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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 11:14

Extrait de l’Audience Générale du Pape Benoît XVI, le 15 avril 2009.

 

Chers frères et sœurs,

 

L'Audience générale traditionnelle du mercredi est empreinte aujourd'hui d'une joie spirituelle, qu'aucune souffrance ni peine ne peuvent effacer, car c'est une joie qui jaillit de la certitude que le Christ, par sa mort et sa résurrection, a définitivement triomphé sur le mal et sur la mort. "Le Christ est ressuscité! Alléluia!" chante l'Eglise en fête. Et ce climat de fête, ces sentiments typiques de Pâquesse prolongent non seulement au cours de cette semaine – l'Octave de Pâques – mais s'étendent au cours des cinquante jours qui vont jusqu'à la Pentecôte. Le mystère de Pâques embrasse même toute la durée de notre existence.

 

En ce temps liturgique, les références bibliques et les invitations à la méditation, qui nous sont offertes pour approfondir la signification et la valeur de Pâques, sont véritablement nombreuses. La "via crucis" que, au cours du Saint Triduum, nous avons reparcourue avec Jésus jusqu'au Calvaire, en en revivant la douloureuse Passion est devenue, au cours de la solennelle Veillée de Pâques, une "via lucis" réconfortante, un chemin de lumière et de renaissance spirituelle, de paix intérieure et de solide espérance. Après les pleurs, après le désarroi du Vendredi saint, suivi par le silence chargé d'attente du Samedi saint, à l'aube du "premier jour après le sabbat" a retenti avec vigueur l'annonce de la Vie qui a vaincu la mort : "Dux vitae mortuus / regnat vivus – le Seigneur de la vie était mort ; mais à présent, vivant, il triomphe!" La nouveauté bouleversante de la résurrection est si importante que l'Eglise ne cesse de la proclamer, en prolongeant son souvenir en particulier chaque dimanche, jour du Seigneur et Pâque hebdomadaire du peuple de Dieu. Nos frères orientaux, comme pour souligner ce mystère de salut qui enveloppe notre vie quotidienne, appellent le dimanche en russe "jour de la résurrection" (voskrescénje).

 

Il est donc fondamental pour notre foi et pour notre témoignage chrétien de proclamer la résurrection de Jésus de Nazareth comme un événement réel, historique, attesté par de nombreux témoins faisant autorité. Nous l'affirmons avec force car, à notre époque également, il ne manque pas de personnes qui cherchent à en nier l'historicité, en réduisant le récit évangélique à un mythe, en reprenant et en présentant des théories anciennes et déjà utilisées comme nouvelles et scientifiques. Certes, la résurrection n'a pas été pour Jésus un simple retour à la vie terrestre précédente, mais elle a été le passage à une dimension profondément nouvelle de vie, qui nous concerne nous aussi, qui touche toute la famille humaine, l'histoire et tout l'univers. Cet événement a changé l'existence des témoins oculaires, comme le démontrent les récits évangéliques et les autres écrits néotestamentaires ; il s'agit d'une annonce que des générations entières d'hommes et de femmes au cours des siècles ont écoutée avec foi et ont témoignée, souvent au prix de leur sang, à travers le martyre. Cette année également, cette bonne nouvelle retentit à Pâques, de façon immuable et toujours nouvelle, dans tous les lieux de la terre : Jésus mort en croix est ressuscité, il vit glorieux car il a vaincu le pouvoir de la mort. Telle est la victoire de la Pâque! Tel est notre salut! Et avec Saint Augustin, nous pouvons chanter : "La résurrection du Christ est notre espérance!".

 

C'est vrai : la résurrection de Jésus fonde notre solide espérance et illumine tout notre pèlerinage terrestre, y compris l'énigme humaine de la douleur et de la mort (…). La mort du Fils de Dieu appartient au tissu de l'histoire du Salut, et (…) c'est même d'elle que cette histoire tire sa logique et sa véritable signification. Dans le mystère pascal s'accomplissent les paroles de l'Ecriture, c'est-à-dire qu'il s'agit d'un événement qui porte en soi un logos, une logique : la mort du Christ témoigne que la Parole de Dieu s'est faite jusqu'au fond "chair", "histoire" humaine. Comment et pourquoi ceci a eu lieu, se comprend à partir [de] Saint Paul (…) : le Christ est mort "pour nos péchés". Avec ces paroles, le texte de Saint Paul (1 Co 15. 3-8) semble reprendre la prophétie d'Isaïe contenue dans le Quatrième chant du Serviteur de Dieu (cf. Is 53, 12). Le Serviteur de Dieu "s'est livré lui-même jusqu'à la mort", a porté "le péché des multitudes", et intercédant pour les "criminels", il a pu apporter le don de la réconciliation des hommes entre eux et des hommes avec Dieu : sa mort met donc fin à la mort ; le chemin de la Croix conduit à la Résurrection.

 

Dans les versets qui suivent, l'Apôtre s'arrête ensuite sur la résurrection du Seigneur. Il dit que le Christ "est ressuscité le troisième jour conformément aux Ecritures". De nombreux exégètes entrevoient dans l'expression : "Il est ressuscité le troisième jour conformément aux Ecritures" un rappel significatif de ce que nous lisons dans le Psaume 16, où le Psalmiste proclame : "Tu ne peux m'abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption"(v. 10). Il s'agit de l'un des textes de l'Ancien Testament, cités aux débuts du christianisme, pour démontrer le caractère messianique de Jésus. Etant donné que selon l'interprétation juive, la corruption commençait après le troisième jour, la parole de l'Ecriture s'accomplit en Jésus qui ressuscite le troisième jour, c'est-à-dire avant que ne commence la corruption. Saint Paul, transmettant fidèlement l'enseignement des Apôtres, souligne que la victoire du Christ sur la mort a lieu à travers la puissance créatrice de la Parole de Dieu. Cette puissance divine apporte espérance et joie : c'est en définitive le contenu libérateur de la révélation pascale. Dans la Pâque, Dieu se révèle lui-même et révèle la puissance de l'amour trinitaire qui anéantit les forces destructrices du mal et de la mort.



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Published by Matthieu BOUCART - dans Benoit XVI
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Vincent 18/07/2010 17:03



Mon Cher Matthieu,


J'aime quand tu cites Saint Augustin : et "Dieu sait" qu'il avait réfléchi à ce que tu crois utile de rappeler en gros, sur fond jaune et surligné. Pour nous qui avons Foi en l'Eglise et croyons
au mystère pascal, peu importe l'historiographie ou le scientisme. Même les existentialistes purs et durs ne sont jamais parvenus à faire disparaître Jésus, au pire était-il une Idée (avec une
majuscule) incontournable. 


L'essentiel est de vivre sa Foi. Savoir que quand tu es au désespoir, en proie à la mélancolie, tu ne sombres pas dans l'acédie. Au contraire, un détour par Saint Léon, une prière à la Vierge et
ru reparts, la vie continue. 


Un échange avec cette "famile" dont tu m'as fait comprendre le sens et la portée suffit.


Et, même quand il n'y a plus rien en apprence, il reste Marie, mère de Dieu, qui nous a laissé ce message : croyez ! J'ai laissé sacrifier mon fils pour vous !


Alors aide ceux qui doutent car ils en ont besoin, mais ne discute pas (j'allais écrire "ne perds pas ton temps") avec ces historiographes qui n'auront de cesse de tout faire pour "avec la
raison" détruire ce qu'il y a de plus beau : l'amour de Dieu et des siens.


Bonne fin de journée.


Vincent