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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 10:17

Psaume 69
envoyé par KTOTV
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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 09:44

Extrait du discours prononcé par le Pape Benoît XVI aux participants à un cours de la Pénitencerie apostolique, le 7 mars 2008.

Je suis heureux de vous accueillir, alors que s'achève le cours sur le for interne que la Pénitencerie apostolique promeut depuis plusieurs années pendant le
carême (…). Le carême est un temps propice pour méditer sur la réalité du péché à la lumière de l'infinie miséricorde de Dieu, que le sacrement de la Pénitence manifeste sous sa forme la plus élevée. Je saisis donc volontiers l'occasion pour proposer à votre attention certaines réflexions sur l'administration de ce sacrement à notre époque, qui perd hélas de plus en plus le sens du péché.

Il faut aujourd'hui faire faire à qui se confesse
l'expérience de cette tendresse divine envers les pécheurs repentis
que tant d'épisodes évangéliques montrent avec des accents d'émotion intense. Prenons, par exemple, la célèbre page de l'Evangile de Luc qui présente la pécheresse pardonnée (cf. Lc 7, 36-50). Simon, pharisien et riche "notable" de la ville, donne chez lui un banquet en l'honneur de Jésus. De façon inattendue, au fond de la salle, entre une personne qui n'était pas invitée, ni prévue : une prostituée bien connue. Le malaise des personnes présentes est compréhensible, mais la femme ne semble cependant pas s'en préoccuper. Elle avance, et, de façon plutôt furtive, elle s'arrête aux pieds de Jésus. Ses paroles de pardon et d'espérance pour tous, même pour les prostituées, sont parvenues à ses oreilles ; elle est bouleversée, et demeure silencieuse. Elle baigne de ses larmes les pieds de Jésus, les essuie de ses cheveux, les embrasse et les oint d'un parfum suave. En agissant ainsi, la pécheresse veut exprimer l'affection et la reconnaissance qu'elle nourrit envers le Seigneur, par des gestes qui lui sont familiers, même s'ils sont socialement censurés.

Devant l'embarras général, c'est Jésus lui-même qui fait face à la situation :
"Simon, j'ai quelque chose à te dire". "Parle, Maître", lui répond le maître de maison. Nous connaissons tous la réponse de Jésus par une parabole que nous pourrions résumer par ces paroles que le Seigneur dit en substance à Simon : "Tu vois? Cette femme sait qu'elle est pécheresse et, mue par l'amour, elle demande compréhension et pardon. Toi, au contraire, tu penses être juste, et tu es peut-être convaincu de ne rien avoir de grave à te faire pardonner".

Le message qui transparaît dans ce passage évangélique est éloquent :
à qui aime beaucoup, Dieu pardonne tout. Qui place sa confiance en lui-même et dans ses propres mérites est comme aveuglé par son moi et son cœur s'endurcit dans le péché. Qui au contraire se reconnaît faible et pécheur met sa confiance en Dieu et obtient de lui grâce et pardon. Tel est justement le message qu'il faut transmettre : ce qui compte le plus c'est de faire comprendre que dans le sacrement de la réconciliation, quel que soit le péché commis, si on le reconnaît humblement, et si l'on vient trouver avec confiance le prêtre confesseur, on fait toujours l'expérience de la joie pacificatrice du pardon de Dieu.

Dans cette perspective, votre cours assume une importance notable, parce qu'il vise à préparer des confesseurs bien formés du point de vue doctrinal et capables de proposer aux pénitents l'expérience de l'amour miséricordieux du Père céleste. N'est-il pas vrai que l'on assiste aujourd'hui à une certaine désaffection de ce sacrement?
Lorsque l'on insiste seulement sur l'accusation des péchés, qui est également indispensable et il faut aider les fidèles à en comprendre l'importance, on risque de reléguer au second plan ce qui est central, c'est-à-dire la rencontre personnelle avec Dieu, Père de bonté, et de miséricorde. Ce n'est pas le péché qui est au cœur de la célébration sacramentelle, mais la miséricorde de Dieu, qui est infiniment plus grande que toute notre faute.

L
'engagement des pasteurs, et spécialement des confesseurs, doit être aussi celui de mettre en évidence le lien étroit existant
entre le sacrement de la Réconciliation et une existence orientée avec décision vers la conversion. Il convient qu'entre la pratique du sacrement de la Confession et une vie visant à suivre sincèrement le Christ s'instaure une sorte de "cercle vertueux" que l'on ne peut arrêter, dans lequel la grâce du sacrement soutienne et alimente l'engagement à être de fidèles disciples du Seigneur. Le temps du carême, dans lequel nous nous trouvons, nous rappelle que notre vie chrétienne doit tendre toujours à la conversion et lorsque l'on a souvent recours au sacrement de la Réconciliation, l'aspiration à la perfection évangélique reste vivante chez le croyant. Si cette aspiration incessante disparaît, la célébration du sacrement risque hélas de devenir quelque chose de formel qui n'a pas d'incidence sur le tissu de la vie quotidienne. D'autre part, si, tout en étant animés par le désir de suivre Jésus, on ne se confesse pas régulièrement, on risque peu à peu de ralentir le rythme spirituel jusqu'à l'affaiblir toujours davantage et peut-être même l'éteindre.


Lire le texte intégral du discours du Pape Benoît XVI

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 17:09



Extrait de l’homélie prononcée par le Pape Benoît XVI au Yankee Stadium de New York devant 57.000 fidèles, le 20 avril 2008.



