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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 23:00

Dimanche 17 avril 2011 – dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur (Année A)

 

Première lecture : Isaïe 50. 4-7

« La Parole me réveille chaque matin »

 

Psaume 21

« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné? »

 

Deuxième lecture : Philippiens 2. 6-11

« Jésus-Christ est le Seigneur »

 

Evangile : Mt 26. 14 - 27. 66

« Vraiment, celui-ci était le Fils de Dieu  »


***

Message audio du Pape : 2011

Angelus du Pape : 2008 - 2011

Homélie du Père Walter Covens : 2011 

Homélie du Frère Dominique (Communauté de Saint Joseph) : 2011 

Audio de Radio Vatican : 2011

Ce que l’Evangile nous dit et me demande

Nous pouvons tous faire quelque chose pour le Christ qui agonise aujourd'hui (P. Raniero Cantalamessa)

"J'ai péché en livrant à la mort un innocent" (P. Pierre Desroches, de Montréal)

"J'avance comme un âne" (P. Nicolas)

 

*** 

 

« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné? » (Mt 27. 46) 

 

« La crucifixion signifie une mort infamante et, conjuguant la souffrance physique et l'humiliation morale, elle est l'une des peines les plus inhumaines que le monde ancien ait inventées. Ce n'est pas un hasard si sur tout le territoire de l'empire, tous ceux qui jouissent de la citoyenneté romaine sont exemptés de cette mort horrible et honteuse. Elle est normalement réservée aux séditieux barbares et aux esclaves. Cette forme de supplice, que les romains ont empruntée à Carthage, a été pratiquée dès l'époque républicaine et s'est répandue par la suite dans tout l'Empire. Le condamné est attaché ou cloué nu à un poteau coupé par une traverse, et on le laisse mourir lentement. Il souffre de suffocations, le soleil lui brûle la tête, tout le corps s'engourdit à cause de la position forcée, les blessures s'enflamment, provoquant des douleurs insupportables. Le crucifié attend la mort comme une libération, mais la mort tarde à venir... Parfois, il reste suspendu sur la croix plusieurs jours, il arrive même que les oiseaux lui arrachent les yeux à coups de bec alors qu'il est encore vivant...

 

« (...) Un groupe de femmes de Galilée regarde de loin ce qui se passe sur le Crâne : il y a là Marie de Magdala, Marie, la femme de Copas, Salomé et d'autres. La mère de Jésus avec sa soeur se trouve aussi parmi elles. La douleur et le désespoir de ces femmes sont sans mesure : le voilà donc, celui qu'elle ont cru être le "trône de David", le Messie depuis toujours attendu... De toutes les prophéties, une seule s'est accomplie : en cette heure, la douleur transperce l'âme de sa mère comme un glaive. Comment se fait-il que Dieu permette ce qui se passe en ce moment? Jésus, qu'elles savaient être la Foi incarnée, lui qu'elles connaissent comme Amour incarné, reste impuissant devant ses bourreaux. Il n'y a pas longtemps, Salomé lui demandait des places d'honneur pour ses fils lorsqu'il aurait établi son royaume, et voilà maintenant qu'il va mourir parmi les malfaiteurs. Les femmes voient que les soldats lui arrachents ses vêtements, lui laissant seulement un pagne, elles voient qu'ils préparent la Croix et qu'ils y clouent Jésus. Elles entendent les coups horribles des marteaux qui enfoncent d'énormes clous dans ses poignets et ses pieds. Leur effroi n'a pas de limites. Simon de Cyrène, qui se trouve tout près de la Croix, entend ce que dit Jésus.

- Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font.

 

« (...) Aujourd'hui aussi, les passants s'arrêtent devant les trois croix et lisent les pancartes avec froide curiosité. Quelqu'un, qui a entendu parler de ce Nazaréen, le regarde d'un sourire narquois et lui crie :

- Hé! Toi qui voulais détruire le Temple et en bâtir un autre en trois jours, sauve-toi toi-même! Descends de la croix!

Certains membres du Sanhédrin, qui ne veulent pas se priver de la satisfaction d'assister à la fin de leur condamné, viennent au Golgotha. "Il disait avoir sauvé d'autres gens qui lui criaient Hosanna, se disent-ils entre eux pour se moquer de lui, mais il ne peut pas se sauver lui-même!" - "Il est le roi d'Israël? Qu'il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui!"- "Il a mis sa confiance en Dieu, il dit être le Fils de Dieu. Eh bien, voyons si Dieu veut le sauver maintenant..." 

 

« (...) Entre-temps, le vent se lève et de gros nuages noirs cachent complètement le ciel. On dirait que le soleil lui-même se couvre les yeux pour ne pas voir la folie des hommes... Mais eux, ils continuent de bafouer Jésus, qui supporte en silence cette peine inhumaine (...). Trois ans durant, parcourant le pays, Jésus a enseigné à tous comment être enfants du Père, il a soulagé les souffrances et annoncé la bonne nouvelle du Royaume. Mais les gens n'ont pas voulu entrer dans ce Royaume, car tous, les Juifs comme les païens, croient plutôt au royaume d'ici-bas, alors que celui que Jésus annonce vient du ciel et mène au ciel. Voilà maintenant qu'il se tait, il ne suscitera plus jamais l'inquiétude dans leurs coeurs... (...). Soudain, l'agonisant pousse un cri. Puis sa tête retombe sur sa poitrine. Son coeur s'est arrêté. Il est mort. Le Fils de l'Homme a bu sa coupe de souffrance jusqu'à la lie (...). L'aspect redoutable de la nature suscite un sentiment d'oppression chez tous ceux qui se trouvent sur le Crâne. Ils rentrent en ville, troublés et accablés, avec une tristesse profonde et convaincus intimement qu'il s'est passé quelque chose d'horrible. » (P. Alexander Men)



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Published by Matthieu BOUCART - dans Liturgie
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