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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 16:57

Extrait de l’exhortation apostolique post-synodale sur la Parole de Dieu dans la vie et dans la mission de l’Eglise, donnée par Benoît XVI le 30 septembre 2010, en la 6e année de son pontificat.

 

53. En abordant le thème de la valeur de la liturgie pour la compréhension de la Parole de Dieu, le Synode des Évêques a voulu souligner aussi la relation entre la Sainte Écriture et l’action sacramentelle. Il est très opportun d’approfondir le lien entre la Parole et le Sacrement, aussi bien dans l’action pastorale de l’Église que dans la recherche théologique. Il est certain que la liturgie de la Parole est un élément décisif dans la célébration de chacun des Sacrements de l’Église ; néanmoins, dans l’action pastorale, les fidèles ne sont pas toujours conscients de ce lien et ne perçoivent pas toujours l’unité entre le geste et la parole. Il appartient aux prêtres et aux diacres, surtout lorsqu’ils administrent les Sacrements, de mettre en lumière l’unité que Parole et Sacrement forment dans le ministère de l’Église. En effet, dans le rapport entre la Parole et le geste sacramentel, l’action même de Dieu dans l’histoire est manifestée sous la forme liturgique à travers le caractère performatif de la Parole. Dans l’Histoire du Salut en effet, il n’existe pas de séparation entre ce que Dieu dit et fait ; sa Parole même est vivante et efficace (cf. He 4, 12), comme le traduit bien l’expression hébraïque ‘dabar’. De même dans l’action liturgique, nous sommes mis en présence de sa Parole qui réalise ce qu’elle dit. En éduquant le Peuple de Dieu à découvrir le caractère performatif de la Parole de Dieu dans la liturgie, on l’aide aussi à percevoir l’action de Dieu dans l’Histoire du Salut et dans l’histoire personnelle de chacun de ses membres.

 

54. Ce qui vient d’être affirmé de façon générale sur la relation entre la Parole et les Sacrements, s’approfondit quand nous nous référons à la célébration eucharistique. D’ailleurs, l’unité intime entre la Parole et l’Eucharistie se base sur le témoignage scripturaire (cf. Jn 6; Lc 24), attesté par les Pères de l’Église et réaffirmé par le Concile Vatican II. À ce sujet, nous pensons au grand discours de Jésus sur le pain de vie dans la synagogue de Capharnaüm (cf. Jn 6, 22-69), qui est sous-tendu par la comparaison entre Moïse et Jésus, entre celui qui s’est entretenu avec Dieu face à face (cf. Ex 33, 11) et celui qui révéla Dieu (cf. Jn 1, 18). Le discours sur le pain, en effet, renvoie au don de Dieu, que Moïse a obtenu pour son Peuple avec la manne dans le désert et qui est en réalité la Torah, la Parole de Dieu qui fait vivre (cf. Ps 119 ; Pr 9, 5). Jésus accomplit en sa personne la figure antique : « Le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde… Moi, je suis le pain de vie » (Jn 6, 33.35). Ici, la Loi est devenue Personne. Dans la rencontre avec Jésus, nous nous nourrissons pour ainsi dire du Dieu vivant lui-même, nous mangeons vraiment “le pain venu du ciel”. Le Prologue de Jean trouve un approfondissement dans le discours de Capharnaüm : si là le Logos de Dieu devient chair, ici cette chair devient « pain » donné pour la vie du monde (cf. Jn 6, 51), faisant ainsi allusion au don que Jésus fera de lui-même dans le Mystère de la Croix, qui est confirmé par l’affirmation sur son Sang donné « pour être bu » (cf. Jn 6, 53). De cette manière, est manifesté dans le Mystère de l’Eucharistie quelle est la vraie manne, le vrai pain du ciel : c’est le Logos de Dieu qui s’est fait chair, et qui s’est offert lui-même pour nous dans le Mystère pascal.

 

Le récit de Luc sur les disciples d’Emmaüs nous permet de progresser dans la réflexion sur le lien entre la Parole et la fraction du pain (cf. Lc 24, 13-35). Jésus alla à leur rencontre le jour après le sabbat, écouta l’expression de leur espérance déçue, et, devenant leur compagnon de route, « il leur expliqua, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait » (24, 27). Les deux disciples commencent à scruter d’une manière nouvelle les Écritures en présence de ce voyageur qui, de façon inattendue, se montre si proche de leur vie. Ce qui est arrivé en ces jours-là n’apparaît plus comme un échec, mais comme un accomplissement et un nouveau départ. Toutefois, ces paroles ne semblent pas encore satisfaire les disciples. L’Évangile de Luc nous dit que « leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent » (24, 31), seulement quand Jésus prit le pain, dit la bénédiction, le rompit et le leur donna, alors qu’auparavant, « leurs yeux étaient aveuglés, et ils ne le reconnaissaient pas » (24, 16). La présence de Jésus, d’abord à travers ses paroles, puis avec le geste de la fraction du pain, a permis aux disciples de le reconnaître ; ils purent éprouver d’une manière nouvelle ce qu’ils avaient précédemment vécu avec lui : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route, et qu’il nous faisait comprendre les Écritures? » (24, 32).

 

55. Ces récits montrent comment l’Écriture elle-même conduit à appréhender son lien indissoluble avec l’Eucharistie. « C’est pourquoi il faut toujours avoir présent à l’esprit que la Parole de Dieu, lue et annoncée par l’Église dans la liturgie, conduit au sacrifice de l’Alliance et au banquet de la grâce, c’est-à-dire à l’Eucharistie» (Missel romain). La Parole et l’Eucharistie sont corrélées intimement au point de ne pouvoir être comprises l’une sans l’autre : la Parole de Dieu se fait chair sacramentelle dans l’événement eucharistique. L’Eucharistie nous ouvre à l’intelligence de la Sainte Écriture, comme la Sainte Écriture illumine et explique à son tour le Mystère eucharistique. En effet, sans la reconnaissance de la présence réelle du Seigneur dans l’Eucharistie, l’intelligence de l’Écriture demeure incomplète. C’est pourquoi, « la Parole  Dieu et le Mystère eucharistique ont toujours et partout reçu de l’Église non pas le même culte mais la même vénération. C’est ce qu’elle a établi, poussée par l’exemple de son Fondateur, en ne cessant jamais de célébrer son Mystère pascal, en se réunissant pour “lire dans toute l’Écriture, ce qui le concernait” (Lc 24, 27), et pour réaliser l’œuvre du salut par le mémorial du Seigneur et les Sacrements ». 

 

 

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 18:13

Extrait de l’exhortation apostolique post-synodale sur la Parole de Dieu dans la vie et dans la mission de l’Eglise, donnée par Benoît XVI le 30 septembre 2010, en la 6e année de son pontificat.

 

50. Le Seigneur énonce sa Parole afin qu’elle soit accueillie par ceux qui ont été créés « par » le Verbe lui-même. « Il est venu chez les siens » (Jn 1, 11) : la Parole ne nous est pas originellement étrangère et la Création a été voulue dans un rapport d’intimité avec la vie divine. Le Prologue du quatrième Évangile nous met aussi devant le refus opposé à la Parole divine par les « siens », qui « ne l’ont pas accueilli » (Jn 1, 11). Ne pas l’accueillir veut dire, ne pas écouter sa voix, ne pas se conformer au Logos. En revanche, là où l’homme, même fragile et pécheur, s’ouvre sincèrement à la rencontre avec le Christ, là commence une transformation radicale : « mais à tous ceux qui l’ont accueilli, il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu » (Jn 1, 12). Accueillir le Verbe signifie se laisser modeler par lui afin d’être conforme au Christ, au « Fils unique qui vient du Père » (Jn 1, 13) par la puissance de l’Esprit Saint. Cela marque le début d’une nouvelle Création. Naît alors la créature nouvelle, ainsi qu’un peuple nouveau. Ceux qui croient, ou mieux ceux qui vivent dans l’obéissance de la foi, « sont nés de Dieu » (Jn 1, 13), et sont rendus participants de la vie divine : ils sont fils dans le Fils (cf. Ga 4, 5-6 ; Rm 8, 14-17). En commentant ce passage de l’Évangile de Jean, Saint Augustin dit d’une manière suggestive : « par le Verbe tu as été créé, mais il est nécessaire que tu sois recréé par le Verbe ». Nous y voyons prendre forme le visage de l’Église comme une réalité déterminée par l’accueil du Verbe de Dieu qui, en se faisant chair, est venu établir sa tente au milieu de nous (Jn 1, 14). Cette demeure de Dieu parmi les hommes, cette shekinah (cf. Ex 26, 1), préfigurée dans l’Ancien Testament, se réalise maintenant dans la présence définitive de Dieu avec les hommes dans le Christ.

 

51. Le rapport entre le Christ, Parole du Père, et l’Église ne peut être compris comme un simple événement passé ; il s’agit plutôt d’une relation vitale dans laquelle chaque fidèle est appelé à entrer personnellement. En effet, nous parlons de la présence de la Parole de Dieu qui demeure avec nous aujourd’hui : « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 20). Comme le Pape Jean-Paul II l’a affirmé : « La présence du Christ aux hommes de tous les temps se réalise dans son Corps qui est l’Église. Pour cela, le Seigneur a promis à ses disciples l’Esprit Saint, qui leur “rappellerait” et ferait comprendre ses Commandements (cf. Jn 14, 26) et serait le principe et la source d’une vie nouvelle dans le monde (cf. Jn 3, 5-8 ; Rm 8, 1-13) ».[175]   La Constitution dogmatique Dei Verbum exprime ce Mystère avec la terminologie biblique du dialogue nuptial : « Dieu, qui a parlé autrefois, converse sans cesse avec l’Épouse de son Fils bien-aimé, et l’Esprit-Saint, par qui la voix vivante de l’Évangile retentit dans l’Église et par l’Église dans le monde, introduit les croyants dans la vérité tout entière et fait habiter en eux la Parole du Christ en abondance (cf. Col 3,16) » (Dei Verbum, n°8). L’Épouse du Christ, maîtresse de l’écoute, dit encore aujourd’hui avec foi : « Parle, Seigneur, que ton Église t’écoute ». C’est pourquoi la Constitution dogmatique Dei Verbum commence ainsi : « En se mettant religieusement à l’écoute de la Parole de Dieu et en la proclamant avec assurance, le saint Concile… ». Il s’agit en effet d’une définition dynamique de la vie de l’Église : ce sont là des mots par lesquels le Concile indique un aspect qui qualifie l’Église ; elle est une communauté qui écoute et annonce la Parole de Dieu. L’Église ne vit pas d’elle-même mais de l’Évangile et, de cet Évangile, elle tire toujours à nouveau une orientation pour son chemin. C’est une remarque que tout chrétien doit recevoir et appliquer à lui-même : seul celui qui se met à l’écoute de la Parole peut ensuite en devenir l’annonciateur. Dans la Parole de Dieu proclamée et écoutée, dans les Sacrements, Jésus dit aujourd’hui, ici et maintenant, à chacun : « Je suis tien, je me donne à toi » pour que l’homme puisse répondre et dire à son tour : « Je suis tien ». L’Église se manifeste ainsi comme le lieu où, par la grâce, nous pouvons expérimenter ce que raconte le Prologue de Saint Jean : « Mais tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu » (Jn 1, 12).

 

52. En considérant l’Église comme la demeure de la Parole, on doit avant tout prêter attention à la sainte liturgie. C’est vraiment le lieu privilégié où Dieu nous parle dans notre vie présente, où il parle aujourd’hui à son Peuple qui écoute et qui répond. Chaque action liturgique est par nature nourrie par les Saintes Écritures. Comme l’affirme la Constitution Sacrosanctum Concilium, « dans la célébration de la liturgie, la Sainte Écriture est de la plus grande importance. C’est d’elle que sont tirés les textes qui sont lus et qui sont expliqués dans l’homélie, ainsi que les Psaumes qui sont chantés ; et c’est sous son inspiration et sous son impulsion que les prières, les oraisons et les hymnes liturgiques ont pris naissance et c’est d’elle que les actions et les symboles reçoivent leur signification ». Mieux encore, on doit dire que c’est le Christ lui-même qui « est là présent dans sa Parole, puisque lui-même parle pendant que sont lues dans l’Église les Saintes Écritures ». En effet, « la célébration liturgique devient elle-même une proclamation continue, pleine et efficace de la Parole de Dieu. C’est pourquoi, la Parole de Dieu, assidûment proclamée dans la liturgie est toujours vivante et efficace par la puissance de l’Esprit Saint, et manifeste l’amour agissant du Père qui ne cesse jamais d’agir pour tous les hommes » (cf. Missel romain). L’Église a toujours été consciente que durant l’action liturgique, la Parole de Dieu est accompagnée par l’action intime de l’Esprit Saint qui la rend efficace dans les cœurs des fidèles. En fait, c’est grâce au Paraclet que « la Parole de Dieu devient le fondement de l’action liturgique, la règle et le support de toute la vie. L’œuvre de l’Esprit Saint (…) suggère au cœur de chacun tout ce qui, dans la proclamation de la Parole de Dieu, est prononcé pour l’assemblée des fidèles dans son ensemble ; et tandis qu’elle renforce l’unité de tous, elle ravive aussi la diversité des charismes et pousse à l’action sous des formes multiples ».

