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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 23:00

Dimanche 17 juillet 2011 – 16e dimanche du temps ordinaire (Année A)

 

Première lecture : Sg. 12. 13. 16-19

« Toi Seigneur, qui disposes de la force, tu juges avec indulgence »

 

Psaume 85

« Toi qui es bon et qui pardonnes, plein d'amour pour tous ceux qui t'appellent, écoute ma prière »

 

Deuxième lecture : Rm 8. 26-27

« L'Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons prier comme il faut »

 

Evangile : Mt 13. 13-35

« C'est en paraboles que je parlerai, je proclamerai des choses cachées depuis les origines » 

 

***

Message audio du Pape : 2011

Angelus du Pape : 2011

Homélie du Père Walter Covens : 2008

Homélie du Frère Dominique (Famille de St Joseph) : 2011 

Audio de Radio Vatican : 2011

Ce que l’Evangile nous dit et me demande

L'homme ne s'est jamais habitué à l'injustice, mais Dieu est juste (P. Raniero Cantalamessa)

Le Maître nous invite à attendre le temps du moissonneur (P. Pierre Desroches, de Montréal)

Faire grandir l'enfant du Royaume (P. Nicolas)

 

*** 

 

« Les justes replendiront comme le soleil dans le Royaume de leur Père » (Mt 13. 43)

 

« Nous vivons dans une société de plus en plus permissive, et d'ailleurs, d'un groupe social à l'autre, il y a des différences considérables au sujet des lois morales. Il faut alors poser une question extrêmement grave : y a-t-il quelque chose d'absolu dans ces lois morales? Si vous viviez au milieu de gens qui ne croient plus au bien et au mal, ou s'en font une idée complètement différente, continueriez-vous à penser qu'il y a des choses à ne pas faire, même s'ils le font tous?

 

« En partant du fait même que les lois morales sont bafouées, la doctrine chrétienne enseigne que nous sommes tous pécheurs. Montalembert disait : "Je ne sais pas ce qu'est la conscience d'un malfaiteur, mais je connais la conscience d'un honnête homme, et c'est horrible." Le premier combat (le plus dur et le plus décisif que la foi nous demande sur ce point), c'est de ne pas accepter que la notion de péché disparaisse de notre esprit, de reconnaître qu'une faute est une faute.

 

« [Comme disait le philosophe] Max Scheler : "Il y a au fond de nous-même une sorte de juge infini, bien plus terrible que ceux qui peuvent nous juger du dehors". L'illusion du jeune homme, l'illusion de Caïn, l'illusion que le serpent a introduite dans la conscience d'Eve, c'est que la loi morale nous juge du dehors et non pas du dedans : il suffirait alors de s'en affranchir pour être libre. Voilà le problème qu'il faut résoudre à tout prix : la loi morale vient-elle de la société, ou du plus profond de nous-même?

 

« La conscience morale ne se démontre pas. Il y a des actes qui nous construisent et des actes qui nous détruisent : mais on peut toujours dire - on est libre - que ce qui nous construit nous détruit, et que ce qui nous détruit nous construit. Dire cela, ce sont les ténèbres, et je n'ai aucun moyen de le démontrer. Vous écoutez le juge infini ou vous ne l'écoutez pas...

 

« Ceux qui écoutent le juge infini souffrent plus que les autres : mais ils connaissent la joie et la véritable intensité de la vie. Pour eux, les choses sont belles ou horribles, elles ne sont pas neutres : et les choses horribles elles-mêmes témoignent à leur façon de la beauté de la vie, de l'amitié, de l'amour. Cette perception intense n'est pas seulement un état subjectif, c'est une lumière et cette lumière est l'âme du sens moral : je dois respecter la vie humaine, cela résulte à l'évidence de la perception de sa splendeur. Ce devoir est un absolu parce que cette splendeur est un absolu. Ceux qui ne perçoivent pas la beauté d'une vie innocente, comment comprendraient-ils que l'avortement est un mal absolu? Nous sommes loin des interdits et d'un complexe de cupabilité. On ne peut pas percevoir une certaine beauté sans que cela entraîne une exigence parfois écrasante, mais qui n'a rien à voir avec des interdits.

 

« Aller au-delà du bien et du mal est donc une contradiction : ne plus avoir de sens moral est un sommeil mortel, que l'on peut animer de façon imaginative ou poétique pour se donner l'illusion d'aller plus loin que le bien et le mal - mais quelle illusion! Un enfant qui prend plaisir à tuer les oiseaux ne comprend rien à la beauté des oiseaux... ou alors il est déjà satanique : j'espère plutôt qu'il est aveugle - mais être aveugle n'est pas une supériorité. » (P. M.-D Molinié, Adoration ou désespoir, CLD 1983, p. 102 à 106)

        


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Published by Matthieu BOUCART - dans Liturgie
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