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23 octobre 2006 1 23 /10 /octobre /2006 08:42
 

Première Partie : LA CREATION

 

 

L'INFINIMENT PETIT (4e partie)

 

  

 

Nous l’avons vu : le monde repose sur un petit nombre de particules élémentaires : 92 corps simples au total. Nous avons vu également que l’hydrogène et l’hélium représentent à eux seuls 99 % de la matière cosmique ! On peut être surpris par ces chiffres qui laissent seulement 1 % de l’Univers à tous les autres éléments chimiques réunis… Ajoutons que l’hydrogène arrive partout en tête, avec 47 % de la croûte terrestre, 66 % de l’eau de mer et 63 % du corps humain. Cela demande réflexion, d’autant plus que l’hydrogène et l’hélium proviennent tous les deux du Big Bang (nous y reviendrons…).

Certains scientifiques, tels Michael DENTON, se disent fascinés par l'orientation manifestement biocentrique de la matière, le phénomène de la vie découlant, selon eux, des lois mêmes de la nature, et en particulier de l’étonnante adéquation physique et chimique de la Terre.

L’existence d’une vie fondée sur le carbone au sein de notre hydrosphère dépend en effet de toute une série de conditions et processus géophysiques et chimiques d’un très grand nombre de gaz, minéraux, et composés chimiques sans lesquels elle n’aurait jamais pu voir le jour.

Le cycle du carbone, par exemple, dépend de façon critique des concentrations et des propriétés physiques et chimiques (réactivité chimique, solubilité, etc.) des composés suivants : gaz carbonique, ion bicarbonate, acide carbonique, carbonate de calcium ou calcite, et carbonate de magnésium ou dolomite (composés solide) ; méthane (gaz)… Que l’une des propriétés de l’un de ces composés ne soit pas précisément ce qu’elle est, et le cycle du carbone au sein de l’hydrosphère serait impossible, comme probablement la vie fondée sur le carbone.

« Etant donné toute la diversité des composés chimiques et toute la gamme de leurs propriétés physiques et chimiques, il est remarquable que tant d’éléments puissent si efficacement décrire des cycles (…). Il est facile d’imaginer que le changement des propriétés d’un seul composé crucial dans n’importe lequel des cycles d’importance critique rendrait impossible la vie fondée sur le carbone. Ainsi, si le calcaire était aussi peu soluble que le quartz, il n’y aurait pas de carbone disponible dans les eaux d’une planète telle que la Terre (…). Vu la complexité de la géochimie au sein de la croûte terrestre et de l’hydrosphère, il est extraordinaire que tant de variables différentes aient gardé un niveau constant pendant près de trois milliards d’années : la température moyenne de la mer, la concentration de gaz carbonique dans l’air, la salinité de la mer, le taux annuel de sédimentation dans la mer d’environ trente éléments différents, etc. Dans la mesure où s’interpénètrent les cycles de l’eau, du carbone, du fer, du magnésium, de la tectonique des plaques, etc… ils donnent de la Terre l’image d’une immense horloge dotée de rouages s’engrenant parfaitement les uns aux autres et tournant chacun à la vitesse appropriée pour maintenir dans l’hydrosphère les taux requis des éléments essentiels à la vie. »

Pour Michael DENTON, l’existence d’une hydrosphère stable parfaitement adéquate à la vie à la surface d’une planète telle que la Terre découle manifestement de l’accomplissement d’une loi naturelle :

« Il est difficile d’échapper à l’impression que les planètes adéquates à notre type de vie doivent posséder non seulement des mers, des ressacs mugissants et de douces pluies, mais aussi des volcans, et de vastes chaînes de montagnes où se forment des glaciers donnant naissance à des rivières, lesquelles apportent aux mers et distribuent dans toute l’hydrosphère les éléments vitaux arrachés aux roches par l’érosion. De telles planètes doivent encore présenter une dérive des continents et une tectonique des plaques. Toutes ces caractéristiques dressent un tableau familier : celui-ci n’est nullement accidentel, mais représente la conséquence déterminée et inévitable des lois de la nature. »

