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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 22:30
Alors que le Pape Benoît XVI vient d'ouvrir l'année du Sacerdoce, et à quelques jours des ordinations presbytérales qui vont être célébrées dans de nombreux diocèses, je vous propose de découvrir le portrait d'un jeune prêtre, Raphaël Prouteau, 28 ans, étudiant à Rome.

 
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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 23:00



Extrait du discours prononcé par le Pape Benoît XVI aux évêques des Etats-Unis lors de la célébration des Vêpres au Sanctuaire de l’Immaculée Conception à Washington DC, le 16 avril 2008.


Si vous vivez vous-mêmes d'une manière qui se configure étroitement au Christ, le Bon Pasteur, qui donna sa vie pour ses brebis, vous inspirerez vos frères prêtres à se consacrer à nouveau au service du troupeau avec la générosité qui caractérisa le Christ. En vérité,
une concentration plus claire sur l'imitation du Christ dans la sainteté de vie est nécessaire si nous voulons aller de l'avant. Nous devons redécouvrir la joie de vivre une existence centrée sur le Christ, en cultivant les vertus et en nous plongeant dans la prière. Lorsque les fidèles savent que leur pasteur est un homme qui prie et qui consacre sa vie à leur service, ils répondent avec une chaleur et une affection qui nourrit et soutient la vie de la communauté tout entière.

Le temps passé à prier n'est jamais perdu
, même si les devoirs qui nous pressent de toutes parts sont importants.


L'adoration du Christ
notre Seigneur dans le Très Saint Sacrement prolonge et intensifie cette union avec lui, qui se constitue à travers la célébration eucharistique (cf. Sacramentum caritatis, n. 66).

La contemplation des mystères du Rosaire libère toute leur force salvifique en nous conformant, en nous unissant et en nous consacrant à Jésus Christ (cf. Rosarium Virginis Mariae, 11.15).

La fidélité à la Liturgie des Heures garantit que notre journée tout entière soit sanctifiée, en nous rappelant sans cesse la nécessité de rester concentrés sur l'accomplissement de l'œuvre de Dieu, malgré toutes les urgences ou les distractions qui peuvent apparaître face aux obligations à accomplir. De cette manière, la dévotion nous aide à parler et à agir in persona Christi, à enseigner, à gouverner et à sanctifier les fidèles au nom de Jésus, en apportant sa réconciliation, sa guérison et son amour à tous ses frères et sœurs bien-aimés.

Cette configuration radicale au Christ Bon Pasteur est au centre de notre ministère pastoral et si nous nous ouvrons, à travers la prière, à la puissance de l'Esprit, Il nous accordera les dons dont nous avons besoin pour accomplir notre devoir formidable, au point de ne jamais nous soucier "pour savoir ce que vous direz ni comment vous le direz" (Mt 10, 19).


Lire le texte intégral du discours du Pape Benoît XVI

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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 13:14



Extrait du discours prononcé par le Pape Benoît XVI aux évêques des Etats-Unis lors de la célébration des Vêpres au Sanctuaire de l’Immaculée Conception à Washington DC, le 16 avril 2008.
 



En tant que prédicateurs de l'Evangile et guides de la communauté catholique, vous êtes (…) appelés à participer à l'échange d'idées sur la scène publique, pour aider à façonner des attitudes culturelles adaptées. Dans un contexte où la liberté de parole est appréciée et un débat substantiel et honnête est encouragé, votre voix est une voix respectée qui a beaucoup à offrir au débat sur les questions sociales et morales de l'actualité. En faisant en sorte que l'Evangile soit entendu de façon claire, non seulement vous formez les personnes de votre communauté, mais, dans le cadre du plus vaste auditoire de la communication de masse, vous aidez à diffuser le message de l'espérance chrétienne dans le monde entier.

L'influence de l'Eglise dans le débat public, cela est clair, se déroule à de nombreux niveaux très différents. Aux Etats-Unis, comme ailleurs, existent actuellement beaucoup de lois déjà en vigueur ou en discussion qui suscitent une préoccupation du point de vue de la moralité et la communauté catholique, sous votre direction, doit offrir un témoignage clair et unanime sur ces matières. L'ouverture graduelle des esprits et des cœurs de la communauté la plus vaste à la vérité morale est toutefois encore plus importante : c'est un domaine dans lequel il y a encore beaucoup à accomplir. Dans ce domaine, le rôle des fidèles laïcs est crucial en agissant comme un "levain" dans la société. Toutefois, on ne doit pas tenir pour acquis que tous les citoyens catholiques pensent selon l'enseignement de l'Eglise à propos des questions éthiques fondamentales d'aujourd'hui. Encore une fois, votre devoir est de faire en sorte que la formation morale offerte à chaque niveau de la vie ecclésiale reflète l'enseignement authentique de l'Evangile de la vie.


A ce propos, un thème profondément préoccupant pour nous tous est
la situation de la famille au sein de la société. Il est vrai que le cardinal George a tout d'abord rappelé que vous avez placé le renforcement du mariage et de la vie familiale parmi vos priorités pour les prochaines années. Dans le Message de cette année pour la Journée mondiale de la paix, j'ai parlé de la contribution essentielle qu'une vie familiale saine offre à la paix dans et entre les nations. Dans la maison familiale, nous vivons l'expérience « de certaines composantes fondamentales de la paix : la justice et l'amour entre frères et sœurs, la fonction d'autorité manifestée par les parents, le service affectueux envers les membres les plus faibles parce que petits, malades ou âgés, l'aide mutuelle devant les nécessités de la vie, la disponibilité à accueillir l'autre et, si nécessaire, à lui pardonner » (n. 3). La famille est, en outre, le lieu primordial de l'évangélisation, dans la transmission de la foi, dans l'aide aux jeunes à apprécier l'importance de la pratique religieuse et de l'observance du dimanche. Comment ne pas être déconcertés en observant le rapide déclin de la famille en tant qu'élément fondamental de l'Eglise et de la société? Le divorce et l'infidélité sont en augmentation, et de nombreux jeunes hommes et femmes choisissent de retarder le mariage ou même de l'ignorer complètement. Pour certains jeunes catholiques le lien sacramentel du mariage apparaît peu différent d'un lien civil, ou bien il est carrément perçu comme un simple accord pour vivre avec une autre personne de manière informelle et sans stabilité. En conséquence, on constate une diminution alarmante des mariages catholiques aux Etats-Unis, ainsi qu'une augmentation des cohabitations, dans lesquelles le don réciproque des époux à la manière du Christ, à travers le sceau d'une promesse publique de vivre les exigences d'un engagement indissoluble pendant toute l'existence, est simplement absent. Dans ces circonstances, on nie aux enfants le milieu sûr dont ils ont besoin pour grandir comme des êtres humains, et on nie également à la société ces piliers stables qui sont nécessaires, si l'on veut conserver la cohésion et le centre moral de la communauté.

