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19 janvier 2006 4 19 /01 /janvier /2006 22:34

Cher ami lecteur,

 

C’est désormais officiel, l’encyclique tant attendue du Pape Benoît XVI sera publiée mercredi prochain 25 janvier, en la fête de la conversion de Saint Paul, au terme de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. C’est le Saint Père qui l’a lui-même annoncé hier à la fin de son audience générale.

 

Cette première encyclique aura pour titre « Deus Caritas Est », « Dieu est amour ». Ce titre nous réjouit beaucoup, car ainsi que nous l’écrivions ici-même dans notre tout premier article (« Parler de Dieu », 20 décembre 2005), « ce monde aujourd'hui a plus que jamais besoin qu'on lui parle de l'Amour de Dieu, Amour ô combien méconnu, dont notre coeur a si soif, et que le Christ est venu manifester au monde par sa mort et sa résurrection. C'est du Coeur de Jésus ressuscité que se répandent sur l'humanité les fleuves d'eaux vives de l'Amour miséricordieux de Dieu. »

 

La considération de la miséricorde infinie de notre Dieu pour chacun de nous est essentielle pour nous permettre d’entrer dans une démarche de conversion intérieure, ainsi que nous y invitaient le Saint Père et la Vierge Marie le 25 décembre dernier (cf. "2006, le temps des résolutions : se décider pour Jésus", 4 janvier 2006). Car si Dieu n’est pas Amour, l’aventure spirituelle ne vaut pas la chandelle. Que je croie en Dieu est une chose. Mais si Dieu ne m’aime pas, ne pense pas à moi, ne se soucie pas de moi, ne m’aide pas… Alors, il vaut mieux certainement s’en détourner, et profiter au mieux des quelques menus plaisirs que la vie peut m’offrir tant que je suis vivant. Cela est vrai aussi au plan humain : je peux ne pas douter de l’existence de mon propre père. Mais s’il ne s’occupe pas de moi, s’il ne me témoigne pas d’affection, ou pire… s’il me bat, bref, s’il ne m’aime pas, que cela peut-il me faire qu’il existe ou non ? Peut-être même vaudrait-il mieux qu’il n’existe pas... « Si Dieu existe, j’espère qu’Il a une bonne excuse » disait Woody Allen. En tout cas, autant aller chercher du réconfort ailleurs.

 

Parler de l’Amour de Dieu aujourd’hui aux hommes et aux femmes de ce temps est donc essentiel, et pour beaucoup, une question de vie ou de mort. Jésus lui-même le dit à Sainte Faustine : « L'humanité ne trouvera pas la paix tant qu'elle ne se tournera pas avec confiance vers ma miséricorde. » (Petit Journal n°300) « Proclame que la miséricorde est le plus grand attribut de Dieu. » (PJ n°301). Les révélations particulières que Jésus a pu faire à la petite sainte polonaise ont conduit cette dernière à comprendre avec émerveillement « que l'amour et la miséricorde sont le plus grand attribut de Dieu, car ils unissent la créature au Créateur » (PJ n°185)

 

"Si tu savais le don de Dieu", disait Jésus à la Samaritaine (Jn 4. 10). "Si tu connaissais celui qui te dis donne-moi à boire, c'est toi qui lui aurait demandé, et il t'aurait donné de l'eau vive". Oui, si les pécheurs savaient de quel amour ils sont aimés : « Qu'aucun pécheur ne craigne de m'approcher, dit encore Jésus à Sainte Faustine. Les flammes de la miséricorde me brûlent, et je veux les répandre sur les âmes humaines »  (PJ n°50).

 

Il est donc important que l’Eglise proclame à temps et à contre temps la vérité sur Dieu, la vérité de l’Amour de Dieu, la vérité de l’Amour qu’est Dieu, afin que l’humanité puisse enfin se tourner, confiante et sans crainte, vers Celui qui est la source de toute vie, de toute vraie joie, et qui détient la clef de son bonheur et de son avenir.