Et DENTON de conclure : « l’hypothèse traditionnelle du dessein, loin d’être la doctrine surannée et obscurantiste décrite par certains, est entièrement compatible avec les faits reconnus en science (…). L’existence de notre type de vie fondée sur le carbone et l’eau dépend de façon critique d’un certain nombre d’ajustements simultanés remarquables dans les propriétés fondamentales de beaucoup d’entre eux. Il est particulièrement frappant de constater que dans presque tous les cas, chaque constituant élémentaire de la cellule paraît être le seul candidat disponible pour jouer son rôle biologique particulier, et qu’en outre, il donne toutes les apparences d’être idéalement adapté à ce rôle, non pas sous l’angle d’une ou deux de ses caractéristiques, mais sous celui de la totalité de ses propriétés physiques et chimiques. Toutes les données à notre disposition  suggèrent que les caractéristiques chimiques et physiques de tous les atomes et de toutes les molécules qui constituent les êtres vivants doivent être précisément ce qu’elles sont, sans quoi la vie serait impossible… »

« Les ajustements simultanés au sein des constituants élémentaires de la vie sont si nombreux et si remarquables qu’il semble impossible qu’il puisse exister une autre série équivalente d’ajustements facilitant la vie sous la forme de quelque autre collection d’entités physico-chimiques semblables. Et cela laisse à penser que la vie telle que nous la connaissons sur la Terre est, selon toute probabilité, un phénomène unique en son genre. Autrement dit, si nous voulions construire un système biochimique auto-réplicatif en partant des prévisions théoriques, nous en arriverions à reconstruire une cellule exactement sous la forme qu’une telle entité présente sur la Terre. »

« Toutes les apparences militent [donc] en faveur d’un cosmos profondément orienté dans le sens de la vie, c’est-à-dire « biocentrique ». Le cosmos est un « tout » spécialement agencé pour l’apparition de la vie et de l’homme, de sorte que toutes les facettes de la réalité – de la dimension des galaxies à la capacité thermique de l’eau – s’expliquent par cette caractéristique primordiale. »

Michael DENTON précise bien qu’« aucune de ces données ne constitue une preuve catégorique de l’interprétation téléologique de l’évolution, mais la seule alternative non téléologique – la théorie darwinienne de la sélection naturelle – n’est pas convaincante. »

(à suivre…)

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commentaires

Bruno 31/07/2010 18:57



Désolé de relancer un débat peut être dépassé - quoique ...


 


1) Sur les positions de Jean-Paul 2 sur le darwinisme: à ma connaissance, Jean Paul 2 n'était pas un scientifique, encore moins un biologiste.


2) L'évolution n'est pas n"cessairement opposable à la création, mais l'évolution "darwinienne" par sélection naturelle (hasard et nécessité) n'a reçu, en 150 ans, aucun élément de preuve. La
question scientifique reste donc posée: toutes les espèces vivantes actuellement descendent-elles d'une seule espèce primitive, ou non. Le nombre de chaînons manquants est tel qu'on peut
sérieusement se poser la question


 


3) Denton semble indiquer qu'il y a évolution, mais par le biais d'un dessein intelligent: c'est possible, mais, là encore, aucune preuve indiscutable.



Lucienne 24/10/2006 22:34

Dommage, Micky, que les petits chiens ne désirent pas ramasser des miettes de transcendance!...; Jésus, Lui, n'a pas refusé de se donner à ceux qui l'appelaient avec insistance, Lui la Sagesse éternelle et le Fils qui veut nous communiquer le Père, notre Père.
                     Bien fraternellement. Lucienne.
NB : J'ai voulu laisser un témoignage à Olivier, mais mon commentaire n'est pas passé. Je le rejoins dans sa démarche...

Lucienne 24/10/2006 16:11

           Bonjour,
  Je vais lire ce texte, que j'ai toujours voulu lire...de Bergson.
J'ai écrit l'article promis, quant à moi, avec la grâce de Dieu.
                 A bientôt, dans le Seigneur, fraternellement, Lucienne.
 