Chers frères et sœurs dans le Christ,

Dans l'Evangile que nous venons d'entendre, Jésus dit à ses apôtres de placer leur foi en lui, parce qu'il est "le chemin, la vérité et la vie" (Jn 14, 6). Le Christ est le chemin qui conduit au Père, la Vérité qui donne un sens à l'existence humaine, et la source de cette vie qui est joie éternelle avec les Saints dans le royaume des cieux. Prenons le Seigneur au mot! Renouvelons notre foi en lui et plaçons notre espérance dans ses promesses!

Avec cet encouragement à persévérer dans la foi de Pierre (cf. Lc 22, 32; Mt 16, 17), je vous salue tous avec une grande affection (…). Pendant cette messe, l'Eglise aux Etats-Unis célèbre le 200e anniversaire de la création des sièges de New York, Boston, Philadelphie et Louisville, à partir du démembrement du siège "mère" de Baltimore. La présence du successeur de Pierre à cet autel, de ses confrères évêques et prêtres, des diacres, des religieux, des religieuses, et des fidèles laïcs des cinquante Etats de l'Union, manifeste de façon éloquente notre communion dans la foi catholique qui nous vient des apôtres.

Notre célébration d'aujourd'hui est aussi le signe de la croissance impressionnante dont Dieu a béni l'Eglise de votre pays au cours des deux cents dernières années. C'est à partir du petit troupeau, tel qu'il est décrit dans la première lecture, que l'Eglise s'est construite en Amérique, dans la fidélité au deux commandements de l'amour de Dieu et de l'amour du prochain. Dans ce pays de liberté et d'opportunités, l'Eglise a réuni des troupeaux très différents, dans la profession de foi et, à travers ses nombreuses œuvres d'éducation, de charité et d'assistance sociale, elle a aussi contribué de façon significative à la croissance de la société américaine dans son ensemble.

Ce grand résultat ne s'est pas fait sans défis. La première lecture d'aujourd'hui, tirée des Actes des Apôtres, parle des tensions linguistiques et culturelles, déjà présentes dans la communauté de l'Eglise primitive. En même temps, cela montre la puissance de la Parole de Dieu, proclamée avec autorité par les Apôtres et reçue dans la foi, pour créer une unité qui transcende les divisions qui sont le fruit des limites et des faiblesses humaines. Ici, nous est rappelée une vérité fondamentale : l'unité de l'Eglise n'a pas d'autre base que la Parole de Dieu, faite chair en Jésus Christ notre Seigneur. Tous les signes extérieurs d'identité, toutes les structures, les associations et les programmes, aussi valables et même essentiels soient-ils, n'existent, en définitive, que pour soutenir et favoriser l'unité profonde qui, dans le Christ, est le don indéfectible de Dieu à son Eglise.

La première lecture indique aussi clairement, comme nous le voyons de l'imposition des mains aux premiers diacres, que l'unité de l'Eglise est aussi "apostolique". C'est une unité visible, fondée sur les apôtres que le Christ a choisis pour être les témoins de sa résurrection, et elle est née de ce que les Ecritures appellent "l'obéissance de la foi" (Rm 1, 5; cf. Ac 6, 7).

"Autorité"... "obéissance". Pour être francs, ces paroles ne sont pas faciles à prononcer aujourd'hui. De tels mots représentent une "pierre d'achoppement" pour beaucoup de contemporains, spécialement dans une société qui donne à juste titre une valeur élevée à la liberté personnelle. Cependant, dans la nuit de notre foi, en Jésus Christ, - "le chemin, la vérité et la vie" - nous voyons peu à peu la signification, la valeur, et même la beauté de ces paroles. L'Evangile nous enseigne que la vraie liberté, la liberté des enfants de Dieu, ne se trouve que dans l'abandon de soi qui appartient au mystère de l'amour. Ce n'est qu'en se perdant soi-même, nous dit le Seigneur, que nous nous trouvons vraiment nous-mêmes (cf. Lc 17, 33). La liberté véritable fleurit lorsque nous nous détournons du fardeau du péché qui embrume nos perceptions et affaiblit nos résolutions, pour trouver la source de notre bonheur ultime en celui qui est l'amour infini, la liberté infinie, la vie infinie. "Dans sa volonté nous trouvons la paix".

La liberté véritable est alors un don gratuit de Dieu, le fruit de la conversion à sa vérité, la vérité qui nous rend libre (cf. Jn 8, 32). Et cette liberté dans la vérité apporte dans son sillage une façon nouvelle et libératrice de regarder la réalité. Lorsque nous revêtons "l'esprit du Christ" (cf. Ph 2, 5), de nouveaux horizons s'ouvrent à nous! A la lumière de la foi, dans la communion de l'Eglise, nous trouvons aussi l'inspiration et la force de devenir dans le monde un levain de l'Evangile. Nous devenons la lumière du monde, le sel de la terre (cf. Mt 5, 13-14), auquel est confié "l'apostolat" de rendre nos vies et le monde où nous vivons, toujours plus conformes au dessein de salut de Dieu.