 

« Cette révélation du vrai visage de Dieu est absolument capitale. Car je crois profondément que l'athéisme de beaucoup, ou la tiédeur spirituelle de certains, trouvent leur cause primordiale dans la peur de Dieu. Peur d'un Dieu justicier, vengeur, teigneux, d'un Dieu qui punit et empêche de vivre, d'un Dieu ennemi des plaisirs et de la liberté, d'un Dieu qui prendrait un malin plaisir à charger la conscience de l'homme du poids d'une culpabilité aussi insupportable qu'aliénante. » (« Le vrai visage de Dieu », 28 décembre 2005).

 

Comme l’écrit encore le Père Stan Rougier : « Les contrefaçons de Dieu portent en germe l’athéisme comme le nuage porte la pluie ».

 

Réjouissons-nous donc de cette prochaine encyclique qui nous parlera de l’essentiel de ce que nous devons savoir pour notre salut : que Dieu nous aime...

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17 janvier 2006 2 17 /01 /janvier /2006 12:46

Que penser de ces e-mails envoyés par de bons amis, qui énoncent un beau texte de méditation ou une prière, et qui vous invitent à faire un vœu avant de le renvoyer à un certain nombre d’autres bons amis de manière à ce que votre souhait se réalise ?

 

J’ai reçu un tel e-mail encore hier au bureau, dont voici le contenu :

 

« Bonjour, je vous ai choisi car je pense que vous aimez particulièrement la petite et si grande Thérèse de Liseux.

Pour information, Sainte Thérese est connue comme la sainte des petits chemins.
> Cela signifie qu'elle faisait les petits gestes de la vie avec attention et
> avec beaucoup d'amour. Elle faisait les choses ordinaires de façon
> extraordinaire. Elle est aussi reconnue comme Sainte Patronne des
> horticulteurs et fleuristes. Elle est représentée par les roses.
> Que chaque destinataire de ce message soit béni(e) La priere de Ste Thérese ne
> peut pas être supprimée. PENSEZ à faire un voeu avant de lire le poème.
> C'est tout ce qu'il y a à faire. Il n'y a pas de fichier joint.
> Envoyez simplement ce document à sept personnes et dites moi ce qui se passe
> le quatrieme jour. Ne l'interrompez pas, s'il vous plaît.
> La priere est un des meilleurs dons gratuits dont on bénéficie. Il n'y a pas
> de coût, mais une récompense certaine.
> Suggestion : faites "Copier/Coller" plutôt que "Transférer" pour protéger
> les adresses et éviter les virus.
>
> (Vous avez fait un voeu?) Si vous ne faites pas de voeux, il ne se réalisera pas.
> Derniere chance de faire un voeu !
> Prière de Sainte Thérese :
> Qu'aujourd'hui vous ayez la paix intérieure. Que vous puissiez faire confiance
> à votre puissance supérieure de vous avoir placé(e) exactement là où vous devez être.
> Que vous n'oubliez pas les possibilités sans limite qui naissent de la foi.
> Que vous exploitiez les dons que vous avez reçus, et fassiez suivre l'amour
> qui vous a été donné. Que vous soyez serein de savoir que vous êtes un enfant
> de Dieu... Laissez cette présence pénétrer vos os, et donne à votre âme la
> liberté de chanter, danser, adorer et aimer. Elle est la pour chacun et chacune d'entre vous.
> Maintenant, envoyer ceci a 7 personnes dans les cinq minutes qui suivent et votre voeu se réalisera.
> Et pensez à le retourner a l'expéditeur..
> Vous verrez pourquoi »

 

Suite à cela, j’ai fait parvenir à un prêtre de ma paroisse un petit e-mail afin de savoir comment réagir face à ce type d’envoi. Voici sa réponse :

 

"Cher Matthieu,

 

Il faut réagir, en précisant que l’on sait que la personne est de bonne foi, mais qu’il y a des choses à ne pas laisser passer : 

 

1- On n’a pas de vœu à faire, mais une demande de grâce, par l’intercession de la petite Thérèse. 

