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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 14:21


Tous les chrétiens, de par leur foi en Jésus-Christ et en la Parole de Dieu contenu dans les Saintes Ecritures, croient au paradis et à l’enfer. Que l’on songe par exemple au grand récit du Jugement dernier en Matthieu 25, où Jésus annonce pour les uns « le Royaume préparé pour [eux] depuis la Création du monde » (25. 34) et pour les autres « le feu éternel préparé pour le démon et ses anges » (25. 41). Il n’est donc pas douteux pour un disciple du Christ qu’au terme de notre vie, selon le Jugement de Dieu, nous irons les uns « à la vie éternelle », les autres au « châtiment éternel » ; au Paradis ou en enfer (Mt 25. 46).

L’Eglise catholique indique cependant une troisième destination possible pour les âmes : le Purgatoire.

Le Purgatoire, selon l’enseignement de l’Eglise catholique, est un état de purification accordé par Dieu à tous ceux qui, bien que Sauvés par leur foi en Jésus-Christ, auraient encore besoin d’être lavés des conséquences de leurs fautes, et purgés des mauvaises habitudes contractées par leur péché.

Cette troisième destination n’est en rien comparable au Paradis ou à l’enfer, puisqu’à la différence de l’un et de l’autre, le Purgatoire ne durera qu’un « temps » ; il n’est pas éternel et cessera d’exister à la fin des temps. Le Purgatoire n’est donc pas une troisième voie alternative au Paradis et à l’enfer. Il est le « sas » qui conduit l’homme sauvé de l’ombre de son péché à la pure lumière de Dieu : il est chemin vers le Ciel.

Ne sont donc admis au Purgatoire que les Sauvés. Le Purgatoire n’est nullement une session de rattrapage pour ceux qui auraient vécu leur vie terrestre égoïstement, dans le mépris de Dieu et des hommes – ceux-là devront assumer pour l’éternité devant Dieu les conséquences de leurs actes. « Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, nous dit l’Ecriture, après quoi vient le jugement. » (Heb. 9. 27).
Le Purgatoire est donc une grâce offerte par Dieu après ce jugement à tous ceux qui, s’étant entièrement repentis de leurs fautes et ayant obtenu le pardon de Dieu, n’auraient pas encore achevé leur conversion intérieure sur cette terre, conservant quelque compromission avec le mal, et n’étant pas complètement disposés à vivre la plénitude de la grâce et de l’amour de Dieu dans l’éternité du Royaume « où rien de souillé ne peut pénétrer » (Ap. 21. 27).

Dans le Purgatoire, Dieu vient au secours de notre faiblesse, et achève notre transformation commencée ici-bas, de telle manière à ce que nous devenions des êtres capables de lui dire OUI pour l’éternité (sans quoi, nous pourrions encore pécher au ciel…). Bref, des pauvres pécheurs que nous sommes ici-bas (et que nous demeurons après que Dieu nous ait pardonné nos fautes), Dieu fait de nous des Saints, de telle sorte que nous ne péchions plus jamais. Et cette transformation du pauvre pécheur que nous sommes en Saint de Dieu (cette métamorphose aurait dit Saint Paul) sera d’autant plus douloureuse que nous n’aurons pas entrepris ici-bas ce qu’il convenait pour déraciner le péché de notre cœur et devenir un Saint, malgré toute notre bonne volonté et notre désir sincère du Salut.

Cette croyance dans l’existence du Purgatoire est un dogme de l’Eglise catholique.
C’est-à-dire : une vérité que celle-ci estime divinement révélée. C’est pourquoi il n’est pas permis à un fidèle catholique de la contester. C’est ce qu’ont affirmé très explicitement les conciles de Florence et de Trente.

Concile de Florence – 1439 : « Nous déclarons que les âmes des véritables Pénitents, morts dans la charité de Dieu, avant que d'avoir fait de dignes fruits de pénitence pour expier leurs péchés de commission ou d'omission, sont purifiés après leur mort par les peines du Purgatoire ».

Concile de Trente – 1545-1563 : « Si quelqu'un dit qu'à tout pécheur pénitent qui a reçu la grâce de la justification, l'offense est tellement remise et l'obligation à la peine éternelle tellement effacée et abolie, qu'il ne lui reste aucune peine temporelle à payer, soit en cette vie, soit en l'autre dans le Purgatoire, avant que l'entrée au Royaume du Ciel puisse lui être ouverte, qu'il soit anathème » (c’est-à-dire hors du Corps de la Pensée de l’Eglise universelle).

Ces deux conciles, intervenus tardivement dans l’Histoire de l’Eglise, expliquent sans aucun doute pourquoi certains considèrent le Purgatoire comme une « invention » sur le tard de l’Eglise catholique.

Toutefois, il convient de noter que dix siècles avant le Concile de Trente, le Pape Saint Grégoire le Grand (540-604), affirmait déjà que : « Pour ce qui est de certaines fautes légères, il faut croire qu'il existe avant le jugement un feu purificateur, selon ce qu'affirme Celui qui est la Vérité, en disant que si quelqu'un a prononcé un blasphème contre l'Esprit Saint, cela ne lui sera pardonné ni dans ce siècle-ci, ni dans le siècle futur (Mt 12,31). Dans cette sentence nous pouvons comprendre que certaines fautes peuvent être remises dans ce siècle-ci, mais certaines autres dans le siècle futur » (Dialogues 4. 39).

Il est donc manifeste que le Purgatoire « existait » dans la pensée de l’Eglise bien avant les conciles de Florence et de Trente. Faut
-il alors considérer Saint Grégoire le Grand comme le « père » du Purgatoire ?

Ce serait oublier la requête de Sainte Monique adressée, peu avant de mourir, à son fils Saint Augustin, de se souvenir de son âme à chacune de ses messes (Confessions, 9. 11). Requête qui n’aurait pas grand sens si Monique ne croyait pas que son âme pouvait être aidée par des prières – chose inconcevable au Paradis (où l’âme est pleinement comblée par Dieu) ou en enfer (où elle ne peut plus jouir de la moindre consolation ni de la moindre assistance de quiconque). Rappelons que les Confessions ont été écrites à la fin du 4e siècle. Faut-il donc attribuer la paternité du Purgatoire à Saint Augustin – ou Sainte Monique ?

Ce serait négliger les graffitis trouvées dans les catacombes romaines, où les premiers chrétiens, durant les persécutions des trois premiers siècles, inscrivaient leur prière pour les morts. Il est évident que si de telles prières ont pu être composées, c’est parce que nos Pères dans la foi croyaient en la réalité du Purgatoire, même s’ils n’en avaient pas le mot.

L’histoire de l’Eglise nous révèle donc l’existence d’une croyance commune, dès les origines du christianisme, en la possibilité de prier et d’offrir des sacrifices pour les défunts qui ne seraient ni au Paradis ni en Enfer, et donc – même s’il a fallu de nombreux siècles pour que l’Eglise précise sa pensée sur cette réalité mystérieuse, sous la conduite du Saint Esprit (cf. Jn 16. 13) – en l’existence du Purgatoire.

Il est dès lors inexact de prétendre que le Purgatoire serait une « construction théologique » tardive et artificielle de l’Eglise catholique. Aussi loin que l’on puisse remonter dans l’histoire du christianisme, on observe des traces de cette pratique de la prière pour les défunts. Le Purgatoire a donc toujours fait partie de la foi des fidèles ; et l’Eglise fondée par Jésus-Christ y a toujours cru.

Si tel n’avait pas été le cas d’ailleurs, de nombreuses voix n’auraient pas manqué de se lever contre une telle « invention ». La croyance dans le Purgatoire aurait apporté en effet un tel changement dans la foi catholique qu’elle aurait soulevé un tollé chez les défenseurs de l’orthodoxie. Or, curieusement, il n’existe, dans les années immédiatement postérieures à l’âge apostolique, pas la moindre trace de protestation contre l’insertion du Purgatoire (ou de la prière en faveur des morts) comme d’une doctrine nouvelle.

