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18 avril 2006 2 18 /04 /avril /2006 18:49

Article revu et corrigé le 21 mars 2019

 

Cher Miky,

 

Quelle que soit la pertinence des raisonnements que nous pourrons développer au sujet de l’existence de Dieu et le caractère convaincant des "preuves" que nous pourrons présenter, la foi en Dieu n’est (et ne sera) jamais le résultat obligé d’une démarche purement intellectuelle de l’homme. Nul n’a jamais été converti au christianisme par un simple échange d’arguments ou d’idées, aussi bonnes soient-elles. La foi est autre chose qu’un simple savoir intellectuel.

 

Je pourrais te persuader qu’il est raisonnable de croire en Dieu. Je pourrais aller jusqu’à te convaincre de son existence. Mais cela ne te donnera pas la foi pour autant. Car la foi, contrairement à ce que beaucoup pensent, n’est pas la simple croyance en l’existence de Dieu (ni sa certitude rationnelle). Elle est d’un autre ordre.

 

"Tu crois qu'il y a un seul Dieu ? Tu as raison. Les démons, eux aussi, le croient, mais ils tremblent de peur" peut-on ainsi lire dans la Lettre de Saint Jacques (2. 19).

 

Il est important de bien distinguer ces deux notions, "croyance" et "foi" car elles ne se situent pas sur le même plan : je peux croire en l’existence de l’Himalaya sans y être jamais allé, mais est-ce que cela change ma vie ?

 

Si la croyance est une opinion personnelle, une option philosophique ou religieuse à laquelle on adhère intellectuellement - ou un savoir -, la foi, elle, engage l’homme tout entier : ses convictions personnelles, intellectuelles, mais aussi sa volonté et sa liberté - son action. La foi est une praxis – elle est une démarche active de l’homme, un choix délibéré en faveur de Dieu qui se révèle. Non seulement il croit en Son existence, mais il croit encore en l'authenticité de Sa Révélation et en la vérité de Sa Parole. Il s'en remet à Lui pour le conduire dans la vie ; il a confiance en Lui.  Il est donc tout entier à son écoute, avec le désir de faire Sa volonté - assuré de la bonté de cette Volonté ; il croit en Lui.  La foi est donc PLUS que la croyance ou le savoir.

 

On notera que si l’on parle de "croyance" au sujet de l’existence de Dieu et non de "savoir ", c’est pour la même raison que l’on ne parle plus de "science" aujourd’hui au sujet de la métaphysique. Mais en toute rigueur, la métaphysique est une science, comme l’existence de Dieu est de l’ordre du "savoir", et non du "croire". Un peu comme l'Himalaya dont je parlais : je "sais" que l'Himalaya existe. Pourtant, je ne l'ai jamais vu. Mais je "crois" ce que l'on m'enseigne à son sujet et c'est comme cela que je le "sais". Au fond de tout savoir, il y a toujours une croyance : croyance en la vérité scientifique dans le cas de l'Himalaya ; croyance en la vérité métaphysique dans le cas de Dieu.

 

Pour Saint Thomas d’Aquin l’existence de Dieu n'est pas un article de foi, mais le préambule rationnel introduisant à la foi. Pour croire en Dieu - et avant de croire Lui - il faut savoir qu'Il existe. Croire en Dieu, ce n'est donc pas croire en l'existence de Dieu. Pour croire en Dieu - c'est-à-dire pour Lui faire confiance au point d'orienter ma vie selon Ses voies - il me faut connaître préalablement Son existence. Celle-ci connue, alors - mais alors seulement - je pourrai L'écouter et agir conséquemment. Voltaire, lui - qui n'avait pas la foi mais n'était pas athée pour autant -, écrivait dans son Dictionnaire philosophique : "Il m’est évident qu’il y a un Être nécessaire, éternel, suprême, intelligent ; ce n’est pas de la foi, c’est de la raison".