 

2- Il n’y a pas, dans le christianisme, de « puissance supérieure » anonyme. Il y a un Dieu qui se révèle comme Père, Fils et Saint Esprit. 

 

3- Ce texte ne peut pas être appelé « prière de sainte Thérèse », car elle a composé des prières, et ce texte n’en fait pas partie. 

 

4- Jamais il n’y a d’effet automatique à une prière, quelle qu’elle soit, et surtout pas à une pratique qui consiste à expédier sept messages ! 

 

5- On ne peut attribuer aucune efficacité à l’envoi d’une prière à quelqu’un, que ce soit 7 fois ou dix mille fois : cela ne fait que surcharger les boîtes postales électroniques ; ce n’est pas cela qui va indiquer la qualité de ma foi en Dieu. 

 

6- Cette « présence » dont parle le texte n’est pas nommée ; il y a là danger, car toute « présence » n’est pas bonne à accueillir. En outre qu’une présence envahisse vos os, voilà qui ne correspond pas à ce qu’on peut demander à Dieu. 

 

7- Les « possibilités sans limite qui naissent de la foi » : ce n’est pas vrai ! Dieu lui-même est limité par l’accueil qui est fait par chacun de sa grâce. Ce n’est pas la foi qui produit de grands effets, c’est Dieu, auquel la foi nous unit. 

 

Voici donc quelques remarques à faire et à envoyer pour éviter que ce genre de superstitions (au mieux) se propage."

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16 janvier 2006 1 16 /01 /janvier /2006 14:11

«Je n'hésite pas à dire que je suis plus persuadé de l'existence de Dieu que de notre propre existence en cet espace.»

(GANDHI)

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15 janvier 2006 7 15 /01 /janvier /2006 01:01

Article revu et corrigé le 13 janvier 2019

 

J’ai toujours cru en Dieu. Je crois que je peux dire cela. J’ai toujours été, dès le plus jeune âge, saisi par le fait d’être, d’exister. Pouvoir respirer, voir, sentir, penser… Pouvoir dire « JE »… Cela m’a toujours fasciné, je ne m’y suis jamais habitué. Mon existence a toujours été un sujet d’étonnement, de stupeur. Oui, aussi fou que cela puisse paraître, je suis, j’existe, je vis… MOI…

 

"Nous entrons dans la vie comme si elle nous était due, écrit le Père Stan Rougier dans son autobiographie spirituelle, alors que tout est miracle ! Jamais je n’ai pu considérer mon existence comme naturelle (…). Ce que je ressens à la fois de plus étrange et de plus personnel en moi, c’est l’impossibilité où je suis de me familiariser avec mon existence. Je ne m’y habitue pas." 

 

Cela m’a toujours impressionné, car il s’en serait fallu de peu – c’est un euphémisme – pour que je n’existe pas... Songez… Quelle pouvait être, à l’aube des temps, la probabilité que je vienne un jour au monde, MOI ?…

 

Pour que je naisse, il m’a fallu remporter une première compétition contre des centaines de millions de concurrents. C’était bien sûr perdu d’avance… Qui voudrait tenter un concours administratif en sachant que des CENTAINES DE MILLIONS de candidats postulent… pour UN seul poste disponible ? (Bon, il est vrai que ce n’était pas tout-à-fait moi : le spermatozoïde, ce n’est pas MOI. Il n’empêche : je suis le grand bénéficiaire de cette première grande lutte pour la vie dont l’issue était extrêmement improbable : les spermatozoïdes sont près 250 millions à se lancer dans la course à l'ovule ! Et c’est MOI finalement qui ais tiré le gros lot. Si l’un quelconque des 250 millions autres spermatozoïdes en lice avait pris place au sein de l’ovule de ma maman, JAMAIS je n’aurais vu le jour...)

 

Et je prolongeais la réflexion : pour que mes "concurrents" existent et que le "concours" puisse se dérouler, il fallait que mon père et ma mère viennent eux-mêmes au monde, et qu’ils remportent chacun leur propre couronne contre des CENTAINES DE MILLIONS d’autres candidats, et ainsi de suite pour mes grands-parents… jusqu’au bout de la chaîne.