Ceux qui affirment que le Purgatoire serait une invention de l’Eglise catholique se trouvent confrontés, on le voit, à une double difficulté : 1°) définir la datation de l’introduction de cette « nouveauté », et 2°) expliquer l’absence de toute controverse au moment de cette prétendue introduction.

Mais il est un autre élément de preuve encore plus décisif : c’est le témoignage même de l’Ecriture qui atteste de l’existence, dans le judaïsme des derniers siècles avant Jésus-Christ, de cette antique pratique de la prière pour les défunts. Ainsi, pouvons-nous lire, dans le deuxième livre des Maccabée : « Le jour suivant, on vint trouver Judas Macchabée pour relever les corps de ceux qui avaient succombé [au combat] et les inhumer avec leurs proches dans le tombeau de leurs pères. Or, ils trouvèrent sous les tuniques de chacun des morts des objets consacrés aux Idoles, que la Loi interdit aux Juifs (…). Tous donc (…) se mirent en prière pour demander que le péché commis fût entièrement effacé (…). Si Judas n’avait pas espéré que les soldats tombés dussent ressusciter, il était superflu et sot de prier pour les morts, et s’il envisageait qu’une très belle récompense est réservée à ceux qui s’endorment dans la piété, c’était là une pensée sainte et pieuse. Voilà pourquoi il fit faire ce sacrifice expiatoire pour les morts, afin qu'ils fussent délivrés de leur péché ». Ce texte est essentiel pour notre propos, car il est évident que ce n’est ni au Paradis, ni en enfer que quiconque peut être délivré de ses péchés ! Même si de nombreux chrétiens ne reconnaissent pas la valeur canonique de ce texte, il reste que sa valeur historique, elle, est incontestable. Il constitue donc un précieux témoignage de ce qu’était la croyance d’une partie du judaïsme peu avant l’arrivée de Jésus. Et là encore, nous voyons bien que l’Eglise catholique n’a rien « inventé » ; que la croyance dans le Purgatoire remonte au judaïsme, même si elle n’a été définie dogmatiquement par l’Eglise qu’en 1439, au Concile de Florence, à l'occasion des controverses avec les Grecs.

« Mais le Purgatoire ne figure pas dans la Bible »
 ! répliquent alors ceux qui ne reconnaissent pas le livre des Maccabées.

Il est vrai que le mot « Purgatoire » ne se trouve pas dans l’Ecriture. Mais les mots « Trinité » et « Incarnation » non plus ! Et pourtant, la Bible nous parle bien de l’une et de l’autre ! Eh bien ainsi en est-il du Purgatoire. Passons sur 2 Maccabée déjà cité, et non reconnu par tous. Plusieurs paroles de Jésus pourraient être comprises comme renvoyant à la réalité du Purgatoire. Songeons à Mt. 12. 32 (cité plus haut par Saint Grégoire le Grand) : « Si quelqu’un parle contre l’Esprit Saint, dit Jésus, cela ne lui sera pardonné ni en ce monde-ci, ni dans le monde à venir ». Dans ce passage, le Seigneur évoque des péchés qui pourraient être pardonnés non « en ce monde-ci », mais « dans le monde à venir ». Comme il ne peut s’agir du Paradis (où tout est déjà pardonné), ni de l’enfer (où il n’y a plus de possibilité de pardon), il ne peut être question ici que du Purgatoire. Il est intéressant de noter que Jésus « canonise » dans ce passage l’attitude de Judas Macchabée, qui croyait en la possibilité d’intercéder pour les défunts, et de leur obtenir « dans le monde à venir » la délivrance de leur péché.

Mais il existe d’autres références évangéliques. Ainsi en Mt. 5. 25-26 : « Hâte-toi, dit Jésus, de t’accorder avec ton adversaire tant que tu es encore avec lui sur le chemin, de peur que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu'on ne te jette en prison. Amen, je te le dis, tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou ». Dans cette péricope, Jésus évoque clairement la nécessité d’une réparation « jusqu'au dernier sou ». Il nous parle d’une prison – qui est un lieu de privation de liberté où nous satisfaisons à la pure justice –, et d’une peine temporaire puisque Jésus évoque la perspective d’une sortie de prison (inconcevable en enfer), ainsi que sa condition : que nous ayons « payé jusqu’au dernier sou ». Jésus nous donne aussi un moyen très simple pour éviter d’aller dans cette prison subir cette peine temporaire : c’est de s’accorder bien vite avec notre adversaire, tant que nous sommes en chemin avec lui…

Autre parole de Jésus : « Tout homme sera salé au feu » (Mc 9. 49)… Rappelons que le sel est ce qui donne goût à ce qui est fade (« c’est une bonne chose que le sel » dit Jésus au verset suivant). Or, Jésus nous parle d’un feu qui transformera l’homme fade en un homme « bon », ayant retrouvé toute sa saveur évangélique…

Saint Paul, dans son enseignement, est plus explicite encore : « Cette révélation [de l’œuvre de chacun au jour du jugement] se fera par le feu, et c’est le feu qui permettra d’apprécier la qualité de l’ouvrage de chacun. Si l’ouvrage construit par quelqu’un résiste, celui-ci recevra un salaire ; s’il est détruit par le feu, il perdra son salaire. Et lui-même sera sauvé, mais comme s’il était passé à travers un feu » (1 Co 3. 13-15). Ce passage à travers le feu ne peut faire référence ici à l’enfer qui ne conduit pas au Salut, ni au Paradis où il n’y n’a plus de destruction. Ce passage en vérité ne peut avoir de sens qu’en référence au Purgatoire, qui se présente comme ce feu « salant » l’homme sauvé, et détruisant ce qui est mauvais dans son ouvrage pour ne conserver que ce qui résiste.

La conception du Purgatoire comme lieu de purification et d’expiation des péchés commis par les hommes pardonnés et sauvés par Dieu n’est donc pas une pure invention de l’Eglise. Même si le mot est apparu tardivement au Concile de Florence, l’Ecriture Sainte, ainsi que l’Histoire du judaïsme et du christianisme, témoignent de l’existence dans le Peuple de Dieu d’une croyance séculaire en cette réalité mystérieuse du Purgatoire comme un feu temporaire, consumant toutes souillures et redonnant à l’âme – satisfaisant à la justice divine – toute sa saveur, la disposant à vivre pour l’éternité avec Dieu dans la compagnie des Saints et des bienheureux.

Cette croyance séculaire s’accompagne de la conviction qu’ici-bas, nous pouvons être utiles à nos défunts et leur obtenir des faveurs et des grâces ; que les liens de la charité par conséquent ne sont pas rompus avec la mort biologique, mais perdurent au contraire par delà la mort, en raison de la survivance de l’âme – qui est immortelle – et de la communion des saints (ou des « sauvés ») en Jésus-Christ ressuscité.

N’oublions donc pas nos chers défunts. Car s’ils ne peuvent plus rien pour eux-mêmes, nous pouvons ici-bas les soulager, les consoler, et même les délivrer des flammes purificatrices en leur obtenant ce que l’Eglise appelle des « suffrages ». Rappelons-nous en ce mois de novembre les différentes pratiques que l’Eglise recommande en faveur des défunts : la prière, le jeûne et l’aumône ; les indulgences gagnées à leur intention ; la sainte communion et surtout le Saint Sacrifice de la Messe offert à leur intention.

Et croyons que Dieu, dans sa Miséricorde, nous rendra au centuple le bien que nous aurons fait à toutes ces âmes qui lui sont si chères, et que celles-ci, une fois délivrées, dans leur reconnaissance éternelle, prieront Dieu pour nous, et nous deviendront des alliées précieuses et sûres tout au long de notre route vers le Ciel.


Pour approfondir le sujet :
Ø écouter "Le Purgatoire : de l'ombre du péché à la pure lumière de Dieu" ;
Ø lire "Pourquoi prier pour les morts?".  

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commentaires

Ophélie 28/12/2018 16:37

Jean 3 v.3 :Jésus lui répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.
Jean 3 v.5 Jésus répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu
Romains 5 v.8-9 :Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère.
Apocalypse 21 v.15 : Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l'étang de feu.
Les paroles du Seigneur sont d'abord en esprit. Ce sont des paroles que notre intelligence humaine ne peut saisir, en effet, nous avons besoin de Dieu pour qu'Il nous expliquent ses paroles.