Comme mon prédécesseur, le Pape Jean-Paul II, l'enseignait : « Le premier responsable de la pastorale familiale dans le diocèse est l'évêque... il doit lui consacrer intérêt, sollicitude, temps, personnel, ressources:  mais par-dessus tout, il doit apporter un appui personnel aux familles et à tous ceux qui... l'assistent dans la pastorale de la famille » (Familiaris consortio, n. 73).
Votre tâche est de proclamer avec force les arguments de foi et de raison qui parlent de l'institution du mariage, compris comme engagement pour la vie entre un homme et une femme, ouvert à la transmission de la vie. Ce message devrait retentir au milieu des personnes d'aujourd'hui, car il est essentiellement un "oui" inconditionné et sans réserve à la vie, un "oui" à l'amour et un "oui" aux aspirations du coeur dans notre humanité commune, alors que nous nous efforçons de mener à bien notre profond désir d'intimité avec les autres et avec le Seigneur.

Parmi les signes contraires à l'Evangile de la vie que l'on peut trouver en Amérique, mais également ailleurs, il y en a un qui cause une profonde honte :
l'abus sexuel des mineurs. Beaucoup d'entre vous m'ont parlé de l'immense douleur que vos communautés ont ressenti quand des hommes d'Eglise ont trahi leurs obligations et leurs devoirs sacerdotaux avec un tel comportement gravement immoral. Alors que vous cherchez à éliminer ce mal partout où il se trouve, soyez assurés du soutien priant du Peuple de Dieu dans le monde entier. Vous donnez à juste titre la priorité à la manifestation de compassion et de soutien aux victimes : c'est une responsabilité qui vous vient de Dieu, en tant que pasteurs, qui est celle de panser les blessures causées par chaque violation de la confiance, de favoriser la guérison, de promouvoir la réconciliation et d'aller à la rencontre de ceux qui ont été aussi gravement blessés, avec une sollicitude pleine d'amour.

La réponse à une telle situation n'a pas été facile et, comme l'a indiqué le président de votre Conférence épiscopale, elle a "parfois été très mal gérée". Maintenant que la dimension et la gravité du problème sont plus clairement comprises, vous avez pu adopter des mesures disciplinaires et des remèdes plus adaptés et promouvoir un milieu sûr qui offre une plus grande protection aux jeunes.
Alors que l'on doit se rappeler que la plus grande majorité des prêtres et des religieux en Amérique accomplissent un excellent travail en apportant le message libérateur de l'Evangile aux personnes confiées à leurs soins pastoraux, il est d'une importance vitale que les sujets vulnérables soient toujours protégés de ceux qui pourraient les blesser. A ce propos, vos efforts pour soulager et protéger portent de nombreux fruits non seulement à l'égard de ceux qui sont directement placés sous votre attention pastorale, mais également de la société tout entière.

Toutefois, si nous voulons qu'elles atteignent pleinement leur but, il faut que les mesures et les stratégies que vous avez adoptées soient placées dans un contexte plus large.
Les enfants ont le droit de grandir dans une saine compréhension de la sexualité et du rôle qui lui est propre dans les relations humaines. On devrait leur épargner les manifestations dégradantes et la manipulation vulgaire de la sexualité aujourd'hui si dominante; ils ont le droit d'être éduqués dans les authentiques valeurs morales enracinées dans la dignité de la personne humaine. Cela nous ramène à la considération sur la place centrale de la famille et sur la nécessité de promouvoir l'Evangile de la vie. Que signifie parler de la protection des enfants lorsque la pornographie et la violence peuvent être regardées dans de si nombreuses maisons à travers les mass media largement disponibles aujourd'hui? Nous devons réaffirmer de toute urgence les valeurs qui soutiennent la société, de manière à offrir aux jeunes et aux adultes une solide formation morale. Tous ont un rôle à jouer dans cette tâche, non seulement les parents, les guides religieux, les enseignants et les catéchistes, mais également l'information et l'industrie du spectacle. Oui, chaque membre de la société peut contribuer à ce renouveau moral et en tirer profit. Prendre vraiment soin des jeunes et de l'avenir de notre civilisation signifie reconnaître notre responsabilité de promouvoir et de vivre les valeurs morales authentiques qui sont les seules à rendre la personne humaine capable de se développer. Votre tâche de pasteurs qui ont comme modèle le Christ, Bon Pasteur, est de proclamer de manière forte et claire ce message et donc d'affronter le péché de l'abus dans le contexte plus vaste des comportements sexuels. En outre, en reconnaissant le problème et en l'affrontant lorsqu'il a lieu dans un contexte ecclésial, vous pouvez offrir une orientation aux autres, étant donné que cette plaie ne se trouve pas seulement au sein de vos diocèses, mais dans tous les secteurs de la société. Elle exige une réponse déterminée et collective.

Les prêtres ont eux aussi besoin de votre direction et de votre proximité au cours de cette période difficile. Ils ont vécu l'expérience de la honte à la suite de ce qui est arrivé et un grand nombre d'entre eux se rendent compte qu'ils ont perdu une partie de la confiance qu'ils avaient autrefois. Nombreux sont ceux qui font l'expérience d'une proximité avec le Christ dans sa Passion, alors qu'ils s'efforcent d'affronter les conséquences de la crise actuelle. L'évêque, en tant que père, frère et ami de ses prêtres, peut les aider à tirer du fruit spirituel de cette union avec le Christ, en les rendant conscients de la présence réconfortante du Seigneur au cœur de leurs souffrances, et en les encourageant à marcher avec le Seigneur sur le sentier de l'espérance. Comme l'observait le Pape Jean-Paul II il y a six ans, "nous devons être confiants dans le fait que ce moment d'épreuve apportera une purification de toute la communauté catholique", conduira "à un sacerdoce plus sain, à un épiscopat plus sain et à une Eglise plus sainte" (
Message aux cardinaux des Etats-Unis, 23 avril 2002, n. 4). De nombreux signes montrent que, pendant la période successive, cette purification a vraiment eu lieu. La présence constante du Christ au cœur de nos souffrances transforme graduellement nos ténèbres en lumière : chaque chose est faite à nouveau véritablement dans le Christ Jésus, notre espérance.


Lire le texte intégral du discours du Pape Benoît XVI  

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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 15:31



Extrait du discours prononcé par le Pape Benoît XVI aux évêques des Etats-Unis lors de la célébration des Vêpres au Sanctuaire de l’Immaculée Conception à Washington DC, le 16 avril 2008.

 

Vénérés frères dans l'épiscopat,

Ma joie est grande en vous saluant aujourd'hui, au début de ma visite dans ce pays, et je remercie le cardinal George des aimables paroles qu'il m'a adressées en votre nom (…). Les catholiques d'Amérique sont connus pour leur réelle dévotion à l'égard du Siège de Pierre. Ma visite pastorale ici est une occasion pour renforcer davantage les liens de communion qui nous unissent (…). Aujourd'hui, la communauté catholique que vous servez est l'une des plus vastes du monde et l'une des plus influentes (…).