 

Et puis… si mon père et ma mère ne s’étaient pas rencontrés ?...

 

Pour ne prendre que les deux derniers siècles, "il aura fallu pas moins de deux cent cinquante six (256 !) ancêtres pour que chacun de nous existe ! Enlève un seul de ces maillons, fais manquer le rendez-vous entre ton trisaïeul et sa compagne, et tu n’existes pas. Un autre existera, ça ne sera pas toi."  (Stan Rougier)

 

Tout cela me donnait le vertige. Dire qu’il suffisait d’un tout petit "grain de sable" pour que je ne vienne pas à l’existence. Par exemple, lorsque j’entends mon grand-père me narrer ses souvenirs de guerre en Indochine, je me dis qu’il aurait pu mourir quinze fois. Et je ne serais pas né... S’il avait été tué, comme tant de jeunes soldats français de son âge, ou bien s’il n’avait pas rencontré ma grand-mère au hasard d’une expédition,… je ne serai pas né.

 

"Chacun de nous doit la vie à un nombre phénoménal d’individus qui se sont cramponnés à la planète contre vents et marées, glaces et bêtes sauvages, hordes voisines et virus… A détourner quiconque de toute pensée de suicide ! Notre vie a coûté trop cher à trop de monde !" (Stan Rougier)

 

Oui, c’est fou : je vis, je respire, j’existe. Et je ne m’y habitue pas. C’est tellement beau, tellement… improbable. Comment croire que cela puisse être le simple fruit du hasard ?

 

Tout petit déjà, j’en avais la conviction intime – non pas la preuve, bien sûr, mais comme une intuition très profonde et indiscutable : j’étais habité par cette certitude que je devais mon existence non au hasard, mais à Quelqu’un – Quelqu’un de beaucoup plus grand que mes parents. MA vie, si précieuse, si unique, si improbable… ne pouvait être accidentelle. Je ne pouvais m’imaginer être le fruit d’une succession ininterrompue d’"aléas" et de coïncidences trop nombreuses et trop heureuses... Cela faisait trop de hasards.

 

Certes, le vainqueur du loto peut lui aussi s'étonner d'avoir remporté le gros lot. Pourtant il faut bien un gagnant. Il faut bien que le hasard "tombe" sur quelqu'un - puisque c'est le jeu. La différence, c'est que moi, j'ai remporté le gros lot d'un jeu auquel je n'ai pas participé. Si demain vous gagniez au loto sans avoir mis un billet, vous vous diriez sans doute que quelqu'un l'y a mis pour vous. Cela vous semblerait en tout cas l'idée la plus raisonnable. 

 

L’existence de Dieu s’est donc toujours imposée pour moi comme une évidence. Et même si un peu plus grand, j’ai été confronté aux grandes questions de l’existence, même si ma "croyance" allait être bousculée par les interrogations et le doute, rien n’y faisait : je croyais en Dieu, c’était profondément ancré en moi, c’était indéracinable. Je croyais en Dieu parce que je croyais en MOI, en ma propre existence, et que celle-ci attestait par elle-même l’existence de Dieu. La meilleure preuve de l’existence de Dieu pour moi, c’était moi-même, ma vie, mon être… Dieu ne pouvait pas ne pas être, puisque moi-même j’étais.

 

Mon existence était pour moi un fait tellement prodigieux, tellement "miraculeux", tellement "trop-beau-pour-être-vrai", qu’elle ne pouvait pas ne pas avoir été voulue. Le fait que je puisse exister, MOI, me faisait pressentir que j’avais été désiré, MOI, par Quelqu’un, un TU qui me préexistait et sans lequel je n’aurais pu voir le jour puisque je ne me suis pas donné l’être moi-même. Mon existence elle-même me révélait en filigrane un Amour, un Choix, une Election. "Nous sommes les élus d’un choix qui nous dépasse", écrit Stan Rougier, un choix qui ne se limite pas à la seule décision de nos parents de nous concevoir.