 

La foi est donc autre chose que la simple adhésion intellectuelle à l'existence de Dieu : elle est une relation à Quelqu’un de vivant, pensant, parlant, voyant et agissant - et relation à Quelqu'un qui compte pour moi, que j'ai le désir d'aimer et de servir - non comme un esclave, mais comme un fils, parce que je sais que je lui dois tout ce que je suis et tout ce que j'ai.

 

Comme l’écrit le Père Descouvemont, dans son magistral "Guide des Difficultés de la Foi Catholique", "Dieu n’est pas une vérité abstraite à atteindre par une démarche rationnelle, mais le Grand Vivant à rencontrer dans une expérience personnelle." On ne déduit pas Dieu : on le rencontre. "Dieu se rencontre comme une Personne, dans le cœur à cœur d’une expérience spirituelle ineffable. C’est une aventure éminemment personnelle."

 

"L’incroyant, écrit Jean Guitton dans "Difficultés de croire", est souvent étonné, quand il lit un ouvrage d’illustration ou de défense de la foi. Et il juge qu’il y a disproportion entre les motifs, les raisons alléguées et les conclusions, que les objections vraies et profondes dans ces traités sont souvent omises ou représentées d’une manière caricaturale, les difficultés voilées, les adversaires réduits ou diminués, parfois moqués, et d’une manière générale que la géométrie de la preuve est trop rapide. Mais cela se conçoit assez quand on se place à l’intérieur de la certitude. Le croyant n’est pas nécessairement un converti : et à supposer même qu’il le soit, il y a peu de chances qu’il ait passé de l’incroyance à la foi pour des motifs tirés de la raison, de l’histoire, de l’analyse impersonnelle. C’est une expérience intérieure incommunicable, un événement, une série d’événements orientés (une détresse, un attrait, une humiliation, une expérience du péché, une voix), qui l’ont conduit à la foi. La conversion se place dans ces régions profondes où la pensée claire pénètre mal, sauf pour justifier après coup une démarche intime et irrésistible (…). Et quand un croyant expose les raisons de sa foi, si grand que soit son soin pour les rendre aussi pertinentes, exactes que possible, pour ne pas bousculer et précipiter l’adversaire, il ne peut pas ne pas faire que les raisons ou motifs qu’il présente aux autres (alors même qu’il en aurait fait l’usage et le premier essai sur son propre esprit), ne sont pas toujours celles qui l’ont convaincu lui-même ; il demande à l’incroyant un effort que lui n’a pas fait, et qui est d’un tout autre ordre." 

 

Le Père Molinié décrit assez bien le phénomène de la conversion, dans son maître ouvrage, "Le courage d’avoir peur" : "Il y a des moments dans notre vie (…) où nous pressentons le Royaume des Cieux. Imaginez un homme qui a vécu dans un pays merveilleux jusqu’à trois ou quatre ans, ne l’a jamais revu et qui, l’espace d’une seconde, respire un parfum qui lui rappelle ce pays – quelque chose de très fugitif, de très secret, mais de très fort quand même… C’est comme quand on s’approche de la mer : l’air n’est plus le même – c’est le vent du Ciel, le souffle du Saint-Esprit. Tous [le Père Molinié s’adresse à des chrétiens au cours d’une retraite spirituelle], nous l’avons senti passer un jour : il n’y a que cela qui puisse nous attirer vers Dieu. Ce n’est pas avec des coups de bâton qu’Il nous attire, ni avec des raisonnements : on ne devient pas chrétien parce qu’on est convaincu que c’est plus parfait, mais parce qu’on ne peut pas faire autrement" [tant l’attraction de Dieu est puissante].

 

Cher Miky, je t’invite à relire mon propre témoignage : ma rencontre personnelle avec Dieu s’est faite à travers la découverte de l’Evangile. Ce sont des choses difficiles à expliquer à des gens qui n’ont pas fait dans leur vie une telle expérience de rencontre avec le Seigneur - mais que tout converti comprend au quart-de-tour - ; et c’est quelque chose qui ne trompe pas car cela vient du plus profond de l’être, un peu comme la pression de la vie qui finit par faire sortir le poussin de sa coquille lorsque son heure est venue - c'est irrésistible.