 

Par conséquent, il faut comprendre et vivre la valeur essentielle de l’action liturgique par la compréhension de la Parole de Dieu. En un certain sens, l’herméneutique de la foi sur la base des Saintes Écritures, doit toujours avoir comme point de référence la liturgie, où la Parole de Dieu est célébrée comme une parole actuelle et vivante : « Ainsi, dans la liturgie, l’Église suit-elle fidèlement la manière de lire et d’interpréter l’Écriture qui fut celle du Christ, lui qui, depuis l’ ‘aujourd’hui’ de sa venue, exhorte à scruter attentivement toutes les Écritures ». Ici, se manifeste la sage pédagogie de l’Église qui proclame et écoute la Sainte Écriture en suivant le rythme de l’année liturgique. Cette dilatation de la Parole de Dieu dans le temps advient particulièrement dans la célébration eucharistique et dans la Liturgie des Heures. Au centre de tout, resplendit le Mystère pascal auquel sont liés tous les Mystères du Christ et de l’Histoire du Salut, qui s’actualisent sacramentalement : « Tout en célébrant ainsi les Mystères de la Rédemption, elle [l’Église] ouvre aux fidèles les richesses de la puissance et des mérites de son Seigneur de telle sorte que ces Mystères sont en quelque sorte rendus présents tout le temps et que les fidèles sont mis en contact avec eux et remplis de la grâce du Salut ». J’exhorte les Pasteurs de l’Église et les assistants pastoraux à faire en sorte que tous les fidèles soient éduqués à goûter le sens profond de la Parole de Dieu qui se déploie dans la liturgie tout au long de l’année, en manifestant les Mystères fondamentaux de notre foi. La juste approche de la Sainte Écriture en dépend aussi.

 

 

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 14:00

  


A lire absolument
:


I - notre série d'articles sur la question de l'existence de Dieu, et sur l'importance de la raison dans la démarche de foi :

1.
Débat autour de l'existence de Dieu
2. Peut-on connaître Dieu au moyen de notre intelligence?
3. La constante insistance de l'Eglise Catholique sur la raison
4. La métaphysique au service de l'évangélisation
5. Hors de l'Eglise, point de rationalisme
6. La raison et le Christ
7. Est-il raisonnable de croire... en la raison?
8. Compagnons de route sur le chemin de la vérité
9. Croire ou ne pas croire... en la métaphysique?
10. "L'impuissance à accueillir la vérité est la maladie de la raison"
11. Le néant existe-t-il?
12. La théologie naturelle est-elle vaine? (1/2)
13. La théologie naturelle est-elle vaine? (2/2)
14. Comment savoir si Dieu existe et quelle est la "vraie" religion?
15. L'Epiphanie de Dieu dans la Création
16. La pertinence rationnelle de la croyance en Dieu (et l'irrationalité des croyances alternatives)
17. Et Dieu? Qui l'a créé?
18. La foi est un acte de l'intelligence
19. NOUVEAU : L'athéisme : une croyance irrationnelle
20. NOUVEAU : D'où vient qu'il y ait du "beau" dans l'univers?
21. NOUVEAU : L'univers a besoin d'un Créateur (une esquisse de réponse au conte mythologique de Stephen Hawking)


II- Notre série d'articles en réponse à Miky sur la question des "preuves" de l'existence de Dieu.

22.
Existe-t-il des preuves de l'existence de Dieu?
23. Les limites de la démarche scientifique
24. La foi chrétienne : une expérience personnelle ancrée dans une Histoire


III- Notre série d'articles en réponse à l'article de Miky : "Science ou métaphysique, il faut choisir".

25.
Science ou métaphysique : faut-il choisir?
26. La métaphysique peut-elle nous donner des certitudes?
27. L'existence de Dieu : un préjugé?


IV- Le passionnant débat avec Miky et le Pasteur Eric Georges sur la question du "dessein intelligent"

28. Ce que nous enseignent les sciences de la nature



V- Quelques bon liens

29. NOUVEAU : Le blog Claude Tresmontant
30. NOUVEAU : Episthéo
31.
Le Blog des raisons de croire
32. Le Site du livre "Notre existence a-t-elle un sens?"
33. "Les cieux proclament la gloire de Dieu" (vidéo du Psaume 18)
34. Voltaire et la raison
35. L'univers m'embarrasse...
36. NOUVEAU : La science conduit à Dieu
37. Dieu existe-t-il ? (vidéo du Père Antoine Guggenheim)
38.
"Dieu existe-t-il?" (vidéo du Père Guy Pagès)
39. "Savoir et connaître Dieu" (vidéo du Père Guy Pagès)
40. "Qui est Jésus-Christ?" (1/2 - vidéo du Père Guy Pagès)
41. "Qui est Jésus-Christ?" (2/2 - vidéo du Père Guy Pagès)
42. "Aime de tout coeur l'intelligence" (vidéo du Père Henry de Villefranche)
43. La Cause première de toute chose (vidéo d'Arnaud Dumouch)
44. La foi et la raison, amies ou ennemies? (vidéo du Père Michel Fédou)
45. L'intelligence de la foi (vidéo du Père Philippe Capelle-Dumont)
46. Comment la science légitime la démarche philosophique et religieuse (vidéo de Jean Staune)
47. Les sciences modernes s'opposent-elles aux croyances religieuses? (Jean Staune)
48. NOUVEAU : Dieu et le Big Bang (vidéo de Igor et Grichka Bogdanov)
49. NOUVEAU : L'athéisme de Michel Onfray (vidéo de Bertrand Vergely)
50. NOUVEAU : L'athéisme, ou la négation de la raison (vidéo de Alexis Masson)
51. NOUVEAU : Un effet pervers de l'athéisme...
52. NOUVEAU : L'homme peut-il se passer de religion? (vidéo de Fabrice Hadjadj) 1 - 2 - 3 - 4
53. NOUVEAU : "La foi catholique nourrit l'intelligence" (témoignage vidéo d'un mathématicien)
54. NOUVEAU : "La foi et la raison unies au service de l'amour" (vidéo de Sylvain Clément)
55.
 Les cinq voies de St Thomas d'Aquin : la Raison prouve Dieu!
56.
Dieu existe-t-il au delà du monde?
57. Le premier degré de la foi
58. Une incroyable sensibilité au mot "Dieu"
59. Pourquoi dénier à Dieu le droit d'exister?
60.
Quelques bons textes du Pape Benoît XVI sur la question
61. NOUVEAU : Le mystère de la Très Sainte Trinité
62.
Peut-on croire en la résurrection du Christ?
63. La résurrection : témoignage suprême de la vérité du Christ
64. La résurrection du Christ : un Big Bang spirituel
65. Le mystère Jésus
66. NOUVEAU : Jésus est-il "devenu" Dieu? (réponse du Père Sesboué à Frédéric Lenoir)
67. NOUVEAU : Dieu et le mystère du mal
 

 

VI- Bibliographie

68. Ce qui fait vaciller André Comte-Sponville...
69. "C'est par la raison que je suis redevenu chrétien"
70.
La démonstration de l'existence de Dieu est si simple...
71. L'intelligence humaine face à Dieu
72.
La Raison : trait d'union entre la Science et la Foi
73. L'escalier de service... qui nous conduit à Dieu
74. L'athéisme n'existe pas
75. Il est raisonnable de croire
76. NOUVEAU : De la connaissance naturelle de Dieu à la foi
77. 
NOUVEAU : Le point de départ de la connaissance, c'est l'expérience objective

 

 

VII- Et bien sûr, toujours, nos séries en cours...

78. 
Dieu existe-t-il?
79. 
A la découverte de Claude Tresmontant

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 11:48

Extrait de l’exhortation apostolique post-synodale sur la Parole de Dieu dans la vie et dans la mission de l’Eglise, donnée par Benoît XVI le 30 septembre 2010, en la 6e année de son pontificat.

 

44. L’attention que nous avons voulu donner jusqu’à présent au thème de l’herméneutique biblique sous ses différents aspects nous permet d’aborder celui, apparu plusieurs fois au cours du débat synodal, de l’interprétation fondamentaliste de la Sainte Écriture. Sur ce thème, la Commission biblique pontificale, dans le document sur L’interprétation de la Bible dans l’Église, a formulé des indications importantes. Dans ce contexte, je voudrais attirer l’attention surtout sur ces lectures qui ne respectent pas la nature authentique du texte sacré, favorisant des interprétations subjectives et arbitraires. En effet, le « littéralisme » mis en avant par la lecture fondamentaliste représente en réalité une trahison aussi bien du sens littéral que du sens spirituel, ouvrant la voie à des instrumentalisations de diverses natures, répandant par exemple des interprétations anti-ecclésiales des Écritures elles-mêmes. L’aspect problématique de la « lecture fondamentaliste est que, en refusant de tenir compte du caractère historique de la Révélation biblique, on se rend incapable d’accepter pleinement la vérité de l’Incarnation elle-même. Le fondamentalisme fuit l’étroite relation du divin et de l’humain dans les rapports avec Dieu (…) Pour cette raison, il tend à traiter le texte biblique comme s’il avait été dicté mot à mot par l’Esprit et n’arrive pas à reconnaître que la Parole de Dieu a été formulée dans un langage et une phraséologie conditionnés par telle ou telle époque ». Au contraire, le Christianisme perçoitdans les paroles la Parole, le Logos lui-même, qui fait rayonner son Mystère à travers cette multiplicité et la réalité d’une Histoire humaine. La véritable réponse à une lecture fondamentaliste est la lecture croyante de l’Écriture Sainte, pratiquée depuis l’Antiquité dans la Tradition de l’Église. Celle-ci cherche la vérité qui sauve pour la vie de chaque fidèle et pour l’Église. Cette lecture reconnaît la valeur historique de la Tradition biblique. C’est précisément à cause de cette valeur de témoignage historique que celle-ci veut redécouvrir la signification vivante des Écritures Saintes destinées aussi à la vie du croyant d’aujourd’hui, sans ignorer, donc, la médiation humaine du texte inspiré et ses genres littéraires […].

 

46. Dans la conscience que l’Église a d’être fondée sur le Christ, le Verbe de Dieu fait chair, le Synode a voulu souligner le caractère central des études bibliques dans le dialogue œcuménique en vue de la pleine expression de l’unité de tous les croyants dans le Christ. Dans l’Écriture elle-même, en effet, nous trouvons la prière vibrante de Jésus au Père pour que ses disciples soient un afin que le monde croie (cf. Jn 17, 21). Tout cela nous renforce dans la conviction qu’écouter et méditer ensemble les Écritures nous fait vivre une communion réelle même si elle n’est pas encore pleine ; l’écoute commune des Écritures nous pousse ainsi au dialogue de la charité et fait grandir celui de la vérité. En effet, écouter ensemble la Parole de Dieu, pratiquer laLectio divina de la Bible, se laisser surprendre par la nouveauté, qui jamais ne vieillit ou ne s’épuise, de la Parole de Dieu, dépasser notre surdité sur ces paroles qui ne s’accordent pas avec nos opinions et nos préjugés, écouter et étudier dans la communion avec les croyants de tous les temps : tout cela constitue un chemin à parcourir pour atteindre l’unité de la foi, en tant que réponse à l’écoute de la Parole. Les paroles du Concile Vatican II étaient véritablement éclairantes : « Les Écritures Saintes sont, dans le dialogue [œcuménique] lui-même, des instruments insignes entre les mains puissantes de Dieu pour obtenir cette unité que le Sauveur offre à tous les hommes ». En conséquence, il est bon de développer l’étude, le débat et les célébrations œcuméniques de la Parole de Dieu, dans le respect des règles en vigueur et des diverses traditions. Ces célébrations profitent à la cause de l’œcuménisme et, quand elles sont vécues dans leur sens véritable, elles constituent des moments intenses d’une authentique prière pour demander à Dieu de hâter le jour désiré où nous pourrons tous nous approcher de la même table et boire à l’unique calice. Cependant, dans la juste et louable promotion de ces moments, il faut faire en sorte qu’ils ne soient pas proposés aux fidèles en remplacement de la sainte Messe prévue les jours d’obligation.

 

Dans ce travail d’étude et de prière, nous reconnaissons avec sérénité également les aspects qui demandent à êtres approfondis et sur lesquels nous sommes encore éloignés, comme par exemple la compréhension du sujet qui, dans l’Église, fait autorité pour l’interprétation et le rôle décisif du Magistère.

 

Je voudrais souligner, par ailleurs, ce qu’ont dit les Pères synodaux au sujet de l’importance, dans ce labeur œcuménique, des traductions de la Bible dans les différentes langues. Nous savons en effet que traduire un texte n’est pas une tâche purement mécanique mais fait partie en un certain sens du travail d’interprétation. À ce sujet, le vénérable Jean-Paul II a affirmé : « Ceux qui se rappellent quelle influence les débats autour de l’Écriture ont eue sur les divisions, surtout en Occident, peuvent comprendre l’avancée notable que représentent ces traductions communes ». En ce sens, la promotion des traductions communes de la Bible participe à l’effort œcuménique. Je désire remercier ici tous ceux qui portent cette grande responsabilité et les encourager à poursuivre leur tâche.