 

"Nos parents ne nous ont pas inventés. Ils le savent mieux que personne. Ils ont transmis le patrimoine génétique d’une lignée d’ancêtres, c’est déjà un cadeau fabuleux, mais ils ne nous ont pas inventés. Ils ont choisi d’avoir un enfant, mais ils ne nous ont pas choisis, nous. Ils ne sont pas nos créateurs, mais nos pro-créateurs… C’est bien grâce à l’employé des postes qu’un message nous parvient, mais ce n’est pas lui qui a écrit le message."  (Stan Rougier)

 

J’existais, et ma vie attestait l’existence d’un AUTRE que MOI à qui je devais d'être tout ce que je suis. Mon être même me révélait un Amour qui me posait dans l'existence et sans lequel je n'aurais pu être. Ma vie n'était donc pas absurde. Elle avait une origine. Elle était le fruit d'une Décision consciente, d'une Volonté délibérée, d'un Désir particulier. Elle avait un sens. Et même si je ne voyais pas clairement lequel, je savais que Quelqu'un quelque part savait, et qu'il en possédait, Lui, la clef secrète.

 

 

Discussion avec des lecteurs suite à la publication de cet article

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14 janvier 2006 6 14 /01 /janvier /2006 13:05

Une des plus grandes grâces qu'un homme puisse recevoir ici-bas est d'avoir en permanence la présence de Marie.

"On ne peut pas demander à tout le monde la dévotion totale et le total abandon à Notre Dame", disait le Père Vayssière o.p., parce que c'est une grâce inspirée par le Saint Esprit. Et le Père ajoutait en baissant les yeux : "Moi, je ne sais pas ce qui m'est arrivé, mais je suis tout le temps avec elle".

Tous ceux qui prient réellement la Vierge pourraient souscrire à cette confidence du P. Vayssière, surtout s'ils ont fait l'expérience de la présence "visible" de Marie dans leur vie. Il ne s'agit pas de visions imaginaires ou même intellectuelles, il ne s'agit pas même pas de sentir affectivement la présence de Marie.

Une personne m'a un jour fait cette confidence ; elle avait connu une grande conversion avec l'expérience sensible de la présence agissante de Marie durant quelque temps, puis tout s'était estompé ; mais il demeurait au fond du coeur un attachement de foi à Marie, qu'elle traduisait par la récitation continuelle du chapelet. Je lui ai dit de ne pas s'inquiéter, car c'est la véritable dévotion à la Vierge.

A certains jours, on s'interroge vraiment pour savoir si on aime la Vierge, car il n'y a rien de sensible dans notre relation à elle, mais on la sent présente dans tout ce qu'on pense, dit ou fait. Comme dit le Père Vayssière, "on est avec elle", avec tout ce que cette préposition connote de force, d'amitié, voire d'intimité. Certains iront même jusqu'à dire qu'ils sont en elle : autant d'expressions qui essaient d'approcher ce mystère d'intimité, sans jamais l'épuiser.

(Extrait de "Le chapelet, un chemin vers la prière incessante", de Jean Lafrance, Mediaspaul, 1997, pages 20, 23 et 24)

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11 janvier 2006 3 11 /01 /janvier /2006 10:58

 

Ô toi, qui que tu sois

Qui te rends compte que, dans ce flux du monde,

Tu vas à la dérive,

Au milieu des cyclones et des tempêtes

Plutôt que tu n’avances sur la terre ferme,

Ne quitte pas des yeux cet Astre resplendissant

Si tu ne veux sombrer sous la bourrasque.

 

Quand se lève le vent des tentations,

Quand tu vas droit sur les récifs des tribulations,

Regarde l’étoile, appelle Marie !

 

Si tu es le jouet des flots de l’orgueil,

Ou de l’ambition, ou de la jalousie, 

Regarde l’étoile, appelle Marie !

