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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 08:45



Extrait de la rencontre du Pape Benoît XVI avec plus de 40.000 jeunes rassemblés Stade municipal de Pacaembu à Sao Paulo (Brésil) sous le thème « Jeunes, disciples et missionnaires de Jésus-Christ », le 10 mai 2007.


Chers jeunes!
Chers amis et chères amies!

"Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres [...] puis viens, suis-moi"
(Mt 19, 21).

(…) J'ai toujours ressenti une joie très particulière au cours de [nos] rencontres. Je me souviens en particulier de la XXe Journée mondiale de la Jeunesse, que j'ai eu l'occasion de présider il y a deux ans en Allemagne. Certains d'entre vous, qui sont présents ici, étaient déjà là! Il s'agit d'un souvenir émouvant, en raison des fruits abondants de grâce accordés par le Seigneur. Il n'y a aucun doute que le premier fruit, parmi tant d'autres, que j'ai pu constater a été celui de la fraternité exemplaire entre tous, comme démonstration évidente de la vitalité éternelle de l'Eglise pour le monde entier (…).

Aujourd'hui, je désire réfléchir avec vous sur le texte de saint Matthieu (cf. 19, 16-22), que nous venons d'écouter. Il parle d'un jeune, qui courut à la rencontre de Jésus. Son impatience mérite d'être soulignée. Dans ce jeune, je vous vois tous, jeunes du Brésil et de l'Amérique latine. Vous êtes accourus des diverses régions de ce continent pour notre rencontre. Vous voulez écouter, de la voix du Pape, les paroles de Jésus lui-même.

Vous avez une question cruciale, rapportée dans l'Evangile, à lui soumettre. C'est la même que celle du jeune qui courut à la rencontre de Jésus : Que devons-nous faire pour obtenir la vie éternelle ? Je voudrais approfondir cette question avec vous. Il s'agit de la vie. La vie qui, en vous, est exubérante et belle. Que faire de celle-ci ? Comment la vivre pleinement ?

Nous comprenons immédiatement, dans la formulation de la question elle-même, que ne sont pas suffisants le "ici" et le "maintenant" ; autrement dit, nous ne réussissons pas à limiter notre vie dans l'espace et dans le temps, pour autant que nous prétendions élargir ses horizons. La vie les transcende. En d'autre termes : nous voulons vivre et non mourir. Nous sentons que quelque chose nous révèle que la vie est éternelle et qu'il est nécessaire de s'engager pour que cela ait lieu. Bref, celle-ci est entre nos mains et dépend, d'une certaine manière, de notre décision.

La question de l'Evangile ne concerne pas seulement l'avenir. Elle ne concerne pas seulement ce qui adviendra après la mort. Au contraire, il existe un engagement dans le présent, ici et maintenant, qui doit garantir l'authenticité et par conséquent l'avenir. En un mot, cette demande remet en question le sens de la vie. C'est pourquoi elle peut être formulée ainsi : que dois-je faire afin que ma vie ait un sens ? C'est-à-dire : comment dois-je vivre pour saisir pleinement les fruits de la vie ? Ou encore : que dois-je faire pour que ma vie ne soit pas inutile ?

Jésus est le seul qui puisse nous donner une réponse, parce qu'il est le seul qui puisse nous garantir la vie éternelle. C'est pourquoi, c'est également le seul qui parvienne à montrer le sens de la vie présente et à lui donner la plénitude de son contenu.

Mais avant de donner sa réponse, Jésus remet en question la demande du jeune sous un aspect extrêmement important : pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon ? Dans cette question se trouve la clé de la réponse. Ce jeune perçoit que Jésus est bon et qu'il est un maître. Un maître qui ne trompe pas. Nous sommes ici parce que nous avons cette même conviction : Jésus est bon. Il se peut que nous ne sachions pas expliquer pleinement la raison de cette perception, mais il est certain qu'elle nous rapproche de Lui et qu'elle nous ouvre à son enseignement : un maître bon. Celui qui reconnaît le bien veut dire qu'il aime. Et celui qui aime, selon l'heureuse expression de saint Jean, connaît Dieu (cf. 1 Jn 4, 7). Le jeune de l'Evangile a eu une perception de Dieu en Jésus Christ.