Denis 25/08/2018 20:48

« Si quelqu’un parle contre l’Esprit Saint, dit Jésus, cela ne lui sera pardonné ni en ce monde-ci, ni dans le monde à venir »
Et si cela parlait de la réincarnation ?
Ainsi l'autre monde serait simplement l'autre vie...
Finalement hormis quelques religions qui me semble avoir des visions assez simplistes (Enfer, purgatoire et paradis) toutes les autres dans le monde s'accordent pour parler de la réincarnation.
On peut aussi se poser des question sur ce fameux corps de "chere" que nous propose la vision Chrétienne à la fin des temps et où seront nous tous entassés, car il devrait y avoir des milliards d'individus qui reviendront...
Enfin, êtes vous sur que le paradis n'est pas plein, au passage, depuis le ce temps ?
Denis

Elodie Ble 19/07/2018 16:59

parler de purgatoire serait renier complètement l'oeuvre de la croix faite par JÉSUS. Nous sommes justifié par son sang versé a la croix du moins si nous sommes réellement convertir et observons les commandements su SEIGNEUR JÉSUS.
Nous mourrons après cela nous serons jugés soit digne de rentrer au paradis ou digne d’être en enfer Hébreux 9 verset 26-27
JÉSUS demeure la seule porte pouvant nous mener au paradis ainsi Jean 14 verset 6; Actes 4 verset 12 les prières faites après la mort sont vaines . s'il vous plait n’induisez pas le peuple de Dieu en erreur.
SI TU ES VIVANT OBSERVE LES VOIES DE JÉSUS ET AIME LE APRES LA MORT CE SERA TROP TARD. LISONS NOS BIBLES SOYONS COMME LES CHRÉTIENS DE BEREE QUI ANALYSAIENT TOUTES PRÉDICATIONS A LA LUMIÈRE DE LA PAROLE DE DIEU.
DIEU VOUS BENIT

max 22/05/2017 12:11

c'est vrai, quand on voit quelqu'un répéter des choses sans fondement biblique avec assurance on a envie de lui foutre des claqques, c'est logique.
les gens peuvent pas se contenter d'etre chrétien: ya des catholiques, des protestants, des orthodoxes, des témoins de jéovah, des saints de l'église des derniers jours etc.
je pense que ça incite à compliquer les choses en proposant aux hommes de créer des sectes, pour moi c'est dangereux car ça peux justifier des choses que l'on ne devrait pas autoriser selon lui meme.
alors continuez de jouer les victimes, les frénétiques irréfléchis, je m'en bat les steaks, Dieu vous juge déja.

margottin 31/01/2017 11:29

Bonjour,La Vierge Marie est apparue à Fatima en1917 au Portugal.le 13 de chaque mois, de mai à octobre.
à 3 enfants.L'un d'eux demande à la Vierge " mon amie récemment décédée est-elle au ciel ? Marie répondit
"elle sera au purgatoire jusqu"à la fin du monde"
bien cordialement

Trobor henry 26/11/2016 23:10

Le purgatoire n'existe pas. Pas besoin d'être purifié car celui qui donne sa vie à Christ est caché en Christ, il est justifié, lavé par le sang de l'agneau. La bible parle de deux lieux, l'église catholique en a inventé un troisième. Celui qui aura fait acte de repentance et qui aura suivi Jésus sera sauvé, les autres, ceux qui auront préféré se fier aux hommes seront jetés dans l'étang de feu éternel. Point de purgatoire.

Essoh bérenger 19/11/2015 20:04

Je suis satisfait maintenant car les protestants nous fatigue il ne sont pas formés mais ne passent que leurs temps à torpiller les catholiques. merci infiniment pour ce enseignement que Dieu vous inspire toujours afin que vous nous éclairiez davantage.

Clément 03/11/2013 16:39


L'école de Shammaï (qui représentait
alors la majorité des pharisiens à l'époque du Seigneur) disait: "Au jour du Jugement, trois classes d'hommes se présenteront devant Dieu: celle des justes, celle des méchants, celle des hommes
tenant le milieu entre les deux. Les justes seront inscrits au livre de vie éternelle; les méchants seront condamnésà l'enfer; les autres, comprenant la grande majorité des hommes, iront au
purgatoire, et là, purifiés par les tourments, la pénitence et la prière, ils deviendront, avec le temps, dignes d'entrer dans l'asile des justes".

Olivier C 12/04/2012 22:44


Personnellement plus rien ne me surprend de la part des universitaires d'aujourd'hui. Finalement, comme toujours, l'histoire est écrite par les vainqueurs. Et il est clair que les chrétiens n'ont
pas le vent en poupe chez nos "intellectuels" du moment.

Henry Saker 12/04/2012 14:21


Comprenez donc pourquoi, Olivier, je fus surpris qu'un professeur d'histoire, une personne qui est sensée avoir fait des études universitaires..., je fus surpris de l'entendre dire que le
Purgatoire est une invention du Moyen-âge. A force de répéter un mensonge, il devient vérité !...

Olivier C 09/04/2012 22:23


Il est vrai que le terme a été forgé par Pierre le Mangeur au XIIème s. Maintenant de là à dire que le purgatoire est une invention du moyen âge... en regard des Écritures, pour moi cette
position est de la malhonetteté intellectuelle pure et simple.

Henry Saker 09/04/2012 20:23


Merci Matthieu pour cet article !


La plus belle parole sur le Purgatoire se trouve à mon sens, et vous l'avez cité, en Matthieu 5,25-26 ! Les incrédules ne savent plus quoi dire. Le purgatoire serait une invention du moyen-âge.
étrange. Je fus surptis de l'entendre même d'un de mes professeurs d'histoire, il y a environ  2 ans. On peut voir à quel point une parole infondée et fausse devient vérité à force de la
répéter ! Le purgatoire une invention du M.A, un peu comme si un musulman ou un témoin de Jéhovah nous sortait : " Mais, la trinité a été inventé au concile de Nicée "; Un minimum de culture
!

 " ...Je m’éveillai, et je reconnus que mon frère était dans la peine ; mais j’eus confiance que je le pourrais soulager. Je commençai à
prier pour lui, demandant à Dieu jour et nuit avec larmes qu’il me l’accordât..." (Perpétue en 203 Ap. J.C)


 


==> Au  troisième siècle donc !... Le passage de Maccabées ne peut être acceptée par les protestants et autres car ils renient les deutérocanoniques, mais dès qu'on leur a prouvé la
Vérité de ces Livres, ils n'ont plus rien à nous répondre ! Chose étonnante : 


 


"-- Pour moi, dit Martin Luther, qui crois fortement, j'oserais même dire plus, moi qui sais que le purgatoire existe, je suis facile à me
persuader que l’Écriture en fait mention. Tout ce que je sais du purgatoire, c'est que les âmes y souffrent et peuvent être soulagées par nos œuvres et nos prières --" (Op. Luth., Disp. à
Leipzig. 6 juillet 1519.)


 


Troublant ? Oui, je trouve aussi... Le père de la réforme, eh bien dis donc ! Je ne savais pas qu'il reconnaissait que le Purgatoire était bien réel... Pourtant...


 

Olivier C 26/10/2010 00:55



Au fond le concept de purgatoire provient d'une pratique de dévotion : celle de la prière pour les morts que n'a jamais rejetée la Tradition chrétienne. Si l'on prie pour les morts c'est bien
qu'il reste quelque chose à accomplir, quelque soit le nom que l'on donne à cette purification. Bien sûr cette tradition, comme à son habitude, a trouvée très tôt un enracinement biblique en
mettant en avant les passages avancés par Matthieu dans son article et en les commentant.


