Eucharistie à l'origine de l'Eglise
Le premier exercice du Primat romain après la mort de Saint Pierre

Le dimanche : Jour du Seigneur et "seigneur des jours"
Le véritable Evangile est celui enseigné par les Evêques
Cherchons l'ombre de Pierre pour demeurer dans la lumière du Christ
Formateurs du peuple de Dieu
L'Eglise est notre maison

Disciple et missionnaire de l'Amour
Seul celui qui connaît Dieu connaît la réalité
L'humilité de demeurer dans l'Eglise
Dieu notre Père ; l'Eglise notre mère
L'Eglise possède une structure
Coeur catholique et esprit de communion
Le Missel Romain de Saint Pie V doit être honoré
Conserver les richesses qui ont grandi dans la foi et la prière de l'Eglise
Vivre ici-bas comme si nous étions déjà là-haut
Le service de l'amour... jusqu'au témoignage suprême
L'Eglise est dépositaire du mystère du Christ
Comment Dieu nous parle-t-Il aujourd'hui?
La Bible nous montre le chemin du véritable humanisme
Ecouter la Parole pour être capable de l'annoncer
- Le Christ est la clef des Ecritures
- Les Mouvements charismatiques dans l'Eglise

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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 23:00

Extraits de diverses interventions du Pape Benoît XVI sur le thème des relations entre la Foi et la Raison.


2005

- La joie de chercher et de trouver
- Le message divin dans la Création
- "Moi, je ne crois que ce que je vois"

- La "foi" des non-croyants

L'Eglise et la modernité

Le Concile et le dialogue entre la foi et la raison

L'université catholique, lieu d'une stimulante confrontation entre la foi et la raison

Ce qu'il y a de plus parfait dans la nature

L'homme ne s'identifie pas à son ADN

2006

-
Foi et mathématiques
De l'homme et de l'animal
L'étoile polaire de la liberté humaine

Le caractère sacré et inviolable de la vie humaine

La Résurrection de Jésus : un saut qualitatif dans l'histoire de l'Evolution
La question centrale est la question anthropologique

Croître dans la foi

Bâtir sa vie sur le roc

S'abandonner à Dieu

Découvrir la beauté et la joie de la foi

La foi élargit l'horizon de notre rationalité

Qui est l'Esprit Saint?

La foi : simple ou compliqué?

La raison de la foi

"Ne pas agir selon notre raison est contraire à la nature de Dieu"

La religion est un facteur de progrès social et d'enrichissement pour tous

La raison a besoin du Logos qui est notre Lumière

La science fait partie du dessein du Créateur

2007


2008

Maintenir vive la sensibilité pour le Vrai, le Bien et le Beau

Crois pour comprendre ; comprends pour croire

Saint Augustin est réellement vivant dans ses écrits

Annoncer le Christ au sein des cultures

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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 08:34

Je T'aime, ô mon Dieu, et mon seul désir est de T'aimer jusqu'au dernier soupir de ma vie.

Je t'aime, ô Dieu infiniment aimable, et j'aime mieux mourir en T'aimant que de vivre un seul instant sans T'aimer.

Je T'aime, Seigneur, et la seule grâce que je te demande, c'est de T'aimer éternellement.

Je T'aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel que pour avoir le bonheur de T'aimer parfaitement ; je t'aime, ô mon Dieu infiniment bon, et je n'appréhende l'enfer que parce qu'on n'y aura jamais la douce consolation de T'aimer.

Mon Dieu, si ma langue ne peut dire à tous moments que je T'aime, je veux que mon coeur Te le répète autant de fois que je respire.

Mon Dieu, fais-moi la grâce de souffrir en T'aimant, et de T'aimer en souffrant.

Je T'aime, ô mon divin Sauveur, parce que tu as été crucifié pour moi ; je T'aime ô mon Dieu, parce que Tu me tiens ici-bas crucifié pour Toi...

Mon Dieu, fais-moi la grâce de mourir en T'aimant et en sentant que je T'aime.

Mon Dieu, à proportion que je m'approche de ma fin, fais-moi la grâce d'augmenter mon amour et de le perfectionner.

Saint Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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