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19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 17:55

Le 22 décembre 2005, le Pape Benoît XVI a reçu en audience, dans la Salle Clémentine du Palais apostolique, les cardinaux et les membres de la Famille apostolique et de la Curie romaine venus lui présenter les traditionnels vœux de Noël. Le Pape a prononcé un discours dont nous publions quelques extraits.

Avant toute activité et toute transformation du monde, il doit y avoir l'adoration. Elle seule nous rend véritablement libres ; elle seule nous donne les critères pour notre action. Précisément dans un monde où les critères d'orientation viennent progressivement à manquer et où existe la menace que chacun fasse de soi-même son propre critère, il est fondamental de souligner l'adoration. Pour tous ceux qui étaient présents [à la veillée de prière des JMJ de Cologne], le silence intense de ce million de jeunes reste inoubliable; un silence qui nous unissait et qui élevait chacun quand le Seigneur dans le Sacrement était déposé sur l'autel (…).

 

Je voudrais seulement souligner ici encore une fois ce point que, il y a peu, nous avons déjà noté dans le contexte de la Journée mondiale de la Jeunesse : l'adoration du Seigneur ressuscité, présent dans l'Eucharistie en chair et en sang, corps et âme, avec sa divinité et son humanité. Il est émouvant pour moi de voir comment, partout dans l'Eglise, est en train de se réveiller la joie de l'adoration eucharistique et que ses fruits se manifestent.

Au cours de la période de la réforme liturgique la Messe et l'adoration en dehors de celle-ci étaient souvent considérées comme en opposition entre elles : le Pain eucharistique ne nous aurait pas été donné pour être contemplé, mais pour être mangé, selon une objection alors courante. Dans l'expérience de prière de l'Eglise s'est désormais manifesté le non-sens d'une telle opposition. Augustin avait déjà dit :  "...nemo autem illam carnem manducat, nisi prius adoraverit;... peccemus non adorando - Que personne ne mange cette chair sans auparavant l'adorer ;... nous pécherions si nous ne l'adorions pas" (cf. Enarr; in Ps 98, 9 CCL XXXOX 1385).

De fait, dans l'Eucharistie nous ne recevons pas simplement une chose quelconque. Celle-ci est la rencontre et l'unification de personnes ; cependant, la personne qui vient à notre rencontre et qui désire s'unir à nous est le Fils de Dieu. Une telle unification ne peut se réaliser que selon la modalité de l'adoration. Recevoir l'Eucharistie signifie adorer Celui que nous recevons. Ce n'est qu'ainsi, et seulement ainsi, que nous devenons une seule chose avec Lui.

C'est pourquoi le développement de l'adoration eucharistique, telle qu'elle a pris forme au cours du Moyen-âge, était la conséquence la plus cohérente du mystère eucharistique lui-même : ce n'est que dans l'adoration que peut mûrir un accueil profond et véritable. C'est précisément dans cet acte personnel de rencontre avec le Seigneur que mûrit ensuite également la mission sociale qui est contenue dans l'Eucharistie et qui veut briser les barrières non seulement entre le Seigneur et nous, mais également et surtout les barrières qui nous séparent les uns des autres.

Lire le texte intégral du discours du Pape Benoît XVI à la Curie romaine, le 22 décembre 2005

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