 

Cela dit, pour affirmer la valeur de sa foi, le chrétien ne s’appuie pas seulement sur sa propre subjectivité ou sur ses seules émotions : toute la foi chrétienne repose en effet sur des critères objectifs ; non sur des idées ou des valeurs, quelques généreuses qu’elles soient, mais sur des faits et des événements que notre intelligence peut s’appliquer à étudier avec soin – avec toute la rigueur scientifique requise :
>> le fait de la Création (ou disons : le phénomène "Univers" qui est la première manifestation de Dieu – sa première Parole) ;
>> et le fait de la Révélation (ou disons : les phénomènes "Israël", "Jésus-Christ" et "l’Eglise") – qui marque l’irruption de Dieu dans notre histoire.
Le cœur de la foi chrétienne consiste à croire que le Dieu Créateur du ciel et de la terre - que la raison parvient à connaître sans intervention surnaturelle - est entré en dialogue avec l’humanité depuis Abraham, et qu’Il nous a envoyé son propre Fils en la personne de Jésus-Christ lorsque Ponce Pilate était gouverneur de la Judée. Du coup, le chrétien qui veut vivre sérieusement sa foi ne pourra faire l’économie ni d’une réflexion métaphysique de fond sur le réel scientifiquement exploré (pour étudier le fait de la Création), ni d’un minimum de recherche historique pour aller voir ce qui s’est réellement passé d'extraordinaire au Proche Orient il y a plus de vingt siècles de cela (pour étudier le fait de la Révélation).

 

Une foi solide ne peut d’obtenir qu’à ce prix. Comment pourrait-on avoir la certitude de notre foi, par-delà le caractère tangible de notre expérience spirituelle, si la vision du monde dans laquelle elle s’inscrit n’était pas compatible avec les données de la science (à l’instar des philosophies de l’Eternel retour par exemple), ou s’il ne s’était rien passé sous Ponce Pilate, si le Christ ne s’était jamais manifesté à ses disciples après sa mort ? A partir du moment où l’on croit que le Dieu Créateur a choisi un lieu, un temps, une race, une mère, des apôtres pour se manifester aux hommes, il nous faut inévitablement passer par leur médiation pour savoir ce qu’Il est venu nous dire et accomplir sur cette terre.

 

Bref, comme l’écris encore le Père Descouvemont : "la Foi chrétienne est indissolublement affaire de cœur et de raison. Elle est quelque chose de plus que la simple expérience religieuse qui nous fait sentir Dieu dans le silence de la nature ou la beauté d’un office monastique. Certes, le chrétien ne dédaigne pas de prier, les yeux émerveillés par les derniers feux du soleil couchant ou les oreilles enchantées par son morceau d’orgue préféré. Mais dans la mesure même où sa foi est la rencontre du Christ ressuscité, elle ne peut se dispenser d’un recours à l’histoire. Celui dont nous expérimentons la présence dans le cœur à cœur d’une prière est Celui-là même qui est né à Bethléem, qui est mort à Jérusalem et qui s’est manifesté à plusieurs reprises à ses apôtres après sa résurrection d’entre les morts".

 

Une étude approfondie des phénomènes surnaturels survenus depuis vingt siècles de vie de l’Eglise (apparitions, miracles, vie des saints…) achèvera d’enraciner notre foi dans le réel, et de nous convaincre qu’il existe décidément bien des raisons de croire.

 

 

Discussion avec les lecteurs suite à la publication de cet article

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commentaires

Pierre Bothy 17/03/2011 21:31



Pierre BOTHY, Philosophe socialiste et écologiste chrétien.  Mail : pierre.bothy@base.be  http://www.philosophie-socialiste-ecologiste-chretienne.be/
Fondateur de la Philosophie de La Vie, de La Vérité et de La Voie.