Un grand nombre des personnes auprès desquelles John Carroll [« premier évêque de Baltimore et digne pasteur de la communauté catholique dans votre nation qui était devenue depuis peu indépendante »] et ses confrères évêques exercèrent leur ministère il y a deux siècles venaient de terres lointaines. La diversité de leur provenance se reflète dans la riche variété de la vie ecclésiale de l'Amérique d'aujourd'hui.
Chers frères évêques, je désire vous encourager, ainsi que vos communautés, à continuer à accueillir les immigrants qui s'unissent à vous aujourd'hui, à partager leurs joies et leurs espérances, à les soutenir dans leurs souffrances et leurs épreuves, et à les aider à prospérer dans leur nouvelle maison. C'est d'autre part ce que firent vos concitoyens pendant des générations. Dès les débuts, ils ont ouvert leurs portes à ceux qui étaient las, aux pauvres, aux "masses qui se pressaient à la recherche d'un souffle dans la liberté" (cf. Sonnet gravé sur la statue de la liberté). Telles étaient les personnes que l'Amérique a faites siennes.

Parmi ceux qui vinrent ici pour se construire une nouvelle vie, beaucoup furent capables de faire bon usage des ressources et des opportunités qu'ils y trouvèrent, et d'atteindre un haut niveau de prospérité. En vérité,
les citoyens de ce pays sont connus pour leur grande vitalité et créativité. Ils sont également connus pour leur générosité. Après l'attaque des tours jumelles, en septembre 2001, et également après l'ouragan Katrina en 2005, les Américains ont montré leur rapidité à venir en aide à leurs frères et sœurs qui étaient dans le besoin. Au niveau international, la contribution offerte par le peuple d'Amérique aux opérations de secours et de sauvetage après le tsunami de décembre 2004 est une démonstration supplémentaire de cette compassion. Permettez-moi d'exprimer mon appréciation particulière pour les innombrables formes d'assistance humanitaire offertes par les catholiques américains à travers les Caritas catholiques et les autres agences. Leur générosité a porté des fruits dans l'attention aux pauvres et aux indigents, ainsi que dans l'énergie manifestée dans la construction du réseau national de paroisses catholiques, d'hôpitaux, d'écoles et d'universités. Tout cela offre de solides raisons pour rendre grâce.

L'Amérique est également une terre de grande foi. Votre peuple est bien connu pour sa ferveur religieuse et il est fier d'appartenir à une communauté de prière. Il a confiance en Dieu et il n'hésite pas à introduire dans les discours publics des raisons morales enracinées dans la foi biblique. Le respect pour la liberté de religion est profondément enraciné dans la conscience américaine ; c'est un fait qui a contribué à ce que ce pays attire des générations d'immigrants à la recherche d'une maison où pouvoir librement rendre leur culte à Dieu selon leurs propres convictions religieuses.


(…) C'est sur ce sol fertile, nourri par tant de sources différentes, que vous, vénérés frères dans l'épiscopat, êtes appelés aujourd'hui à répandre la semence de l'Evangile. Cela m'amène à me demander comment, au XXIe siècle, un évêque peut répondre au mieux à l'appel à "faire chaque chose nouvelle en Jésus Christ, notre espérance"? Comment peut-il conduire son peuple à la rencontre avec le Dieu vivant?, source de cette espérance qui transforme la vie dont parle l'Evangile? Peut-être a-t-il tout d'abord besoin d'abattre certaines barrières qui empêchent cette rencontre.
Même s'il est vrai que ce pays est marqué par un authentique esprit religieux, l'influence subtile du sécularisme peut toutefois marquer la façon dont les personnes permettent que la foi influence leurs propres comportements. Est-il cohérent de professer notre foi à l'église le dimanche et ensuite, au cours de la semaine, de promouvoir des affaires ou des procédures médicales contraires à cette foi? Est-il cohérent pour les catholiques pratiquants d'ignorer ou d'exploiter les pauvres et les exclus ; de promouvoir des comportements sexuels contraires à l'enseignement moral catholique, ou d'adopter des positions qui contredisent le droit à la vie de chaque être humain de sa conception jusqu'à sa mort naturelle? Il faut résister à toute tendance à considérer la religion comme un fait privé. Ce n'est que lorsque la foi imprègne chaque aspect de leur vie que les chrétiens deviennent vraiment ouverts à la puissance transformatrice de l'Evangile.

Dans une société riche, un obstacle supplémentaire à une rencontre avec le Dieu vivant se trouve dans l'influence subtile du matérialisme, qui peut malheureusement très facilement concentrer l'attention sur le "centuple" promis par Dieu en cette vie, au détriment de la vie éternelle qu'il promet pour le temps à venir (Mc 10, 30). Il est aujourd'hui nécessaire de rappeler aux personnes le but ultime de l'existence. Elles ont besoin de reconnaître qu'elles ont en elles une profonde soif de Dieu. Elles ont besoin d'avoir l'opportunité de puiser à la source de son amour infini. Il est facile d'être subjugués par les possibilités presque illimitées que la science et la technique nous offrent ; il est facile de faire l'erreur de penser pouvoir obtenir par nos propres efforts la satisfaction des besoins les plus profonds. Il s'agit d'une illusion. Sans Dieu, qui nous donne ce que nous ne pouvons pas atteindre seuls, nos vies sont en définitive vides. Les personnes ont sans cesse besoin d'être appelées à cultiver une relation avec lui, qui est venu afin que nous ayons la vie en abondance (cf. Jn 10, 10). Le but de chacune de nos activités pastorales et catéchétiques, l'objet de notre prédication, le centre même de notre ministère sacramentel doit être celui d'aider les personnes à établir et à nourrir une telle relation vitale avec "le Christ Jésus, notre espérance" (1 Tm 1, 1).


Dans une société qui accorde beaucoup de valeur à la liberté personnelle et à l'autonomie, il est facile de perdre de vue notre dépendance des autres, ainsi que les responsabilités que nous avons à leur égard. Cette accentuation de l'individualisme a même influencé l'Eglise, donnant origine à une forme de piété qui souligne parfois notre relation privée avec Dieu au détriment de l'appel à être les membres d'une communauté rachetée. Et pourtant, dès le début, Dieu vit qu'"il n'est pas bon que l'homme soit seul" (Gn 2, 18). Nous avons été créés comme des êtres sociaux qui ne trouvent leur accomplissement que dans l'amour envers Dieu et envers leur prochain. Si nous voulons vraiment garder le regard fixé sur lui, source de notre joie, nous devons le faire comme des membres du Peuple de Dieu. Si cela semblait aller à l'encontre de la culture actuelle, cela ne serait qu'une preuve supplémentaire de l'urgente nécessité d'une évangélisation renouvelée de la culture.
 


