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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 17:15

Suite de la lettre apostolique du Pape Jean-Paul II sur le sens chrétien de la souffrance humaine (Salvifici Doloris, le 11 février 1984).

 

12. Le Livre de Job soulève de manière aiguë le « pourquoi » de la souffrance, il montre également que celle-ci frappe l'innocent, mais il ne donne pas encore la solution du problème.

 

Déjà dans l'Ancien Testament, nous remarquons une tendance qui cherche à dépasser l'idée selon laquelle la souffrance n'a de sens que comme punition du péché, car on souligne en même temps la valeur éducative de cette peine qu'est la souffrance. Ainsi donc, dans les souffrances infligées par Dieu au Peuple élu est contenue une invitation de sa miséricorde, qui châtie pour amener à la conversion : « Ces persécutions ont eu lieu non pour la ruine mais pour la correction de notre peuple ».

 

Ainsi est affirmée la dimension personnelle de la peine. Selon cette dimension, la peine a un sens non seulement parce qu'elle sert à répondre au mal objectif de la transgression par un autre mal, mais avant tout parce qu'elle crée la possibilité de reconstruire le bien dans le sujet même qui souffre.

 

C'est là un aspect extrêmement important de la souffrance. Il est profondément enraciné dans toute la Révélation de l'ancienne et surtout de la nouvelle Alliance. La souffrance doit servir à la conversion, c'est-à-dire à la reconstruction du bien dans le sujet, qui peut reconnaître la miséricorde divine dans cet appel à la pénitence. La pénitence a pour but de triompher du mal, qui existe à l'état latent dans l'homme sous diverses formes, et de consolider le bien tant dans le sujet lui-même que dans ses rapports avec les autres et surtout avec Dieu.

 

 

Source 

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Published by Matthieu BOUCART - dans Salvifici Doloris
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