Jeudi 17 mars 2011.  Preuves de l’Existence de
Dieu !
Cher Matthieu Boucart,


         
Décidément, avec le Net, je n'ai pas de chance, je fais toujours des erreurs qui m'empêchent de terminer mon travail correctement !
1- Existe-t-il des preuves de
l'existence de Dieu?
2- Les limites de la démarche
scientifique 
3- La foi chrétienne : une expérience personnelle
ancrée dans une Histoire


1.   J’ignore si ma réponse à la première question a été envoyée ?  Tant pis, je recommence : Les Preuves de l’Existence de Dieu, abondent à l’infini d’abord sur
terre !    Absolument tous les êtres vivants du plus simple au plus complexe, sont les Oeuvres de l’Esprit !
    Le monde sidérale, matériel, astronomique est grandiose mais, j’insiste que le conditionnel, peut être aurait-il pu exister sans Dieu, sans cette Puissance spirituelle première ???...
    Par contre, là je suis dans l’Absolu, Sans ce Dieu créateur, aucun être vivant n’aurait pu sortir de la « poussière » sans son
divin Créateur !   Impossibilité matérielle, scientifique et mathématique !


2- Les limites de la démarche « scientifique » ?...   En réalité mes frères, les incrédules
dépourvus de sens, ont même falsifié les mots, les termes, les conceptions !
    Pour atteindre La Science, il ne suffit pas d’avoir des yeux, des oreilles, des mains    et un cerveau borné : Il faut un Esprit large,  bien
inspiré !
    Et la première donnée de la Science est de savoir que la Matière est inconsciente
et que seul l’Esprit est conscient ! 
    En second lieu, il faut savoir que toute oeuvre naît de l’Esprit et évolue aussi
par l’Esprit !     Toute oeuvre a sa Source première dans l’Esprit !   Et il est idiot d’opposer Evolution et Création car toutes Deux procèdent de l’Esprit !...
   ( Tout ceci dit vos arguments sont évidemment bien valables !   Mais
même au niveau purement matériel, l’athéisme ne repose sur aucune donnée de La Science !...) 


3- La foi chrétienne : une expérience personnelle ancrée dans une Histoire.


Oui mais même toute l’Histoire humaine a une Signification métaphysique :


Je l’ai maintes fois écrit aux plus fins limiers de la diplomatie : Le Conflit israélo-palestinien ne peut se
résoudre par une simple diplomatie charnelle : il est absolument indispensable d’avoir des Connaissances métaphysiques et religieuses !



L’histoire ne fait que confirmer ce que j’avis perçu depuis un demi-siècle (je suis né en 1932 !...)



Pierre Bothy 17/03/2011 19:08




Pierre BOTHYPhilosophe socialiste et écologiste chrétien.


33, aux Trois Bonniers,   5020  VEDRIN-NAMUR, Région wallonne, BELGIQUE-EUROPE.


Tél. : 032 / 081-21 11 58     GSM : 0485 62 18 51.


Mail : pierre.bothy@base.be


http://www.philosophie-socialiste-ecologiste-chretienne.be/



 


Jeudi 17 mars 2011.


 


Preuves de l’Existence de Dieu !


 


Cher Matthieu Boucart,


         Décidément, avec le Net, je n'ai pas de chance,
je fais toujours des erreurs qui m'empêchent de terminer mon travail correctement !


1- Existe-t-il des preuves de l'existence de Dieu?
2- Les limites de la
démarche scientifique 
3- La foi chrétienne
: une expérience personnelle ancrée dans une Histoire


 




Miky 23/07/2006 18:20

Ca dépend. Avant que tu examines ces "preuves", à quelle probabilité a priori estimais-tu l'existence de Dieu ?
De plus, il y a d'autres facteurs psychologiques à considérer qui peuvent influencer nos inférences bayésiennes conscientes ou inconscientes. Je pense en particulier aux biais dans la sélection des données, à la validation subjective, etc. 