 


En ce qui me concerne, la description du Livre des Maccabées est pour moi largement suffisante, mais il est vrai que le monde protestant ne reçoit pas cet écrit... d'où le
débat qui a fait jour sur le rapport entre Ecriture et Tradition dès les premiers
commentaires de cet articles. Quelque soit le sujet doctrinal abordé on en revient toujours au même problème...



didoh 24/10/2010 15:29



une autre preuve de l'existence du purgartoir dans la Bible  à mon sens, se trouve aussi dans le livre de l'apocalypse de st Jean au chap 7 verset 13 à 16. Bien lire et méditer



JCC 23/10/2010 10:06



Bonjour,


Je compléte mon propos d'hier, et axant plus particulièrement sur des exemples issus du Zoroastrisme :


I) Elements sur le Zoroastrisme


Les zoroastriens admettent une vie après la mort et un jugement des âmes; chaque être humain étant jugé selon ses mérites. Le fravahr est un des symboles de la doctrine de Zoroastre : c'est l'esprit de l'homme pré-existant à sa naissance et qui perdurera après sa mort et
il ne peut se substituer à ce Dieu. Si les bonnes actions l'emportent sur les mauvaises, l'âme monte au ciel par un pont au-delà duquel l'attend le Seigneur de la Lumière. Dans le cas
contraire, il s'agit d'une descente en Enfer.


Mais lorsqu'enfin l'enfer lui-même sera purifié, le royaume du Dieu s'installera sur Terre. Il existe donc toujours une possibilité de rédemption réelle des plus « méchants ».


Un autre thème important du zoroastrisme est donc sa promesse d'une vie éternelle après la mort, où les âmes seront départagées lors de la traversée du « Pont de Chinvat », et finissent
soit au paradis, soit en enfer, soit au purgatoire.


La notion de résurrection existe, celle-ci surviendra à la fin des temps avec l'avènement du « Saoshyant » qui rétablira la justice par une régénération du monde.


Le zoroastrisme semble bien préfigurer le Messianisme.


 


Pour mémoire ces éléments ont été établis entre -1000 et -500. Le zoroatrisme sous ce terme existe encore de nos jours et compte entre 6000 et 30000 fidèles (seln les sources).


On peut remarquer des similitudes (même en terme de cosmogonie) entre le judaïsme (même post déportation) et cette religion plus ancienne.


En revanche l'écart entre le courant judéo Chrétien et le Zoroastrime est très net sur certain sujet (une seule divinité toute puissante et transcendante, mais qui crée deux principes égaux en
puissance : le bien , Spenta Manyu, et le mal, Ahra Manyu) et sur la notion de Fravahr qui est l'équivalent du Kharma Indhouiste.


Il est important de noter que Babylone (dans laquelle une partie du peuple Juif fut déporté) était à la croisée de l'Hellénisme, des influences Indo-persannes et sémitiques. Ce qui en fait un
lieu de rencontre et de fusion de divers courants religieux et philosophiques


II) Sur le Judaïsme


Voici une chronologie rapide :


4 grandes séquences échelonnées sur 4 000 ans :



  * période de tradition biblique (XXème au IVème siècle) répartie en 7 cycles : Patriarches (Abraham, Isaac et Jacob),
Moïse et l'établissement en Canaan l'instauration de la monarchie, la division en 2 royaumes, les prophètes et la réforme du culte, l'exil, le retour en Israël et de la
restauration



* période hellénistique (IVème au IIème siècle) incluant une phase grecque (332 - 63) et romaine (63 -135 ap. JC)



* période de tradition rabbinique (IIème au VIIIème siècle)



* période moderne contemporaine (1750 à nos jours) avec le développement des mouvements réformateurs et la naissance du sionisme politique.


D'après certaines analyses textuelles le second commandement indique l'existence d'un hénothéisme primitif
originel. Le monothéisme se serait développé par la suite en réaction aux Hellènes.


III) Apocastase


Pour replacer la/les notions couvertes par ce terme, dont je ne suis comme beaucoup, pas familier :


1°Babylone : C'est le principe de l'Eternel retour qui correspond à des  observations astronomiques  des cycles Héliaques et lunaires


2°On retrouve cette notion (pas sous ce terme) dans mon point n°1


3°Cette conception (en très résumé, c'est la réconciliation finale entre le bien et le mal par purification de ce dernier) est très présente dans le Christianisme primitif notament dans 1
Corinthiens 15/28 et fut préché jusqu'au 7ème siècle environ.



Personne (non exhaustif) l'ayant prêché : Grégoire de Nysse, Saint Jérome de Stridon. Fut proposé "anathème" au concile de Constentinople en 553, mais ne fut jamais entériné (en fait tourné
contre les enseignements d'Orignène).


Actuellement c'est une notion qui a quasiment disparu, sauf dans certaines branches du protestantisme (Anabaptistes).


J'espère avoir ainsi répondu, Matthieu, à tes interrogations.


 



jcc 22/10/2010 18:07



Bonsoir,


Rapidement (et par manque de temps) je prends note des trois questions. Quelques pistes :


- Le Mazdeïsme se situe entre -2000 et -1000. Cette religion est présente dans toute l'Iran jusqu'en Inde et à connue des fortunes diverses (dont des liens très fort avec le Védisme)


- Le Zoroastrisme en est la réforme (première religion révélée) entre -1000 et -500.


- Attention J'ai parlé du judaïsme post déportation ! Il repose en partie sur des traditions beaucoup plus anciennes ou contemporaines (cultes solaires très probablement, influence grecque, et
Egyptienne entre autres) et sur une "spritualisation" des événements arrivés.


Parmis les récits/principes qui sont communs à la région :


- Celui du déluge (que l'on retrouve sous une forme presque similaire dans l'épopée de Gilgamesh environ -2000, il est mentionné dans deux parchemins des Manuscrits de la mer Morte datant du Ier siècle av. J.-C., retrouvés dans
la grotte 4 de Qumran, écrits en araméen. Ce personnage est un des « géants » nés de l'union entre des démons et des mortelles, symbolisant peut-être pour les sectes à
l'origine de ces textes la pensée des Gentils (i.e. les Grecs), qui serait issue de démons)


- La lutte entre le bien et le mal entre deux "forces" soit crées par une même divinité soit le "bien" est crée et le "mal" présent sans être créé.


 


Quelques éléments :


Zurvan Akarana est à l'origine de tout le panthéon Mazdéen


Ahura Mazda, fils unique de Zurvan Akarana, il représente la lumière et le feu


Et Asa et le fils d'ahura Mazda, il représente l'ordre et l'agencement.


Angra Mainyu est l'adversaire d'Ahura Mazda. Il représente les ténébres. Il est incréé.


On trouve donc des éléments (même ténus) qui entreront dans la conception global de l'AT.


 


Désolé d'être concis


 


Cordialement



Xavier 12/10/2010 15:07



Juste quelques réflexions sur les propos de Jcc :


Je ne sais pas si je serais lu (sait-on jamais!), mais le purgatoire est une notion
très ancienne, bien plus ancienne que la bible (du moins dans sa rédaction après la déportation à Babylonne).


Auriez-vous des exemples ?


 


En effet la bible repose en grande partie sur les conceptions du Masdéïsme (environ
-1200 avant JC) et des (oui "des") religions du croissant fertile. Le masdéïsme (et son avatar le Zoroastrisme) jette les bases des futures croyances des trois monothèïsmes.


Le mazdéisme fut, avant la réforme de Zoroastre, une religion polythéiste contrairement à la religion
hébraïque. Ensuite, la religion du peuple hébreu, même si elle a évolué, n'est-elle pas antérieure à -1200 avant Jésus-Christ ? Du moins la Bible revendique cette antériorité... Et puis,
c'est une chose de relever des similitudes, c'en est une autre de prouver un lien de causalité.


 


La notion de purgatoire est déjà présente comme une "zone grise" nécessitant une
purification du croyant. Cela va même beaucoup plus loin, puisque même l'enfer (notion d'état et non de lieu, déjà présente) est "temporaire" et que la vérité finira par être acceptée de tout les
êtres vivants (y compris par l'équivalent de lucifer).


Encore une fois, des exemples concrets seraient intéressants, notamment s’ils traitent de
l’apocatastase.


Cordialement



Matthieu 07/10/2010 17:04



Merci Jcc pour cette intéressante précision historique.