La magnifique vision d'un monde transformé par la vérité libératrice de l'Evangile se reflète dans la description de l'Eglise que l'on trouve dans la deuxième lecture de ce jour. L'Apôtre nous dit que le Christ, ressuscité des morts, est la clef de voûte d'un grand temple qui se construit aujourd'hui encore dans l'Esprit. Et nous, en tant que membres de ce corps, par le baptême, nous sommes devenus des "pierres vivantes" de ce temple, participant par grâce à la vie de Dieu, bénis par la liberté des enfants de Dieu, et ayant le pouvoir d'offrir des sacrifices spirituels qui lui plaise (cf. 1 P 2, 5). Et quelle est cette offrande que nous sommes appelés à faire, sinon de diriger toutes nos pensées, nos paroles et nos actions vers la vérité de l'Evangile et de mobiliser toutes nos énergies au service du Royaume de Dieu? Ce n'est qu'ainsi que nous pouvons construire avec Dieu, sur l'unique fondation qui est le Christ (cf. 1 Co 3, 11). Ce n'est qu'ainsi que nous pouvons construire quelque chose qui durera vraiment. Ce n'est qu'ainsi que nos vies peuvent trouver une signification ultime et porter un fruit éternel (…).


Lire le texte intégral de l'homélie du Pape Benoît XVI

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 12:43

Le dimanche 20 avril 2008 à 9 h 30, le Pape Benoît XVI s'est rendu à Ground Zero, lieu désignant l'ancien emplacement des deux tours du World Trade Center, à New York, qui se sont effondrées après avoir été percutées par deux avions le 11 septembre 2001. Il y a été accueilli par M. Michael Bloomberg, maire de New York, M. David A. Paterson, gouverneur de l'État éponyme, et M. John Corzine, gouverneur de l'État du New Jersey. Entouré de 24 personnes, membres des services de secours présents le jour du drame, de blessés et de parents de victimes de l'attentat, le Pape a allumé un cierge, béni les lieux et prononcé une prière.

Ô Dieu d'amour, de compassion, et de guérison, regarde nous, gens de toutes religions et de traditions diverses, qui nous rassemblons aujourd'hui sur ce site, théâtre d'une violence et d'une douleur incroyables.

Nous te demandons, dans ta bonté, d'accorder la lumière éternelle et la paix à tous ceux qui sont morts ici, en héroïques secours d'urgence : nos pompiers, nos agents de police, nos ambulanciers et médecins urgentistes, et le personnel de l'Autorité portuaire, avec tous les innocents, hommes et femmes, qui furent victimes de cette tragédie simplement parce que leur travail ou leur service les a conduits ici le 11 septembre 2001.

Nous te demandons, dans ta compassion d'apporter la guérison à ceux qui, par suite de leur présence ici ce jour-là, souffrent de blessures et de maladies. Guéris aussi la douleur des familles toujours en deuil et de tous ceux qui ont perdu des personnes chères dans cette tragédie. Donne-leur la force de poursuivre dans la vie avec courage et espérance. Nous pensons aussi à ceux qui sont morts, ont été blessés, et ont perdu des proches, le même jour au Pentagone et à Shanksville en Pennsylvanie. Notre cœur est uni au leur, alors que notre prière embrasse leur douleur et leur souffrance.

Dieu de paix, apporte ta paix à notre monde violent : paix dans le cœur de tout homme et de toute femme, et paix entre les nations du monde. Conduis à tes voies d'amour ceux dont le cœur et l'esprit sont consumés de haine.

Dieu de compréhension,submergés par l'ampleur de cette tragédie, nous cherchons ta lumière et tes conseils alors que nous sommes face à ces événements terribles. Accorde à ceux dont la vie a été épargnée de vivre en sorte que les vies détruites ici n'aient pas été détruites en vain. Réconforte-nous, console-nous, fortifie-nous dans l'espérance, et donne-nous la sagesse et le courage de travailler inlassablement pour un monde où règnent la paix et l'amour véritables, entre les nations et dans le cœur de tous.


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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 09:18

 

Explications du procureur général de l'Ordre des Frères mineurs (Franciscains).

ROME, Mercredi 29 juillet 2009 (ZENIT.org) - L'acceptation, par Benoît XVI, de la perte de l'état clérical du père Tomislav Vlasic, ne constitue pas un jugement sur les témoignages d'apparition de Marie à Medjugorje, a expliqué le procureur général de l'Ordre des Frères mineurs (Franciscains).

Dans une déclaration à ZENIT, le P. Francesco Bravi, ofm, a affirmé que cette mesure n'a pas été imposée par le Saint-Siège mais qu'il s'agit de la conséquence de la demande présentée par le P. Vlasic, qui était jusqu'à présent membre de l'Ordre des Frères mineurs, d'être dispensé non seulement du célibat sacerdotal mais aussi des voeux religieux.

« C'est lui qui l'a demandé », a déclaré le P. Bravi.

Le procureur général de l'Ordre des Frères mineurs a par ailleurs précisé que s'il est vrai que le P. Vlasic était vicaire à la paroisse de Medjugorje à l'époque des premiers témoignages des apparitions (1981), il vivait en Italie depuis plus de vingt ans (depuis 1985).

Le P. Vlasic était religieux de la province franciscaine de San Bernardino di Siena (L'Aquila) et avait fondé la communauté « Kraljice mira potsuno Tvoji - po Mariji k Isusu » (Reine de la Paix, tous à toi - à Jésus par Marie).