Matthieu 23/07/2006 17:38

Les preuves dont je parle peuvent convaincre une personne de l'existence de Dieu : ce qui est mon cas. Ces preuves m'ont toujours paru probantes et satisfaisantes sur le plan intellectuel et raisonnable. C'était vrai avant ma conversion, ça l'est a fortiori davantage depuis ma conversion. Je n'ai donc jamais vraiment douté de l'existence de Dieu (cf. relire les articles de la catégorie "Témoignage").
Pour autant, j'ai eu la grâce de rencontrer le Seigneur dans une expérience spirituelle ineffable que j'ai eu l'occasion de raconter ici-même (http://totus-tuus.over-blog.com/article-1501252.html), qui m'a fait passer de la simple croyance intellectuelle en l'existence de Dieu à la foi, qui est une relation d'amour qu'on entretien avec une personne, et non simplement une option philosophique que l'on prend en faveur de l'existence de Dieu.
Que les preuves de l'existence de Dieu maintenant soient impuissantes en elles-mêmes a susciter la foi nous révèle quelque chose d'intéressant, je crois : c'est que l'Amour est quelque chose de plus grand que la Raison...

Miky 23/07/2006 16:55


Salut Matthieu,
Hum, si tu crois toujours que l'on peut démontrer l'existence de Dieu de manière juridique, alors tu devrais lire cet article :
http://metazet.over-blog.com/article-3246336.html
Bon, c'est vrai qu'il consiste essentiellement à renvoyer à deux autres articles, longs et en anglais, désolé, je ferai mieux une prochaine fois...
Le principal reproche que je ferais à l'inférence bayésienne c'est qu'elle nécessite de poser une probabilité a priori à l'hypothèse que l'on étudie, ce qui est difficile et grandement subjectif. Mais cela permet de comprendre une réalité psychologique que tu ne déments pas en disant :

"Ces preuves sont cependant insuffisantes à convertir quiconque, puisque Dieu est amour, et non un concept métaphysique vague et abstrait : il ne peut donc se rencontrer que dans une expérience spirituelle qui n'est pas nécessairement sensible, mais qui va toucher le coeur dans ses profondeurs les plus intimes, au point que celui-ci va reconnaître infailliblement la présence de son Dieu."

Ce qu'en termes "mikaëliens" je traduirais plutôt par : ces "preuves" ne sont à même de convaincre que ceux qui y croient déjà :-)
Amicalement,
Miky

Matthieu 23/07/2006 14:16

Tyler, un grand merci pour tous tes messages. Tes questions sont très pertinentes, et j'espère pouvoir y répondre.
Sur la question de la foi comme subterfuge afin d'éviter d'avoir à affronter la réalité de ce monde, je te renvoie à mon débat avec Charles :
http://totus-tuus.over-blog.com/article-1439012-6.html#anchorComment
Je n'ai pas dit que Dieu n'est pas démontrable, puisqu'il existe des preuves de son existence (au sens juridique, et non au sens scientifique). Ces preuves sont cependant insuffisantes à convertir quiconque, puisque Dieu est amour, et non un concept métaphysique vague et abstrait : il ne peut donc se rencontrer que dans une expérience spirituelle qui n'est pas nécessairement sensible, mais qui va toucher le coeur dans ses profondeurs les plus intimes, au point que celui-ci va reconnaître infailliblement la présence de son Dieu. La brebis du Seigneur reconnait la voix du Bon Pasteur... Quant au croyant, il se rassasiera de toutes les découvertes des sciences comme autant de moyen d'en découvrir davantage sur son Seigneur et Créateur.
Ce n'est pas parce que Dieu connaît par avance la manière dont nous allons exercer notre liberté, que nous ne sommes pas libres! Dieu voit, mais il ne tire par toutes les ficelles. Nous sommes radicalement libres en face de Lui, et c'est ce qui fait notre grandeur, en même temps que le drame de notre condition humaine.
Quant au "contrat" dont tu parles, il est mal formulé : ce n'est pas "crois en moi sinon tu seras puni au feu éternel", mais "par le péché, tu es condamné au feu éternel : prends la main que je te tends, et je te sauverai". Cette main tendue par Dieu, c'est Jésus-Christ.

