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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 15:41

Chers amis lecteurs,

En cette nuit, une année s’achève pour laisser place à une autre. Comme chaque année, nous nous réunissons en ce soir de la Saint Sylvestre, en famille ou entre amis, pour célébrer la nouvelle année, avec tous les espoirs dont elle est porteuse pour chacun de nous de renouveau et de bonheur. Qui dit nouvelle année dit en effet nouvelle chance, nouveau départ. Tout redevient possible, et nous osons croire de nouveau en l’avenir. C’est sans doute la raison pour laquelle nous sommes dans la réjouissance et dans la fête. Les festivités – parfois un peu excessives ! – du réveillon du Nouvel An me paraissent révélatrice chez nos contemporains d’un immense acte de foi et d’espérance en l’avenir. Nous osons croire que les épreuves et difficultés de l’année passée sont derrière nous, et que l’année qui vient va nous sourire ; qu’elle sera bonne. En cette nuit du 31 décembre, nous accueillons dans notre cœur la Bonne Nouvelle d’un nouveau commencement, comme d’une nouvelle « naissance ». Et nous sommes dans la joie. Nous formulons les uns pour les autres des vœux de bonne santé, de réussite sociale, amoureuse et familiale. Nous appelons les uns sur les autres le bonheur et la paix.

« Appelez le bonheur sur Jérusalem :
Paix à ceux qui t’aiment !
Que la paix règne dans tes murs,
le bonheur dans tes palais ! »

(Psaume 121)

Je vous souhaite donc à titre personnel tous mes vœux de bonheur et de paix pour cette année 2009 qui commence. Mais au risque de vous surprendre, je ne vous souhaite pas d’abord d’être riche, en bonne santé, ou de trouver l’homme ou la femme de votre vie. Cela, je vous le souhaite aussi, mais je ne vous le souhaite pas d’abord, car le vrai bonheur est ailleurs. Le vrai bonheur – votre bonheur – ne dépend pas des circonstances extérieures de votre vie, qui vont, qui viennent ; qui un jour vous sont favorables, un jour défavorables – cette vérité, qui fut celle de l’année 2008 et des années précédentes, sera aussi, n’en doutons pas, celle de 2009 et de toutes les années à venir... L’année 2009 nous réserve ainsi de grands moments de joie et de vrai bonheur, mais aussi – nous le pressentons déjà –, des moments de peine et des épreuves... Il est donc vain et dérisoire de faire dépendre notre bonheur des circonstances heureuses de notre vie. Parce que ces circonstances heureuses, si elles surviennent – et je souhaite sincèrement aussi qu’elles surviennent pour chacun de vous –, ces circonstances heureuses passent, et ne durent pas.

Mon souhait le plus cher en ce début d’année, et pour chacun de vous, va au-delà du bonheur que la santé, l’argent ou l’amour humain peut procurer à un cœur d’homme. Ce que je vous souhaite à tous, c’est d’entrer dans le bonheur qui ne passe pas, et qui demeure par-delà les vicissitudes de nos existences ; des évènements, favorables ou défavorables, de notre vie.

Mais quel est donc ce bonheur qui ne passe pas ?

Le bonheur qui ne passe pas, ce n’est pas le bonheur lié aux évènements favorables et heureux de notre vie, qui passent ; c’est le bonheur d’un cœur enraciné dans l’Amour de Dieu qui, Lui, ne passe pas. Toutes les choses de ce monde passent ; seul l’amour de Dieu est éternel. Pour connaître le vrai bonheur sur cette terre, il faut planter sa tente dans l’Amour éternel de Dieu.

Le bonheur, c’est d’être en paix avec Dieu, c’est d’être réconcilié avec Lui. C’est découvrir qu’il est notre Père, et que nous sommes ses enfants. C’est faire l’expérience de son Amour miséricordieux pour chacun de nous, cet Amour miséricordieux qu’il nous a manifesté en son Fils Jésus-Christ. C’est apprendre de Lui qu’il est doux et humble de cœur, et qu’il veut notre bonheur. Qu’il ne nous a pas créé pour une existence misérable et malheureuse, mais pour le bonheur, le vrai bonheur, le bonheur qui ne passe pas. « Je sais les projets que j'ai formés sur vous, dit le Seigneur, projets de paix et non de malheur : je vais vous donner un avenir et une espérance. » (Jr 29. 11)

Ce que nous attendons de l’année nouvelle – le bonheur durable – l’année nouvelle ne pourra pas nous le donner, et nous le constaterons amèrement à la fin de l’année prochaine, comme à la fin de chaque année, et nous reporterons alors notre espérance sur l’année d’après. Mais ce que l’année nouvelle ne peut nous donner, nous pouvons le recevoir de Dieu ! « Ne vous y trompez pas, frères bien-aimés, les dons les meilleurs, les présents merveilleux, viennent d'en haut, ils descendent tous d'auprès du Père de toutes les lumières, lui qui n'est pas, comme les astres, sujet au mouvement périodique ni aux éclipses passagères. Il a voulu nous donner la vie par sa parole de vérité, pour faire de nous les premiers appelés de toutes ses créatures. » (Jc 1. 16-18).