 

Si, bouleversé par l’énormité de tes crimes, 

Horrifié de la laideur de ta conscience, 

Frémissant d’horreur à la pensée du jugement,

Tu commences à sombrer dans l’abîme de la tristesse, 

Dans le gouffre du désespoir,

Pense à Marie !

 

Dans les périls, dans les angoisses,

Aux prises avec le doute,

Pense à Marie, invoque Marie !

 

Qu’elle ne quitte pas ta bouche,

Qu’elle ne quitte pas ton cœur,

Et pour obtenir l’aide de sa prière,

Ne cesse pas d’imiter sa vie.

 

Si tu la suis, point ne t’égares,

Si tu la pries, point ne désespères,

Si tu penses à elle, point de faux pas.

 

Tant qu’elle te tient, pas de chute,

Tant qu’elle te protège, pas de crainte,

Tant qu’elle te guide, pas de fatigue,

Avec son secours, tu touches au port.

 

Saint Bernard

 

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10 janvier 2006 2 10 /01 /janvier /2006 21:33

"L'homme est un pauvre qui a besoin de tout demander à Dieu."

(Saint Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars)

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8 janvier 2006 7 08 /01 /janvier /2006 22:32

Dans l’attente – fébrile, il faut bien le dire – de la première encyclique du Pape Benoît XVI, nous souhaitons revenir en ce jour de l’Epiphanie – où nous adorons, avec les mages venus d’Orient, le Sauveur du monde –, sur l’important message du Saint Père le 1er janvier dernier, en la Journée Mondiale de la Paix.

 

Dans ce texte, une parole m’a personnellement beaucoup touché : « Tous les hommes appartiennent à une unique et même famille. La mise en avant exagérée de leurs différences contraste avec cette vérité fondamentale. Il faut retrouver la conscience d'avoir en commun une même destinée, en dernier ressort transcendante, pour pouvoir mettre en valeur au mieux les différences historiques et culturelles, sans s'opposer, mais en se concertant avec les personnes qui appartiennent aux autres cultures » (§ 6).

 

« Tous les hommes appartiennent à une unique et même famille… » Comme il est bon de laisser retentir cette parole dans notre cœur. Par delà les différences de races, de langues, de cultures, de traditions,… l’humanité sortie des mains de Dieu est UNE. UNE comme Dieu est UN. C’est parce que nous avons UN seul Dieu et Père que tous les hommes sont frères (cf. Ep 4.6).

Le Seigneur l’avait déjà dit à Abraham, le père des croyants : « En toi seront bénies TOUTES les familles de la terre. »(Gen 12. 3). Toutes les familles de la terre… Il n’est donc pas possible, on le voit, de justifier le moindre racisme, la moindre intolérance envers les hommes, par le moyen de la Bible. Bien au contraire, le Livre de la Genèse nous invite à considérer la Création de l’homme comme foncièrement bonne et bénie de Dieu ; le Livre de la Sagesse proclame quant à lui l’Amour de Dieu envers toutes ses créatures, sans exception :

« Tu aimes en effet tout ce qui existe, tu n'as de répulsion envers aucune de tes oeuvres, car tu n'aurais pas créé un être en ayant de la haine envers lui. Et comment aurait-il subsisté, si tu ne l'avais pas voulu ? Comment aurait-il conservé l'existence, si tu ne l'y avais pas appelé ? Mais tu épargnes tous les êtres, parce qu'ils sont à toi, Maître qui aimes la vie, toi dont le souffle impérissable anime tous les êtres. » (Sg 11. 24-26).

L’Ecriture Sainte, malgré les nombreuses violences qui y sont relatées et qui ne sont jamais révélatrices que de la dureté du cœur de l’homme, est fondamentalement un texte de Paix, un Livre qui nous révèle l’Amour éternel d’un Dieu qui « ne fait pas de différence entre les hommes ».

Saint Pierre, le premier Pape de l’histoire de l’Eglise, le proclame haut et fort dans les Actes des Apôtres : « En vérité, je le comprends : Dieu ne fait pas de différence entre les hommes ; mais, quelle que soit leur race, il accueille les hommes qui l'adorent et font ce qui est juste. Il a envoyé la Parole aux fils d'Israël, pour leur annoncer la paix par Jésus Christ : c'est lui, Jésus, qui est le Seigneur de tous » (Actes 10. 34-36).