 


Concernant mes échanges avec Miky, vous avez piqué ma curiosité. Je serais curieux d'en savoir plus sur les "faiblesses d'argumentation" que vous avez cru déceler. N'hésitez pas
à laisser des commentaires sous les articles concernés.



Jcc 07/10/2010 16:34



Bonjour,


Je ne sais pas si je serais lu (sait-on jamais!), mais le purgatoire est une notion très ancienne, bien plus ancienne que la bible (du moins dans sa rédaction après la déportation à Babylonne).


En effet la bible repose en grande partie sur les conceptions du Masdéïsme (environ -1200 avant JC) et des (oui "des") religions du croissant fertile. Le masdéïsme (et son avatar le Zoroastrisme)
jette les bases des futures croyances des trois monothèïsmes.


La notion de purgatoire est déjà présente comme une "zone grise" nécessitant une purification du croyant. Cela va même beaucoup plus loin, puisque même l'enfer (notion d'état et non de lieu, déjà
présente) est "temporaire" et que la vérité finira par être acceptée de tout les êtres vivants (y compris par l'équivalent de lucifer).


Bref, selon une expression populaire "rien de neuf sous le soleil".


 


Pour conclure, j'ai lu avec attention vos échanges avec Micky et je remarque des faiblesses dans les deux argumentaires.


 


Bien cordialement


 


Un passant occasionnel



N'dri Konan Aristide 06/10/2010 22:40



Après avoir lu et profondement analysé vos dits à la lumière de la parole de l'Eternel Dieu des armées,je comprends que s'applique à vous ce qui est écrit en Matthieu chapitre 22 verset 29. En
effet,s'il est vrai que le pape est un usurpateur il est aussi vrai que les catholiques de la planète terre sont tous des batards spirituels.Car Le Créateur des cieux et de la terre ne vous
jamais connus Matthieu chapitre 7 versets 21 et 23 et chapitre 25 verstes 45. Par ailleurs Dieu Dit en Exode 20 versets 4 et 5 de ne point faire d'image taillée et de ne pas se prosternée devant
elles Romains chapitre1 verste 22 et 23 mais vous et le pape vous en faites;DIEU interdit et condamne l'homosexualité en Lévitique chapitre 18 verset 22 et chapitre 20 verst 13 et Romains
chapitre 1 versets 22 à 27 mais vous et le pape la pratiquée et l'avez légalisée;vous avez plusieurs médiateurs entre Dieu et vous,alors que la Bible dit et enseigne le contraire en 1Timothé
chapitre 2 verset 5.Le seigneur Jésus-christ nous enseigne qu'il n'ya pa de cours de baptème et en Jean chapitre 3 versets 1 à 8. que la Nouvelle Naissance(Baptème)doit être selon l'Esprit dans
les mêmes dispositions que la naissance naturelle de l'homme,c'est à dire que comme l'enfant est dans une matrice humaine(Corps-Âme et Esprit) ainsi,celui qui se fait baptiser doit être placé
dans la matrice ou le sein maternel que est Dieu(Père-Fils et Esprit)car par l'eau Dieu créa La terre(Le sol)et c'est de la poussière de cette terre que l'homme à été formé,alors,l'homme émane de
l'eau car selon la Genèse tout existe à partir de l'eau;c'est pourquoi vous et le pape devez savoir et comprendre qu'on ne verse pas de l'eau sur la tête d'un individu, comme pour faire un
champoing,pour penser l'avoir baptisé.Il est écrit en 1 corinthiens chapitre 11 verset 4 que l'homme ne doit pas se couvrir la tête au moment où il prie ou quand il prêche mais vous et le pape le
faites,en plus,les femmes dans vos assermblées ne se voilent ce qui est un péché(1 corinthiens chapitre 11 versets 5,10 et 13.Dieu dit en Exode chapitre 12 que son peuple à lui aura trois(3)fêtes
au cours de l'année mais vous et le pape en avez des vingtaines. Après la mort vient le jugement Ecclésiaste chapitre 12 verset 1 et hébreux chapitre 9 verset 27 mais vous et le pape continuez
d'égarer et de tuer les hommes car vous êtes des maudits.vous enseigner les hommes qui aiment Dieu d'un coeur sincère à pécher contre LUI.Vos femmes dans vos assemblées s'habillent en pantalon et
sont maquillée comme des vipères elles détruises le temple de Dieu,et que dire de vos jeunes gens qui passent leur temps à se tatouiller et qui se livre aux péchés sexuels. vous êtes,vous le pape
des maudits.



Hervé de P 05/01/2010 21:55


juste pour tenter de te contredire, Matthieu ;-)

tu écris " En fait, il n'y a pas trace non plus dans la Bible du fait qu'il faille célébrer le culte (ou la messe) le dimanche "  Or dans le livre des Actes des Apôtres, il est indiqué
que les Chrétiens avaient l'habitude de se réunir "le premier jour après le sabbat" (soit dimanche). Cf Actes 20, notamment.
Et dans Apocalypse 1,10  on voit que le 1er jour de la semaine était appelé dès cette époque "le jour du Seigneur", en commémoration de la Résurrection qui a eu lieu un dimanche.  
(source principale : Lettre Apostolique de JP II "Dies Domini" lisible sur le blog http://www.repos-dominical.com/dies-domini/, qui est une
très bonne référence pour la question du repos dominical.

Sinon, on est d'accord : les sujets dont tu parles dans ce dernier commentaire proviennent + de la Tradition que des Evangiles..


Matthieu 04/01/2010 23:08


Cher Jean,

Je vous remercie de votre intérêt. En fait, il n'y a pas trace non plus dans la Bible du fait qu'il faille célébrer le culte (ou la messe) le dimanche ; pas trace d'un seul Dieu en trois
personnes, ni encore de la notion d'incarnation... Nul doute cependant que ces trois réalités trouvent une solide justification dans les Ecritures.

Pour bien lire la Bible, il ne faut pas la lire nécessairement pendant de longues années. Il faut la lire surtout en Eglise, c'est-à-dire dans le grand courant de la Tradition qui l'a suscitée (car la Bible est un fruit de la Tradition, non l'inverse) et qui l'a portée jusqu'à nous.

La question qu'il faut se poser est donc : comment l'Eglise au sein de laquelle la Bible est née, à qui la Bible est destinée, et qui a reçue l'Esprit Saint pour l'interpréter et la
comprendre, comment donc l'Eglise peut-elle voir le Purgatoire dans la Bible alors que celle-ci n'en fait pas explicitement mention?

Pour avoir la réponse à cette question, il faut se reporter à l'article ci-dessus.


Jean 04/01/2010 18:38


Bonsoir
étant arrivé un peu par hasard avec google chez vous,
j'en ai parcouru un certain nombre de pages avec intérêt...
Etant protestant vous comprendrez que je ne suis pas très souvent d'accord avec vous... mais Dieu nous laisse libre n'est-ce pas?... je n'arrive pas à trouver dans la Bible la notion de
purgatoire... et pourtant je lie la bible depuis bien plus de 50 ans... assidûement chaque jour, fut un temps où j'en ai cherché la trace.... jamais... les exemple que vous donner ne vont pas
vraiment dans ce sens...
Et bon nombre de textes ne conduisent jamais à penser un troisième lieu...
Fraternellement
Jean


Matthieu 17/11/2009 00:18


Sur la doctrine des indulgences.


Eric+George 28/05/2009 10:58

Donc il ne peut-être question de réduire cette durée qui n'en est pas une par des prières ou des actes.  Adieu la doctrine des indulgences :)Et puis, dès lors, pourquoi parler du purgatoire et pas tout simplement de la croix qui nous sauve ?