tyler 23/07/2006 04:31

ha c est un beau debat micky a dis ce que j allais dire .(pour une foi que j allait etre serieux .)sinon moi meme j ai etait chretiens durant de nombreuse annees a aujourdhui je n ai plus la foi .(toi qui aime les temoignages )par contre dans votre discussion , j ai beaucoup aimer le passage ou l on dit la foi me fait du bien a moi et a ma famille .le secret est peut etre la se rassurer .en effet il est plus agreable de s imaginer un gentil monsieur qui veille sur nous et nous reserve une place dans un monde merveilleux .que d affronter la realitee .d ailleur le gros de ton argumentaire c est que dieux n est pas prouvable .il faut le ressentir le rencontrer ( pour le rencontrer il a des endroits ou il est plus souvent qu a dautre?)ce que je trouve un peu facile "ah oui mais dieux il est pas prouvable c est ca la foi " ( enfin en gros )pour tes futur articles voici quelques points qu ils serait interessant de developper je pense :- si dieux nous laisse le choix ,alors qu il connait notre reponse , est ce vraiment un choix ?- est il juste pour un etre qui est amour de nous proposer en gros ce contrats :"crois en moi ou sinon tu brulera dans un enfer que j ai inventer gerer par un de mes subordonnes qui c est rebiffer "?

Matthieu 16/05/2006 23:17

Tiens! en allant plus avant dans ma recherche, je suis tombé sur ce lien qui répond très bien au commentaire n°11 de notre Miky national.
http://www.info-bible.org/israel/index.htm

Matthieu 16/05/2006 23:10

Pour faire suite au commentaire n°8 de Miky, voici 3 liens intéressants abordant la question de l'historicité de Jésus :
- http://www.ktotv.com/video_data.php3?numero=1149
- http://www.1000questions.net/fr/histo1.html
- http://www.info-bible.org/histoire/jesus.htm

Matthieu 30/04/2006 21:45

Tout à fait d'accord avec toi Miky sur ton admirable conclusion!
"On peut aussi avoir la foi d'une autre façon, il me semble : avoir confiance en ce qui, en nous, nous fait croire en Dieu [on dirait du Saint Augustin!]. Et ce quelque chose n'est certainement pas (selon moi) la seule raison, mais comporte une part émotionnelle et intuitive."
J'ajouterai simplement : part émotionnelle et intuitive... oui, mais vérifiable selon un mode objectif avec le discernement de l'Eglise (ce sont les signes que Dieu nous fait dans cette vie, et le dialogue qui s'instaure entre Dieu et nous dans la vie spirituelle), au moyen d'une expérience de foi qui s'inscrit dans une Histoire, et qui n'est pas réservée à une élite, mais que chacun peut vivre pourvu qu'il ait le coeur suffisamment ouvert et un désir sincère de rencontrer Dieu et de vivre en sa présence.

Miky 30/04/2006 18:49

Pour ma part, si je croyais en l'existence de Dieu (un Dieu juste, bon et puissant), j'aurais certainement la foi : comment ne pas faire confiance en une personne dont nous savons qu'elle est juste, bonne et puissante ?
Si je n'ai pas la foi, c'est parce que je ne crois pas en l'existence de ce Dieu.
Tu dis que la croyance en l'existence de Dieu est un préalable à la foi. C'est vrai si par foi on entend "confiance en Dieu". Mais on peut aussi avoir la foi d'une autre façon, il me semble : avoir confiance en ce qui, en nous, nous fait croire en Dieu. Et ce quelque chose n'est certainement pas (selon moi) la seule raison, mais comporte une part émotionnelle et intuitive.