 

47. Une autre conséquence qui dérive d’une herméneutique correcte de la foi concerne la nécessité d’en montrer les implications pour la formation exégétique et théologique, en particulier des candidats au sacerdoce. On doit faire en sorte que l’étude de la Sainte Écriture soit véritablement l’âme de la théologie dans la mesure où l’on reconnaît en elle la Parole de Dieu, qui s’adresse aujourd’hui au monde, à l’Église et à chacun personnellement. Il est important que les critères indiqués par le numéro 12 de la Constitution dogmatique Dei Verbum soient effectivement pris en considération et fassent l’objet d’un approfondissement. Qu’on évite de cultiver un concept de recherche scientifique, que l’on voudrait neutre face à l’Écriture. C’est pourquoi, en même temps que l’étude des langues dans lesquelles la Bible a été écrite et des méthodes d’interprétation qui conviennent, il est nécessaire que les étudiants aient une profonde vie spirituelle, de façon à saisir qu’on ne peut comprendre l’Écriture que si on la vit.

 

Dans cette perspective, je recommande que l’étude de la Parole de Dieu, transmise et écrite, ait lieu dans un esprit profondément ecclésial. Dans ce but, qu’on tienne justement compte, dans la formation académique, des interventions du Magistère sur cette thématique, lequel « n’est pas au-dessus de la Parole de Dieu, mais est à son service, n’enseignant que ce qui a été transmis, pour autant que, par mandat divin et avec l’assistance du Saint-Esprit, il écoute cette Parole pieusement, la garde saintement et l’expose fidèlement » (Dei Verbum, n° 10). Il convient donc de veiller à ce que les études se déroulent dans la conviction que « selon le très sage dessein de Dieu, la sainte Tradition, la Sainte Écriture et le Magistère de l’Église sont reliés et associés entre eux de telle façon qu’aucun d’entre eux ne subsiste sans les autres ». Je souhaite donc que, selon l’enseignement duConcile Vatican II, l’étude de l’Écriture Sainte, lue dans la communion de l’Église universelle, soit réellement comme l’âme des études théologiques.

 

48. L’interprétation de la Sainte Écriture demeurerait incomplète si on ne se mettait pas à l’écoute de qui a véritablement vécu la Parole de Dieu, c’est-à-dire les saints. De fait, « viva lectio est vita bonorum » (St Grégoire le Grand). En effet, l’interprétation la plus profonde de l’Écriture vient proprement de ceux qui se sont laissés modeler par la Parole de Dieu, à travers l’écoute, la lecture et la méditation assidue.

 

Ce n’est certainement pas un hasard si les grandes spiritualités qui ont marqué l’Histoire de l’Église sont issues d’une référence explicite à l’Écriture. Je pense par exemple à Saint Antoine abbé, mu par l’écoute des paroles du Christ : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi » (Mt 19, 21). Le cas de Saint Basile le Grand n’est pas moins suggestif, lui qui, dans l’opera Moralia s’interroge : « Qu’est-ce qui est le propre de la foi? C’est la pleine et indubitable certitude de la vérité des paroles inspirées par Dieu […] Qu’est-ce qui est le propre du fidèle? De se conformer avec cette totale certitude à ce qu’expriment les paroles de l’Écriture, et ne pas oser en retrancher ou en ajouter une seule ». Saint Benoît, dans sa Règle, renvoie à l’Écriture en tant que « norme parfaitement droite pour la vie humaine » Saint François d’Assise – écrit Tommaso de Celano – « n’entendant que les disciples du Christ ne devaient posséder ni or, ni argent, ni monnaie, ni prendre de besace, ni pain, ni bâton pour la route, ni avoir de sandales, ni deux tuniques … aussitôt, exultant dans l’Esprit Saint, s’exclama : ‘cela je le veux, cela je le demande, cela je désire le faire de tout mon cœur!’». Sainte Claire d’Assise reprend pleinement à son compte l’expérience de Saint François : « La forme de vie de l’Ordre des Sœurs pauvres (…) est celle-ci : observer le saint Évangile de notre Seigneur Jésus-Christ ». Saint Dominique de Guzman aussi, partout, se présentait comme un homme évangélique, dans ses paroles comme dans ses œuvres et il voulait que tels soient ses frères prédicateurs : des hommes évangéliques. Sainte Thérèse de Jésus, carmélite, qui dans ses écrits recourt continuellement à des images bibliques pour expliquer son expérience mystique, rappelle que Jésus lui-même lui révèle que « tout le mal du monde provient de l’absence de connaissance claire des vérités de l’Écriture Sainte ». Sainte Thérèse-de-l’Enfant-Jésus découvre l’Amour comme sa vocation personnelle en scrutant les Écritures, en particulier les chapitres 12 et 13 de la première Lettre aux Corinthiens ; c’est la même sainte qui décrit la fascination qu’exercent les Écritures : « Je n’ai qu’à jeter les yeux dans le saint Évangile, aussitôt je respire les parfums de la vie de Jésus et je sais de quel côté courir ». Chaque saint représente comme un rayon de lumière qui jaillit de la Parole de Dieu : de même nous pensons à Saint Ignace de Loyola dans sa recherche de la vérité et dans le discernement spirituel ; à Saint Jean Bosco dans sa passion pour l’éducation des jeunes ; à Saint Jean-Marie Vianney dans sa conscience de la grandeur du sacerdoce comme don et devoir ; à Saint Pio de Pietrelcina en tant qu’instrument de la miséricorde divine ; à Saint Josemaría Escrivá dans sa prédication sur l’appel universel à la sainteté ; à la bienheureuse Teresa de Calcutta, missionnaire de la charité de Dieu pour les plus délaissés, et jusqu’aux martyrs du nazisme et du communisme, représentés, d’une part, par Sainte Bénédicte de la Croix (Édith Stein), moniale carmélite, et, d’autre part, par le bienheureux Aloys Stepinac, Cardinal Archevêque de Zagreb.

 

49. La sainteté dans son rapport à la Parole de Dieu s’inscrit ainsi d’une certaine façon dans la tradition prophétique, où la Parole de Dieu prend à son service la vie même du prophète. En ce sens, la sainteté dans l’Église constitue une herméneutique de l’Écriture dont personne ne peut faire abstraction. L’Esprit Saint qui a inspiré les auteurs sacrés est le même qui conduit les saints à donner leur vie pour l’Évangile. Se mettre à leur école représente un chemin sûr pour entreprendre une interprétation vivante et efficace de la Parole de Dieu.

 

De ce lien entre Parole de Dieu et sainteté, nous avons eu un témoignage direct pendant la XIIeAssemblée du Synode, lorsque le12 octobre, sur la place saint Pierre, s’est déroulée la canonisation de quatre nouveaux saints : le prêtre Gaetano Errico, fondateur de la Congrégation des Missionnaires des Sacrés Cœurs de Jésus et Marie ; Mère Maria Bernarda Bütler, née en Suisse et missionnaire en Équateur et en Colombie ; Sœur Alphonsine de l’Immaculée Conception, première sainte canonisée née en Inde ; la jeune laïque équatorienne Narcisa de Jésus Martillo Morán. Par leur vie, ils ont rendu témoignage pour le monde et pour l’Église à la fécondité éternelle de l’Évangile du Christ. Demandons au Seigneur que, par l’intercession de ces saints, canonisés précisément au cours de l’Assemblée synodale sur la Parole de Dieu, notre vie soit cette « bonne terre » sur laquelle le divin Semeur puisse semer la Parole afin qu’elle porte en nous des fruits de sainteté, « trente, soixante, cent pour un » (Mc 4, 20).

 

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 10:34

Deuxième volet d'une série de 11 enseignements d'Arnaud Dumouch sur le Concile Vatican II (dont nous fêterons en 2012 le 50e anniversaire de l'ouverture). 

 

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 10:21

Extrait de l’exhortation apostolique post-synodale sur la Parole de Dieu dans la vie et dans la mission de l’Eglise, donnée par Benoît XVI le 30 septembre 2010, en la 6e année de son pontificat.

 

40. Dans la perspective de l’unité des Écritures dans le Christ, il est nécessaire pour les théologiens comme pour les Pasteurs d’être conscients des relations qui existent entre l’Ancien et le Nouveau Testament. Avant tout, il est évident que le Nouveau Testament lui-même reconnaît l’Ancien Testament comme Parole de Dieu et c’est pourquoi il accueille l’autorité des Saintes Écritures du peuple juif. Il le reconnaît implicitement en recourant au même langage et en faisant fréquemment allusion à des passages de ces Écritures. Il le reconnaît explicitement parce qu’il en cite de nombreux extraits et qu’il s’en sert pour argumenter. Une argumentation fondée sur des textes de l’Ancien Testament possède ainsi dans le Nouveau Testament une valeur décisive, supérieure à celle des raisonnements purement humains. Dans le quatrième Évangile, Jésus déclare à ce propos que « l’Écriture ne peut être abolie » (Jn 10, 35) et Saint Paul précise en particulier que la Révélation de l’Ancien Testament continue à valoir pour nous Chrétiens (cf. Rm 15, 4 ; 1 Co 10, 11). En outre, nous affirmons que Jésus de Nazareth était un Juif et que la Terre Sainte est la terre-mère de l’Église. La racine du Christianisme se trouve dans l’Ancien Testament et le Christianisme se nourrit toujours de cette racine. Aussi, la saine doctrine chrétienne a-t-elle toujours refusé toute forme récurrente de marcionisme qui tend, de diverses manières, à opposer l’Ancien et le Nouveau Testament.

 

Par ailleurs, le Nouveau Testament lui-même s’affirme conforme à l’Ancien et proclame que dans le Mystère de la vie, de la mort et de la Résurrection du Christ, les Saintes Écritures du Peuple juif ont trouvé leur parfait accomplissement. Il faut observer cependant que le concept d’accomplissement des Écritures est complexe, parce qu’il possède une triple dimension : un aspect fondamental de continuité avec la Révélation de l’Ancien Testament, un aspect de rupture et un aspect d’accomplissement et de dépassement. Le Mystère du Christ est en continuité d’intention avec le culte sacrificiel de l’Ancien Testament ; il s’est cependant réalisé d’une manière très différente, qui correspond à plusieurs oracles des prophètes, et il a atteint ainsi une perfection jamais obtenue auparavant. L’Ancien Testament, en effet, est plein de tensions entre ses aspects institutionnels et ses aspects prophétiques. Le Mystère pascal du Christ est pleinement conforme – d’une façon qui toutefois était imprévisible – aux prophéties et à l’aspect préfiguratif des Écritures ; néanmoins, il présente des aspects évidents de discontinuité par rapport aux institutions de l’Ancien Testament.

 

41. Ces considérations manifestent ainsi l’importance incontournable de l’Ancien Testament pour les Chrétiens, mais en même temps, mettent en évidence l’originalité de la lecture christologique. Depuis les temps apostoliques et ensuite dans la Tradition vivante, l’Église a mis en lumière l’unité du plan divin dans les deux Testaments grâce à la typologie, laquelle n’a pas un caractère arbitraire mais est intrinsèque aux événements racontés par le texte sacré et concerne par voie de conséquence toute l’Écriture. La typologie « discerne dans les œuvres de Dieu sous l’Ancienne Alliance des préfigurations de ce que Dieu a accompli dans la plénitude des temps, en la personne de son Fils incarné » (CEC n°128). Les Chrétiens lisent donc l’Ancien Testament à la lumière du Christ mort et ressuscité.

 

Si la lecture typologique révèle l’inépuisable contenu de l’Ancien Testament en relation avec le Nouveau, cela ne doit toutefois pas conduire à oublier qu’il conserve sa valeur propre de Révélation que Notre Seigneur lui-même a réaffirmée (cf. Mc 12, 29-31). En conséquence, « le Nouveau Testament demande aussi d’être lu à la lumière de l’Ancien. La catéchèse chrétienne primitive y aura constamment recours (1 Co 5, 6-8 ; 1 Co 10, 1-11) » (CEC n°129). Les Pères synodaux ont pour cette raison affirmé que la compréhension juive de la Bible peut aider les Chrétiens dans l’intelligence et l’étude des Écritures.

 

« Le Nouveau Testament est caché dans l’Ancien et l’Ancien est révélé dans le Nouveau », c’est ainsi qu’avec une profonde sagesse, Saint Augustin s’exprimait sur ce thème. Il est donc important qu’aussi bien dans la pastorale que dans le milieu académique, soit bien mise en évidence la relation intime entre les deux Testaments, en rappelant avec Saint Grégoire-le-Grand que ce que « l’Ancien Testament a promis, le Nouveau Testament l’a fait voir ; ce que celui-là annonçait de façon cachée, celui-ci le proclame ouvertement comme présent. C’est pourquoi l’Ancien Testament est prophétie du Nouveau Testament ; et le meilleur commentaire de l’Ancien Testament est le Nouveau Testament ».