Le P. Bravi a expliqué que le P. Vlasic a demandé au Saint-Siège d'être dispensé des obligations du ministère sacerdotal, car il refuse d'accepter les sanctions que lui avait imposé la Congrégation pour la doctrine de la foi par le décret (prot. 144/1985) du 25 janvier 2008, signé par le cardinal William Levada, préfet, et par Mgr Angelo Amato, secrétaire de la Congrégation.

Le décret fut publié, à la demande de la Congrégation pour la doctrine de la foi, par Mgr Ratko Peric, évêque de Mostar-Duvno, diocèse dans lequel est située la ville de Medjugorje. Il explique que les sanctions ont été imposées suite à des accusations portées contre le P. Vlasic. Il était notamment accusé de « diffusion d'une doctrine douteuse, de manipulation des consciences, de mysticisme suspect, de désobéissance à des ordres donnés de façon légitime ». Il était également accusé d'avoir violé le sixième commandement (actes impurs).

Le décret établissait cinq sanctions, dont l'obligation de demeurer dans une maison de l'Ordre franciscain de la région de Lombardie, en Italie, choisie par le ministre général de l'Ordre, le P. José R. Carballo, et l'interdiction de maintenir des liens avec la communauté Reine de la paix, et avec ses membres.

Le décret interdisait d'effectuer « des accords juridiques et d'agir dans des organismes administratifs » sans autorisation écrite du ministre général de l'Ordre. Il établissait par ailleurs l'obligation de suivre une formation théologique et spirituelle avec une évaluation finale, et l'émission de la profession de foi, avec l'approbation de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Le décret interdisait enfin « l'exercice du 'soin des âmes', la prédication, les interventions publiques et révoquait la faculté de confesser ».

Le P. Francesco Bravi a expliqué à ZENIT que le P. Vlasic refusait de reconnaître les accusations portées contre lui et qu'il refusait donc également les sanctions. Comme conséquence de ce rejet, il a demandé à être dispensé de l'exercice de son ministère sacerdotal et de sa condition de religieux. Il lui est en même temps interdit d'exercer toute forme d'apostolat et de faire des déclarations, spécialement sur Medjugorje.

Il lui est arrivé de proposer, publiquement et par écrit, des interprétations des messages reçus par les voyants, mais celles-ci ont parfois été contredites par les voyants eux-mêmes. Il a notamment affirmé que la communauté « Reine de la Paix », qu'il avait fondée, était née à la demande explicite de la Vierge, ce que la voyante Majija Pavlovic a nié dans une lettre adressée au Saint-Siège.

L'évêque de Mostar a affirmé publiquement qu'il ne croyait pas à la véracité des apparitions de Medjugorje mais le dossier est actuellement examiné par la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Dans son ouvrage publié en 2007 en italien « L'ultima veggente di Fatima » (La dernière voyante de Fatima), le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat et ancien secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi, écrit : « Les déclarations de l'évêque de Mostar reflètent une opinion personnelle, elles ne sont pas un jugement définitif et officiel de l'Eglise. Tout est renvoyé à la déclaration de Zadar des évêques de l'ex-Yougoslavie, du 10 avril 1991, qui laisse la porte ouverte à de futures enquêtes. La vérification doit donc se poursuivre. En attendant, les pèlerinages privés, avec un accompagnement pastoral des fidèles, sont autorisés. Enfin, tous les pèlerins catholiques peuvent se rendre à Medjugorje, lieu de culte marial où il est possible de s'exprimer à travers toutes les formes de dévotion ».
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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 10:25
(1) Très haut, tout-puissant, bon Seigneur,
à toi sont les louanges, la gloire, l'honneur,
et toute bénédiction.
(2) A toi seul, Très-Haut, ils conviennent,
et nul homme n'est digne de te nommer.
(3) Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures,
spécialement messire frère soleil
qui est le jour, et par lui tu nous illumines.
(4) Et il est beau et rayonnant avec grande splendeur,
de toi, Très-Haut, il porte le signe.
(5) Loué sois-tu, mon Seigneur,
pour soeur lune et les étoiles,
dans le ciel tu les as formées
claires, précieuses et belles.
(6) Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère vent,
et pour l'air et le nuage et le ciel serein
et tous les temps,
par lesquels à tes créatures tu donnes soutien.
(7) Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur eau,
qui est très utile et humble,
et précieuse et chaste.
(8) Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère feu,
par lequel tu illumines la nuit,
et il est beau et joyeux, et robuste et fort.
(9) Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur notre mère la terre,
qui nous soutient et nous gouverne,
et produit divers fruits
avec les fleurs colorées et l'herbe.
(10) Loué sois-tu, mon Seigneur,
pour ceux qui pardonnent par amour pour toi
et supportent maladies et tribulations.
(11) Heureux ceux qui les supporteront en paix,
car par toi, Très-Haut, ils seront couronnés.
(12) Loué sois-tu, mon Seigneur,
pour soeur notre mort corporelle,
à qui nul homme vivant ne peut échapper.
(13) Malheur à ceux qui mourront
dans les péchés mortels,
heureux ceux qu'elle trouvera dans tes très saintes volontés,
car la seconde mort ne leur fera pas mal.
(14) Louez et bénissez mon Seigneur,
et rendez-lui grâces
et servez-le avec grande humilité.
(Trad. Sources Chrétiennes, n°285)

Très haut, tout puissant, bon Seigneur,
à Toi sont les louanges, la gloire et l'honneur,
et toute bénédiction.

A Toi seul, Très-Haut, ils conviennent ;
et nul homme n'est digne de prononcer Ton Nom.