Matthieu 28/05/2009 10:39

"c'est par la mort de Jésus Christ et sa résurrection que nous sommes purifiés". Tout à fait! C'est d'ailleurs ce qu'enseigne le Pape Benoît XVI dans son Encyclique Spe Salvi : 
« Certains théologiens récents, écrit le Saint Père, sont de l'avis que le feu qui brûle et en même temps sauve est le Christ lui-même, le Juge et Sauveur. La rencontre avec Lui est l'acte décisif du Jugement. Devant son regard s'évanouit toute fausseté. C'est la rencontre avec Lui qui, en nous brûlant, nous transforme et nous libère pour nous faire devenir vraiment nous-mêmes. Les choses édifiées durant la vie peuvent alors se révéler paille sèche, vantardise vide et s'écrouler. Mais dans la souffrance de cette rencontre, où l'impur et le malsain de notre être nous apparaissent évidents, se trouve le salut. Le regard du Christ, le battement de son cœur nous guérissent grâce à une transformation assurément douloureuse, comme « par le feu ». Cependant, c'est une heureuse souffrance, dans laquelle le saint pouvoir de son amour nous pénètre comme une flamme, nous permettant à la fin d'être totalement nous-mêmes et par là totalement de Dieu (…). Au moment du Jugement, nous expérimentons et nous accueillons cette domination de son amour sur tout le mal dans le monde et en nous. La souffrance de l'amour devient notre salut et notre joie. Il est clair que la « durée » de cette brûlure qui transforme, nous ne pouvons la calculer avec les mesures chronométriques de ce monde. Le « moment » transformant de cette rencontre échappe au chronométrage terrestre – c'est le temps du cœur, le temps du « passage » à la communion avec Dieu dans le Corps du Christ. »Pour aller plus loin : http://totus-tuus.over-blog.com/article-25308348.html

Eric+George 28/05/2009 09:57

Article intéressant mais qui démontre le contraire de ce qu'il veut dire. L'Eglise Catholique romaine estimant que les deux lieux de l'après-mort évoqués dans le Nouveau Testament ne sont pas suffisants en invente un troisième en niant une affirmation centrale de la foi chrétienne et de l'Ecriture : c'est par la mort de Jésus Christ et sa résurrection que nous sommes purifiés (Romains VI, 1-12 colossiens II, 14) et certainement pas par un purgatoire. La croix ne vous suffit-elle donc pas ?

Matthieu 30/11/2008 12:00

Cher Pierre,
 
Il y a beaucoup de choses dans votre commentaire.
 
Sur l'existence de Dieu, vous dites que "Dieu" est la réponse que l'homme donne lorsque son raisonnement sur le pourquoi de l'univers ne "marche" plus ; que c'est le choix de la facilité ("C'est simple et même simpliste" écrivez-vous). C'est un sujet sur lequel j'ai beaucoup réfléchi et écrit sur ce Blog (et la discussion, loin d'être épuisée, devrait reprendre début 2009). Je vous invite donc à vous reporter à la page "Est-il raisonnable de croire en Dieu?" où vous trouverez de très nombreux articles sur ce thème (cf. http://totus-tuus.over-blog.com/pages/Estil_raisonnable_de_croire_en_Dieu-35611.html). Je prie le Seigneur pour qu'il vous accorde ses lumières en lisant ces textes (et les nombreux commentaires et débats qu'ils n'ont pas manqué de susciter), et reste à votre entière écoute pour répondre - autant que je le pourrai - à toutes les questions que vous pourriez encore avoir à ce sujet. (Peut-être aussi pourriez-vous entrer dans le débat que j'ai lancé sur Dailymotion : http://www.dailymotion.com/playlist/xnr9m_Maemray_dieu-existetil).
 
"Ce Dieu qui est censé être mon Père, pourquoi ne me répond-il pas quand je l'implore de sauver la vie d'un être cher ?"
 
C'est une question difficile, Pierre, parce qu'il y a toujours une grande souffrance derrière une telle interrogation, et qu'une réponse purement intellectuelle sera toujours insuffisante...
 
La réponse qui me vient spontanément à l'esprit est celle que Vicka (de Medjugorje) a faite un jour à un homme âgé qu'elle connaissait bien, et qui venait de perdre son épouse après 52 ans de mariage. L'homme était rempli d'amertume et de rage contre Dieu, l'accusant d'avoir "pris" son épouse. Il jurait tant qu'il pouvait et blasphémait contre Dieu. L'entendant parler ainsi, Vicka bondit et, se plaçant bien en face de lui, lui dit avec fermeté : « Cesse de blasphémer ! Au contraire, mets-toi à genoux et rends grâce à Dieu pour ces 52 ans où vous avez pu rester ensemble ! Car cela est un grand don ! » Elle fit mettre l'homme à genoux et continua : « Qu'est-ce que tu crois ? Que vous deviez rester sur terre pour toujours ? » L'homme se calma et rendit grâce à Dieu avec Vicka.
 
Il faut méditer aussi le mystère de la Croix, et prier longuement devant le crucifix. Dieu aurait pu délivrer son Fils des tourments de la Passion. Il ne l'a pourtant pas fait... Au cri déchirant du Seigneur : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?", Dieu a répondu... par son silence. Et Jésus est mort. Qu'a donc fait Dieu (qui est "censé" être le Père de Jésus)? Pourquoi est-il resté inerte, alors qu'il est assez puissant pour empêcher le mal, et qu'il pouvait envoyer 12 légions d'anges pour libérer son Fils, son bien-aimé, et l'arracher à la mort? Pourquoi cette "absence" de réponse au cri du supplicié? Pourquoi la mort du Juste et de l'Innocent - et au delà, de tous ceux que l'on aime et qui meurent parfois dans des souffrances atroces, imméritées, et prématurément?
 
La réponse de Dieu au cri de son Fils, et au mal qui s'est abattu sur lui avec beaucoup de violence et de cruauté, elle interviendra trois jours après sa mort.
 
La réponse de Dieu au problème du Mal, de la souffrance et de la mort de Jésus et de tout homme sur cette terre, ce sera la Résurrection de Jésus.
 
Cf. aussi : http://totus-tuus.over-blog.com/article-23434713.html et http://totus-tuus.over-blog.com/article-14071533.html et http://totus-tuus.over-blog.com/article-14475890-6.html et encore http://totus-tuus.over-blog.com/article-1852164.html.

Pierre 30/11/2008 09:56

Cher Mathieu,
Les hommes pêchent toujours par orgueil. Nous ne sommes rien sur une toute petite planète perdue dans un univers incommensurable. il se peut que nous disparaissions rapidement comme la plupart des espèces en ce monde. On estime à 300 millions d'années la durée maximale d'une espèce sur notre terre. L'homme descend des primates, 98 % de nos gênes sont semblables, et beaucoup d'espèces ont les des gênes identiques aux nôtres. De toute façon, le soleil engloutira la terre dans 5 milliards d'années. L'homme cherche toujours à expliquer le pourquoi des choses et quand sont raisonnement ne marche plus, la réponse est Dieu. C'est simple et même simpliste. Prier Dieu, c'est réconfortant, cela permet de surmonter les épreuves et j'en sais quelque chose pour avoir connu la faim, le froid et la maladie pendant la guerre. Mais ce Dieu qui est censé être mon Père, pourquoi ne me répond-il pas quand je l'implore de sauver la vie d'un être cher ? 

Matthieu 29/11/2008 11:42


Cher Pierre,

Un grand merci pour votre commentaire! Vous avez raison de dire qu'il faille proclamer chaque jour le message de Jésus. Encore faut-il le proclamer intégralement, en en respectant l'intéqrité. Rien de plus dangereux, me semble-t-il, que de se faire un "petit" Jésus bien à notre taille, en ne retenant de l'Evangile que l'appel universel à l'amour, et en en gommant toutes les exigences concrètes, avec toutes leurs implications pour notre salut final.