 

42. Dans le contexte de la relation entre l’Ancien et le Nouveau Testament, le Synode a aussi abordé le thème des pages de la Bible qui se révèlent obscures et difficiles en raison de la violence et de l’immoralité qu’elles contiennent parfois. À ce sujet, il faut avant tout tenir compte du fait que la Révélation biblique est profondément enracinée dans l’Histoire. Le dessein de Dieu s’y manifeste progressivement et se réalise lentement à travers des étapes successives, malgré la résistance des hommes. Dieu choisit un peuple et l’éduque avec patience. La Révélation s’adapte au niveau culturel et moral d’époques lointaines et rapporte par conséquent des faits et des usages, par exemple des manœuvres frauduleuses, des interventions violentes, l’extermination de populations, sans en dénoncer explicitement l’immoralité. Cela s’explique par le contexte historique, mais peut surprendre le lecteur moderne, surtout lorsqu’on oublie les nombreux comportements « obscurs » que les hommes ont toujours eus au long des siècles, et cela jusqu’à nos jours. Dans l’Ancien Testament, la prédication des prophètes s’élève vigoureusement contre tout type d’injustice et de violence, collective ou individuelle, et elle est de cette façon l’instrument d’éducation donné par Dieu à son Peuple pour le préparer à l’Évangile. Il serait donc erroné de ne pas considérer ces passages de l’Écriture qui nous apparaissent problématiques. Il faut plutôt être conscient que la lecture de ces pages requiert l’acquisition d’une compétence spécifique, à travers une formation qui lit les textes dans leur contexte historico-littéraire et dans la perspective chrétienne qui a pour ultime clé herméneutique l’Évangile et le Commandement nouveau de Jésus-Christ accompli dans le Mystère pascal. J’exhorte donc les chercheurs et les Pasteurs à aider tous les fidèles à s’approcher aussi de ces pages à travers une lecture qui fasse découvrir leur signification à la lumière du Mystère du Christ.

 

43. En considérant les étroites relations qui lient le Nouveau Testament à l’Ancien, notre attention se porte spontanément sur le lien particulier qui en résulte entre Chrétiens et Juifs, un lien qui ne devrait jamais être oublié. Aux Juifs, le Pape Jean-Paul II a déclaré : vous êtes «‘nos frères préférés’ dans la foi d’Abraham, notre patriarche ». Certes, cette déclaration ne signifie pas une méconnaissance des ruptures affirmées dans le Nouveau Testament à l’égard des institutions de l’Ancien Testament et encore moins, de l’accomplissement des Écritures dans le Mystère de Jésus-Christ, reconnu Messie et Fils de Dieu. Cependant, cette différence profonde et radicale n’implique aucunement une hostilité réciproque. L’exemple de Saint Paul (cf. Rm 9-11) démontre, au contraire, qu’une attitude de respect, d’estime et d’amour pour le Peuple juif est la seule attitude véritablement chrétienne dans cette situation qui fait mystérieusement partie du dessein, totalement positif, de Dieu. Saint Paul, en effet, affirme à propos des Juifs que « le choix de Dieu en a fait des bien-aimés, et c’est à cause de leurs pères. Les dons de Dieu et son appel sont irrévocables » (Rm 11, 28-29).

 

En outre, Saint Paul utilise la belle image de l’olivier pour décrire les relations très étroites entre Chrétiens et Juifs : l’Église des Gentils est comme un rameau d’olivier sauvage, greffé sur l’olivier franc qui est le Peuple de l’Alliance (cf. Rm 11, 17-24). Nous tirons donc notre nourriture des mêmes racines spirituelles. Nous nous rencontrons comme des frères, des frères qui à certains moments de leur Histoire ont eu une relation tendue, mais qui sont maintenant fermement engagés dans la construction de ponts sur la base d’une amitié durable. C’est encore le Pape Jean-Paul II qui disait : « Nous avons beaucoup en commun. Ensemble, nous pouvons faire beaucoup pour la paix, pour la justice et pour un monde plus fraternel et plus humain ».

 

Je désire réaffirmer encore une fois combien le dialogue avec les Juifs est précieux pour l’Église. Il est bon que, là où on en voit l’opportunité, se créent des occasions de rencontre et d’échange, y compris publiques, qui favorisent l’approfondissement de la connaissance mutuelle, de l’estime réciproque et de la collaboration, également dans l’étude des Saintes Écritures.

 

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 17:09

Extrait de l’exhortation apostolique post-synodale sur la Parole de Dieu dans la vie et dans la mission de l’Eglise, donnée par Benoît XVI le 30 septembre 2010, en la 6e année de son pontificat.

 

36. Je crois que ce qu’a écrit le Pape Jean-Paul II à ce sujet dans l’encyclique Fides et ratio peut contribuer à une compréhension plus complète de l’exégèse et, donc, de son rapport avec toute la théologie. Il affirmait qu’il ne faut pas sous-estimer « le danger inhérent à la volonté de faire découler la vérité de l’Écriture Sainte de l’application d’une méthodologie unique, oubliant la nécessité d’une exégèse plus large qui permet d’accéder, avec toute l’Église, au sens plénier des textes. Ceux qui se consacrent à l’étude des Saintes Écritures doivent toujours avoir présent à l’esprit que les diverses méthodologies herméneutiques ont, elles aussi, à leur base une conception philosophique : il convient de l’examiner avec discernement avant de l’appliquer aux textes sacrés ».

 

Cette réflexion clairvoyante nous permet d’observer comment, dans l’approche herméneutique de la Sainte Écriture, se joue inévitablement le rapport correct entre foi et raison. En effet, l’herméneutique sécularisée de la Sainte Écriture se place comme l’acte d’une raison qui veut structuralement exclure la possibilité que Dieu entre dans la vie des hommes et qu’il parle aux hommes en une parole humaine. Dans ce cas, il est donc nécessaire d’inviter à élargir les espaces de la rationalité elle-même. C’est pourquoi dans l’utilisation des méthodes d’analyse historique, on devra éviter de prendre à son compte, là où ils se présentent, des critères qui, au préalable, se ferment à la Révélation de Dieu dans la vie des hommes. L’unité des deux niveaux du travail d’interprétation de la Sainte Écriture présuppose, en définitive, une harmonie entre la foi et la raison. D’une part, il faut une foi qui, maintenant un rapport adéquat avec la droite raison, ne dégénère jamais en fidéisme, fauteur d’une lecture fondamentaliste de l’Écriture. D’autre part, il faut une raison qui, en recherchant les éléments historiques présents dans la Bible, se montre ouverte et ne refuse pas a priori tout ce qui excède sa propre mesure. Du reste, la religion du Verbe incarné ne pourra que se montrer profondément raisonnable à l’homme qui cherche sincèrement la vérité et le sens ultime de sa vie et de l’Histoire.

 

37. Une écoute renouvelée des Pères de l’Église et de leur approche exégétique contribuera de façon significative à revaloriser une herméneutique adéquate de l’Écriture, comme l’Assemblée synodale l’a affirmé. En effet, les Pères de l’Église nous offrent encore aujourd’hui une théologie de grande valeur parce que centrée sur l’étude de l’Écriture Sainte dans son intégralité ; ils sont d’abord et avant tout des « commentateurs de la Sainte Écriture » (St Augustin). Leur exemple peut enseigner aux exégètes modernes une approche vraiment religieuse de la Sainte Écriture, ainsi qu’une interprétation qui s’en tienne constamment au critère de communion avec l’expérience de l’Église, qui chemine dans l’Histoire sous la conduite de l’Esprit Saint.

 

Ignorant, bien sûr, les ressources d’ordre philologique et historique qui sont à la disposition de l’exégèse moderne, la Tradition patristique et médiévale savait reconnaître les divers sens de l’Écriture en commençant par le sens littéral, celui qui est « signifié par les paroles de l’Écriture et découvert par l’exégèse qui suit les règles de la juste interprétation » (CEC, n°116). Par exemple, Saint Thomas d’Aquin affirme : « tous les sens de la Sainte Écriture se basent sur le sens littéral ». Il est nécessaire, cependant, de rappeler qu’au temps patristique et médiéval, toute forme d’exégèse, y compris littérale, était conduite sur la base de la foi et ne faisait pas nécessairement la distinction entre sens littéral et sens spirituel. Rappelons ici la distinction classique qui établit la relation entre les divers sens de l’Écriture :

« Littera gesta docet, quid credas allegoria,
Moralis quid agas, quo tendas anagogia
.
Le sens littéral enseigne les événements, l’allégorie ce qu’il faut croire,

le sens moral ce qu’il faut faire, l’anagogie vers quoi il faut tendre » (CEC, n° 118).

 

Notons ici l’unité et l’articulation entre sens littéral et sens spirituel, lequel se subdivise en trois sens, avec lesquels sont décrits les contenus de la foi, de la morale et de la tension eschatologique.

 

En définitive, en reconnaissant la valeur et la nécessité, même avec ses limites, de la méthode historico-critique, nous apprenons de l’exégèse patristique qu’on n’est fidèle à l’intentionnalité des textes bibliques que dans la mesure où l’on essaie de retrouver, au cœur de leur formulation, la réalité de foi qu’ils expriment et où l’on relie cette réalité à l’expérience croyante de notre monde. C’est seulement dans cette perspective que l’on peut reconnaître que la Parole de Dieu est vivante et s’adresse à chacun dans l’actualité de sa vie. En ce sens, l’affirmation de la Commission biblique pontificale demeure pleinement valable, qui définit le sens spirituel selon la foi chrétienne comme « le sens exprimé par les textes bibliques lorsqu’on les lit sous l’influence de l’Esprit Saint dans le contexte du Mystère pascal du Christ et de la vie nouvelle qui en résulte. Ce contexte existe effectivement. Le Nouveau Testament y reconnaît l’accomplissement des Écritures. Il est donc normal de relire les Écritures à la lumière de ce nouveau contexte, qui est celui de la vie dans l’Esprit ».

 

38. Dans la saisie de l’articulation entre les différents sens de l’Écriture, il devient alors décisif de comprendre le passage de la lettre à l’esprit. Il ne s’agit pas d’un passage automatique et spontané ; il faut plutôt un dépassement de la lettre : la Parole de Dieu, en effet, n’est jamais simplement présente dans la seule littéralité du texte. Pour l’atteindre, il faut un dépassement et un processus de compréhension qui se laisse guider par le mouvement intérieur de l’ensemble des textes et, à partir de là, doit également devenir un processus vital. Nous découvrons ainsi pourquoi le processus d’interprétation authentique n’est jamais purement intellectuel mais aussi vital, pour lequel est requis une pleine implication dans la vie ecclésiale, en tant que vie « sous la conduite de l’Esprit de Dieu » (Ga 5, 16). De cette façon, les critères mis en évidence par le numéro 12 de la Constitution dogmatique Dei Verbum deviennent plus clairs : un tel dépassement ne peut être réalisé à partir d’un seul fragment littéraire mais en lien avec la totalité de l’Écriture. C’est en effet en direction d’une Parole unique que nous sommes appelés à opérer ce dépassement. Un tel processus comporte un caractère dramatique profond puisque, dans le processus de dépassement, le passage qui s’accomplit dans l’Esprit rencontre inévitablement la liberté de chacun.

 

Saint Paul a pleinement vécu ce passage dans sa propre existence. Ce que signifie le dépassement de la lettre et sa compréhension uniquement à partir du tout, il l’a exprimé de façon radicale dans la phrase : « la lettre tue, mais l’Esprit donne la vie » (2 Co 3, 6). Saint Paul découvre que l’Esprit qui rend libre possède un nom et donc que la liberté a une mesure intérieure: « Le Seigneur, c’est l’Esprit, et là où l’Esprit du Seigneur est présent, là est la liberté » (2 Co 3, 6). L’Esprit qui rend libre ne se réduit pas à l’idée ou à la vision personnelle de celui qui interprète. L’Esprit, c’est le Christ et le Christ est le Seigneur qui nous indique le chemin.

 

Nous savons aussi combien, pour Saint Augustin, ce passage fut à la fois dramatique et libérateur ; il crut aux Écritures, qui lui apparurent dans un premier temps si particulières et en même temps grossières, uniquement grâce à ce dépassement qu’il apprit de Saint Ambroise à travers l’interprétation typologique, selon laquelle tout l’Ancien Testament est un chemin vers Jésus-Christ. Pour Saint Augustin, le dépassement de la lettre a rendu crédible la lettre elle-même et lui a permis de trouver enfin la réponse aux profondes inquiétudes de son âme, assoiffée de la vérité.

 

39. À l’école de la grande Tradition de l’Église, nous apprenons à saisir également dans le passage de la lettre à l’esprit l’unité de toute l’Écriture, puisque unique est la Parole de Dieu qui interpelle notre vie en l’appelant constamment à la conversion. Les expressions d’Hugues de Saint-Victor demeurent un guide sûr pour nous : « Toute l’Écriture divine constitue un Livre unique et ce Livre unique, c’est le Christ, il parle du Christ et trouve dans le Christ son accomplissement ». Envisagé sous l’aspect purement historique ou littéraire, la Bible n’est certainement pas simplement un livre, mais un recueil de textes littéraires, dont la composition s’étend sur plus d’un millénaire et dont chaque livre n’est pas aisément reconnaissable comme faisant partie d’un tout ; il existe au contraire entre ces textes des tensions visibles. Ceci vaut déjà dans la Bible d’Israël que nous, Chrétiens, appelons l’Ancien Testament. Et cela vaut plus encore quand nous, en tant que Chrétiens, relions le Nouveau Testament et ses écrits, presque comme clé herméneutique, avec la Bible d’Israël, l’interprétant comme un chemin vers le Christ. Dans le Nouveau Testament, en général, le terme « l’Écriture » (cf. Rm 4, 3; 1 P 2, 6) n’est pas utilisé, mais plutôt « les Écritures » (cf. Mt 21, 43 ; Jn 5, 39 ; Rm 1, 2 ; 2 P 3, 16), qui, néanmoins, sont ensuite considérées dans leur ensemble comme l’unique Parole de Dieu qui nous est adressée. Il apparaît ainsi clairement comment la personne du Christ donne son unité aux « Écritures » en référence à l’unique « Parole ». Ainsi, on comprend ce qu’affirme le numéro 12 de la Constitution dogmatique Dei Verbum, en indiquant l’unité interne de la Bible comme le critère décisif pour une herméneutique correcte de la foi.

