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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 23:00

Discours du Pape Benoît XVI aux participants de l’Assemblée Plénière de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 31 janvier 2008.

Messieurs les Cardinaux,
Vénérés frères dans l'épiscopat et le sacerdoce,
très chers et fidèles collaborateurs!

C'est pour moi un motif de grande joie de vous rencontrer à l'occasion de votre Session plénière. Je peux ainsi vous exprimer les sentiments de profonde reconnaissance et d'appréciation cordiale que j'éprouve pour le travail que votre dicastère accomplit au service du ministère d'unité, confié de manière particulière au Pontife Romain. C'est un ministère qui s'exprime principalement en fonction de l'unité de foi, qui repose sur le "dépôt sacré", dont le Successeur de Pierre est le premier gardien et défenseur (cf. Const. apos. Pastor Bonus, n. 11).

(…) La Congrégation pour la Doctrine de la Foi a publié l'année dernière deux Documents importants qui ont offert plusieurs précisions doctrinales sur des aspects essentiels de la doctrine sur l'Eglise et sur l'Evangélisation. Ce sont des précisions nécessaires pour le déroulement correct du dialogue œcuménique et du dialogue avec les religions et les cultures du monde. Le premier Document s'intitule : "Réponses à des questions concernant certains aspects à propos de la doctrine de l'Eglise" et il repropose également dans les formulations et dans le langage l'enseignement du Concile Vatican II, en pleine continuité avec la doctrine de la Tradition catholique. Il est ainsi confirmé que
la seule et unique Eglise du Christ que nous confessons dans le Symbole, a sa subsistance, sa permanence et sa stabilité dans l'Eglise catholique et que l'unité, l'indivisibilité et l'indestructibilité de l'Eglise du Christ ne sont donc pas annulées par les séparations et les divisions des chrétiens.

A côté de cette précision doctrinale fondamentale, le Document repropose l'usage linguistique correct de certaines expressions ecclésiologiques, qui risquent d'être mal comprises, et il attire dans ce but l'attention sur la différence qui reste encore entre les diverses Confessions chrétiennes à l'égard de la compréhension de l'être « Eglise », au sens proprement théologique. Cela, loin d'empêcher l'engagement œcuménique authentique, constituera un encouragement pour que la confrontation sur les questions doctrinales se déroule toujours avec réalisme et une pleine conscience des aspects qui séparent encore les Confessions chrétiennes, ainsi que dans la reconnaissance joyeuse des vérités de foi communément professées et de la nécessité de prier sans cesse pour un chemin plus rapide vers une unité des chrétiens plus grande et à la fin complète. Cultiver une vision théologique considérant l'unité et l'identité de l'Eglise comme ses qualités "cachées dans le Christ", avec la conséquence que, de fait, l'Eglise existerait d'un point de vue historique sous de multiples configurations ecclésiales, uniquement réconciliables dans une perspective eschatologique, ne pourrait qu'engendrer un ralentissement, puis la paralysie de l'œcuménisme lui-même.

L'affirmation du Concile Vatican II que la véritable Eglise du Christ "subsiste dans l'Eglise catholique" (Const. dogm. Lumen gentium, n. 8) ne concerne pas seulement le rapport avec les Eglises et les communautés ecclésiales chrétiennes, mais s'étend également à la définition des relations avec les religions et les cultures du monde. Le Concile Vatican II lui-même, dans la Déclaration Dignitatis humanae sur la liberté religieuse affirme que "cette unique vraie religion, nous croyons qu'elle subsiste dans l'Eglise catholique et apostolique à qui le Seigneur Jésus a confié le mandat de la faire connaître à tous les hommes" (n. 1). La "Note doctrinale sur certains aspects de l'évangélisation" – l'autre Document publié par votre Congrégation en décembre 2007 –, face au risque d'un relativisme religieux et culturel durable, réaffirme que l'Eglise, à l'époque du dialogue entre les religions et les cultures, ne se dispense pas de la nécessité de l'évangélisation et de l'activité missionnaire à l'égard des peuples, ni ne cesse de demander aux hommes d'accueillir librement le salut offert à toutes les nations. La reconnaissance d'éléments de vérité et de bonté dans les religions du monde et du sérieux de leurs efforts religieux, le dialogue et l'esprit de collaboration avec celles-ci pour la défense et la promotion de la dignité de la personne et des valeurs morales universelles, ne peuvent pas être entendus comme une limitation de la tâche missionnaire de l'Eglise, qui l'engage à annoncer sans relâche le Christ comme le chemin, la vérité et la vie (cf. Jn 14, 6).