Expurger l'histoire de tous ses ajouts à l'Evangile - dont il faudrait en quelque sorte renouer avec la "pureté" d'origine? C'est oublier que Jésus lui-même a annoncé le déploiement de la vérité évangélique dans l'Histoire! (cf. Jn 16. 12-13) Séparer l'Evangile de l'Histoire revient donc à séparer la Parole de Dieu de l'Esprit Saint qui seul, peut nous la faire connaître et comprendre. On voit bien, dans le récit des tentations de Jésus au désert, ce qu'il advient de la Parole de Dieu lorsqu'elle est vidée de sa sève spirituelle et "pneumatique"... (cf. Mt 4. 6, et http://totus-tuus.over-blog.com/article-2066343.html).

pierre 29/11/2008 10:34

Tous ces commentaires sont très intéressants. J'ai 82 ans aujourd'hui et je pense que seul les message de Jésus doit être proclamé chaque jour si l'on veut que notre société égoïste devienne plus fraternelle.
Oublions tout ce que l'histoire y a ajouté.
"Aimez vous les uns les autres comme je vous ai aimés" 

Matthieu 23/11/2008 17:53

Cher RV, j'ai essayé de balbutier une réponse :
http://totus-tuus.over-blog.com/article-25065844.html

RV 19/11/2008 19:20

Entièrement d'accord avec toi, Matthieu, sur l'importance de la conversion et des oeuvres de bonté que nous faisons.  En même temps, j'ai envie de dire que la Miséricorde de Dieu est vraiment TRES TRES grande.Il y a des gens qui ont loupé leur vie et qui ont fait beaucoup de mal et qui, pourtant, sont allés droit au ciel sans passer par le Purgatoire.Un illustre exemple : le bon larron.  Je ne dis pas cela pour te contredire, Matthieu, mais c'est simplment pour donner de l'espoir à celles et ceux qui pensent avoir perdu toutes leurs chances. Que ces gens-là ne se découragent surtout pas.La Miséricorde de Dieu est quelque chose de vraiment insondable qui dépasse notre entendement.  RV:0101:

Matthieu 18/11/2008 20:17

Bonjour Nathie,
 
Merci pour ton commentaire, et bravo pour ton Blog qui est épatant !
 
« C'est faire injure à Dieu de croire qu'on peut "gagner "son salut en payant, ou par de bonnes oeuvres. »
 
Ce n’est pas ce que j’ai écrit. Je ne dis pas que le Purgatoire est le passage obligé pour être sauvé ; je dis qu’il est le passage obligé des sauvés qui ne seraient pas devenus sur cette terre « parfaits comme notre Père céleste est parfait » (cf. Mt 5. 48).
 
Certes, Dieu nous pardonne nos péchés (Alleluia!), et nous accédons au Salut par la foi en ce Pardon offert en Jésus-Christ sur la Croix. Mais nous restons pécheurs. Le pardon de Dieu enlève notre culpabilité, c’est vrai, mais il n’extirpe pas cette inclination au mal qui nous habite tous et qui demeure après le pardon divin. De sorte qu’il arrive, malgré le pardon donné, que nous retombions ensuite dans le même péché, et toujours et toujours… et que nous ayons besoin à nouveau du pardon de Dieu, et toujours et toujours…
 
Il ne sera plus question de cela au Ciel « où rien de souillé ne peut pénétrer » (Ap. 21. 27). Il n’y aura plus de péché dans le Paradis, parce qu’il n’y aura plus de pécheurs ; « plus de larmes, plus de cris, ni de tristesse » ; bref, plus aucun mal (cf. Ap 21.4). Or, comment passe-t-on de l’état de pécheur ici-bas à l’état de Saint du Ciel resplendissant comme les étoiles (cf. Dn 12.3) ? Par la conversion intérieure incessante et quotidienne, la lutte acharnée contre nos vices et nos défauts, l’acquisition progressive des vertus, la pénitence, les actes de foi, d’espérance et de charité,… et surtout bien sûr : par la grâce de Dieu, spécialement communiquée dans la prière et les sacrements, qui nous transforme réellement (la vie des Saints en témoigne) et nous donne d’atteindre cette perfection évangélique demandée par Jésus, qui n’est pas accessible humainement... Pour tous ceux qui n’auraient pas achevé ici-bas cette transformation intérieure, et qui seraient néanmoins sauvés par leur foi en Jésus-Christ, il reste le Purgatoire…
 
« A quoi cela aurait il servi que Jésus viennent mourir par amour pour nous, si à la fin on arrivait au purgatoire et toutes les bonnes oeuvres de notre vie étaient comptabilisés et finalement, on passe!!?? » Et à quoi servirait notre vie ici-bas si nous étions tous sauvés indistinctement, quoique nous ayons faits sur cette terre ? Crois-tu que nos actes sont sans conséquence pour notre Salut éternel ?
 
« Tout ce que tu cites comme saints ou concile n'a aucun poids pour moi. Je ne tiens de vraie que la parole de Dieu qui est la verité. » Très bien. Mais comment sais-tu que la Bible est la Parole de Dieu ?
 
« Macchabées comme tu le dis n'est pas inspirés. » Très bien. Mais d’où tiens-tu cette information ? Selon quel critère distingues-tu un texte canonique d’un autre qui ne l’est pas ?
 
« Tu t'appuies sur un seul passage pour parler d'un sujet aussi loufoques et quelque part.... rassurant... » Je ne sais pas si le Purgatoire est rassurant… Ce que je sais, c’est que j’ai cité trois passages évangéliques, une épître de Saint Paul, et un texte de l’Ancien Testament ; pourquoi dis-tu alors que je ne m’appuies que sur un seul passage ?...
 
"Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu.Ce n'est point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie."  Ephésiens 2:8
« Il ne suffit pas de me dire : 'Seigneur, Seigneur !', pour entrer dans le Royaume des cieux ; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux. » (Mt 7. 21)
 
« Jésus sauve a 100%, à condition que notre vie soit placée en lui, le rémunérateur de ceux qui le cherchent, la "rançon pour tous". »
 
Tu l’as dit Nathie : « à condition que notre vie soit placée en lui ». Or, comment savoir si notre vie est placée en lui ? Ecoutons ce que Jésus lui-même nous dit à ce sujet : « Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande » (Jn 15.14).
 
« Je prie pour que la vérité de la Parole de Dieu te comble. » Merci Nathie. J’en fais de même pour toi. Que le Seigneur te bénisse !

Nathie 18/11/2008 09:43

C'est faire injure à Dieu de croire qu'on peut "gagner "son salut en payant , ou par de bonnes oeuvres. A quoi cela aurait il servi que Jésus viennent mourir par amour pour nous, si à la fin on arrivait au purgatoire et toutes les bonnes oeuvres de notre vie étaient comptabilisés et finalement, on passe!!??Tout ce que tu site comme saints ou concile n'a aucun poids pour moi. Je ne tiens de vraie que la parole de Dieu qui est la verité. Macchabées comme tu le dis n'est pas inspirés. S'il l'était, bcp d'autres passages confirmerait l'existence du purgatoire(s'il existait cela serait important qu'on le sache...., or il n'en ait rien. Tu t'appuies sur un seul passage pour parler d'un sujet aussi loufoques et quelque part.... rassurant..."Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi.  Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie."  Ephésiens 2:8Jésus sauve a 100%, à condition que notre vie soit placée en lui, le rémunérateur de ceux qui le cherchent, la "rançon pour tous". Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira " (Jean 8:32).Je prie pour que la verité de la Parole de Dieu te comble.

Passant 17/11/2008 23:25

Si on lit l'évangile de Marc en grec dans l'édition Nestle-Aland, on trouve en 9,25 une (patmi d'autres) VARIANTE intéressante : pasa gar thusia ali alisthêsetai, car tout sacrifice sera salé avec du sel.Il s'agit bien d'une aur=tre version du même verset en grec. Quel est donc la "VRAIE" ?Car le sel qui sale n'est pas le sel qui flambe (il est juste un peu plus crédible, mais pas plus que ma version à partir de l'hébreu) et supprime le feu du Purgatoire !Quant à l'original en hébreu qui a l'air de laisser Yves incrédule, qu'il se rappelle ce qui s'est passé avec certaines découvertes de livres exclus de la Bible hébraïque parce que grecs et qui un jour se sont avérés être hébreux...