 

 

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 17:01

Le P. Daniel-Ange réagit vigoureusement contre la théorie du Gender qui fait son entrée dans les manuels scientifiques (!) des classes de 1ère et Terminale. Un texte puissant à méditer et diffuser largement autour de soi!

Daniel Ange 6JMJ. Place d'Espana. QG d'Anuncio. Reliques de Thérèse. 22 heures. 5000 jeunes massés. Je leur lance tout de go : « Vous les filles, voulez-vous vraiment être ce que vous êtes : des femmes ? Grandir dans votre grâce spécifique féminine ? » - « Et vous, les garçons, voulez-vous vraiment être ce que vous êtes, des hommes et grandir dans votre grâce spécifiquement masculine ? » A chaque question, fusent des OUI stridents.

Pourquoi, mais pourquoi donc des questions aussi bêtes ? Et dont la réponse est aussi évidente ?

Oui, me voilà réduit à prêcher qu'un garçon est un homme, qu'une fille est une femme ! Et qu'ils ne sont pas interchangeables ! Ni des clônes. (Et aussi qu'un enfant a le droit de n'avoir qu'une mère et qu'un père ! Et encore qu'un embryon humain ne deviendra jamais une grenouille). Oui, voilà où on en est rendus ! Régression à l'obscurantisme ! Car ça y est, ça débarque en Europe. Et par la grande porte ! Tenez-vous bien. Accrochez-vos ceintures : l'homme et la femme, figurez-vous, ça n'existe plus !

Malgré quelques minuscules différences anatomiques, cette distinction est purement arbitraire…. accidentelle, mieux culturelle ! Simple phénomène de société, construction sociale, produit de l'imagination lié à une culture phallique, paternaliste, mysogine.

La sexualité étant ainsi indéterminée, il faut d'urgence changer ces comportements sexuels liés à une morale anachronique. Viser l'auto-construction de soi, d'après l'environnement psycho-social. Bref, vraie "transgression anthropologique de la différence sexuelle où la pulsion prend le pas sur l'identité".

Paradoxe : on prône le gender soi-disant pour libérer la femme de la domination masculine (women empowerment), mais finalement la femme, en tant que femme, disparaît. On se bat donc pour… rien ! On élimine ce qu'on prétend défendre !

Non ! Mais, ça va pas la tête ?

Les coupables? Juifs et chrétiens évidemment! Tout comme ils sont aussi coupables de tous les dérèglements climatiques de la planète, car c'est à cause de la Bible que l'homme a dominé, donc exploité, saccagé, violenté Gaïa, la déesse Nature (Et les catas en Chine? Faute aux chrétiens?). Il faut donc s'en venger : détrôner cet être infâme et rétablir la justice en sacralisant l'animal qui, évidemment, a infiniment plus de valeur que l'homme. L'embryon-grenouille est à protéger. L'embryon humain : à éliminer (théorie de Spencer).

Il n'y a qu'eux, les chrétiens, pour avoir inventé une thèse aussi stupide : l'humanité se répartit en pôles masculin et féminin. Preuve : la Bible le dit. Non mais !… Comme si Chinois, Indiens, Incas, Egyptiens, Hindouistes, Bouddhistes, Musulmans ne savaient pas depuis des millénaires ce qu'est un homme et une femme ! Lisez Confucius !

Bref, voilà donc toute la race humaine qui doit se construire non sur deux fondements déjà millénaires, intangibles incontestables, indiscutables, objectivement et scientifiquement prouvables mais sur les sables sans cesse mouvants des inclinations, orientations, désirs des individus et qui peuvent être successifs, alternatifs. Je puis changer d'orientation comme je veux, quand je veux selon le plaisir physique que j'en éprouve. Bref, sexe à la carte. C'est la dictature du comportement sexuel polymorphe. Car variant suivant l'âge, la maturité, la culture, les diktats des lobbies tout puissants fabriquant la soi-disant opinion publique.

Et ces genders, pourquoi les limiter ? D'ailleurs, vous en annoncez d'autres. Lesquels ? Certains sont physiquement attirés par des… animaux (...). Et pourquoi pas – sursautez ! – un jour la … pédophilie ! Il faut respecter cette pulsion, non ? Pour l'enfant, c'est une formidable expérience initiatrice, comme on l'affirmait voici 40 ans. Ce tabou-là, on le fera bien sauter puisque seul compte mon désir, mon choix, mon orientation.

Eh bien ! sachez-le, pauvres gendersphiles : que vous le vouliez ou non, on ne se fabrique pas garçon ou fille, homme ou femme ne sont pas des clones. Qu'on se le dise !

Vous dites : il n'y a pas de nature, mais alors l'écologie ?

 

Pauvres fans du gender ! Soyez logiques, allez jusqu'au bout de vos thèses. Pendant que vous y êtes, supprimez aussi les admirables différences complémentaires des grandes races humaines. Naître Asiatique ou Africain noir : intolérable, discrimination imposée par la nature. Proposez aux petits camerounais de devenir blancs, à la petite Chinoise de devenir noire. Hormones, chirurgie faciale et ça y est. Enfin libre de choisir ma race, ma physionomie. Et si un petit anglais veut le facies slave : no problem. Tout est possible.

 

Paradoxe : vous ne supportez pas cette horrible, injuste, stupide « nature ». Rien n'est naturel (surtout pas l'hétérosexualité! au mieux : l'homosexualité), rien n'est définitif, rien n'est immuable. Mais en même temps, vous êtes écolos : vous respectez la nature, que tout soit bio, c'est-à-dire, justement naturel. En plus, ça rapporte!

 

Mais alors, soyez logiques : supprimez les odieuses différences chez animaux et végétaux, qui aussi se reproduisent par bi-polarité. Ou faut-il dire la coq et le poule ? Quelle discrimination! Le coq qui féconde la poule : odieuse domination !

 

Pour échapper à votre stupide nivellement, je devrais être une biche. Au moins, on respecterait ma nature, mon espèce et mon sexe. Heureusement que les arbres n'ont pas de tendances sexuelles, et qu'on les classe d'après ce qu'ils sont.

 

Bref, l'écologie, le bio dans tous les domaines, sauf celui de l'humain.

 

T'aimes les poupées, mon petit ? R.V au CTC !

 

Et voilà dynamités les 2 piliers essentiels sur lesquels repose, comme sur son unique socle, tout le monde bio (végétal, animal et humain) ! Tu veux savoir jusqu'où ça va? Aux USA, il y a maintenant les sex-change treatment for transgender kids ou sex reassingnement. Ton môme de 8 ans aime se mettre une robe et jouer à la poupée : « Alors, tu aimerais être une fille ? » - « Ouais, chouette ! » « Bon, filons au CTC, tu deviendras une fille » Simple histoire d'hormones et chirurgie expresse pour changer ton pénis en vagin et le tour est joué. Tu ne pourras pas vivre une grossesse ? No problem. Tu achèteras des ovules et tu loueras un sein. Et le tour est joué !

 

En attendant leur ouverture chez nous, il faut déjà penser aux conséquences pratiques. Dans le pratico-concret, il faut supprimer la séparation des dortoirs dans les internats, des WC dans les lieux publics : intolérable discrimination ! Atteinte à l'unisexe. Ou bien mettre 5 portes suivant les genders. Et s'ils se multiplient ? Avant de pouvoir dire : « bonjour Monsieur, Madame ou Mademoiselle » à quelqu'un, je dois lui demander son gender? A ton prof : « Vous vous sentez quoi aujourd'hui ? » - « Ah bon… femme ! Alors, bonjour Madame ! »

 

De fait, déjà dans les papiers administratifs de Chine et d'autres pays, il faut inscrire son gender. Plus de case pour Homme ou Femme. T'es obligé de jeter à la pâture du public ton orientation sexuelle. Tu ne peux même pas te situer selon ton identité. Intolérable atteinte à la vie privée. Viola de ta stricte intimité. Et si tu changes d'orientation, faut-il changer tous tes papiers? Et si la police veut contrôler la véracité de ta réponse, comment tu vas prouver ton gender? Quand c'était encore Homme ou Femme, au moins, c'était facile.

 

Non, mais ça va pas la tête ?

 

Trafiquer le langage, prostituer les mots.

 

Et à qui l'enfant doit-il dire « maman » ou « papa » ? Puisqu'il n'y a plus de différence, il faut inventer un mot bivalent : Ma-pa ? Pa-man ? N'importe quoi !

 

Dans les écoles, il faut banir les mots de garçons et de fille… « Dans ma classe, j'ai 14 bi, 8 homos, 3 hétéros et pour le moment, un seul trans. » Mais demain, ça peut changer, la nuit porte conseil, n'est-ce pas?

 

Spet 2011 : « 2 organisations féministes lancent une campagne pour supprimer la mention « Mademoiselle » dans les formulaires, perçues comme discriminatoire, violant la vie privée. Mais avec l'obligation d'écrire ton gender, ce sera bien pire !

 

Les mots même de père/mère, enfant, frère, sœur, époux-se, fils/fille doivent être éliminés dans toutes les langues, le plus vite possible, sans parler du mot honni entre tous de famille. Cela puisque tous rattachés à ces 2 mots détestables entre tous : homme-femme . Et donc aussi, ipso-facto, ceux d'amour, don de soi, communion, etc…

 

On veut la parité dans tous les domaines, entre autres politique. Désormais, il la faut donc entre genders. Proportion égale au Parlement, au gouvernement, des hétéros, homos, bis et trans en attendant les autres annoncés. Un mandat sur 5 du Président, ça doit être un trans, etc… Vous les candidats à l'élection présidentielle, qui approuvez ou promouvez les genders, quel gender est le vôtre actuellement ? Avouez-le franchement pour gagner des voix ! Soyez cohérents avec vos théories !

 

Elèves, collègues, subordonnés, boss, ils m'appelaient Mademoiselle. Ce matin, j'ai décidé : ce sera Monsieur. Ça vous dérange? Mais respectez mes opinions, mes choix, ma liberté! Mon sexe, mais j'en fais ce que je veux, non? Ne m'enfermez pas dans vos catégories périmées, vos stéréotypes, j'ai le droit de faire des expériences, non?

 

Je suis qui, je suis quoi moi? S.O.S. je coule !

 

Mais il y a bien plus dramatique que ces conséquences anecdotiques frisant le ridicule. A l'âge où l'ado est déjà tellement influençable, malléable, en pleine recherche de lui-même, en plein tâtonnement, archi-vulnérable, voilà que ça y est! Le dernier verrou a sauté. Enfin! Certitudes, normes, repères, balises : tous sont déjà dynamités les uns après les autres. Vérité-erreur, bien-mal, bon-mauvais, permis-interdit : tout cela c'est kif-kif bourrico. Restait un ultime repère. Le seul tenant encore, parce que de l'ordre de l'évidence absolue : parce qu'universel, de toutes les cultures, sociétés et religions du monde (sauf quelques anomalies) : l'homme et la femme! La sexualité devient fluctuante, polymorphe, modifiable à gogo. Régression vers la sexualité infantile au rêve androgyne : être à la fois ou successivement garçon et fille. Bref, le complexe Michaël Jackson.

 

L'ado déjà en pleine tempête d'identité, on va encore l'aggraver, en lui arrachant tout phare, toute ancre, tout port. Se débattant en s'enfonçant dans un marécage, non seulement tu refuses la perche qui pourrait l'en sauver mais tu l'y enfonces jusqu'au cou, si pas au-dessus de la tête.

 

Paradoxe : devant la déferlante de la délinquance juvénile, on veut réintroduire des cours de morale pour que les jeunes "sachent distinguer entre le mal et le bien" alors même qu'on leur inculque qu'il n'y a plus de différence entre l'homme et la femme!

 

Paradoxe : on décrète que l'hétérosexualité est simplement culturelle, - phénomène de société - mais on affirme que l'homosexualité, elle, est "naturelle", voire génétique.

 

Non ! mais ça va pas la tête ?

 

Bien sûr qu'il faut devenir homme ou femme - c'est l'évidence ! – mais à partir ce que qu'on est, de par sa conception, et non suivant le matraquage publicitaire, la mode sociale, les slogans des lobbies, les attraits subjectifs. A partir du donné d'origine, et non de l'imposé par la société. Bien sûr qu'une large part de l'image de la femme et de l'homme, de leurs rôles respectifs dans la société dépend de la culture, de la religion et des traditions (comparez notions, statuts, et condition de la femme dans l'Islam et dans le Christianisme). C'est une évidence Mais cela ne touche pas à leur identité respective de base. Je veux devenir – effectivement ! – mais pleinement ce que je suis.

 

Mon corps ? Mais c'est quoi ce truc ?

 

On a déjà déconnecté sexualité et fécondité, le coït et le zygote, maintenant il faut à tout prix débrancher l'anatomie et la psychologie, le physiologique du psychique, alors que chacun sait et sent à quel point ils sont en continuelle interaction, ma biologie influant profondément sur ma psychologie.