Jésus nous assure que seul Dieu est bon. Etre ouvert à la bonté signifie accueillir Dieu. Ainsi, Il nous invite à voir Dieu dans toutes les choses et dans tous les événements, même là où la majorité voit seulement une absence de Dieu. En voyant la beauté des créatures et en constatant la beauté présente dans chacune d'elles, il est impossible de ne pas croire en Dieu et de ne pas faire l'expérience de sa présence salvifique et réconfortante. Si nous réussissions à voir tout le bien qui existe dans le monde et, plus encore, à faire l'expérience du bien qui provient de Dieu lui-même, nous ne cesserions de nous approcher de Lui, de le louer et de lui rendre grâce. Il nous remplit sans cesse de joie et de biens. Sa joie est notre force.

Mais nous ne possédons que des connaissances partielles. Pour comprendre le bien, nous avons besoin d'aides, que l'Eglise nous offre en de nombreuses occasions, surtout dans la catéchèse. Jésus lui-même montre ce qui est bon pour nous, en nous donnant sa première catéchèse. "Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements" (Mt 19, 17). Il part de la connaissance que le jeune homme a déjà certainement reçue de sa famille et de la Synagogue : en effet, il connaît les commandements. Ils conduisent à la vie, ce qui veut dire qu'ils nous garantissent l'authenticité. Ce sont les grands indicateurs qui nous montrent la juste voie. Celui qui observe les commandements est sur le chemin de Dieu.

Il ne suffit pas, toutefois, de les connaître. Le témoignage a plus de valeur que la science, ou plutôt, c'est la science elle-même appliquée. Ils ne sont pas imposés de l'extérieur, ils ne limitent pas notre liberté. Au contraire : ils constituent de vigoureuses stimulations intérieures, qui nous portent à agir dans une certaine direction. A leur fondement se trouvent la grâce et la nature, qui ne nous laissent pas inertes. Nous devons marcher. Nous sommes poussés à faire quelque chose pour nous réaliser. Se réaliser à travers l'action, en réalité, c'est se rendre réels. Nous sommes, en grande partie, à partir de notre jeunesse, ce que nous voulons être. Nous sommes, pour ainsi dire, l'œuvre de nos propres mains.

Ici, je m'adresse de nouveau à vous, chers jeunes, car je veux entendre de vous aussi la réponse du jeune de l'Evangile : toutes ces choses, je les ai observées dès ma jeunesse. Le jeune de l'Evangile était bon. Il observait les commandements. Il marchait sur le chemin de Dieu. C'est pourquoi Jésus, à peine l'eut-il vu, l'aima. En reconnaissant que Jésus était bon, il donna la preuve que lui aussi était bon. Il avait une expérience de la bonté et, donc, de Dieu. Et vous, jeunes du Brésil et de l'Amérique latine, avez-vous déjà découvert ce qui est bon ? Suivez-vous les commandements du Seigneur ? Avez-vous découvert que cela est le véritable et unique chemin vers le bonheur ?

Les années que vous êtes en train de vivre sont les années qui préparent votre avenir. Le "lendemain" dépend beaucoup de la manière dont vous vivez l'"aujourd'hui" de la jeunesse. Devant vos yeux, mes très chers jeunes, vous avez une vie dont nous souhaitons qu'elle soit longue ; mais il n'y en a qu'une, elle est unique : ne permettez pas qu'elle passe en vain, ne la gaspillez pas. Vivez avec enthousiasme, avec joie, mais surtout avec un sens de responsabilité.


Lire le texte intégral du discours du Pape Benoît XVI  

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