Matthieu 17/11/2008 20:32

Réponse au Commentaire n°1Cher Hervé,"Malgré ce que tu écris dans ta 1ère phrase, il y a des chrétiens qui ne croient pas à l'Enfer (ou qui sont convaincu que celui-ci serait vide)." Dans ce cas, je ne vois pas en quoi ils sont chrétiens. La Bible est assez claire là-dessus!
"Cette notion (du Purgatoire) n'est pas biblique". J'ai essayé dans mon article de démontrer le contraire. Non qu'elle soit clairement explicitée, j'en conviens. Mais enfin, elle n'est pas dénuée de tout fondement scripturaire ainsi que nous l'avons vu plus haut (n'en déplaise au Père Blanchard et à Théo)..."C'est au 12ème siècle que l'on a défini cette doctrine..." As-tu bien lu mon article Hervé? Je te renvoie à la citation du Pape Saint Grégoire le Grand, Père et Docteur de l'Eglise..."Le fait de prier pour les défunts, certes + ancien, n'est pas une preuve de la foi dans le Purgatoire." Tu as raison. Mais c'est la preuve qu'il existe autre chose que le Paradis et l'enfer. C'est cette croyance en un "troisième" lieu - comme lieu de délivrance où les âmes peuvent recevoir le bénéfice des prières et des sacrifices expiatoires réalisés en leur nom par les vivants (cf. 2 Macchabée) - qui est ancestrale."Et contrairement à ce que tu écris à plusieurs repris dans ton billet, le Purgatoire n'est pas un lieu ni une destination, mais comme tu le précises par ailleurs un état de purification pour se laver du péché avant de rejoindre Dieu au Ciel." Je dirais pour ma part qu'il est aussi, en un certain sens, un "lieu" - de même que l'on peut dire qu'il ne durera qu'un "temps". On est certes dans un autre ordre de spacialité et de temporalité qu'ici-bas, mais c'est quand même, en un certain sens, un "lieu" et un "temps"! C'est en tout cas ce qu'expliquait (dans le petit clip publié la veille) le Père Paul Préaut, recteur du Sanctuaire de Montligeon : "le temps et l'espace définissent la personne humaine. On ne peut pas définir une personne en dehors de cette dimension d'espace et de temps, puisque nous sommes des êtres qui avons eu un commencement, qui avons été créés, et qui sommes corporellement définis. Alors certes, après la mort, cette dimension de temps et d'espace sera toute autre qu'ici-bas. Mais elle sera encore" - cf. http://totus-tuus.over-blog.com/article-24766548.html, 9'36 et suivants).

Yves 17/11/2008 20:14

Permettez-moi d'apporter "cum grano salis" une précision. Matthieu a raison de nous rappeler que c'est le texte original d'un livre saint qui est canonique. Le Nouveau Testament a été écrit et pensé en "grec". "Passant", ne savez-vous pas que la Foi s'est hellenisée ? Pourquoi voulez-vous déshelleniser l'Evangile ? C'est pourtant capital, le cardinal Ratzinger l'affirmera plusieurs fois. Saint Paul inventeur du péché originel ?  Merci pour ce moment de détente cher Passant ! Décidemment, on s'amuse pas mal sur ton blog mon cher Matthieu. Le Christ ne parle pas de l'état pré-lapsaire lorsqu'il est interrogé par les pharisiens ?

Passant 17/11/2008 14:30

Matthieu, tu écris : "C'est le texte original qui est canonique et inspiré"... Peut-être, mais encore faut-il être sûr qu'on tient là le texte original ! Qui peut en être sûr à 100% ? Si le texte original était hébreu, ma lecture n'est pas forcément farfelue !D'autre part, je ne vois pas le rapport avec Mt,25-26 (la réconciliation avec un autre homme),ni avec Mt 12,32 (l'autre monde me paraît être clairement le monde de "l'instant après la mort", pas forcément un Purgatoire). Quant à 1Co 3,13-15, c'est du saint-Paul (l'inventeur du péché originel, dont Jésus ne parle jamais !) et ce n'est pas évident. La BJ elle-même écrivait : "le Purgatoire n'est pas directement visé" dans son édition des années 70 et ne dit plus rien dans celle de 1998. Quant aux autres doculments que j'ai :- le Vocabulaire de Théologie Biblique, il n'a même pas d'article Purgatoire !- Théo, ouvrage de vulgarisation, il écrit : Dans le NT on ne trouve aucune trace ni du mot ni même de la réalité qu'il désigne !!!

Matthieu 17/11/2008 13:56

Cher Passant,
 
Merci tout d’abord de ton commentaire.
 
« Selon ma bonne habitude, je me suis rappelé que Jésus ne parlait pas grec. Et qu'il peut donc y avoir une incertitude sur la transcription (traduction) ».
 
Peut-être. Il reste que cette transcription (traduction) a été réalisée par l’Evangéliste sous l’inspiration du Saint Esprit. N’oublions pas en effet que « c’est le texte original d’un livre saint qui est canonique et inspiré » (Père Roguet « Initiation à l’Evangile », Editions du Seuil, 1973).
 
En outre, l’Ecriture s’interprète toujours à la lumière de l’Ecriture. Il faut donc lire Mc 9. 49 à la lumière de Mt. 5. 25-26, Mt. 12. 32 et 1 Co 3. 13-15.

Passant 17/11/2008 09:26

Cher Matthieu,Ton article est très intéressant, comme d'habitude !le commentaire de hervé ne l'est pas moins ; j'adhère à bien de ses affirmations.Personnellement, je voudrais approrter mon grain de sel à propos de la parole attribuée à Jésus : "tout homme sera salé au feu" (Mc 9,49) que tu ne manque pas de reprendre. Ne te paraît-elle pas curieuse ? Sûrement, comme à tout le monde.Alors, selon ma bonne habitude, je me suis rappelé que Jésus ne parlait pas grec. Et qu'il peut donc y avoir une incertitude sur la transcription (traduction). Et alors, eurêka (si j'ose dire !) : le mot sel est  mêlechen hébreu (prononcer méler avec un r style ch allemand) de la racine malach, saler... et malach signifie aussi disparaître, s'évanouir, comme en Is 51,6 : car les cieux se dissiperont (nimelachou) comme de la fumée (traduction BJ)Cela donne sa cohérence au texte... mais supprime le Purgatoire dans les paroles de Jésus.Il y a sans doute aussi une "pollution" par ce qui suit, qui parle vraiment de sel.

Hervé de P 17/11/2008 00:19

Sur le fond, on est d'accord (heureusement pour moi, sinon, je me serais fait traiter d'"anathème" ;-) )Mais il y a quelques détails discutables dans ton article. Malgré ce que tu écris dans ta 1ère phrase, il y a des chrétiens qui ne croient pas à l'Enfer (ou qui sont convaincu que celui-ci serait vide). Ils ne partagent pas la position de l'Eglise, mais c'est ainsi : TOUS les chrétiens ne sont pas comme tu les décris. Il y a même des croyants qui critiquent sans cesse l'Eglise mais qui se proclament Catholiques...Sur les origines du Purgatoire, tu t'avances un peu. Cette notion n'est pas biblique (lors d'un débat sur ce sujet avec le Pasteur Eric, j'avais évoqué le livre des Maccabés et le Shéol, mais il n'y est pas réellement fait mention du Purgatoire dans les Ecritures, d'où le rejet par les Réformés). On pourrait aussi remonter aux enfers de la mythologie grecque, si tu veux montrer l'ancienneté de l'idée d'un lieu pour les morts. C'est au 12ème siècle que l'on a défini cette doctrine et cela ne me gêne pas d'admettre que tout n'était pas formalisé dès les débuts du Christianisme. (quand tu écris "Le Purgatoire a donc toujours fait partie de la foi des fidèles ; et l’Eglise fondée par Jésus-Christ y a toujours cru", cela n'engage que toi). Le fait de prier pour les défunts, certes + ancien, n'est pas une preuve de la foi dans le Purgatoire. Et contrairement à ce que tu écris à plusieurs repris dans ton billet, le Purgatoire n'est pas un lieu ni une destination, mais comme tu le précises par ailleurs un état de purification pour se laver du péché avant de rejoindre Dieu au Ciel.
A mon avis, ce thème du Purgatoire a été déformé au 19ème siècle, avec une faible place laissée au pardon, ce qui a dû contribuer à ce que l'on en parle moins depuis le 20ème s.  
J'ai trouvé une bonne synthèse sur ce sujet, sur le site du Diocèse d'Orléans : http://www.diocese-poitiers.com.fr/documents/t-purgatoire.htmlEn Union de Prière,

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