 

Les différences physiologiques, en partie modifiables chirurgicalement n'ont rien à voir nous dit-on, avec les différences psychologiques qui en fait n'existent pas puisque simples normes sociales. Du coup, ton corps ? Simple truc ou plutôt gadget. Je peux jouer au garçon ou à la fille comme je veux.

 

Non! mais veut-on fabriquer de la schizophrénie haute dose?

 

« Les prédispositions du corps de la femme à la maternité deviennent un ennemi à combattre ( …) Cette a-sexualisation déconstruit la configuration de la personne humaine, en tant que père ou mère, époux ou épouse, fils ou fille. » (Peeters)

 

Bientôt, filles et garçons n'oseront plus s'embrasser ni se tenir la main, c'est vieux jeu. Le top? French kiss mais à 4 lèvres féminines ou masculines scotchées. Bientôt, - ne sachant plus qui elles sont -, les filles seront complexées d'avoir vagin, utérus, sains, peau fine, et d'être soprano. Et les garçons d'avoir pénis, peau poilue, muscles saillants et être ténors (...). En Nord Amérique, déjà, des parents refusent de dire le sexe biologique de leur enfant pour ne pas l'emprisonner dans un stéréo-type et lui laisser le libre choix.

 

Paradoxe : tout le matraquage pornographique mise sur l'excitation de notre sexualité physique, l'exacerbation de nos pulsions charnelles et la provocation à l'orgasme, mais en misant principalement sur l'irrésistible aimantation mutuelle des corps masculins et féminins signe que ces pornocrates et porno-traficants savent bien que l'immense majorité en est encore à cette hétérosexualité déphasée, et donc c'est encore le plus rentable. Pour le moment !

 

Tu la construis sur un marécage, ta maison ?

 

Ça y est, le coup de bélier final pour déconstruire, donc dé-truire la famille est asséné sur le mur déjà fissuré de partout. Depuis 20 ans tout à déjà été fait pour la fragiliser, la miner, la saper. Ne restait plus que cela : décider que l'homme et la femme, l'attraction mutuelle n'est que… culturelle, « politiquement modifiable ».

 

Si l'homme et la femme sont interchangeables suivant les modes du moment, alors la famille est à dimension sans cesse variable. Si l'autre personne n'a aucune identité sexuelle fixe, stable, définitive, si ses comportements varient au gré de ses phantasmes, comment construire une relation et surtout une vie avec elle? N'importe quel jour, je puis la plaquer, puisque je ne suis plus ce que j'étais lors de mon mariage, ni l'autre non plus. Et de toutes façons, j'ai décidé de changer d'orientation.

 

Et ça y est! L'homme comme la femme ne doivent plus faire aucun effort pour essayer de comprendre l'autre puisqu'il n'y a plus aucune spécificité particulière, aucune altérité à découvrir, à essayer de comprendre. Alors tu projetteras sur l'autre tes propres idées, sentiments, approche des choses, bref, ta propre psychologie. Et ce sera l'échec de toute relation, l'enfer des incessants quiproquos, mésententes, donc mésalliances…

 

L'indifférenciation aboutit à un nivellement, donc à un appauvrissement total, de toutes les richesses respectives, ipso facto ratiboisées. Ne restera plus que des individus asexués et stériles.

 

Et voilà dynamitée cette admirable bi-polarité masculin-féminin, où l'altérité conditionne la fécondité, où la spécification permet la communion, où différence engendre une descendance.

 

Et ton môme dans tout ça ?

 

Dans le domaine étroitement connexe de la vie, même subversion anti-scientifique.

 

Après avoir débranché parenté biologique et psychique, maintenant sexe biologique et sexe psychologique. On avait libéré la femme de cette maternité qui est une aliénation de la féminité (Beijing ONU). Maintenant, il faut libérer la sexualité en tant que telle de sa « matrice hétéro » (Butler). Paradoxe, c'est quand la science a démontré depuis 50 ans tout ce que vit l'enfant in sinu, qu'on ose déclarer froidement : aucune incidence négative pour un enfant conçu in vitro de spermatozoïdes et d'ovules achetés (tarifiés d'après le QI des vendeurs), transbahuté dans un ventre loué ou squatté quelques mois, arraché à sa maman porteuse par l'acheteuse (au risque de procès si pas conforme à la commande) et en fin de parcours, devant parfois dire Maman à un monsieur barbu à la soixantaine ayant 2 papas ou 2 mamans… L'enfant en pâtira? Non, voyons! C'est encore l'imagination des stupides chrétiens. L'enfant sera merveilleusement épanoui. Il ne connaîtra jamais ni ses origines ni son patrimoine héréditaire, ni son premier berceau. : aucune importance! La grand-mère prête son sein à sa petite fille ou vice-versa, on conçoit avec du sperme de l'oncle décédé voici 50 ans : comme c'est merveilleux! Les analyses psychologiques, c'est périmé. Vive le génie génétique!

 

On frise la folie eugénique dites-vous? Et alors? Hitler aurait pu éliminer in utero, les races tziganes et juives évitant Auschwitz et Treblinka. Elimination aseptisée! Vive le progrès!

 

Zigouiller proprement les « non économiquement rentables » par rapide injection léthale, sans consentement de personne : génial pour régler la crise économique! Eliminer les enfants encore zygotes, présentant un infime défaut de fabrication : fantastique pour éviter des gens à charge de la société! Vive la science!

 

Dites-vous vraiment : vive la science à propos d'Hiroshima et Nagasaki? A propos de Treblinka et de Karaganda? Non pas une mégapole visée, mais toute la race humaine en tant que telle. Ravalée qu'elle est au rang d'animal, légèrement plus sophistiqué? Toutes les expériences sur le rat, doivent être faites sur l'enfant : où est le problème? Je pose la question : l'implosion génétique n'est-elle pas incomparablement plus meurtrière que l'explosion atomique?

 

Je dis : meurtrier. Mais le diagnostic est plus précis : suicidaire. On s'inquiète du nombre galopant de suicides, des enfants aux personnes âgées : mais n'est-ce pas le symptôme dramatique du suicide collectif de l'humanité.

 

Nous nous préparons des lendemains terribles car « comment construire une société sur des variables fluides de désirs flexibles » (M. Peeters). Dites-le moi ! Nous provoquons de vrais « psycho-pathologies sociales » (Anatrella). Il en est comme des médicaments mis sur le marché sans tests suffisants sur la durée. 20 ans après, ce sont les procès. Je donne rendez-vous dans 20 ans avec ces enfants issus de tels procédés ou formatés par les théoriciens du gender.


Scientifique ? Mythique plutôt !

 

L'imposture : présenter cette thèse, cette opinion comme… scientifique ! Enseignée ex-cathedra non en philo, (comme une opinion à débattre), mais en cours de... science ! Des sornettes à la... Sorbonne! Est-on encore dans un pays civilisé?

 

Et voilà, balayé d'un trait de plume tous les acquis scientifiques les plus récents. On est capable de détecter si des ossements de plusieurs millénaires sont ceux d'un homme ou d'une femme : mais non, aucune différence! On sait tous maintenant et parfaitement que la femme a 2 chromosomes X et l'homme 1 X et 1 Y, ce qui inscrit dans nos gènes des caractéristiques non seulement anatomiques mais psychologiques immuables. Les psys de tous bords avec des milliers d'études scientifiques ont admirablement démontré l'impact psy des organes physiologiques. Mais non, ces psys se sont tous gourés! Tout juste s'ils ne sont pas traités d'imposteurs, sinon de criminels. Vous vous rendez compte? Ils sont – du jour au lendemain – devenus politiquement incorrects! Oser aller contre la sacro-sainte opinion publique! Celle-ci formatée par les medias, eux-mêmes noyautés par les petits lobbies que l'on sait. Scientifique vous avez dit? Non! Mais un peu d'esprit critique, voyons! Si vous ne voulez pas dévaloriser les mots, humilier les vrais scientifiques.


Conscience, évidence et bon sens : implosés !

 

Mais cette pseudo-science engendre l'inconscience, pire : le non-sens dynamitant le simple bon sens humain, violant la conscience des personnes dans leur intimité.

 

Derrière tout cela, je pose le diagnostic : la rébellion du virtuel contre le réel. Le refus absolu de ce qui EST, de ce qui existe. Que cela me plaise ou non.

 

L'objectif, et donc l'objectivité n'existent plus. Ne restent que les aléas de ma subjectivité. Et derrière ce qui EST, Celui qui EST. L'Existant par excellence. On lui a déjà arraché la vie, dont Il est la seule source. Les 2 moments qui n'appartiennent qu'à Lui seul : le commencement et la fin d'une existence. Et voilà qu'on lui retire violemment ce qui touche à l'amour, source de la vie. On lui brise son chef d'œuvre entre tous, le point précis dans tout le cosmos où la Trinité en tant que telle se manifeste, comme en un sacrement.

 

N'est-ce pas la rébellion originelle contre le Créateur, en tant que Créateur? Le refus absolu d'être créature. Devenir le Créateur, le singer, pire, l'usurper. M'emparer de sa Création, moi. La manipuler à ma guise à moi. En faire ce que je veux, ce qui me plaît moi, ce que je décide, moi. Répartir l'animal entre mâle et femelle, l'humanité entre Adam et Eve : quelle stupidité! Faire qu'un enfant soit conçu par un homme et une femme : bêtise! Vouloir qu'un enfant se construise, se structure grâce à cette double polarité : ridicule! Il faut refaire tout cela! Ce que je décrète, cela est fait. Je change les mots, et voilà la réalité changée. Ma seule intelligence suffit à faire du réel. Me voilà tout puissant! Bref ! telle est la « virtualité » post-moderne.

 

Et voici un(e) dieu : un(e) individu solitaire et narcissique.

 

Conséquence autrement plus grave, s'il était possible : c'est l'image même de Dieu qui en est détruite dans l'esprit de l'homme. « Faisons l'homme à notre image : homme et femme il les fit ». C'est précisément cette différence complémentaire inscrite jusque dans nos anatomies qui est la révélation, la manifestation dans notre chair d'un Dieu qui n'est pas individu isolé et solitaire, mais circulation d'amour – d'un amour donnant la vie – entre Personnes différentes, et donc complémentaires.

 

D'où la révolution « Wotylienne » à 380° : les organes génitaux différents ne réfèrent pas l'être humain à l'animal, mais à la… Trinité ! L'unisexe renvoie à une mono-divinité lointaine, et non à une famille. En ne voyant qu'un homme ou qu'une femme, je ne sais pas qui est Dieu : un papa avec un cœur de maman… Plénitude du masculin et du féminin. Tout ce qui touche à l'identité spécifique de l'homme et la femme brise l'image même de Dieu. En défendant leurs différences, donc leur complémentarité, nous protégeons Dieu de tous les masques dont on l'affuble, de toutes les caricatures dont on le défigure.

 

Et voilà dynamité ce chef d'œuvre de tous les chefs d'œuvres du Créateur, le sommet même de la Création, ce qu'il y a incontestablement de plus divin dans tout le cosmos, ce que plus de 13 millions d'années d'évolution du cosmos préparaient, comme se prépare un berceau pour y recevoir le trésor de tous les trésors : la personne humaine. Bref, quand on ne sait pas qui est l'homme et qui est la femme, on ne sait pas qui est Dieu. Car, seulement là où l'altérité conditionne la fécondité, là se trouve la Trinité.

 

Et par ailleurs, en niant l'humanité au corps sexué, je renie la réalité bouleversante de Dieu venu épouser ma chair, vivre au-dedans d'un corps charnel avec un visage unique au monde. Le christianisme n'est-il pas la religion la plus réaliste qui soit? Elle est celle du corps et du visage. Dieu est allé jusqu'à prendre notre corps charnel, s'est laissé voir sur un visage. L'Eglise se battra jusqu'au sang pour défendre, protéger, garder en son intégrité l'intime inter-connexion de l'âme et du corps, comme la si profonde corrélation de l'homme et de la femme.

 

Bref, par le biais de cette distorsion du sexe, c'est la double réalité de la Trinité et de l'Incarnation, visée par le prince du mensonge.

 

Une subversion internationalement orchestrée ?

 

Cette première timide percée officielle dans nos écoles, nous stupéfie. Mais cela fait plus de 20 ans que les tenants de cette théorie ont commencé à conquérir le monde sous des dehors soft. En fait, il s'agit d'une véritable opération internationale, calculée, orchestrée, programmée et visant à conquérir la planète, comme tous les totalitarismes et se voulant définitive. Cela fait partie intégrante du nouvel ordre mondial. Mais comme cela peut heurter les mentalités arriérées, dans un premier temps, on y va cool, sans coup férir. D'où l'effet surprise chez nous... où ils comptaient passer à notre insu par simples insinuations.

 

Mais on regarde de haut les prophètes. Ils dérangent notre train-train. Alors, on voudrait les bâillonner. On y réussit parfois. Car si on les écoutait, on devrait monter au créneau. Et c'est plus agréable de rester devant sa télé dans un fauteuil.