Matthieu 24/10/2006 13:24

Tout à fait d'accord avec toi, cher Hervé!
Ce que Michael DENTON remet en cause dans ce texte, ce n'est pas la théorie darwinienne de l'Evolution des espèces (qu'il conteste par ailleurs, en tant que scientifique, mais ceci est un autre débat), c'est la théorie darwinienne de l'évolution des espèces par la sélection naturelle qui fait une large place au hasard.
Michael DENTON oppose pour sa part le dessein intelligent à la tentative d'explication par le hasard, comme d'autres l'ont fait bien avant lui.
Sur cette question du hasard dans la théorie darwinienne, je te recommande l'ouvrage de H. Bergson sur "L'Evolution créatrice" :
http://www.amazon.fr/L%e9volution-cr%e9atrice-Henri-Bergson/dp/213054021X/sr=8-1/qid=1161687660/ref=pd_bbs_sr_1/403-9316993-0749263?ie=UTF8

Hervé 24/10/2006 10:24

Michael DENTON précise bien qu’« aucune de ces données ne constitue une preuve catégorique de l’interprétation téléologique de l’évolution, mais la seule alternative non téléologique – la théorie darwinienne de la sélection naturelle – n’est pas convaincante. »
  Je ne comprend pas tout dans cet article, n'étant pas scientifique, mais cette dernière phrase me fait réagir. La Création du monde par Dieu ne contredit pas les travaux de Darwin (dont les théories étaient d'après Jean-Paul II "plus qu'une hypothèse"). Ce sont les fondamentalistes qui n'acceptent que le récit décrit par la Genèse. Je pense qu'après la Création, les éléments ont interagi entre eux à peu près comme le disait Darwin. Il ne faudrait pas caricaturer le darwinisme et en faire un antichrétien absolument opposé à la Création (cf. le livre "Le principe d'humanité" deJ-C Guillebaud). La foi est compatible avec le raisonnement scientifique..

Lucienne 24/10/2006 09:38

                     Merci, Matthieu, pour ton accueil!! Bien sûr, ton temps est limité pour toi aussi,on doit faire des choix ; c'est une pauvreté à accepter, mais l'espérance est là... L.

Matthieu 23/10/2006 21:29

Chère Lucienne, ne t'excuses pas d'intervenir sur ce Blog. Tes interventions me font très plaisir, et tu seras toujours la bienvenue ici. Pardonne-moi simplement de ne pouvoir y répondre systématiquement, faute de temps.

Lucienne 23/10/2006 19:50

                         Matthieu,
Excuses-moi d'être intervenue au milieu de votre échange que je respecte. Mais, j'ai conscience aussi de la gravité de ces questions...
Je te remercie pour ce débat de fond.
           Que le Seigneur vous bénisse. A+ F.L.
ps : sur mon blog, je vais parler du St Suaire, selon mes faibles connaissances, mais dans la direction (pour moi) de ce débat.
                              Fraternellement.

Matthieu 23/10/2006 17:07


Cher Miky,

Quelques remarques au sujet de ton dernier commentaire :

1°) Tu affirmes qu’il fallait que l’existence soit quelque chose. En tant qu’existence, oui : l’être ne peut être du non être, on est bien d’accord. Mais fallait-il pareillement que l’être fût ? Et si oui, en vertu de quelle étrange nécessité ? C’est là la grande question, la question primordiale. Qui se pose d’autant plus que l’on sait aujourd’hui que notre univers n’a pas toujours existé…

2°) Le monde aurait-il pu être autre ? C’est précisément ce que réfute Michael DENTON. Pour lui, il apparaît clairement que l’évolution de la matière se fait dans un certain sens, du plus simple au plus complexe, et que cette montée vers la vie, puis vers l’homme, se fait non par accident, mais en vertu même des lois de la nature. Dès lors, « l’impression du dessein est irrésistible ».

3°) Tu observes de l’ordre dans l’univers (la présence de lois) dès l’origine (et non pas éternellement et immuablement…) : mais l’ordre n’est-il révélateur d’une certaine intelligence dans l’univers ?

4°) « Le transcendant est toujours une hypothèse envisageable, mais je ne vois pas comment lui donner le statut de connaissance dès lors qu’il reste tout à fait raisonnable d’admettre d’autres hypothèses non transcendantes » : c’est précisément le nœud du problème. J’aurais l’occasion d’exposer ultérieurement les raisons pour lesquelles je crois profondément que les autres hypothèses non transcendantes ne sont pas « raisonnables ».