Lire le texte intégral du discours du Pape Benoît XVI

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 14:54

Le Pape Benoît XVI est arrivé à l'aéroport international de la base militaire d'Andrews, près de Washington, D.C., le mardi 15 avril 2008 vers 16 h. Il y a été accueilli par le président des États-Unis George W. Bush et son épouse, et les autorités civiles et militaires. Les autorités religieuses étaient représentées, entre autres, par le cardinal Francis E. George, archevêque de Chicago et président de la Conférence épiscopale. Le Pape a ensuite été conduit à la Nonciature apostolique de Washington. Le 16 avril au matin, jour de son 81e anniversaire, le Pape Benoît XVI a été reçu à la Maison Blanche par le président George W. Bush. La cérémonie de bienvenue a eu lieu dans le « Jardin sud » (South Lawn) de la résidence présidentielle, en présence du présidium de la Conférence des évêques catholique des États-Unis et de 7 000 invités.


Discours de George W. Bush

Très Saint Père,

Laura et moi avons le privilège de vous recevoir à la Maison Blanche. Nous vous accueillons avec les paroles de saint Augustin « Pax tecum ». La Paix soit avec vous.

Vous avez choisi de venir aux États-Unis pour votre anniversaire. Traditionnellement, on fête son anniversaire avec des amis proches, et notre nation tout entière est donc émue et honorée que vous ayez décidé de passer ce jour particulier avec nous. Nos vœux de bonne santé et de bonheur vous accompagnent, aujourd'hui et pour les nombreuses années à venir.

Il s'agit de votre premier voyage aux États-Unis depuis que vous êtes monté sur le Siège de Pierre. Vous allez visiter deux de nos plus grandes villes et rencontrer d'innombrables Américains, dont beaucoup auront traversé le pays pour être avec vous et partager la joie de cette visite.

Ici, en Amérique, vous trouverez une nation priante.
Chaque jour, nos concitoyens, par millions, s'approchent de notre Créateur à genoux, recherchant sa bénédiction et le remerciant pour les multiples grâces qu'il nous accorde. Des millions d'Américains ont prié pour votre visite et des millions attendent de prier avec vous cette semaine.

Ici, en Amérique, vous trouverez une nation compatissante.
Les Américains croient que l'on mesure une société libre à la manière dont elle traite les plus faibles et les plus vulnérables d'entre nous (…).

Ici en Amérique, vous trouverez une nation qui juge opportun le rôle de la foi dans la sphère publique.
Lorsque nos père fondateurs ont déclaré l'indépendance de la nation, ils ont fondé leur plaidoyer sur un appel « aux lois de la nature et au Dieu de la nature ». Nous croyons à la liberté religieuse. Nous croyons aussi que l'amour de la liberté et une loi morale commune sont inscrites dans chaque cœur humain, constituant le fondement solide sur lequel toute société libre et prospère dont être construite.

Ici en Amérique, vous trouverez une nation tout à fait moderne et guidée pourtant par des vérités anciennes et éternelles.
Les États-Unis sont le pays le plus innovant, le plus créatif et le plus dynamique au monde, tout en étant aussi parmi les plus religieux. Au sein de notre nation, la foi et la raison cohabitent de manière harmonieuse. C'est l'une des plus grandes forces de notre pays et l'une des raisons pour lesquelles il demeure signe d'espérance et symbole de perspectives pour des millions de personnes à travers le monde.

Enfin, Saint Père, vous trouverez en Amérique des gens dont le cœur est ouvert à votre message d'espérance.
Et
l'Amérique et le monde ont besoin de ce message. Dans un monde où certains invoquent le nom de Dieu pour justifier des actes terroristes, le crime et la haine, nous avons besoin de vous entendre dire que « Dieu est amour ». Et accueillir cet amour est le plus sûr moyen d'éviter aux hommes de tomber dans le fanatisme et le terrorisme. Dans un monde où certains traitent la vie comme quelque chose de vil et méprisable, nous avons besoin de vous entendre dire que toute vie humaine est sacrée et que chacun de nous est voulu, chacun de nous est aimé et chacun de nous est nécessaire.

Dans un monde où certains ne croient plus que l'on puisse faire tout bonnement la distinction entre le bien et le mal, nous avons besoin de vous entendre dire qu'il faut rejeter « la dictature du relativisme » et choisir une culture de justice et de vérité.

Dans un monde où certains ne voient dans la liberté que le simple droit de faire comme ils veulent, nous avons besoin de vous entendre dire que la vraie liberté exige que nous vivions notre liberté non pas seulement pour nous-mêmes, mais dans un esprit de soutien mutuel.

Saint Père, merci de faire ce voyage aux États-Unis. Notre nation vous souhaite la bienvenue. Nous apprécions l'exemple que vous représentez pour le monde et nous vous demandons de toujours nous garder dans vos prières (…).

Discours de Benoît XVI

Monsieur le Président,

Je vous remercie des aimables paroles de bienvenue que vous m'avez adressées au nom des citoyens des États-Unis d'Amérique. J'apprécie infiniment votre invitation à visiter ce grand pays. Ma venue coïncide avec un moment important de la vie de la communauté catholique d'Amérique : la célébration du deuxième centenaire de l'élévation au rang d'archidiocèse métropolitain du premier diocèse du pays, celui de Baltimore, et la fondation des sièges épiscopaux de New York, Boston, Philadelphie et Louisville. En outre, je suis heureux de me trouver ici hôte de tous les Américains.
Je viens comme ami et prédicateur de l'Évangile, comme quelqu'un qui respecte profondément cette vaste société pluraliste. Les catholiques américains ont apporté, et ils continuent à apporter, une excellente contribution à la vie de leur pays. Au moment où je commence ma visite, j'ai bon espoir que ma présence soit source de renouveau et d'espérance pour l'Église qui est aux États-Unis, et qu'elle renforcera la détermination des catholiques à contribuer de manière toujours plus responsable à la vie de cette nation, dont ils sont fiers d'être les citoyens.

Dès l'aube de la République, la recherche de liberté de l'Amérique a été guidée par la conviction que les principes qui gouvernent la vie politique et sociale sont intimement liés à un ordre moral fondé sur la seigneurie du Dieu Créateur. Les auteurs des documents fondateurs de cette nation obéissaient à cette conviction, lorsqu'ils proclamaient la « vérité évidente par elle-même » que tous les hommes sont créés égaux et ont des droits inaliénables, dont les fondements sont la loi naturelle et le Dieu créateur de cette nature. Le cours de l'histoire américaine montre bien les difficultés, les luttes et la grande détermination intellectuelle et morale qui ont été nécessaires pour que se modèle une société intégrant fidèlement ces nobles principes. Au long de ce processus, où s'est façonnée l'âme de la nation, les croyances religieuses ont constamment été une inspiration et une force d'impulsion, comme par exemple dans la lutte contre l'esclavage et dans le mouvement pour les droits civils. À notre époque encore, surtout dans les moments de crise, les Américains continuent à tirer leur énergie de l'adhésion à ce patrimoine d'idéaux et d'aspirations qu'ils ont en partage.