Loué sois-Tu, mon Seigneur, avec toutes Tes créatures :
spécialement Messire frère soleil
qui donne le jour, et par qui Tu nous éclaires ;
il est beau et rayonnant avec une grande splendeur :
de Toi, Très-Haut, il est le symbole.

Loué sois-Tu, mon Seigneur, 
pour soeur lune et pour les étoiles :
dans le Ciel Tu les as créées, claires, précieuses et belles.

Loué sois-Tu, mon Seigneur, 
pour frère vent,
pour l'air et les nuages, et le ciel pur, et tous les temps,
par lesquels à Tes créatures Tu donnes soutien.

Loué sois-Tu, mon Seigneur, 
pour soeur eau,
qui est très utile et humble, précieuse et chaste.

Loué sois-Tu, mon Seigneur, pour frère feu,
par qui Tu éclaires la nuit ;
il est beau et joyeux, robuste et fort.

Loué sois-Tu, mon Seigneur, 
pour soeur notre mère la terre,
qui nous soutient et nous nourrit,
et produit divers fruits avec les fleurs
aux mille couleurs et l'herbe.

Loué sois-Tu, mon Seigneur,
pour ceux qui pardonnent pour l'amour de Toi,
et supportent douleur et tribulation ;
bienheureux ceux qui persévèreront dans la paix,
car par Toi, Très-Haut, ils seront couronnés.

Loué sois-Tu, mon Seigneur, 
pour notre soeur la mort corporelle,
à qui nul homme vivant ne peut échapper.
 Malheur à ceux qui meurent en état de péché mortel.
 Bienheureux ceux qu'elle trouvera conforme 
à Tes très Saintes Volontés,
car la seconde mort ne leur fera point de mal.

Louez et bénissez mon Seigneur et rendez-Lui grâces,
et servez-Le avec grande humilité.

("Cantique de frère soleil" de St François d'Assise) 
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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 16:30

Ô Toi qui es chez toi dans le fond de mon cœur

Laisse moi te rejoindre dans le fond de mon coeur.

 

Ô Toi qui es chez Toi dans le fond de mon coeur

je t’adore, mon Dieu, dans le fond de mon coeur.

 

Ô Toi qui es chez toi dans le fond de mon coeur

Loué sois-tu, Seigneur, dans le fond de mon coeur.

 

Ô Toi qui es chez toi dans le fond de mon cœur

Je m’offre à ton amour dans le fond de mon coeur.

 

Ô Toi qui es chez toi dans le fond de mon cœur

que surgisse ta joie dans le fond de mon coeur.

 

Ô Toi qui es chez toi dans le fond de mon cœur

garde-moi de tout mal dans le fond de mon coeur.

 

Ô Toi qui es chez toi dans le fond de mon cœur

fais-moi vivre de toi dans le fond de mon coeur.

 

Ô Toi qui es chez toi dans le fond de mon cœur

je veux ce que tu veux dans le fond de mon coeur.

 

Ô Toi qui es chez toi dans le fond de mon cœur

ouvre-moi sur le monde dans le fond de mon coeur.

 

Ô Toi qui es chez toi dans le fond de mon cœur

glorifie ton saint Nom dans le fond de mon coeur.

 

Ô Toi qui es chez toi dans le fond de mon cœur

abîme de lumière dans le fond de mon coeur.

 

Père Henri Caffarel

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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 11:22
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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 18:05



Extrait du discours du Pape Benoît XVI lors de sa rencontre avec les jeunes et les séminaristes au séminaire St Joseph de New York, le 19 avril 2008. 


Chers amis, l'exemple des Saints nous invite (…) à considérer quatre aspects essentiels du trésor de notre foi : la prière personnelle et le silence, la prière liturgique, la charité vécue et les vocations.

Le plus important est que vous développiez une relation personnelle avec Dieu. Cette relation s'exprime dans la prière.
 De par sa nature même, Dieu parle, écoute et répond. Saint Paul nous rappelle en effet que nous pouvons et devons "prier sans cesse" (cf. 1 Th 5, 17). Loin de nous replier sur nous-mêmes et de fuir les hauts et les bas de la vie, à travers la prière nous nous tournons vers Dieu et, à travers Lui, nous nous tournons les uns vers les autres, y compris les personnes marginalisées et celles qui suivent des voies qui ne sont pas celles de Dieu (cf. Spe Salvi, n. 33). Comme les Saints nous l'enseignent de manière particulièrement vivante, la prière devient l'espérance en acte. Le Christ était leur compagnon de toujours, avec lequel il parlait à chaque instant sur leur chemin au service des autres.

Il y a un autre aspect de la prière que nous devons nous rappeler : la contemplation dans le silence. Saint Jean, par exemple, nous dit que pour accueillir la révélation de Dieu il faut d'abord écouter et ensuite répondre en annonçant ce que nous avons vu et entendu (cf. 1 Jn 1, 2-3 ; Const. 
Dei Verbum, 1).N'avons-nous pas peut-être un peu perdu l'art d'écouter? Laissez-vous un peu d'espace pour entendre le murmure de Dieu qui vous appelle à la bonté? Chers amis, n'ayez pas peur du silence et du calme, écoutez Dieu, adorez-le dans l'Eucharistie! Laissez sa parole façonner votre chemin comme un développement de la sainteté.