Matthieu 25/04/2006 14:03

Miki,
Je viens de prendre connaissance des différentes raisons pour lesquelles les Juifs ne reconnaîtraient pas la messianité de Jésus (cf. lien de ton précédent commentaire).
Naturellement, je ne les trouve absolument pas probant, et je t'indique d'ores et déjà que toutes ces questions feront l'objet de la troisième partie de notre étude sur l'existence de Dieu consacrée à la Révélation.
En attendant, je t'invite à méditer cette parole de Jésus à ses disciples, en Jean 14.11 : "si vous ne croyez pas ma parole, croyez au moins à cause des oeuvres".

Miky 22/04/2006 10:31

Cher Matthieu,
Je te rassure, je ne réduis pas la pensée (ou plutôt les Pensées) de Pascal à son pari. Mais disons que c'est ce dernier, me semble-t-il, qui pourrait s'approcher le plus d'un raisonnement mathématique en faveur, non pas directement de l'existence de Dieu, mais de la croyance en l'existence de Dieu.
Pour le reste (je ne suis pas spécialiste de Pascal toutefois), je crois qu'il se base sur le témoignage des Ecritures qu'il considère crédible ("Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, non pas Dieu des philosophes"), et sur la sensibilité ("Dieu sensible au coeur, non à la raison").
Sur le dernier point, je ne peux que lui donner entièrement raison. Comme je l'ai déjà suggéré à demi sur ce blog et d'autres, les meilleurs arguments en faveur de la rationalité de la croyance en Dieu sont des arguments pragmatiques du genre : "ça me fait du bien de croire en Dieu et ça fait du bien aussi à mon entourage que j'y crois, donc j'ai bien raison de croire en Dieu" (en simplifiant). Je compte d'ailleurs développer cette conception de la croyance en Dieu dans un futur article.
Sur le premier point, je suis en revanche extrêmement sceptique. Quand bien même Jésus aurait existé (ce qui n'est pas sûr) et aurait été un thaumaturge (ce qui est encore plus douteux), le christianisme n'en serait pas pour autant fondé, car selon une source juive que j'ai consulté sur le Net, si les juifs ne reconnaissent pas Jésus comme Christ et Messie, ce n'est pas par dureté de coeur, c'est parce qu'il semblerait que Jésus ne soit pas le messie annoncé dans le Tanakh (la Bible hébraïque, i.e. ce que les chrétiens appelle "Ancien Testament", livres deutérocanoniques en moins). De plus, la notion de Dieu trinitaire et d'Incarnation de Dieu dans un homme serait incompatible avec les vérités fondamentales de la théologie juive.
Voici le texte en question :
http://www.lamed.fr/actualite/israelnation/1024.asp
Bien amicalement,
Miky

daniel 21/04/2006 17:24

trè bien ; continuez à manifester vos convictions religieuses sur le web;les témoignages de la rencontre que nous avons pu avoir avec Dieu,à un moment ou à un autres de notre existence,ne sont pas à taire ;la lumière de Jésus est donnée pour éclairer et non pour "être mise sous le boisseau"."que tous les dons (dont la foi) servent à édifier " nous rappelle St paul dans son épître aux Corinthiens.Que Dieu vous bénisse

Matthieu 21/04/2006 09:05

Cher Miky,
Réduire la pensée de Pascal à son "pari" (dont il faut bien comprendre par ailleurs la signification!), c'est à mon avis faire un immense contresens sur son oeuvre, que je t'invite chaudement à re-découvrir. On ne connaît décidément pas assez Pascal... (On y reviendra dans notre étude sur l'existence de Dieu consacrée à la Raison).
Concernant ton parcours de vie : je serai personnellement intéressé que tu écrives sur ton Blog un petit témoignage personnel, afin de mieux te connaître. Enfin, si tu le veux bien.
Quant à la question de l'historicité de la Résurrection, un peu de patience... Dans quelques jours, je ferai paraître un texte qui expose en quelques mots tous simples les raisons de croire en cet évènement fabuleux qui ouvre à l'humanité des perspectives nouvelles et totalement inouïes...
(Et bien sûr, j'attends avec gourmandises les articles que tu as annoncé sur ton site!)
Bien amicalement,