De notre Père des Cieux, de qui vient toute bénédiction, nous pouvons recevoir la grâce d’un nouveau départ, d’une nouvelle vie, du vrai bonheur qui ne passe pas. En Lui, nous pouvons tout recommencer, nous pouvons tout espérer, qui que nous soyons, et où que nous en soyons dans notre expérience de vie – même si nous nous croyons incapables de faire quelque chose de beau avec notre vie, même si nous pensons qu’il est trop tard. Avec Dieu, tout redevient possible ! De Lui, nous pouvons recevoir la Bonne Nouvelle, la vraie Bonne Nouvelle qui nous vient de l’Evangile – qui signifie précisément « Bonne Nouvelle » –, et qui est cette intimité de vie avec le Dieu d’Amour, le Très-Haut qui s'est fait le Tout Proche en la personne de son Fils bien-aimé, Jésus-Christ. En Jésus-Christ, et par son sang versé pour nous sur la Croix, notre âme pacifiée et réconciliée peut connaître et goûter le vrai repos, la paix intérieure, et retrouver la capacité d’aimer – de s’aimer soi-même et d’aimer les autres. « Maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez loin, vous êtes devenus proches par le sang du Christ. C’est lui, le Christ, qui est notre paix (…). Il voulait ainsi rassembler les uns et les autres en faisant la paix, et créer en lui un seul Homme nouveau. Les uns comme les autres, réunis en un seul corps, il voulait les réconcilier avec Dieu par la Croix : en sa personne, il a tué la haine. Il est venu annoncer la Bonne Nouvelle de la paix, la paix pour vous qui étiez loin, la paix pour ceux qui étaient proches. » (Eph 2. 13-17)

Nous venons de vivre deux années mariales intenses : 2007, qui fut marquée par le 90e anniversaire des apparitions de la Vierge Marie à Fatima, et 2008 qui fut l’année jubilaire du 150e anniversaire des apparitions de Lourdes. Je vous propose en ce début d’année 2009 que nous nous tournions de nouveau vers la Vierge Marie, elle que nous honorons dans la liturgie du 1er janvier comme la Mère de Dieu. Dans son important message du 25 décembre 2008 à Medjugorje, elle nous dit ceci :
« Chers enfants, vous courez, vous travaillez, vous amassez, mais sans la bénédiction. Vous ne priez pas ! Aujourd’hui je vous invite à vous arrêter devant la crèche et à méditer sur Jésus que je vous donne aujourd’hui encore, pour qu’Il vous bénisse et vous aide à comprendre que, sans Lui, vous n’avez pas d’avenir. C’est pourquoi, petits enfants, abandonnez vos vies entre les mains de Jésus afin qu’Il vous guide et vous protège de tout mal. Merci d’avoir répondu à mon appel. »

Je vous propose de garder ce message dans votre coeur tout au long de cette nouvelle année 2009, car
dans ce message se trouve le secret de votre bonheur.

Votre bonheur, nous dit Marie, se trouve en Dieu. Or, comment entre-t-on habituellement en relation avec Dieu ? Par la prière. Si nous voulons que quelque chose change dans notre vie, si nous voulons connaître le bonheur, le vrai bonheur, le bonheur durable et inaltérable qui se trouve en Dieu, alors nous devons prier. Comme disait le Padre Pio : « 
Dans les livres nous cherchons Dieu, dans la prière nous le trouvons. La prière est la clé qui ouvre le coeur de Dieu. » Saint Alphonse de Liguori ne disait pas autre chose, qui comparait aussi la prière à une clé : « la prière est la clef de tous les trésors divins ». « Chacun de nous peut tutoyer le Seigneur, disait le Pape Benoît XVI ; chacun peut l'appeler. Le Seigneur se trouve toujours à portée de voix. »

Prenons donc l’habitude de la prière. De nous « arrêter », comme dit Marie, « devant la crèche », ou devant une icône, un crucifix ; et de prier notre Père qui est là, dans le secret. Jésus nous dit qu’Il nous le revaudra (Mt 6. 6). Nous ne perdons pas notre temps quand nous prions ; nous enracinons notre vie dans le vrai bonheur. Nous ne nous en rendrons peut-être pas compte immédiatement, mais après quelques semaines, nous verrons les premiers fruits. Celui qui entre dans la vie de prière doit s’armer de patience, comme le cultivateur (Jc 5. 7). Et apprendre à aimer ces moments gratuits de présence à Dieu. Ne vous inquiétez pas à ce sujet du sentiment de répulsion que vous pensez avoir pour la prière : si la prière demande un effort personnel qui peut coûter au début, plus on prie et plus on aime prier. La prière vient en priant.