 

Lucienne 23/10/2006 15:48

               Cher Miky,
         Les savants sont-ils capables de s'émerveiller, eux qui ne s'émerveillent que de leurs trouvailles?
Je suis désolée, mais il y a un au-delà de la connaissance humaine, le savant authentique le pressent forcément, mais nombreux sont ceux qui font de la raison une idôle.
Même quand ils se trouvent devant l'inexplicable, comme c'est le cas devant le linceul de Turin, ils cherchent des raisons.
Il y a un parrallèle entre les théologiens raisonnants (?) et les scientifiques : ils sondent  les écritures, mais ne rencontrent pas le Christ, ils sondent le Linceul mais ne tombent pas à genoux en pleurant devant Dieu, ils sondent la nature, mais n'y voient rien de merveilleux... Au contraire, ils courrent plus vite que la Sagesse, et l'Humanité avec eux au risque de tout perdre, de tout détruire! (sans esprit de polémique, mais avec mon coeur). F.L.

Miky 23/10/2006 13:44

Cher Matthieu, 1°) Soit. 2°) a) "Mais que la nature soit, et qu’elle soit précisément ce qu’elle est, cela ne te pose aucun problème ? Que l’hydrogène et l’hélium puissent produire in fine l’intelligence humaine, la pensée et l’amour, ne soulève chez toi aucune question ?" : Si bien sûr. Mais toute question n'a pas forcément de réponse. Et toute question qui n'a pas de réponse n'est pas forcément telle parce que sa réponse serait inaccessible à l'humain. Certaines questions peuvent aussi ne pas avoir de sens, tout simplement, même si elles peuvent donner l'impression d'en avoir (car elles nous parlent intérieurement, qu'elles évoquent de profonds sentiments en nous). En l'occurence, la nature (à condition de l'identifier à l'être) est par définition : l'existence existe, c'est un axiome de la raison. Il fallait bien qu'elle soit quelque chose. Qu'elle soit précisément ce qu'elle est n'est donc pas plus étonnant que si elle avait été autrement, car alors elle aurait été aussi (dans ce scénario fictif) précisément ce qu'elle est (mais autrement). De plus, tu affirmes qu'un Créateur est nécessaire. Qu'un tel Créateur soit, qu'il soit précisément ce qu'il est, qu'il ait décidé de créer le monde, et de le créer de la façon dont il l'a créé, cela ne soulève chez toi aucune question ? b)"Tu évoques la question de l’éternité de l’univers, mais sur quelle base scientifique fondes-tu cette hypothèse ?" : J'évoque plus précisément la question de l'éternité (et de l'immuabilité) des lois de l'univers. Je ne base pas cela scientifiquement au sens strict (à la limite c'est une généralisation par induction). Mais c'est un postulat métaphysique communément admis au sein de la communauté scientifique car il fonde la démarche scientifique. Si les lois étaient chaotiques, la démarche scientifique serait impossible car on ne pourrait faire de prédictions. "Tu prétends que la plupart (sic) des scientifiques considèrent les lois de l’univers éternelles et immuables. Je serais bien curieux pour ma part que tu me cites quelques noms…" : Je te chercherai cela ultérieurement. Pour le moment je te renvois à cet article qui défend cette thèse : http://www.qsmithwmu.com/the_metaphysical_necessity_of_natural_laws.htm 3°) Un mystère peut-être provisoire. Même s'il devait s'avérer insoluble, ce n'est pas une raison pour introduire du transcendant là-dedans. Comme dirait Jean Bricmont : "les chiens ne comprennent rien à la mécanique céleste, mais ça ne prouve pas qu'il existe du transcendant". Le transcendant est toujours une hypothèse envisageable, mais je ne vois pas comment lui donner le statut de connaissance, dès lors qu'il reste tout à fait raisonnable d'admettre d'autres hypothèses non transcendantes. Bien amicalement, Miky

Matthieu 23/10/2006 13:04

Cher Miky,

1°) Je reviendrai prochainement sur l’argument de Paley.

2°) Tu rebondis sur le raisonnement de Michael DENTON en affirmant que la nature suffit par elle-même à expliquer l’univers qui nous entoure, en vertu des lois qui l’animent. Pas besoin de postuler l’existence d’un Créateur. Fort bien ! Mais que la nature soit, et qu’elle soit précisément ce qu’elle est, cela ne te pose aucun problème ? Que l’hydrogène et l’hélium puissent produire in fine l’intelligence humaine, la pensée et l’amour, ne soulève chez toi aucune question ?