C’est la raison pour laquelle Jésus est fondamentalement le Prince de la Paix. Sa naissance dans la crèche de Bethléem est interprétée par le chœur des Anges comme la descente de la Paix de Dieu sur cette terre : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’Il aime ». Par le don de l’Enfant Jésus, Dieu donne Sa paix à ce monde sans paix. « Dans cet Enfant, Dieu oppose sa bonté à la violence de ce monde et il nous appelle à suivre l’Enfant. » (Homélie de la nuit de Noël du Pape Benoit XVI).

Mais revenons au § 6 du message de ce 1er janvier 2006 : « Tous les hommes appartiennent à une unique et même famille. La mise en avant exagérée de leurs différences contraste avec cette vérité fondamentale. Il faut retrouver la conscience d'avoir en commun une même destinée, en dernier ressort transcendante, pour pouvoir mettre en valeur au mieux les différences historiques et culturelles, sans s'opposer, mais en se concertant avec les personnes qui appartiennent aux autres cultures. »

C’est la foi en Dieu qui permet d’entrer pleinement dans une démarche de Paix. Car la conscience d’une fraternité universelle ne peut s’enraciner durablement que dans la foi en un Dieu Créateur et Père de tous les hommes ; et les différences entre les hommes ne peuvent être véritablement dépassées que si l’on retrouve « la conscience d’avoir en commun une même destinée, en dernier ressort transcendante ». C’est donc la Vérité sur Dieu, et sur sa Bonté infinie envers toutes ses créatures, ainsi que la Vérité sur l’homme et sa destinée surnaturelle, qui sont les mieux à même de garantir au monde la Paix.

C’est ce qu’exprime notre Pape un peu plus loin dans son message du 1er janvier : « La reconnaissance de la pleine vérité de Dieu est la condition préalable et indispensable pour la consolidation de la vérité de la paix.

« Dieu est Amour qui sauve, Père aimant qui désire voir ses enfants se reconnaître entre eux comme des frères cherchant de manière responsable à mettre leurs différents talents au service du bien commun de la famille humaine.Dieu est source inépuisable de l'espérance qui donne sens à la vie personnelle et collective. Dieu, Dieu seul, rend efficace toute œuvre de bien et de paix » (§ 11).

A l’inverse, la négation de Dieu conduit inéluctablement à des situations de conflit et de guerre, voire à la négation de l’homme lui-même. « L'histoire a amplement démontré que faire la guerre à Dieu pour l'extirper du cœur des hommes conduit l'humanité, effrayée et appauvrie, vers des choix qui n'ont pas d'avenir » (§ 11).

L’Eglise « rappelle à tous que, pour être authentique et durable, la paix doit être construite sur le roc de la vérité de Dieu et de la vérité de l'homme. Seule cette vérité peut sensibiliser les esprits à la justice, les ouvrir à l'amour et à la solidarité, encourager tous les hommes à travailler pour une humanité réellement libre et solidaire. Oui, le fondement d'une paix authentique s'appuie seulement sur la vérité de Dieu et de l'homme. » (§ 15).

« Devant les risques que l'humanité vit à notre époque, il est du devoir de tous les catholiques d'intensifier, dans toutes les parties du monde, l'annonce et le témoignage de "l'Évangile de la paix"» (§ 11).

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7 janvier 2006 6 07 /01 /janvier /2006 12:33

 

 Cher ami lecteur,

 

Il est d'usage dans certaines communautés chrétiennes de tirer au sort chaque année le nom d'un saint, qui sera notre compagnon de route tout au long de l'année.

 

Les saints sont des vivants auprès de Dieu. Le Catéchisme de l'Eglise catholique nous enseigne que "les témoins qui nous ont précédés dans le Royaume (cf. He 12, 1), spécialement ceux que l’Église reconnaît comme "saints", participent à la tradition vivante de la prière, par le modèle de leur vie, par la transmission de leurs écrits et par leur prière aujourd’hui.