J'attends avec impatience de rencontrer dans les prochains jours, non seulement la communauté catholique d'Amérique, mais également d'autres communautés chrétiennes et des délégations des nombreuses traditions religieuses présentes dans ce pays. Historiquement, non seulement les catholiques, mais aussi tous les croyants, ont trouvé ici la liberté de rendre à Dieu le culte que leur dictait leur conscience, tout en étant reconnus comme faisant partie d'une confédération où chaque individu et chaque groupe peut faire entendre sa voix. La nation devant à présent affronter les questions politiques et éthiques toujours plus complexes qui sont celles de notre époque, je suis certain que les Américains sauront trouver dans leurs fois religieuses une source précieuse de discernement et une inspiration pour poursuivre un dialogue de raison, de responsabilité et de respect dans l'entreprise d'édification d'une société plus humaine et plus libre.

La liberté n'est pas seulement un don, mais aussi un appel à la responsabilité personnelle. Les Américains le savent par expérience : presque chaque ville de ce pays possède des monuments en hommage à ceux qui ont sacrifié leur vie en défense de la liberté, que ce soit dans leur pays ou ailleurs. La défense de la liberté exige le développement de la vertu, l'autodiscipline, le sacrifice pour le bien commun et le sens de la responsabilité à l'égard des moins favorisés. Elle exige, en outre, le courage de s'engager dans la vie civile, en faisant prendre en compte par la réflexion du débat public ses convictions religieuses et ses valeurs les plus profondes. En un mot, la liberté est toujours à renouveler. Elle est un défi lancé à chaque génération, et il faut constamment le remporter dans le combat pour le bien. Ils sont rares ceux qui ont compris cela aussi clairement que le Pape Jean-Paul II, de vénérée mémoire. En réfléchissant à la victoire spirituelle de la liberté sur le totalitarisme dans sa Pologne natale et en Europe de l'est, il nous rappelait que l'histoire a démontré, en de maintes occasions, que, « en un monde sans vérité, la liberté perd sa consistance » et qu'une démocratie sans valeurs peut perdre son âme (Centesimus annus, 46). Ces paroles prophétiques font écho d'une certaine façon à la conviction du président Washington, exprimée dans son discours d'adieu, que la religion et la morale sont « des soutiens indispensables » de la prospérité politique.

L'Église, quant à elle, désire contribuer à la construction d'un monde toujours plus digne de la personne humaine, créée à l'image et ressemblance de Dieu (Gn 1, 26-27). Elle est convaincue que la foi projette une nouvelle lumière sur toute chose, et que l'Évangile révèle la noblesse de la vocation et la sublimité du destin de chaque homme et de chaque femme (cf. Gaudium et spes, 10). De plus, la foi nous donne la force de répondre à notre haute vocation et l'espérance nous pousse à œuvrer pour une société toujours plus juste et plus fraternelle.
Comme vos Pères fondateurs le savaient bien, la démocratie ne peut s'épanouir que lorsque les responsables politiques et ceux qu'ils représentent sont guidés par la vérité et mettent la sagesse qu'engendre un ferme principe moral dans les décisions qui concernent la vie et l'avenir de la nation.



Lire le texte intégral des discours de George Bush et du Pape Benoît XVI

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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 16:58

Extrait de l'interview donnée par le Pape Benoît XVI dans l'avion le conduisant aux Etats-Unis, le 15 avril 2008.

Question :
« Saint-Père, l'Eglise que vous trouverez aux Etats-Unis est une Eglise grande, vivante, mais aussi une Eglise souffrante d'une certaine manière, surtout à cause de la récente crise due aux abus sexuels. Les Américains attendent une parole de vous, un message sur cette crise. Quel sera votre message pour cette Eglise souffrante ? »

Réponse du Pape Benoît XVI :
Le fait que tout cela ait pu se produire est une grande souffrance pour l'Eglise aux Etats-Unis, pour l'Eglise en général et pour moi personnellement.  Quand je lis les comptes-rendus de ces événements, j'ai du mal à comprendre comment certains prêtres ont pu manquer à ce point à la mission d'apporter la guérison, d'apporter l'amour de Dieu à ces enfants. J'ai honte et nous ferons tout ce qui sera en notre pouvoir pour faire en sorte que cela ne se renouvelle plus.

Je crois que nous devons agir à trois niveaux : tout d'abord au niveau de la justice et au niveau politique. Je ne parlerai pas ici d'homosexualité car c'est un autre sujet.
Nous exclurons de manière absolue les pédophiles du ministère sacré ; c'est totalement incompatible. Celui qui s'est rendu coupable de pédophilie ne peut pas être prêtre. A ce premier niveau, nous pouvons faire justice et aider les victimes, car elles sont profondément blessées ; les deux côtés de la justice sont d'une part que les pédophiles ne peuvent pas être prêtres et de l'autre, l'aide aux victimes, de toutes les manières possibles.

Il y a ensuite un niveau pastoral. Les victimes auront besoin de guérison, d'aide, d'assistance et de réconciliation : il s'agit d'un engagement pastoral important et je sais que les évêques, les prêtres et tous les catholiques aux Etats-Unis feront tout ce qu'ils pourront pour aider, assister, guérir.

Nous avons visité les séminaires et nous ferons tout ce qui sera possible pour donner aux séminaristes une profonde formation spirituelle, humaine et intellectuelle. Seules des personnes saines et qui ont une vie personnelle profondément enracinée dans le Christ et dans les sacrements peuvent être admises au sacerdoce. Je sais que les évêques et les recteurs de séminaires feront tout leur possible pour avoir un discernement très très sévère car
il est plus important d'avoir de bon prêtres que d’avoir beaucoup de prêtres. Ceci est également notre troisième niveau et nous espérons pouvoir faire, avoir fait et faire encore à l'avenir, tout ce qui est en notre pouvoir pour guérir ces blessures.


Lire le texte intégral de l'interview du Pape Benoît XVI

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 13:12

Message du Pape Benoît XVI aux américains à l’occasion de son voyage apostolique aux Etats-Unis, le 8 avril 2008.

Chers frères et sœurs des Etats-Unis d'Amérique!

Que la grâce et la paix de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ soient avec vous tous! D'ici quelques jours, je commencerai ma visite apostolique dans votre pays bien-aimé. Avant de partir, je voudrais vous transmettre un salut cordial et une invitation à la prière.

Comme vous le savez, je ne pourrai visiter que deux villes : Washington et New York. Toutefois, l'intention de ma visite est d'embrasser spirituellement tous les catholiques des Etats-Unis. Dans le même temps, j'espère vivement que ma présence parmi vous sera perçue comme un geste de fraternité envers toutes les communautés ecclésiales, et comme un signe d'amitié pour les membres des autres traditions religieuses et tous les hommes et les femmes de bonne volonté.
Le Seigneur ressuscité a confié aux Apôtres et à l'Eglise son Evangile d'amour et de paix, afin justement qu'il soit transmis à tous les peuples.

J'aimerais ajouter quelques mots de remerciements, car je suis conscient que beaucoup de personnes ont beaucoup travaillé et depuis longtemps, autant dans l'Eglise que dans les services publics, pour préparer mon voyage. Je suis particulièrement reconnaissant à tous ceux qui ont prié pour la réussite de cette visite, car
prier est la chose la plus importante. Chers amis, je dis cela car je suis convaincu que sans la force de la prière, sans cette union intime avec le Seigneur, nos initiatives humaines ne parviendraient qu'à bien peu de choses. C'est ce qu'en effet notre foi nous enseigne. C'est Dieu qui nous sauve, Il sauve le monde et l'histoire. Il est le Pasteur de son peuple. Je viens, envoyé par Jésus Christ, vous porter sa Parole de vie.