 

 

Lire le texte intégral du discours du Pape Benoît XVI

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Published by Matthieu BOUCART - dans Benoit XVI
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commentaires

Matthieu 04/10/2009 12:25


Une contribution importante du Pape Benoît XVI sur l'humanité de Jésus :


"La réalité intégrale du Christ"



ti'hamo 11/05/2009 21:11

> Jonas> "Oui, le Fils de l'homme s'en va selon qu'il est écrit de lui ; mais malheur à cet homme-là par qui le Fils de l'homme est livré! Mieux eût valu pour cet homme-là de ne pas naître" ! (Mc 14,21) Luc 22,22 écrit : "Le Fils de l'homme, certes, va son chemin selon ce qui a été arrêté, mais malheur à cet homme-là par qui il est livré!"1- Ce que vous me citez là sont bien des propos qui s'appliquent à Jésus Lui-même : oui, certes, le Fils de l'Homme va son chemin, oui, il sera livré et va mourir selon ce qui est écrit, oui, Jésus est venu accomplir les Écritures.Mais je ne vois pas qu'il soit dit que Judas soit utilisé par Jésus pour "forcer le destin" et permettre à des écritures prévues par d'autres de s'accomplir. Jésus parle de Lui-même, dans les passages que vous citez.2- Encore une fois, on se trouve dans le cas d'un dieu OMNIscient : lui embrasse toute la réalité d'un seul acte de connaissance ; donc, de la même façon qu'une personne placée au-dessus d'une scène peut décrire à ceux qui s'y trouvent (et qui, eux, ne peuvent pas forcément tout en voir, à cause des accidents de terrain) ce qui s'y passe en tous points, en direct,Lui peut inspirer à un moment un prophète de raconter ce qui se passe à un autre endroit dans le temps.> Je veux bien qu'on veuille absolument distinguer entre "livrer" et "trahir",mais enfin de mon point de vue, à la différence des colis postaux, les amis, quand on les livre, cela revient à les trahir.Surtout "livrer" à une troupe d'hommes armés qui ne sont de toute évidence pas là pour poser tranquillement des questions de théologie au rabbi.> Vous persistez à dire : "l'Eglise catholique romaine a réglé le sort de Judas depuis longtemps et n'en parle pratiquement jamais sinon comme du Traître" :encore une fois, l'Église catholique romaine parle de Judas, souvent, avant tout comme de l'exemple du désespoir.Il me semble que si Judas est présenté comme potentiellement damné, c'est uniquement à cause de son désespoir, non ?Et que l'église catholique en parle souvent, ainsi que du reniement de Pierre, pour montrer, justement, que plus encore que la gravité de la faute, c'est l'acceptation du pardon de Dieu (donc de son amour) qui compte.Puisque les deux trahissent, mais que l'un désespère et l'autre demande pardon.

Jonas 11/05/2009 09:42

Citation nde Benoît XVI, si Over-blog veut bien : "Du reste, quand nous pensons au rôle négatif joué par Judas, nous devons l'insérer dans la direction supérieure des événements de la part de Dieu. Sa trahison a conduit à la mort de Jésus, qui transforma ce terrible supplice en espace d'amour salvifique et en don de soi au Père (cf. Gal 2,20 ; Ep 5,2.25). Le verbe trahir est la version d'un mot grec qui signifie livrer. Parfois son sujet est même Dieu en personne : c'est lui qui par amour livra Jésus pour nous tous (cf. Rm 8,32). Dans son mystérieux projet salvifique, Dieu assume le geste inexcusable de Judas comme une occasion de don total du Fils pour la rédemption du monde. "Noter l'expression "Dieu assume", très pontificale, mais qui va sans doute plus loin dans l'esprit du Pape...

Jonas 11/05/2009 09:39

Y'a eu un bug... je continue avec la citation de Benoît XVI : "




Yves 11/05/2009 09:37

Cette discussion devient pitoyable. Je te pensais plus évolué intellectuellement Matthieu. Mais non, tu as décidé de rester "au ras des pâquerettes". Sois sérieux au moins une seconde ! On ne discute pas pour le plaisir de te donner raison (ce qui a d'ailleurs déjà été démontré), mais pour dire la Vérité catholique de toujours ! As-tu compris les mots impassibles, incorruption, inaltérée ? Peux tu me les définir ? As-tu compris la définition de Foi ? Si oui, tu es obligé de reconnaître que tu es dans l'hérésie en professant un Verbe mort et une Vierge Immcaulée souillée ! Abomination devant Dieu que de prêcher de telles hérésies doctrinales !Revenons au début. J'ai dis (et je le répète !) que je ne confond pas (pour la période incarnative) le Christ d'avec le Verbe. Si tu persites à penser que le Christ (le mot Christ veut dire "oint du Seigneur") était déjà "oint" dans sa nature humaine avant l'Incarnation, alors tu devient une fois de plus hérétique. Quand je parle de "Christ", je parle de l'hypostase Divine INCARNEE. Au contraire, quand je parle de "Verbe", je parle d'Hypostase Divine NON INCARNEE. La différence entre le Christ et le Verbe, c'est l'INCARNATION ! Affirmer que le Verbe au sens strict n'est pas le Christ et que le Christ n'est pas le Verbe est donc une Verité catholique (je sais que tu es allergique à la doctrine catholique, mais quand même, on peut difficilement nier cette différence incarnative). De quelle religion appartiens tu ? Change de paroisse si tu entends te telles hérésies ! Mieux vaut aller ailleurs !Cela te rends peut-être fou de rage, mais le Christ N'EXISTAIT PAS avant l'Incarnation. Ce qui existait avant, c'est l'Hypostase Divine du Fils. Si l'Hypostase Divine existait SANS le Christ, c'est qu'il y a bien une différence ! Et cette différence, c'est l'Incarnation. Après avoir nié la Virginité Perpétuelle de Marie, après avoir nié la Personne Divine du Fils impassible en tombant dans le théopaschisme, tu nie maintenant l'Incarnation. Quelle sera la prochaine hérésie ?