Dans la liturgie nous trouvons l'Eglise tout entière en prière. Le mot "liturgie" signifie la participation du Peuple de Dieu à 
"l'œuvre du Christ prêtre et de son Corps qui est l'Eglise" (Sacrosanctum Concilium, n. 7). En quoi consiste cette œuvre? Elle se réfère avant tout à la Passion du Christ, à sa mort et sa résurrection et à son ascension – ce que nous appelons "Mystère pascal". Elle se réfère aussi à la célébration de la liturgie elle-même. Les deux significations sont en effet liées de manière inséparable, car cette "œuvre de Jésus" est le véritable contenu de la liturgie. A travers la liturgie, l'"oeuvre de Jésus" est continuellement mise en contact avec l'histoire, avec notre vie, pour la façonner. Nous avons ici un nouvel aperçu de la grandeur de notre foi chrétienne. Chaque fois que vous vous réunissez pour la messe, quand vous allez vous confesser, chaque fois que vous célébrez un des sacrements, Jésus est à l'œuvre. A travers l'Esprit Saint, il vous attire vers lui, dans son amour sacrificiel pour le Père, qui devient amour pour tous. Nous voyons ainsi que la liturgie de l'Eglise est un ministère d'espérance pour l'humanité. Votre participation pleine de foi est une espérance active qui aide à maintenir le monde – les saints comme les pécheurs – ouvert à Dieu; voilà la véritable espérance humaine que nous offrons à chacun (cf. Spe Salvi, n. 34).

Votre prière personnelle, vos moments de contemplation silencieuse et votre participation à la liturgie de l'Eglise vous rapprochent de Dieu et vous préparent également à servir les autres. Les Saints qui nous accompagnent ce soir nous montrent que la vie de foi et d'espérance est aussi une vie de charité.
 En contemplant Jésus sur la Croix nous voyons l'amour sous sa forme la plus radicale. Nous pouvons commencer à imaginer le chemin de l'amour sur lequel nous devons avancer (cf. Deus caritas est, 12). Les occasions pour avancer sur ce chemin sont nombreuses. Regardez autour de vous avec les yeux du Christ, écoutez avec ses oreilles, ayez les mêmes sentiments que lui et pensez avec son cœur et son esprit. Etes-vous prêts à tout donner pour la vérité et la justice, comme Il le fit?

(…) Chers jeunes, pour finir je voudrais vous dire encore un mot sur les vocations. Tout d'abord, mes pensées vont à vos parents, à vos grands-parents et à vos parrains et marraines. Ils ont été vos premiers éducateurs dans la foi. En vous présentant pour le Baptême, ils vous ont donné la possibilité de recevoir le don le plus grand de votre vie. Ce jour-là, vous êtes entrés dans la sainteté de Dieu lui-même. Vous êtes devenus des fils et des filles adoptifs du Père. Vous avez été incorporés au Christ. Vous avez été transformés en demeures de son Esprit. Prions pour les pères et les mères du monde entier, en particulier pour ceux qui luttent à chaque instant – socialement, matériellement, spirituellement. 
Honorons la vocation du mariage et la dignité de la vie familiale. Reconnaissons toujours que les familles sont le lieu où naissent les vocations.

Rassemblés ici au "Saint Joseph Seminary", je salue les séminaristes présents et, de fait, j'encourage tous les séminaristes partout en Amérique. Je suis heureux de savoir que votre nombre augmente! Le peuple de Dieu attend de vous que vous soyez des prêtres saints, sur un chemin quotidien de conversion, en suscitant chez les autres le désir d'entrer plus profondément dans la vie ecclésiale des croyants. 
Je vous exhorte à approfondir votre amitié avec Jésus, le Bon Pasteur. Parlez avec Lui cœur à cœur. Rejetez toute tentation d'ostentation, de carriérisme ou de vanité. Recherchez un style de vie vraiment caractérisé par la charité, la chasteté et l'humilité, à l'imitation du Christ, le Prêtre Suprême éternel dont vous devez devenir l'image vivante (cf. Pastores dabo vobis, n. 33). Chers séminaristes, je prie pour vous chaque jour. Rappelez-vous que ce qui compte devant le Seigneur est de demeurer dans son amour et de faire rayonner son amour pour les autres.

(…) Mes amis, je vous le demande à nouveau, que dire du moment présent? Que recherchez-vous? Qu'est-ce que Dieu vous suggère? L'espérance qui ne déçoit jamais est Jésus Christ. Les saints nous montrent l'amour désintéressé de son chemin. En tant que disciples du Christ, leurs itinéraires extraordinaires se développèrent au sein de cette communauté de l'espérance qui est l'Eglise. Et c'est de l'intérieur de l'Eglise que vous trouverez vous aussi le courage et le soutien pour marcher sur la voie du Seigneur. 
Nourris par la prière personnelle, préparés par le silence, façonnés par la liturgie de l'Eglise, vous découvrirez la vocation particulière que le Seigneur vous réserve. Embrassez-la avec joie. Aujourd'hui, c'est vous qui êtes les disciples du Christ. Faites rayonner sa lumière sur cette grande ville et au delà. Montrez au monde les raisons de l'espérance qui est en vous. Parlez avec les autres de la vérité qui vous rend libres. Avec ces sentiments de grande espérance en vous, je vous salue d'un "au revoir", dans l'attente de vous rencontrer à nouveau à Sydney, en juillet, pour la Journée mondiale de la jeunesse! Et, en gage de mon affection pour vous et pour vos familles, je vous donne avec joie ma Bénédiction apostolique.