En accord avec vos évêques, j'ai choisi comme thème de mon voyage trois mots simples mais essentiels : "Christ our hope", le Christ notre espérance. En suivant les pas de mes vénérés prédécesseurs, Paul VI et Jean-Paul II,
je viendrai pour la première fois comme Pape aux Etats-Unis d'Amérique, pour proclamer cette grande vérité : Jésus Christ est l'espérance pour les hommes et les femmes de toutes langues, races, cultures et conditions sociales. Oui, le Christ est le visage de Dieu présent parmi nous. A travers Lui, nos vies trouvent leur plénitude, et ensemble, en tant qu'individus et comme peuples, nous pouvons devenir une famille unie par l'amour fraternel, selon le projet éternel de Dieu le Père.

Je sais combien ce message de l'Evangile est enraciné dans votre pays. Je viens le partager avec vous, lors d'une série de célébrations et de rencontres. J'apporterai également le message de l'espérance chrétienne à la grande Assemblée des Nations unies, aux représentants de tous les peuples du monde. En effet, le monde n'a jamais eu autant besoin d'espérance que maintenant : espérance de paix, de justice, et de liberté, mais cette espérance ne peut pas être réalisée sans obéissance à la loi du Seigneur, que le Christ a portée à son accomplissement dans le commandement de nous aimer les uns les autres. Faites aux autres ce que vous voudriez qu'ils vous fassent, et ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas qu'ils vous fassent. Cette "règle d'or" nous est donnée dans la Bible, mais elle est valable pour tous les peuples, y compris pour les non-croyants. C'est une loi inscrite dans le cœur humain ; nous pouvons tous être d'accord avec elle, de telle façon que quand nous devons traiter d'autres sujets nous pouvons le faire sur un mode constructif et positif pour toute la communauté humaine.



Lire le texte intégral du Message du Pape Benoît XVI 

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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 12:22
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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 15:42

Extrait de l’encyclique Spe Salvi du Pape Benoît XVI, donnée le 30 novembre 2007.

44.
(…) Je voudrais (…) citer un texte de Platon qui exprime un pressentiment du juste Jugement qui, en grande partie, demeure vrai et salutaire, pour le chrétien aussi. Même avec des images mythologiques, qui cependant rendent la vérité avec une claire évidence, il dit qu'à la fin les âmes seront nues devant le Juge. Alors ce qu'elles étaient dans l'histoire ne comptera plus, mais seulement ce qu'elles sont en vérité. « Souvent, mettant la main sur le Grand Roi ou sur quelque autre prince ou dynaste, il constate qu'il n'y a pas une seule partie de saine dans son âme, qu'elle est toute lacérée et ulcérée par les parjures et les injustices [...], que tout est déformé par les mensonges et la vanité, et que rien n'y est droit parce qu'elle a vécu hors de la vérité, que la licence enfin, la mollesse, l'orgueil, l'intempérance de sa conduite l'ont rempli de désordre et de laideur: à cette vue, Rhadamante l'envoie aussitôt déchue de ses droits, dans la prison, pour y subir les peines appropriées [...]; quelquefois, il voit une autre âme, qu'il reconnaît comme ayant vécu saintement dans le commerce de la vérité. [...] Il en admire la beauté et l'envoie aux îles des Bienheureux ». Dans la parabole du riche bon vivant et du pauvre Lazare (cf. Lc 16, 19-31), Jésus nous a présenté en avertissement l'image d'une telle âme ravagée par l'arrogance et par l'opulence, qui a créé elle-même un fossé infranchissable entre elle et le pauvre ; le fossé de l'enfermement dans les plaisirs matériels; le fossé de l'oubli de l'autre, de l'incapacité d’aimer, qui se transforme maintenant en une soif ardente et désormais irrémédiable. Nous devons relever ici que Jésus dans cette parabole ne parle pas du destin définitif après le Jugement universel, mais il reprend une conception qui se trouve, entre autre, dans le judaïsme ancien, à savoir la conception d'une condition intermédiaire entre mort et résurrection, un état dans lequel la sentence dernière manque encore.

45.
Cette idée vétéro-juive de la condition intermédiaire inclut l'idée que les âmes ne se trouvent pas simplement dans une sorte de détention provisoire, mais subissent déjà une punition, comme le montre la parabole du riche bon vivant, ou au contraire jouissent déjà de formes provisoires de béatitude. Et enfin il y a aussi l'idée que, dans cet état, sont possibles des purifications et des guérisons qui rendent l'âme mûre pour la communion avec Dieu. L'Église primitive a repris ces conceptions, à partir desquelles ensuite, dans l'Église occidentale, s'est développée petit à petit la doctrine du purgatoire. Nous n'avons pas besoin de faire ici un examen des chemins historiques compliqués de ce développement ; demandons-nous seulement de quoi il s'agit réellement. Avec la mort, le choix de vie fait par l'homme devient définitif – sa vie est devant le Juge. Son choix, qui au cours de toute sa vie a pris forme, peut avoir diverses caractéristiques. Il peut y avoir des personnes qui ont détruit totalement en elles le désir de la vérité et la disponibilité à l'amour. Des personnes en qui tout est devenu mensonge; des personnes qui ont vécu pour la haine et qui en elles-mêmes ont piétiné l'amour. C'est une perspective terrible, mais certains personnages de notre histoire laissent entrevoir de façon effroyable des profils de ce genre. Dans de semblables individus, il n'y aurait plus rien de remédiable et la destruction du bien serait irrévocable: c'est cela qu'on indique par le mot « enfer ». D'autre part, il peut y avoir des personnes très pures, qui se sont laissées entièrement pénétrer par Dieu et qui, par conséquent, sont totalement ouvertes au prochain – personnes dont la communion avec Dieu oriente dès maintenant l'être tout entier et dont le fait d'aller vers Dieu conduit seulement à l'accomplissement de ce qu'elles sont désormais.