Tu évoques la question de l’éternité de l’univers, mais sur quelle base scientifique fondes-tu cette hypothèse ? Tu prétends que la plupart (sic) des scientifiques considèrent les lois de l’univers éternelles et immuables. Je serais bien curieux pour ma part que tu me cites quelques noms…

3°) Tu dis que la vie est un produit contingent de l’évolution. Il s’agit là d’une appréciation tout à fait gratuite qui ne s’appuie sur aucune donnée scientifique positive, puisque l’on n’a jamais réussi précisément à reproduire le phénomène de la vie en laboratoire. Nous sommes donc bien manifestement en présence d’un mystère, dont nos savants ont décidément bien du mal à rendre compte, et qu'il n'est pas vraiment raisonnable de ranger dans la catégorie des "produits contingents de l'évolution"...

Miky 23/10/2006 11:35

Cher Matthieu, 1°) Dommage que tu n'ais pas tenu compte de ma critique de l'argument de Paley... 2°) "celui-ci n’est nullement accidentel, mais représente la conséquence déterminée et inévitable des lois de la nature. »" : Fort bien, Denton le dit donc lui-même : tout cela est une conséquence déterminée et inévitable des lois de la nature. Donc si on a ces lois, on a l'organisation observée qui en découle. Par conséquent, pourquoi rajouter un Créateur ? Tu me diras peut-être : "mais qui a créé des lois pareilles ?" et je te répondrai : "qui te dit qu'elles n'existent pas de tout temps ?", car s'il est vrai que la matière s'organise au cours des temps et s'inscrit donc dans le devenir, en revanche, la plupart des scientifiques et philosophes considèrent que les lois les plus générales de l'univers sont éternelles et immuables, certains pensent même qu'elles sont métaphysiquement nécessaires. 3°) "« Toutes les apparences militent [donc] en faveur d’un cosmos profondément orienté dans le sens de la vie, c’est-à-dire « biocentrique »." : Si la vie n'était pas apparue... Denton (et personne d'autre) n'aurait pas été là pour en conclure : "Toutes les apparences militent donc en faveur d'un cosmos non orienté dans le sens de la vie" ou "orienté dans le sens de la non-vie", donc l'argument n'en est pas vraiment un car il n'y a aucun moyen imaginable de le prouver faux. De plus, il s'agit d'une attitude profondément panglossienne. Parce que qqch est, on en infère qu'il devait être. Or rien ne nous autorise logiquement à passer de l'"être" au "devoir être" (ici, les IDistes font le même type d'erreur, dans un contexte épistémologique, que les moralistes conservateurs, dans un contexte éthique). Comme toujours, il s'agit d'une question de foi/croyance et non de savoir/connaissance. Enfin, le raisonnement de Denton présuppose que la vie est plus remarquable ou spéciale ou de valeur qu'autre chose. Or cela ne va pas de soi. Le matérialisme, justement, présuppose que tout caractère remarquable, spécial et toute valeur n'existe pas par soi, mais est elle-même un produit contingent de l'évolution, et en particulier qu'elle dépend de l'existence d'être vivants conscients pour qui la vie aura ce caractère remarquable, spécial, valorisé. Or quoi de si étonnant qu'un être vivant accorde un caractère remarquable, spécial et valorisé à la vie dont il est très précisément une instanciation ? Si la vie n'avait pas existé, nul ne peut imaginer ce qui aurait pu peut-être exister à la place. Pourquoi ces autres choses auraient-elles été de moins de valeur, moins spéciales, moins remarquables ? D'ailleurs, même dans ce que l'on connaît dans notre monde et qui n'est pas vivant, on peut s'interroger également : Il ne faut pas faire de chauvinisme "biotique" :-) Le minéralogiste qui étudie les pierres exerce-t-il un métier moins noble que le biologiste qui étudie la vie ? Bien amicalement, Miky

Quand la science s'émerveillera de la science qui 23/10/2006 10:51

          Merci Matthieu, pour cet article convaincaint!!!
Les scientifiques sont souvent bien obtus et prisonniés dans leur suffisance alors que la science n'est possible que parce que le monde est une merveilleuse création. Il faut leur montrer leur erreur, car on ne peut pas tout faire, tout re-créér...sans atteinte au Créateur dont la Sagesse est parfaite.
                     Ta  sorella ;-) !

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