Cela dit, contrairement à la prière bouddhique, il ne s’agit pas dans la prière chrétienne de faire le vide en soi ; il s’agit tout au contraire de faire le plein ; de s’emplir d’une présence ; de la présence de Dieu manifestée dans l’humanité de Jésus. L’humanité de Jésus est le chemin qui nous conduit à Dieu. C’est pourquoi la Vierge Marie nous demande de « méditer sur Jésus ». Ouvrons pour cela notre Bible, et lisons les Evangiles qui sont le récit de la vie de Jésus et le recueil de ses Paroles. La Bible, nous le savons dans la foi, contient la Parole de Dieu. Il peut nous arriver parfois de nous plaindre du silence de Dieu. Mais combien de nous lisons habituellement la Bible ? « Ignorer les Ecritures, disait Saint Jérôme, c’est ignorer le Christ ». C’est donc ignorer aussi le bonheur et la paix que Dieu nous donne en son Fils.

Soyons conscient que la Parole de Dieu contenu dans la Bible est une nourriture. C’est ce que disait Jésus au démon dans le désert : « L’homme ne se nourrit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Mt 4. 4). De même que nous nourrissons notre corps plusieurs fois par jour avec de la nourriture terrestre, de même, il est important pour le déploiement de notre vie intérieure et… pour notre bonheur que nous nourrissions notre âme avec la Parole de Dieu. « 
Ne travaillez pas pour la nourriture qui se perd, dit encore Jésus, mais pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle. » (Jn 6. 27).

La prière donc, et la parole de Dieu.
Ajoutons encore les sacrements. Spécialement le Baptême et la Confirmation pour ceux qui ne les ont pas encore reçus ; la Confession et l'Eucharistie pour les autres. C’est dans les sacrements de l’Eglise que nous recevons de Dieu le pardon des péchés et le don de sa vie, son Esprit Saint, qui est le Principe de la vie nouvelle en Dieu ; de tout recommencement. « Recevez l’Esprit Saint, dit Jésus à ses Apôtres en répandant sur eux son souffle, le soir de sa Résurrection. Tout homme à qui vous remettrez leur péché, ils leur seront remis » (Jn 20. 23). Nous avons tous besoin de ce contact direct avec la Miséricorde de Dieu. Dans les sacrements, et par le ministère de ses prêtres, la main de Jésus vient nous toucher et nous purifier, comme le lépreux de l’Evangile (Mt 8. 2-3). Normalement, quand une personne saine vient toucher une personne atteinte d’une maladie contagieuse, elle se trouve contaminée par la maladie. Dans l’épisode du lépreux, c’est l’inverse qui se produit : le lépreux est purifié par la main de Jésus qui le touche. Eh bien, c’est exactement ce qui se passe dans les sacrements, qui sont les lieux où Dieu nous touche, nous infuse sa grâce et nous guérit de la lèpre du péché. En prenant l’habitude de fréquenter l’Eglise, de participer chaque dimanche à la messe, et de nous confesser régulièrement, nous « abandonnons notre vie entre les mains de Jésus », ainsi que nous le demande la Sainte Vierge. Nous confions notre existence à Dieu. Et nous fondons notre vie sur le roc ; nous construisons notre bonheur sur du solide, non plus sur du sable. Et quand surviendra la tempête, le temps de l’épreuve, notre « maison » tiendra debout, et nous garderons la paix intérieure parce que nous aurons construit sur du stable, du permanent, et non sur du passager et du fluctuant.

Les vœux que je forme pour chacun de vous sont donc, vous le voyez, extrêmement ambitieux. Je vous souhaite à tous en cette nouvelle année 2009 de rencontrer Dieu, de Le connaître intimement et personnellement ; de faire l’expérience de son Amour miséricordieux pour vous. Sachez que Dieu vous aime d’un amour éternel et de manière inconditionnelle, tels que vous êtes ; qu’il vous attend et vous espère en cette nouvelle année 2009 ; et qu’il vous donne rendez-vous dans la prière, dans sa parole, et dans les sacrements de son Eglise.

Si vous cherchez le bonheur, cherchez-le en Dieu ; vous ne le regretterez pas. Sachez que si les hommes vous ont déçu, Dieu, Lui, ne vous décevra pas.

Bonne et sainte année 2009 à tous et à chacun.

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