46. Selon nos expériences, cependant, ni un cas ni l'autre ne sont la normalité dans l'existence humaine. Chez la plupart des hommes – comme nous pouvons le penser – demeure présente au plus profond de leur être une ultime ouverture intérieure pour la vérité, pour l'amour, pour Dieu. Mais, dans les choix concrets de vie, elle est recouverte depuis toujours de nouveaux compromis avec le mal – beaucoup de saleté recouvre la pureté, dont cependant la soif demeure et qui, malgré cela, émerge toujours de nouveau de toute la bassesse et demeure présente dans l'âme. Qu'advient-il de tels individus lorsqu'ils comparaissent devant le juge? Toutes les choses sales qu'ils ont accumulées dans leur vie deviendront-elles d'un coup insignifiantes ? Ou qu'arrivera-t-il d'autre? Dans la Première lettre aux Corinthiens, saint Paul nous donne une idée de l'impact différent du Jugement de Dieu sur l'homme selon son état. Il le fait avec des images qui veulent en quelque sorte exprimer l'invisible, sans que nous puissions transformer ces images en concepts – simplement parce que nous ne pouvons pas jeter un regard dans le monde d’au delà de la mort et parce que nous n'en avons aucune expérience. Paul dit avant tout de l'expérience chrétienne qu'elle est construite sur un fondement commun : Jésus Christ. Ce fondement résiste. Si nous sommes demeurés fermes sur ce fondement et que nous avons construit sur lui notre vie, nous savons que ce fondement ne peut plus être enlevé, pas même dans la mort. Puis Paul continue : « On peut poursuivre la construction avec de l'or, de l'argent ou de la belle pierre, avec du bois, de l'herbe ou du chaume, mais l'ouvrage de chacun sera mis en pleine lumière au jour du Jugement. Car cette révélation se fera par le feu, et c'est le feu qui permettra d'apprécier la qualité de l'ouvrage de chacun. Si l'ouvrage construit par quelqu'un résiste, celui-là recevra un salaire; s'il est détruit par le feu, il perdra son salaire. Et lui-même sera sauvé, mais comme s'il était passé à travers un feu » (3, 12-15). Dans ce texte, en tout cas, il devient évident que le sauvetage des hommes peut avoir des formes diverses; que certaines choses édifiées peuvent brûler totalement ; que pour se sauver il faut traverser soi-même le « feu » afin de devenir définitivement capable de Dieu et de pouvoir prendre place à la table du banquet nuptial éternel.

47. Certains théologiens récents sont de l'avis que le feu qui brûle et en même temps sauve est le Christ lui-même, le Juge et Sauveur. La rencontre avec Lui est l'acte décisif du Jugement. Devant son regard s'évanouit toute fausseté. C'est la rencontre avec Lui qui, en nous brûlant, nous transforme et nous libère pour nous faire devenir vraiment nous-mêmes. Les choses édifiées durant la vie peuvent alors se révéler paille sèche, vantardise vide et s'écrouler. Mais dans la souffrance de cette rencontre, où l'impur et le malsain de notre être nous apparaissent évidents, se trouve le salut. Le regard du Christ, le battement de son cœur nous guérissent grâce à une transformation assurément douloureuse, comme « par le feu ». Cependant, c'est une heureuse souffrance, dans laquelle le saint pouvoir de son amour nous pénètre comme une flamme, nous permettant à la fin d'être totalement nous-mêmes et par là totalement de Dieu. Ainsi se rend évidente aussi la compénétration de la justice et de la grâce : notre façon de vivre n'est pas insignifiante, mais notre saleté ne nous tache pas éternellement, si du moins nous sommes demeurés tendus vers le Christ, vers la vérité et vers l'amour. En fin de compte, cette saleté a déjà été brûlée dans la Passion du Christ. Au moment du Jugement, nous expérimentons et nous accueillons cette domination de son amour sur tout le mal dans le monde et en nous. La souffrance de l'amour devient notre salut et notre joie. Il est clair que la « durée » de cette brûlure qui transforme, nous ne pouvons la calculer avec les mesures chronométriques de ce monde. Le « moment » transformant de cette rencontre échappe au chronométrage terrestre – c'est le temps du cœur, le temps du « passage » à la communion avec Dieu dans le Corps du Christ.

Le Jugement de Dieu est espérance, aussi bien parce qu'il est Justice que parce qu'il est grâce. S'il était seulement grâce qui rend insignifiant tout ce qui est terrestre, Dieu resterait pour nous un débiteur de la réponse à la question concernant la Justice – question décisive pour nous face à l'Histoire et face à Dieu lui-même. S'il était pure Justice, il ne pourrait être à la fin pour nous tous qu’un motif de peur. L'incarnation de Dieu dans le Christ a tellement lié l'une à l'autre – Justice et grâce – que la justice est établie avec fermeté : nous attendons tous notre salut « dans la crainte de Dieu et en tremblant » (Ph2, 12). Malgré cela, la grâce nous permet à tous d'espérer et d'aller pleins de confiance à la rencontre du Juge que nous connaissons comme notre « avocat » (parakletos) (cf. 1 Jn 2, 1).

48.
Un motif doit encore être mentionné ici, parce qu'il est important pour la pratique de l'espérance chrétienne. Dans le judaïsme ancien, il existe aussi l'idée qu'on peut venir en aide aux défunts dans leur condition intermédiaire par la prière (cf. par exemple 2 M 12, 38-45 : 1er s. av. JC). La pratique correspondante a été adoptée très spontanément par les chrétiens et elle est commune à l'Église orientale et occidentale. L'Orient ignore la souffrance purificatrice et expiatrice des âmes dans « l'au-delà », mais il connaît divers degrés de béatitude ou aussi de souffrance dans la condition intermédiaire. Cependant, grâce à l'Eucharistie, à la prière et à l'aumône, « repos et fraîcheur » peuvent être donnés aux âmes des défunts. Que l'amour puisse parvenir jusqu'à l'au-delà, que soit possible un mutuel donner et recevoir, dans lequel les uns et les autres demeurent unis par des liens d'affection au delà des limites de la mort – cela a été une conviction fondamentale de la chrétienté à travers tous les siècles et reste aussi aujourd'hui une expérience réconfortante. Qui n'éprouverait le besoin de faire parvenir à ses proches déjà partis pour l'au-delà un signe de bonté, de gratitude ou encore de demande de pardon?

À présent on pourrait enfin se demander : si le « purgatoire » consiste simplement à être purifié par le feu dans la rencontre avec le Seigneur, Juge et Sauveur, comment alors une tierce personne peut-elle intervenir, même si elle est particulièrement proche de l'autre? Quand nous posons une telle question, nous devrions nous rendre compte qu'aucun homme n'est une monade fermée sur elle-même. Nos existences sont en profonde communion entre elles, elles sont reliées l'une à l'autre au moyen de multiples interactions. Nul ne vit seul. Nul ne pèche seul. Nul n'est sauvé seul. Continuellement la vie des autres entre dans ma vie : en ce que je pense, je dis, je fais, je réalise. Et vice-versa, ma vie entre dans celle des autres : dans le mal comme dans le bien. Ainsi mon intercession pour quelqu'un n'est pas du tout quelque chose qui lui est étranger, extérieur, pas même après la mort. Dans l'inter-relation de l'être, le remerciement que je lui adresse, ma prière pour lui peuvent signifier une petite étape de sa purification. Et avec cela il n'y a pas besoin de convertir le temps terrestre en temps de Dieu : dans la communion des âmes le simple temps terrestre est dépassé. Il n'est jamais trop tard pour toucher le cœur de l'autre et ce n'est jamais inutile.
Ainsi s'éclaire ultérieurement un élément important du concept chrétien d'espérance. Notre espérance est toujours essentiellement aussi espérance pour les autres ; c'est seulement ainsi qu'elle est vraiment espérance pour moi. En tant que chrétiens nous ne devrions jamais nous demander seulement : comment puis-je me sauver moi-même? Nous devrions aussi nous demander : que puis-je faire pour que les autres soient sauvés et que surgisse aussi pour les autres l'étoile de l'espérance? Alors j'aurai fait le maximum pour mon salut personnel.