Lire le texte intégral du discours du Pape Benoît XVI

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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 17:57



Extrait du discours du Pape Benoît XVI lors de sa rencontre avec les jeunes et les séminaristes au séminaire St Joseph de New York, le 19 avril 2008.

 



Votre Eminence,
Chers frères dans l'épiscopat,
Chers jeunes amis,


(…) Jeunes amis, je suis très heureux d'avoir l'occasion de parler avec vous (…). Je souhaite mentionner votre chant de "Joyeux anniversaire". Merci de ce geste émouvant, je vous donne à tous un "A+" pour votre prononciation allemande ! Ce soir, je veux partager avec vous quelques pensées sur le fait d'être disciples de Jésus Christ : sur les pas du Seigneur, nos vies deviennent un voyage d'espérance.


Face à vous, il y a les images de six hommes et femmes ordinaires, qui ont grandi et qui ont mené des vies extraordinaires. L'Eglise les honore en tant que vénérables, bienheureux ou saints : chacun a répondu à l'appel du Seigneur à une vie de charité et chacun l'a servi ici, dans les avenues, les rues, et les banlieues de New York. Je suis frappé par le fait qu'ils constituent un groupe incroyablement diversifié : pauvres et riches, hommes et femmes laïcs, – dont une très riche épouse et mère de famille –, des prêtres et des religieuses, des immigrés venus de loin, la fille d'un père guerrier Mohawak et d'une mère Algonquin, un esclave Haïtien et, enfin, un intellectuel cubain.


Sainte Elizabeth Ann Seton, sainte Françoise-Xavier Cabrini, saint Jean Neumann, la bienheureuse Kateri Tekakwitha, le vénérable Pierre Toussaint et le Père Felix Varela : n'importe qui d'entre nous pourrait être parmi eux, parce qu'il n'y a aucun stéréotype dans ce groupe, aucun modèle uniforme. Mais à y regarder de plus près, ils ont des éléments communs. Embrasées par l'amour de Jésus, leurs vies sont devenues de remarquables voyages de l'espérance. Pour certains, cela voulait dire quitter leur maison et s'embarquer pour un pèlerinage de milliers de kilomètres. Pour chacun d'eux, il y a eu un acte d'abandon à Dieu, avec la confiance qu'il est la destination finale de tout pèlerin. Et ils ont tous offert une main tendue d'espérance à ceux qu'ils rencontraient sur leur chemin, en éveillant souvent en eux la vie de la foi. Par des orphelinats, des écoles et des hôpitaux, en se faisant amis des pauvres, des malades, et des marginaux, et par le témoignage convaincant qui vient du fait de marcher humblement sur les pas du Christ, ces six personnes ont ouvert la voie de la foi, de l'espérance et de la charité à un nombre incalculable de personnes, y compris peut-être vos propres ancêtres.


Et aujourd'hui? Qui porte témoignage de la Bonne nouvelle de Jésus, dans les rues de New York, dans les banlieues troublées des grandes villes, sur les places où les jeunes se rassemblent, cherchant quelqu'un en qui avoir confiance? Dieu est notre origine et notre destination, et Jésus le chemin.
La route de cette journée (comme cela a été le cas pour nos saints) serpente à travers les joies et les épreuves de la vie quotidienne ordinaire : dans vos familles, à l'école ou au collège, au cours de vos loisirs, et dans vos communautés paroissiales. Tous ces endroits sont marqués par la culture dans laquelle vous grandissez. En tant que jeunes Américains, on vous offre de nombreuses occasions de développement personnel, et vous êtes élevés avec un sens de la générosité, du service et de la loyauté. Pourtant vous n'avez pas besoin que je vous dise qu'il y a aussi des difficultés : des activités et des modes de pensée qui étouffent l'espérance, des voies qui semblent conduire au bonheur et à l'accomplissement mais en fait s'achèvent dans la confusion et la peur.

M
es années d'adolescence ont été dévastées par un régime sinistre qui pensait avoir toutes les réponses. Son influence a grandi, – infiltrant les écoles et les milieux sociaux, politiques et même religieux – avant d'être pleinement reconnu comme le monstre qu'il était. Il bannit Dieu et devint ainsi inaccessible à tout ce qui était vrai et bon. Beaucoup de vos grands-parents et arrière-grands-parents vous auront raconté l'horreur de la destruction qui a suivi. En effet certains d'entre eux vinrent en Amérique justement pour fuir cette terreur. Remercions Dieu du fait qu'aujourd'hui beaucoup de gens de votre génération peuvent jouir de libertés qui ont surgi grâce à l'extension de la démocratie et au respect des droits de l'homme. Remercions Dieu pour tous ceux qui s'efforcent de vous assurer de pouvoir grandir dans un environnement qui nourrit ce qui est beau, bon, et vrai : vos parents et vos grands-parents, vos professeurs et vos prêtres, ces responsables politiques qui cherchent ce qui est droit et juste.

Le pouvoir de destruction demeure cependant. Prétendre le contraire serait se faire illusion. Pourtant, il ne triomphe jamais : il est défait. C'est l'essence de l'espérance qui nous définit en tant que chrétiens; et l'Eglise le rappelle dramatiquement lors du triduum pascal, et le célèbre avec une grande joie pendant le temps pascal!