Miky 21/04/2006 02:23

Au fait, au sujet d'historicité, je ne crois pas que la Résurrection du Christ ou ses miracles soient considérés comme des faits historiques par la plupart des historiens sérieux, et même par bon nombre de théologiens. Quant à l'existence du personnage Jésus, elle est sujette à débat :
Exemple de défense de la thèse mythiste : http://www.zetetique.ldh.org/jesus.html
Exemple de défense de la thèse historiciste : http://jesushistoriquereponses.blogspot.com/
 

Miky 21/04/2006 01:31

Roch,
Pascal ne prétendait pas démontrer l'existence de Dieu et encore moins en utilisant la raison déductive (il s'opposait d'ailleurs à Descartes sur ce point). Il proposait un pari, tout ce qu'il y a de pragmatique, pour inciter les mécréants que rien d'autre n'avait réussi à convaincre, à croire malgré tout, car cela présentait plus d'avantages que d'inconvénients, tandis que ne pas croire présentait plus d'inconvienients que d'avantages.
Une démonstration formelle et mathématique de l'existence de Dieu est impossible car Dieu n'est pas un objet mathématico-logique.
Quant à l'expérience personnelle de la foi comme preuve de Dieu (et là je m'adresse plus particulièrement à Matthieu), j'ai des doutes. Pour ma part, bien qu'ayant eu une éducation religieuse et ayant cru longtemps en Dieu de manière fervente et passionnée, j'ai fait - si je puis dire - vers mes 23 ans, l'expérience intense et profonde de l'absence de Dieu et de la totale absurdité du monde. Une expérience personnelle en vaut une autre si on reste dans la subjectivité...
Cf. : http://metazet.over-blog.com/article-1991525.html pour plus de d'arguments à l'appui de mon scepticisme.
Amicalement,
Miky

Roch Beaulut 20/04/2006 16:03

Matthieu

je découvre ton blog grâce à un commentaire sur le mien. Je suis très impressionné par certains de tes raisonnements; je suis en totale harmonie avec toi sur les deux dimensions capitales que sont: 1/ l'ancrage historique et surtout 2/ L'EXPÉRIENCE PERSONNELLE. Dieu est une expérience. La faiblesse de Pascal, si je puis humblement critiquer un tel esprit, est que malgré l'intensité de son expérience mystique il prétend argumenter selon la raison déductive.
Oui nous avons besoin de la raison et de la philosophie, et Thomas d'Aquin en est la preuve, mais NON, elle ne prouvera jamais l'existence de Dieu. Elle démontre à coup sûr que des saints furent des esprits rationnellement supérieurs. Elle peut démontrer à un esprit mathématique (pas comme le mien) qu'une démonstration formelle est possible, mais elle ne se substitue pas au don de la grâce ni à l'acquiscement du cœur et de l'esprit à l'appel de Dieu dans la conversion.
Continue ton œuvre et ne mollis pas, frangin: nous sommes cernés. Mais Jésus est là et bien là.

Roch

Hosanna 19/04/2006 09:47

Bonjour Matthieu,Bravo pour votre blog, il est très bien. Et merci pour le commentaire que vous avez publié sur le mien :-).Que Dieu vous garde.Hosanna

Matthieu 19/04/2006 00:08

Angelus Domini,
Il sera question de la doctrine de Saint Thomas d'Aquin dans le deuxième volet de notre étude "Dieu existe-t-il?" consacré à la Raison.

Angelus Domini 18/04/2006 20:52

Très bon article... On pourrait aller plus loin en détaillant les 5 voies de Saint Thomas d'Aquin pour "prouver" l'existence de Dieu...

Albert Dugas 18/04/2006 20:37

Bonjour,
j'ai bien aimé ton article sur la foi. En effet, la foi doit changer notre vie. Cependant, je ne cois pas que les apparitions soient nécessaires à la foi et d'ailleurs les apparitions ne font pas partie de la doctrine de l'Église. Je reviendrai te visiter.
À bientôt!

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