 

« La mondialisation du gender, en tant que processus de transformation culturel subtil et manipulateur est un des mécanismes les plus performants de la révolution sexuelle et culturelle occidentale. » Véritable entreprise de « déconstruction anthropologique opérée par des ingénieurs sociaux radicaux venant d'ailleurs. Il s'impose comme priorité transversale de la coopération internationale, s'intégrant – depuis Beijing – au cœur des politiques internationales, régionales, nationales et locales. Butler fait appel à l'action subversive, à la mobilisation des agents de changements faisant proliférer les genres et les identités dans la culture. »

 

« Nous sommes en présence d'un projet intégré de déconstruction systématique de la société humaine et de l'homme lui-même. On commence par déconstruire le langage, ensuite la référence à des valeurs, en leur substituant des « valeurs » définies au terme d'une procédure consensuelle. Par là s'instaure la dictature de la tolérance (…). Il s'agit de déconstruire la société internationale imprégnée d'un idéal démocratique, de déconstruire l'Eglise car son message réaliste, prophétique, et critique est aux antipodes de l'agressivité et de la mort. Enfin de déconstruire le droit, que l'idéologie veut rendre étranger aux valeurs, aux personnes, à la société civile, et politique, ainsi qu'à la religion. Le terreur douce a besoin de procéder à ces déconstructions en cascade – au lance-flamme  pour se déployer. »

 

Cela fait déjà des années que des compétences reconnues courageusement nous alertent.

 

Une bombe à retardement pour l'Islam, le Judaïsme, l'Afrique et l'Asie

 

Pense-t-on aux répercussions d'une telle idéologie sur le monde juif et le monde musulman? Déjà l'avortement, l'euthanasie, la promotion de l'homosexualité jusqu'à l'adoption d'enfants par des personnes homosexuelles, les mères porteuses, les manipulations génétiques jusqu'au clonage, etc.. heurtent violemment leurs convictions les plus profondes, mais ici, cela va être la goutte d'eau qui fait déborder le vase.

 

Toi, gendersphile, je te pose la question toute bête : si l'homme et la femme n'avaient vraiment aucune identité, tu ne serais même pas là. Vous n'existeriez même pas! De même si un seul de tes ancêtres avait été homosexuel (les manipulations génétiques n'existant pas encore).

 

Une question : Pourquoi donc les musulmans fondamentalistes sont en révolte contre l'Occident? Précisément parce que moralement décadent, sans plus aucune éthique et maintenant perdant le simple bon sens humain, porte ouverte à ce qu'ils considèrent comme des aberrations, des abominations. On comprend qu'ils en soient horrifiés, sans admettre bien sûr la violence de leurs réactions (avec cette ambigüité catastrophique que pour eux tout ce qui est occidental est chrétien !! D'où le rejet total du Christianisme). Paradoxe : au moment où nous nous voulons – heureusement  accueillants aux musulmans modérés, voilà que nous sommes en train de faire le lit de l'intégrisme islamique intolérant et arrogant.

 

Nous faisons du choc frontal de civilisation un électro-choc redoutable. Nous nous préparons des bombes.

 

C'est donc avec tous les musulmans (encore) modérés, ouverts, tolérants pour les pays qui les accueillent, que nous devons lutter ensemble pour sauver l'être humain en tant qu'être humain. Ne sont-ils pas tous nos frères en humanité? Mais aussi avec tous les Juifs, heurtés au plus profond par des pratiques qui attaquent de front ce qu'ils ont de plus sacré : la révélation de la Personne même de Dieu, et ses commandements, code de la route pour toute l'humanité. C'est tous – musulmans, juifs et même athées de bon sens  qu'il nous faut défendre les valeurs de la vie, de la famille et de l'amour, intolérance et violence en moins, bien sûr. Ce n'est pas le christianisme qui est en jeu, mais l'humanisme, tout simplement.

 

Pense-t-on à l'écœurement scandalisé des immenses populations non encore intoxiquées par nos virus délétères en Asie, Afrique, Amérique Latine? Au Congrès de Bejing 5 à l'ONU, leurs délégués s'étaient massivement prononcés contre les aberrations que certains lobbies occidentaux voulaient imposer à ces peuples, sous-entendu : à condition de subsides onusiens. Pourtant, par précaution, le gender était en sourdine. Avec ces peuples, nous creusons encore davantage le fossé Nord-Sud. Non plus seulement économique, mais maintenant idéologique.

 

Nous comptons plus que jamais sur ces peuples dont le bon sens humain est encore vivace, avant d'être miné par nos idioties. Et je leur fais confiance. Jamais nous n'arriverons à éradiquer chez eux le sens inné, enraciné depuis des millénaires de la paternité/maternité, de la famille.

 

Mais c'est une course contre la montre. Les pressions sont violentes pour leur faire adopter nos mensonges. Déjà, en Afrique, des « ministères de la famille » sont rebaptisés : « des genders ».

 

On pourrait y ajouter les pays d'Est-Europe (encore traumatisé) par les deux plus terribles totalitarismes de l'histoire, et qui redoutent de retomber dans une idéologie niant leurs cultures à racines chrétiennes. Au Parlement Européen, nous comptons sur leur courage et leur détermination pour nous libérer de la nouvelle dictature. Je leur fais confiance. Ils savent dans leur chair ce que veut dire résister contre un totalitarisme idéologique.

 

Le consensus… dictatorial : violation du droit d'être homme ?

 

Cette révolution à 380° dans la conception même de l'être humain, jamais absolument jamais mis en cause depuis le Néandertal, voici qu'il nous est imposé, tout à coup, du jour au lendemain. On affirme tout à coup comme une évidence scientifique ce qui n'a jamais même traversé l'esprit de l'homme depuis les origines! On jette aux orties les certitudes les plus flagrantes pour les hommes de toutes civilisations et de toutes les époques! Cela sans le moindre débat public, le moindre référendum, la moindre consultation des parents, jeunes eux-mêmes, psys de différentes disciplines, médecins, éducateurs, pédiatres, scientifiques. Subrepticement.

 

Mine de rien, on inocule le virus dans le cerveau encore mou de nos ados. Vrai matraquage de cervelle. Mais bon sang, pour qui les prend-on nos lycéens ? Pour des cobayes ? Croit-on vraiment qu'ils vont gober ces vipères sans réagir ?

 

Au détour d'une page de manuel ou d'un formulaire à remplir. Tout est fait pour éviter toute discussion, c'est le « consensuel » imposé. Méthode la plus anti-démocratique qui soit quand on voit comment la famille est plébiscitée, de sondage en sondage.

 

Cela dans un pays qui se targue de démocratie, jusqu'à faire la leçon aux régimes dictatoriaux.

 

Cette idéologie se mue en véritable dictature. Ses promoteurs sont intolérants, intransigeants, péremptoires. Ils n'admettent aucune réplique, aucune opinion contraire.

 

Bientôt, on sera mis en prison pour oser dire que tout de même un homme c'est pas tout à fait la même chose qu'une femme. Que finalement, devant les choix tous azimuts proposés, je préfère (si je suis un homme) coucher avec une fille et même – ô crime – faire ma vie avec une femme, et crime au carré – avec une seule femme!

 

En attendant, te voilà ridiculisé, marginalisé comme un être bizarre. C'est la nouvelle exclusion. Et si un ado courageusement ose contredire, ou simplement manifester son désaccord : éjecté! Voyons donc : c'est contre le ministre de l'Education nationale qui a approuvé ce manuel, contre le Président de la République qui tacitement a consenti, donc contre la nation, contre le peuple. Ah! si seulement la guillotine ou Cayenne existaient encore! Ceux qui osent s'opposer à la révolution sexuelle et génétique sont ipso facto hors-la-loi. Le peuple n'a pas été consulté, mais cela ne fait rien, ils sont contre le peuple. Et cette race de cathos, c'est les chouans réincarnés. Bons pour la boucherie. Enfants et femmes compris!

 

En ce cas, autant imposer dans nos classes d'autres thèses et théories de sectes pendant qu'on y est…

 

On croyait les universitaires et les lycéens en 1ere seuls visés. On se disait : finalement, ils auront assez de sens critique pour réagir. Mais voici que le primaire est du même coup atteint. En Belgique, Canada, USA, Australie, on matraque les enfants avec ces genders, leur donnant pleine liberté de choisir. Oui, les enfants. Même insinuation à travers, entre autres, le DVD : le baiser de la lune. Subtile vulgarisation, sinon perverse initiation aux rapports homos. Oui, voilà nos enfants une fois de plus, cibles des destructeurs d'humanité. Je pose la question tabou : n'est-ce pas de l'ordre du viol psy de mineurs?

 

En Lituanie, au pire de la persécution stalinienne, 2000 courageuses mamans ont osé écrire au Kremlin : vous nous arrachez nos enfants. Ce sont les nôtres. Nous les protègerons jusqu'au sang. Même les animaux défendent leurs petits au prix de leur vie.

 

SOS aux hommes et femmes de bon sens.

 

SOS! A vous les médecins, pédiatres, psychothérapeutes, psychanalystes, psychiatres, scientifiques de tous bords, de tous courant philosophique, de toute option religieuse : je fais appel à votre science, mais une science non divorcée ni de la conscience ni du simple bon sens. Comment osez-vous ne pas réagir – massivement, unanimement – devant des aberrations pareilles? Etes-vous à ce point paralysés, terrorisés? Risquez-vous vraiment la prison ou la déportation comme sous le totalitarisme soviétique? Mais oui, vous allez peut-être bientôt risquer votre carrière, votre réputation, vos subsides et votre salaire comme cela a été le cas dramatique du plus grand généticien moderne : le professeur Jérôme Lejeune. Mais ayez son noble courage!

 

Et vous, éducateurs, enseignants, pédagogues, professeurs, qui savez encore un peu qu'un garçon et qu'une fille c'est tout de même pas tout à fait kif kif, que cela n'étudie pas, ne pense pas, ne ressent pas, ne vibre pas, ne réagit pas exactement de la même manière.

 

Et vous, parents, qui depuis leur naissance, savez par expérience que votre petit n'est pas identique à votre petite, même si vous avez pu rêver d'une fille alors que c'était un garçon et vice-versa : réagissez, vous aussi ! Tous ensembles!

 

Puisque l'Etat s'immisce ainsi dans la conscience des personnes, celles-ci ont le droit strict à l'objection de conscience.

 

Si en France, ne fut-ce que 5.000 familles chrétiennes, juives et musulmanes, 20.000 médecins, psys, éducateurs faisaient objection de conscience, refusant net d'envoyer leur fils, leur fille au lycée, ou d'y enseigner, si toutes les écoles dites catholiques (+ de 50 % en Bretagne) menaçaient de fermer…. le ministre de l'éducation serait acculé à supprimer cette supercherie.

 

Imagine-t-on le cas de conscience pour un prof : devoir inculquer une idéologie pour que l'élève réussisse son bac, si la question y revient, alors qu'en conscience, il ne peut y adhérer et ne peut se taire par simple honnêteté intellectuelle et respect pour ses élèves.

 

Le pieu fissurant tout le système communiste et sa dictature mondiale, a été le peuple polonais.  Pourquoi? Parce que 95 % du peuple était dans la résistance passive, non violente. Ils ont remporté la victoire, haut la main.

 

Etre un seul homme pour sauver l'homme. Etre unanime pour lutter contre un régime s'imposant par la ruse et aussi par la force. La force des lobbies (largement financés), relayés par les toutes puissances médiatiques, terrorisant un public naïf, gobant tout comme parole d'évangile.

 

Ce qui est vrai de l'amour à protéger l'est aussi de la vie à défendre, et donc de la famille à sauver. Cette affaire de gender met le comble au ras-le-bol. Exaspère notre exaspération [...].

 

Le gender, ce n'est qu'une mode qui vite passera (comme Halloween), car on ne peut longtemps construire un Etat sur des mensonges. Toutes les idéologies se sont écroulées, les unes après les autres. Mais grâce aux résistants, aux martyrs , aux non-conformistes. Erreurs et mensonges, tous passeront : la Parole de Dieu demeure, son Eglise traverse les siècles et la barque de Pierre tempêtes et orages.

 

Avant qu'il ne soit trop tard et pour qu'il ne soit pas trop tard.

 

[Alors] réagissons. Redressons-nous ! Résistons ! Avant que nos révoltes ne déclenchent la révolte de Dieu contre ce qui détruit sa tant aimée humanité. Avant que nos colères d'ados gâtés, ne provoquent sa Colère de Père rejeté. En tout cas, moi je suis indigné, révolté, écœuré. Il m'arrive d'en être réveillé la nuit. Quand l'enfant dans son innocence, l'ado dans sa fragilité, le jeune dans sa vulnérabilité sont ainsi trompés, quand on leur ment, quand on leur vend de la nourriture empoisonnée, comment dormir tranquille?

 

Avec tant et tant de parents, d'éducateurs, je n'en puis plus de voir tant de jeunes déjà abîmés, blessés, traumatisés, ou simplement déstabilisés, désorientés, dé-routés ( sur le bas-côté de la route ou dans le ravin). Et que tout semble fait pour qu'ils le soient encore davantage. Je crie : non et non ! Stop à la destruction ! Arrêtez de tirer ! Détruisez vos obus, désamorcez vos grenades ! Ils ont déjà fait assez de dégâts. Tous ce gâchis, ne suffit-il pas ?

 

Pourquoi? Mais pourquoi donc cet acharnement à détruire la famille par tous les moyens? Veut-on vraiment créer des sociétés saccagées par la délinquance, la violence, le crime? N'y a-t-il déjà pas assez de familles en ruines, d'enfants et d'ados désespérés parce que non aimés et dont la violence est le seul cri?