Celui qui nous montre le chemin au delà de la mort est Celui qui nous montre comment surmonter les destructions et la peur : ainsi, c'est Jésus qui est le vrai maître de la vie (cf.
Spe Salvi, n. 6).
Sa mort et sa résurrection signifient que nous pouvons dire au Père "tu nous as rendu la vie" (Prière après la communion, Vendredi saint). Et ainsi, il y a seulement quelques semaines, au cours de la belle liturgie de la Veillée pascale, ce n'est pas par désespoir ou par peur que nous avons crié vers Dieu pour notre monde, mais avec une confiance pleine d'espérance : chasse les ténèbres de notre cœur! Chasse les ténèbres de notre esprit! (cf. Prière du cierge pascal).

Que sont donc ces ténèbres? Qu'est-ce qui se passe lorsque les gens, spécialement les plus vulnérables, rencontrent le poing fermé de la répression ou de la manipulation, plutôt qu'une main tendue d'espérance? Un premier groupe d'exemples appartient au cœur. Ici, les rêves et les aspirations des jeunes peuvent être assombris ou détruits. Je pense à ceux qui sont victimes de la drogue et de l'abus de stupéfiants, les sans abri, les pauvres, les victimes du racisme, de la violence, de la dégradation – spécialement les jeunes filles et les femmes. Les causes de ces problèmes sont complexes mais ils ont tous en commun un état d'esprit empoisonné qui se manifeste dans le fait de traiter les personnes comme de simples objets – il en résulte une dureté de cœur qui tout d'abord ignore et ensuite ridiculise la dignité de tout être humain donnée par Dieu. De telles tragédies soulignent aussi ce qui aurait pu se passer et ce qui pourrait se passer, si d'autres mains – vos mains – s'étaient tendues, se tendaient vers elles. Je vous encourage à inviter les autres, spécialement les personnes vulnérables et innocentes, à se joindre à vous sur le chemin de la bonté et de l'espérance.

Le deuxième domaine de ténèbres – celles qui affectent l'esprit – passe souvent inaperçu et est, pour cette raison, particulièrement sinistre.
La manipulation de la vérité déforme notre perception de la réalité et ternit notre imagination et nos aspirations. J'ai déjà mentionné les nombreuses libertés dont vous avez la chance de jouir. L'importance fondamentale de la liberté doit être rigoureusement sauvegardée. Ce n'est donc pas surprenant que de nombreuses personnes proclament bruyamment leur liberté sur la place publique. Cependant, la liberté est une valeur délicate. Elle peut être mal comprise, et mal utilisée, et ainsi conduire non pas au bonheur que nous attendons tous de la liberté, mais à une zone sombre de manipulation dans laquelle notre compréhension de nous-mêmes et du monde devient confuse, et même déformée par ceux qui ont un autre projet. Avez-vous remarqué le nombre de fois où la liberté est revendiquée sans aucune référence à la vérité de la personne humaine? Il y a ceux qui affirment aujourd'hui que le respect de la liberté de la personne individuelle rend injuste la recherche de la vérité, y compris la vérité sur ce qui est bien. Dans certains milieux, parler de la vérité est considéré comme une source de discussions et de divisions et on préfère donc réserver cela à la sphère privée. Et à la place de la vérité – ou plutôt de son absence – s'est répandue l'idée qu'en donnant de la valeur à tout sans distinctions, on assure la liberté et on libère la conscience. C'est ce que nous appelons le relativisme. Mais quel est l'objectif d'une "liberté" qui, ignorant la vérité, poursuit ce qui est faux ou injuste? A combien de jeunes a-t-on proposé une aide qui, au nom de la liberté et de l'expérience, les a conduits à une accoutumance aux stupéfiants, à la confusion morale ou intellectuelle, à blesser, à la perte du respect de soi et même au désespoir, et ainsi, tragiquement et tristement, au suicide? Chers amis, la vérité n'est pas un fardeau. Elle n'est pas non plus un simple ensemble de règles. C'est la découverte de Celui qui ne nous trahit jamais ; de Celui en qui nous pouvons toujours avoir confiance. En cherchant la vérité nous finissons par vivre selon la foi car, en définitive, la vérité est une personne : Jésus Christ. C'est la raison pour laquelle la liberté authentique n'est pas le choix de "se désengager de". C'est le choix de "s'engager pour"; rien moins que sortir de soi et se laisser associer à l'"être pour les autres" du Christ (cf. Spe Salvi, n. 28) (…). C'est le chemin des saints. C'est une magnifique vision de l'espérance – la lumière du Christ vous invite à être des étoiles pour guider les autres, en marchant sur la route du Christ qui est la route du pardon, de la réconciliation, de l'humilité, de la joie et de la paix.

Cependant,
nous sommes parfois tentés de nous refermer sur nous-mêmes, de douter de la force de rayonnement du Christ, de limiter l'horizon de l'espérance. Courage! Fixez votre regard sur les Saints! La diversité de leurs expériences de la présence de Dieu est une invitation à redécouvrir la largeur et la profondeur du christianisme. Laissez votre imagination se promener librement le long de l'expansion illimitée des horizons du disciple du Christ. Nous sommes parfois considérés comme des personnes qui ne parlent que d'interdits. Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité! Ce qui caractérise un authentique disciple du Christ, c'est le sens de l'émerveillement. Nous sommes devant ce Dieu que nous connaissons et aimons comme un ami, devant l'immensité de sa Création et la beauté de notre foi chrétienne.


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