 

"Ils contemplent Dieu, ils le louent et ne cessent pas de prendre soin de ceux qu’ils ont laissé sur la terre.

 

"En entrant "dans la joie" de leur Maître, ils ont été "établis sur beaucoup" (cf. Mt 25, 21). Leur intercession est leur plus haut service du Dessein de Dieu. Nous pouvons et devons les prier d’intercéder pour nous et pour le monde entier." (CEC § 2683)


"Est-il bon et utile de recourir à l’intercession des Saints ? Il est très utile de prier les Saints et tout chrétien doit le faire. Nous devons prier particulièrement nos Anges Gardiens, la Vierge Marie, la Très Sainte Mère de Dieu, saint Joseph, Patron de l’Eglise, les saints Apôtres, les Saints dont nous portons le nom et les Saints Protecteurs du diocèse et de la paroisse.

 

"Quelle différence y a-t-il entre les prières que nous adressons à Dieu et celles que nous adressons aux Saints? Entre les prières que nous adressons à Dieu et celles que nous adressons aux Saints, il y a cette différence que nous prions Dieu afin que, comme auteur des grâces, il nous donne les biens et nous délivre des maux, et nous prions les Saints afin qu’ils intercèdent pour nous comme nos avocats auprès de Dieu."

 

Quand nous disons qu’un Saint a fait une grâce, que voulons-nous dire ? Quand nous disons qu’un Saint a fait une grâce, nous voulons dire que ce Saint l’a obtenue de Dieu."

 

(Extraits du Catéchisme de St Pie X)

 

Ce sont les saints qui nous choisissent plus que nous ne les choisissons. Une pieuse tradition consiste à invoquer le Saint-Esprit par une hymne ou une prière spontanée, et à demander à Dieu de nous bénir par la puissante intercession des saints. Celui qui le désire peut alors tirer au sort le nom d'un saint qui sera son compagnon invisible de prière tout au long de l'année. Sous le nom du saint, on peut lire aussi une parole caractéristique le concernant -souvent tirée de l'Ecriture- ainsi qu'une intention de prière pour l'année. En recevant le nom du saint, chacun prend à coeur de mieux connaître la vie de son protecteur et compagnon pour l'année afin d'en tirer un profit spirituel et de développer une profonde amitié avec ce céleste ami.

 

Hier, j'ai tiré au sort mon saint patron pour l'année. Il s'agit de Saint Patrick. Un saint que je connais bien mal, et que j'aurais donc à coeur d'apprendre à connaître. La parole à méditer : "Allez par le monde entier, proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création" (Mc 16. 15). L'intention de prière : prier pour les Etats-Unis et les pays anglophones. Je lui confie tout spécialement en ce début d'année le présent Blog, ainsi que chacun de ses visiteurs tout au long de l'année. Que Dieu te bénisse abondamment, cher ami lecteur,  par son intercession.

 

Toi aussi, si tu le souhaites, tu peux tirer au sort ton saint patron pour l'année. Tu peux le faire en ligne sur Internet à l'adresse suivante : http://www.mariereine.com/un-saint-pour-Lannee.php3

 

Mais n'oublie pas de le faire dans un esprit de prière afin que ton compagnon te soit vraiment un don de Dieu pour cette nouvelle année 2006.

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7 janvier 2006 6 07 /01 /janvier /2006 11:30

Dire que Marie est Mère de Dieu, c'est reconnaître le mystère de Dieu qui, en personne (à travers le Fils), se fait homme par amour pour nous.

La mission de Marie sera de montrer le Fils, vrai Dieu et vrai homme, ce qu'elle a fait dès les origines. Et c'est la foi au Christ et elle seule qui fonde la croyance en la maternité divine de Marie, et notre vénération pour elle.

(Extrait de "La première en chemin", de Roger Bichelberger, Editions de Fontenelle, 2004, page 83).

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