 

N'avez-vous donc pas d'enfant à vous pour que vous massacriez ceux des autres ? N'avez-vous donc jamais rêvé d'une famille unie, d'une épouse fidèle, pour bombarder ainsi nos familles ?

 

Arrêtez! Convertissez-vous! Mettez-vous à re-construire après tant de ruines. La guerre à l'humanité, déclarez-la terminée. Au moins une armistice. Que nous puissions reprendre souffle. On n'en peut plus! On en a marre! On sursature!

 

Pitié, pitié, pitié pour ce continent jeune suffisamment mitraillé.

 

Je tremble pour vous. La mort, ça vient vite. N'importe où, n'importe quand. Peut-être demain. Personne n'échappera au jugement. Je ne veux pas que vous ayez du sang sur les mains. Je veux vous éviter un mauvais quart d'heure devant un certain Enfant. Cet Enfant, cet Ado, ce Jeune qui sait ce qu'est l'enfance, l'adolescence et la jeunesse pour les avoir lui-même traversés. Mais qui est aussi le Maître de l'Histoire, le Seigneur de notre humanité, prunelle de ses yeux. Et qui a osé déclarer : qui touche à un enfant, c'est Moi qu'il touche !

 

L'Artiste génial nous a tellement créés Homme ou Femme que nous le serons en plénitude éternellement. Au Ciel, Jésus demeure à tout jamais un homme, l'Homme par excellence, et Marie une femme. En ce Ciel où les genders n'auront plus cours.

 

Au Donateur de vie, à la Source jaillissante de l'amour, à lui seul, le mot de la fin, la victoire de demain.

 

Donc, à nous dès maintenant sa victoire. Combattons en grands vainqueurs que nous sommes déjà. Sans peur, sans honte, sans reproches. En chevaliers de la vie. En acteurs de l'amour. En témoins de la beauté. En serviteurs de la Vérité.

 

Vie, amour, beauté, vérité qui se manifestent dans cette cime lumineuse de tout le cosmos : l'homme, la femme et l'enfant, icône vivante de la famille Trinitaire. Plus haut chef d'œuvre du cosmos parmi toutes les galaxies, prunelle des yeux de Dieu.

 

Père Daniel Ange

29 septembre 2011

Fête de Saint Michel

Prince des armées célestes.

 

 

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 13:36



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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 18:25

Extrait de l’exhortation apostolique post-synodale sur la Parole de Dieu dans la vie et dans la mission de l’Eglise, donnée par Benoît XVI le 30 septembre 2010, en la 6e année de son pontificat.

 

31. « Que l’étude de la Sainte Écriture soit comme l’âme de la théologie sacrée » : cette expression de la Constitution dogmatique Dei Verbum (n°24) nous est devenue au cours des ans toujours plus familière. On peut dire que l’époque qui a suivi le Concile Vatican II, en ce qui concerne les études théologiques et exégétiques, a fréquemment fait référence à cette expression comme signe de l’intérêt renouvelé pour la Sainte Écriture. La XIIe Assemblée du Synode des Évêques s’est souvent référée à cette affirmation pour indiquer la relation entre la recherche historique et l’herméneutique de la foi en référence au texte sacré. Dans cette perspective, les Pères ont constaté avec joie la réalité de l’étude accrue de la Parole de Dieu dans l’Église au long des dernières décennies et ont exprimé avec conviction une vive reconnaissance aux nombreux exégètes et théologiens qui, avec dévouement, engagement et compétence ont donné et donnent une contribution essentielle à l’approfondissement du sens de l’Écriture, en affrontant les problèmes complexes que notre temps pose à la recherche biblique. Ils ont également manifesté des sentiments de sincère gratitude à l’égard des membres de la Commission biblique pontificale qui se sont succédé au cours de ces années et qui, en lien étroit avec la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, continuent à offrir leur apport qualifié pour aborder les questions particulières inhérentes à l’étude de la Sainte Écriture. Le Synode a voulu, en outre, s’interroger sur le statut actuel des études bibliques et sur leur importance dans le domaine théologique. En effet, du rapport fécond entre exégèse et théologie dépend pour une large part l’efficacité pastorale de l’action de l’Église et la vie spirituelle des fidèles. C’est pourquoi, je crois important de reprendre certaines réflexions apparues dans les échanges sur ce thème au cours des travaux du Synode.

 

32. Avant tout, il est nécessaire de reconnaître dans la vie de l’Église le bénéfice provenant de l’exégèse historico-critique et des autres méthodes d’analyse du texte développées récemment. Dans l’approche catholique de la Sainte Écriture, l’attention à ces méthodes est indispensable et elle est liée au réalisme de l’Incarnation : cette nécessité est la conséquence du principe chrétien formulé dans l’Évangile selon saint Jean 1,14 « le Verbe s’est fait chair. » Le fait historique est une dimension constitutive de la foi chrétienne. L’Histoire du Salut n’est pas une mythologie, mais une véritable Histoire et pour cela elle est à étudier avec les méthodes de la recherche historique sérieuse. Cependant, l’étude de la Bible exige la connaissance et l’utilisation appropriée de ces méthodes de recherche. S’il est vrai que cette sensibilité dans les études s’est développée plus intensément à l’époque moderne, bien que de façon inégale suivant les lieux, il y a toujours eu cependant dans la saine tradition ecclésiale un amour pour l’étude de la ‘lettre’. Il suffit ici de rappeler la culture monastique, à laquelle nous devons en dernière instance le fondement de la culture européenne à la racine de laquelle se trouve l’intérêt pour la parole. Le désir de Dieu comprend l’amour pour la parole dans toutes ses dimensions : puisque dans la parole biblique, Dieu est en chemin vers nous et nous vers Lui, il faut apprendre à pénétrer le secret de la langue, à la comprendre dans sa structure et dans ses usages. Ainsi, en raison même de la recherche de Dieu, les sciences profanes, qui nous indiquent les chemins vers la langue, deviennent importantes.

 

33. Le Magistère vivant de l’Église, auquel il appartient « d’interpréter de façon authentique la Parole de Dieu, écrite ou transmise » (Dei Verbum, n°10), est intervenu avec un sage équilibre par rapport à la juste position à avoir face à l’introduction des nouvelles méthodes d’analyse historique. Je me réfère particulièrement aux encycliques Providentissimus Deus du Pape Léon XIII et Divino afflante Spiritu du Pape Pie XII. Ce fut mon vénérable prédécesseur Jean-Paul II qui rappela l’importance de ces documents pour l’exégèse et la théologie à l’occasion des célébrations respectivement du centenaire et du cinquantenaire de leur promulgation. L’intervention du Pape Léon XIII eut le mérite de protéger l’interprétation catholique de la Bible des attaques du rationalisme, mais sans se réfugier dans un sens spirituel détaché de l’Histoire. Ne reculant pas devant la critique scientifique, il se méfiait seulement « des idées préconçues qui prétendent se fonder sur la science mais qui, en réalité, font subrepticement sortir la science de son domaine ». Le Pape Pie XII, à l’inverse, se trouvait face aux attaques des partisans d’une exégèse soi-disant mystique qui refusait toute approche scientifique. L’encyclique Divino afflante Spiritu, avec une grande finesse, a évité d’engendrer l’idée d’une dichotomie entre l’« exégèse scientifique » pour l’usage apologétique et l’« interprétation spirituelle réservée à l’usage interne », affirmant au contraire aussi bien la « portée théologique du sens littéral méthodiquement défini », que l’appartenance de la « détermination du sens spirituel… au domaine de la science exégétique ». De cette façon, les deux documents refusaient « la rupture entre l’humain et le divin, entre la recherche scientifique et le regard de la foi, entre le sens littéral et le sens spirituel ». Cet équilibre a ensuite été repris dans le document de la Commission biblique pontificale de 1993 : « Dans leur travail d’interprétation, les exégètes catholiques ne doivent jamais oublier que ce qu’ils interprètent est la Parole de Dieu. Leur tâche commune n’est pas terminée lorsqu’ils ont distingué les sources, défini les formes ou expliqué les procédés littéraires. Le but de leur travail n’est atteint que lorsqu’ils ont éclairé le sens du texte biblique comme parole actuelle de Dieu ».

 

34. Sur cet horizon, il est possible de mieux apprécier les grands principes d’interprétation propre à l’exégèse catholique exprimés au Concile Vatican II, particulièrement dans la Constitution dogmatique Dei Verbum : « Puisque Dieu, dans la Sainte Écriture, a parlé par des hommes à la manière des hommes, l’interprète de la Sainte Écriture, pour percevoir ce que Dieu Lui-même a voulu nous communiquer, doit chercher attentivement ce que les hagiographes ont réellement eu l’intention de dire et ce qu’il a plu à Dieu de faire savoir par leurs paroles » (n°12). D’une part, le Concile indique l’étude des genres littéraires et du contexte, comme éléments fondamentaux pour saisir la signification de l’hagiographe. D’autre part, la Sainte Écriture devant être interprétée dans le même Esprit que celui dans lequel elle a été écrite, la Constitution dogmatique indique trois critères de base pour tenir compte de la dimension divine de la Bible : 1) interpréter le texte en tenant compte de l’unité de l’ensemble de l’Écriture – on parle aujourd’hui d’exégèse canonique ; 2) tenir compte ensuite de la Tradition vivante de toute l’Église, et 3) respecter enfin l’analogie de la foi. Seulement dans le cas où les deux niveaux méthodologiques, celui de nature historique et critique et celui de nature théologique, sont observés, on peut alors parler d’une exégèse théologique, d’une exégèse adaptée à ce Livre.

 

Les Père synodaux ont affirmé avec raison que le fruit positif apporté par l’usage de la recherche historico-critique moderne est incontestable. Toutefois, alors que l’exégèse académique actuelle, y compris catholique, travaille à un haut niveau sur le plan de la méthodologie historico-critique en intégrant les apports les plus récents, il convient d’exiger une étude similaire de la dimension théologique des textes bibliques afin que progresse l’approfondissement selon les trois éléments indiqués par la Constitution dogmatique Dei Verbum.

 

35. Il convient de signaler à ce sujet le risque grave d’un dualisme qui apparaît aujourd’hui dans l’approche des Saintes Écritures. En effet, en distinguant les deux niveaux d’approche, il ne s’agit pas de les séparer, ni de les opposer, ni simplement de les juxtaposer. Ils sont liés l’un à l’autre. Malheureusement, il n’est pas rare qu’une séparation infructueuse des deux engendre une hétérogénéité entre exégèse et théologie, qui touche aussi les niveaux académiques les plus élevés. Je voudrais ici rappeler les conséquences les plus préoccupantes qu’il convient d’éviter.

 

a) Avant tout, si l’activité exégétique se réduit seulement au premier niveau, cela a pour conséquence de faire de l’Écriture même un texte du passé : on peut en tirer des conséquences morales, on peut en apprendre l’histoire, mais le livre en tant que tel, parle seulement du passé et l’exégèse n’est plus véritablement théologique, mais devient une pure historiographie, une histoire de la littérature. Il est clair qu’avec une telle réduction, on ne peut en aucune façon comprendre l’événement de la Révélation de Dieu par sa Parole qui se transmet à nous dans la Tradition vivante et dans l’Écriture.

 

b) Le déficit d’une herméneutique de la foi à l’égard de l’Écriture ne se résume pas seulement en termes d’absence ; à sa place s’inscrit inévitablement une autre herméneutique, une herméneutique sécularisée, positiviste, dont la clé fondamentale est la conviction que le divin n’apparaît pas dans l’Histoire humaine. Selon cette herméneutique, lorsqu’il semble qu’existe un élément divin, on doit l’expliquer d’une autre façon et tout ramener à la dimension humaine. En conséquence, on propose des interprétations qui nient l’historicité des éléments divins.  

  

c) Une telle position ne peut que produire des dégâts dans la vie de l’Église, répandant un doute sur les Mystères fondamentaux du Christianisme et sur leur valeur historique, comme par exemple l’institution de l’Eucharistie et la Résurrection du Christ. On impose alors une herméneutique philosophique, qui nie la possibilité de l’entrée et de la présence du divin dans l’Histoire. L’acceptation d’une telle herméneutique dans les études théologiques introduit inévitablement un dualisme pesant entre l’exégèse, qui s’établit uniquement sur le premier niveau et la théologie qui s’ouvre à la dérive d’une spiritualisation du sens des Écritures qui ne respecte pas le caractère historique de la Révélation.

 

Cette position ne peut qu’avoir un résultat négatif tant sur la vie spirituelle que sur l’activité pastorale ; la conséquence de l’absence du second niveau méthodologique est qu’il s’est créé un profond fossé entre exégèse scientifique et Lectio divina ; il en ressort parfois une forme de perplexité également dans la préparation des homélies. On doit aussi signaler qu’un tel dualisme produit parfois incertitude et manque de solidité dans le chemin de formation intellectuelle de certains candidats aux ministères ordonnés. En définitive, là où l’exégèse n’est pas théologie, l’Écriture ne peut être l’âme de la théologie, et vice versa, là où la théologie n’est pas essentiellement interprétation de l’Écriture dans l’Église, cette théologie n’a plus de fondement. Il est donc nécessaire de se décider fermement à considérer avec davantage d’attention les indications données par la Constitution dogmatique Dei Verbum sur ce point.

 

 

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