Cher ami lecteur, tu es le e visiteur. La Paix soit avec toi.
Partager l'article ! Existe-t-il des preuves de l'existence de Dieu?: Article revu et corrigé le 27 avril 2011 Cher Miky, ...
Cher ami lecteur, tu es le e visiteur. La Paix soit avec toi.
Article revu et corrigé le 27 avril 2011
Cher Miky,
J’espère que tu ne m’en voudras pas de te répondre au moyen d’un article, mais je pense que notre passionnant débat est susceptible d’intéresser de nombreux lecteurs, et c’est pourquoi je me permets de le porter sur la « place publique ».
Tes messages étant nombreux et denses, je ne pourrais répondre à toute tes interrogations en l’espace d'un article, tu le comprendras. C’est ainsi que je mets volontairement de côté toutes tes questions fort pertinentes sur l’Eglise et la Bible, car j’aurais l'occasion d’y revenir abondamment dans les prochaines semaines (Cf. ton commentaire à l'article La Bible... ou les astres?).
Je souhaiterais me concentrer aujourd'hui plus particulièrement sur les commentaires que tu as laissés à l’article Dieu existe-t-il ? (3/1), en articulant ma réflexion en trois parties successives (qui feront l’objet d’autant d’articles).
1. Existe-t-il des preuves de l’existence de Dieu ?
« Si ton but, écris-tu, à travers cette série d'articles, est de démontrer rationnellement et/ou empiriquement seulement, l'existence (probable) de Dieu, ton entreprise est vouée à l'échec (…). Si tu dis qu'il est raisonnable de croire parce que l'objet de cette croyance (et non pas l'attitude de croire) disposerait lui-même d'appuis rationnels, alors je pense qu'il y a peut-être un problème. »
Comme j’ai pu l’indiquer dans mon article introductif auquel tu te réfères, il n’existe aucune preuve scientifique de l’existence de Dieu.
L’existence de Dieu ne se démontre pas à la manière d’une démonstration scientifique magistrale qui mettrait un terme définitif à tout débat et toute discussion. Cela, pour une raison que tu évoques toi-même fort bien : c’est que Dieu n’est pas un élément du monde, un objet parmi les autres objets, accessible aux instruments d’analyse. Il n’est pas « situable » par rapport à nous : il n’occupe aucune place en hauteur ou en profondeur, il ne s’articule pas sur les phénomènes de l’univers. Dès lors, il ne peut être objet d’investigation scientifique : il ne fait pas nombre avec le monde.
Dans son audience générale du 10 juillet 1985, le Pape Jean-Paul II déclarait à ce sujet : « Quand on parle de preuves de l’existence de Dieu, il faut souligner qu’il ne s’agit pas de preuves « scientifico-expérimentales ». Les preuves scientifiques, au sens moderne du mot, valent seulement pour les choses perceptibles aux sens, car c’est seulement sur celles-ci que peuvent s’exercer les instruments de recherche et de contrôle dont se sert la science. Vouloir une preuve scientifique de Dieu signifierait abaisser Dieu au rang des êtres de notre monde, et donc se tromper déjà méthodologiquement sur ce qu’est Dieu. »
Pour autant, il est erroné de penser que la foi serait dénuée de toute justification rationnelle. Cela tient à la nature intelligente de l’homme. Si Dieu a donné l’intelligence à l’homme, il me semble que l’exercice par ce dernier de cette faculté remarquable devrait pouvoir le conduire naturellement à une certaine connaissance de Dieu. Qu’il serait bien étrange en effet ce Dieu qui donnerait à l’homme une intelligence qui le conduirait inexorablement à l’athéisme !
Si Dieu existe, il faut donc admettre que l’intelligence humaine ne doit pas constituer de soi un obstacle à la rencontre avec Dieu. Bien au contraire, le croyant trouvera légitime de rendre hommage à son Créateur par le moyen de son intelligence, en s’efforçant d’harmoniser ses connaissances intellectuelles avec les vérités de sa foi. Cela lui paraît relever de la mise en pratique du premier commandement que Dieu lui fait : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toutes tes forces, et de tout ton esprit ».
Il me paraît difficile d’ailleurs de vouloir tenir dans la foi s’il l’on est absolument incapable de répondre aux objections que l’on se fait soi-même ou que l’on entend autour de soi contre la vérité du fait chrétien ou la légitimité de toute attitude religieuse.
Si notre foi veut résister aux remises en question massives du monde contemporain, elle doit pouvoir rendre compte d’elle-même sur le plan de l’intelligence. Sinon, notre Dieu serait vraiment inconséquent lorsqu’il nous demande Lui-même dans sa Parole d’être « toujours prêts à la défense contre quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous. » (1 Pierre 3. 15).
Dès lors, il n’est pas étonnant que « Créé à l’image de Dieu, appelé à connaître et à aimer Dieu, l’homme qui cherche Dieu découvre certaines « voies » pour accéder à la connaissance de Dieu. On les appelle aussi « preuves de l’existence de Dieu », non pas dans le sens des preuves que cherchent les sciences naturelles, mais dans le sens d’« arguments convergents et convaincants » qui permettent d’atteindre à de vraies certitudes » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, § 31).
Il existe donc bien, selon l’Eglise, des « preuves » de l’existence de Dieu.
Non pas, encore une fois, de preuves « scientifico-expérimentales », puisque Dieu n’est pas réductible au monde créé. Mais des preuves quand même, qui résident dans une multiplicité d’indices « convergents et convaincants » nous conduisant de manière certaine à l’existence de Dieu. Ces preuves sont de nature métaphysique.
Quant à la science, si elle ne prouve pas Dieu, elle fournit cependant de nombreuses raisons de croire en son existence - ses enseignements constituant la matière première de la réflexion métaphysique sur l'existence de Dieu.
Ce sont ces nombreux indices « convergents et convaincants » qui feront précisément l’objet de notre étude « Dieu existe-t-il ? », en particulier dans ses deux premières parties consacrées à la Création et la Raison.
(à suivre…)
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