Lire le texte intégral de l'Encyclique Spe Salvi du Pape Benoît XVI

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 18:45

Extrait de l’encyclique Spe Salvi du Pape Benoît XVI, donnée le 30 novembre 2007.

41.
Dans le grand Credo de l'Église, la partie centrale, qui traite du mystère du Christ à partir de sa naissance éternelle du Père et de sa naissance temporelle de la Vierge Marie pour arriver par la Croix et la résurrection jusqu'à son retour, se conclut par les paroles : « Il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts ».

Déjà dès les tout premiers temps, la perspective du Jugement a influencé les chrétiens jusque dans leur vie quotidienne en tant que critère permettant d'ordonner la vie présente, comme appel à leur conscience et, en même temps, comme espérance dans la Justice de Dieu. La foi au Christ n'a jamais seulement regardé en arrière ni jamais seulement vers le haut, mais toujours aussi en avant vers l'heure de la Justice que le Seigneur avait annoncée plusieurs fois. Ce regard en avant a conféré au christianisme son importance pour le présent. Dans la structure des édifices sacrés chrétiens, qui voulaient rendre visible l'ampleur historique et cosmique de la foi au Christ, il devint habituel de représenter sur le côté oriental le Seigneur qui revient comme roi – l'image de l'espérance –, sur le côté occidental, par contre, le Jugement final comme image de la responsabilité pour notre existence, une représentation qui regardait et accompagnait les fidèles sur le chemin de leur vie quotidienne. Cependant, dans le développement de l'iconographie, on a ensuite donné toujours plus d'importance à l'aspect menaçant et lugubre du Jugement, qui évidemment fascinait les artistes plus que la splendeur de l'espérance, souvent excessivement cachée sous la menace.

42.
À l'époque moderne, la préoccupation du Jugement final s'estompe : la foi chrétienne est individualisée et elle est orientée surtout vers le salut personnel de l'âme ; la réflexion sur l'histoire universelle, au contraire, est en grande partie dominée par la préoccupation du progrès. Toutefois, le contenu fondamental de l'attente du Jugement n'a pas simplement disparu. Maintenant il prend une forme totalement différente. L'athéisme des XIXe et XXe siècles est, selon ses racines et sa finalité, un moralisme : une protestation contre les injustices du monde et de l'histoire universelle. Un monde dans lequel existe une telle quantité d'injustice, de souffrance des innocents et de cynisme du pouvoir ne peut être l'œuvre d'un Dieu bon. Le Dieu qui aurait la responsabilité d'un monde semblable ne serait pas un Dieu juste et encore moins un Dieu bon. C'est au nom de la morale qu'il faut contester ce Dieu. Puisqu'il n'y a pas de Dieu qui crée une Justice, il semble que l'homme lui-même soit maintenant appelé à établir la Justice. Si face à la souffrance de ce monde la protestation contre Dieu est compréhensible, la prétention que l'humanité puisse et doive faire ce qu'aucun Dieu ne fait ni est en mesure de faire est présomptueuse et fondamentalement fausse. Que d'une telle prétention s'ensuivent les plus grandes cruautés et les plus grandes violations de la Justice n'est pas un hasard, mais est fondé sur la fausseté intrinsèque de cette prétention. Un monde qui doit se créer de lui-même sa Justice est un monde sans espérance. Personne ni rien ne répond pour la souffrance des siècles. Personne ni rien ne garantit que le cynisme du pouvoir – sous quelque habillage idéologique conquérant qu'il se présente – ne continuera à commander dans le monde (…).

43. Du refus rigoureux de toute image, qui fait partie du premier Commandement de Dieu (cf. Ex 20, 4), le chrétien lui aussi peut et doit apprendre toujours de nouveau. La vérité de la théologie négative a été mise en évidence au IVe Concile du Latran, qui a déclaré explicitement que, aussi grande que puisse être la ressemblance constatée entre le Créateur et la créature, la dissemblance est toujours plus grande entre eux. Pour le croyant, cependant (…), Dieu lui-même s'est donné une « image » : dans le Christ qui s'est fait homme. En Lui, le Crucifié, la négation des fausses images de Dieu est portée à l'extrême. Maintenant Dieu révèle son propre Visage dans la figure du souffrant qui partage la condition de l'homme abandonné de Dieu, la prenant sur lui. Ce souffrant innocent est devenu espérance-certitude : Dieu existe et Dieu sait créer la Justice d'une manière que nous ne sommes pas capables de concevoir et que, cependant, dans la foi nous pouvons pressentir. Oui, la résurrection de la chair existe. Une Justice existe. La « révocation » de la souffrance passée, la réparation qui rétablit le droit existent. C'est pourquoi la foi dans le Jugement final est avant tout et surtout espérance – l'espérance dont la nécessité a justement été rendue évidente dans les bouleversements des derniers siècles. Je suis convaincu que la question de la Justice constitue l'argument essentiel, en tout cas l'argument le plus fort, en faveur de la foi dans la vie éternelle. Le besoin seulement individuel d'une satisfaction qui dans cette vie nous est refusée, de l'immortalité de l'amour que nous attendons, est certainement un motif important pour croire que l'homme est fait pour l'éternité, mais seulement en liaison avec le fait qu'il est impossible que l'injustice de l'histoire soit la parole ultime, la nécessité du retour du Christ et de la vie nouvelle devient totalement convaincante.

44. La protestation contre Dieu au nom de la Justice ne sert à rien. Un monde sans Dieu est un monde sans espérance (cf. Ep2, 12). Seul Dieu peut créer la Justice. Et la foi nous donne la certitude qu'Il le fait. L'image du Jugement final est en premier lieu non pas une image terrifiante, mais une image d'espérance ; pour nous peut-être même l'image décisive de l'espérance. Mais n'est-ce pas aussi une image de crainte? Je dirais : c'est une image qui appelle à la responsabilité. Une image, donc, de cette crainte dont saint Hilaire dit que chacune de nos craintes a sa place dans l'amour. Dieu est Justice et crée la Justice. C'est cela notre consolation et notre espérance. Mais dans sa Justice il y a aussi en même temps la grâce. Nous le savons en tournant notre regard vers le Christ crucifié et ressuscité. Justice et grâce doivent toutes les deux être vues dans leur juste relation intérieure. La grâce n'exclut pas la Justice. Elle ne change pas le tort en droit. Ce n'est pas une éponge qui efface tout, de sorte que tout ce qui s'est fait sur la terre finisse par avoir toujours la même valeur (…). À la fin, au banquet éternel, les méchants ne siégeront pas indistinctement à table à côté des victimes, comme si rien ne s'était passé.


Lire le texte intégral de l'Encyclique Spe Salvi du Pape Benoît XVI

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