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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 12:42

Chers amis,

 

Je souhaiterais achever aujourd’hui ma série d’articles sur l’athéisme en réponse à un commentaire de notre ami Hervé, suite à la publication d’un texte de Claude Tresmontant affirmant avec force que l’athéisme n’existe pas.

 

L’athéisme n’existe pas, nous dit Tresmontant, parce qu’il n’a jamais été véritablement pensé. Oh, certes : il existe de nombreux penseurs athées – et ils sont même majoritaires parmi les philosophes actuels. Mais leur athéisme est le résultat d’une préférence, non d’une analyse rationnelle du réel objectif – que les philosophes de l’ère moderne snobent délibérément.

 

Lorsque l’athéisme essaye de se penser lui-même jusqu’au bout, on observe qu’il ne se survit pas à lui-même ; qu’il mute en une autre espèce de pensée… qui n’est plus une philosophie athée.

 

OU BIEN l’affirmation selon laquelle l’univers est le seul être existant conduit au panthéisme antique des métaphysiciens grecs antérieurs à Socrate et de l’Inde ancienne – mais alors, il n’y a plus d’a-théisme, puisque le pan-théisme, qui divinise l’univers, est une forme de croyance religieuse (c’est ce que nous avons examiné la dernière fois avec la pensée de Marx et Engels – qui resurgit aujourd’hui sous la plume d’un Stephen Hawking…).

 

OU BIEN la négation de toute divinité (y compris la Nature) conduit à l’absurde – mais alors, il n’y a plus de philosophie au sens antique du terme (c’est-à-dire : d’amour de la sagesse ; d’exercice rationnel de la pensée). C’est ce qu’il nous reste à examiner maintenant.

 

Mais quoiqu’il en soit, on notera qu’il n’existe pas de philosophie athée ; que les deux termes sont antinomiques.

 

L’athée qui s’efforcera de penser l'athéisme jusqu’au bout sera irrésistiblement contraint, par la force des choses, à :

 - renoncer à l'athéisme pur pour demeurer dans la pensée rationnelle (i.e dans la philosophie : il optera alors pour le pan-théisme – qu’il soit assumé ou non importe peu) ;

 - ou renoncer à la pensée rationnelle pour sauvegarder son athéisme (il se réfugiera alors dans l’absurde – qui est le contraire de la philosophie).

 

Mais il n'aura guère d'autre alternative...

 

Le philosophe capable de concilier l’athéisme et la pensée rationnelle n’est pas encore né – et pour cause : l’athéisme pur, compte tenu de ce que nous savons aujourd’hui de l’univers (de manière certaine et irréversible), est impensable.

 

Après avoir examiné la pensée des matérialistes marxistes (reprise par Stephen Hawking et tant d’autres penseurs modernes) – qui dégénère inéluctablement, avons-nous dit, en pan-théisme –, il nous faut réfléchir maintenant à la position de ceux qui n’ont pour le panthéisme – pas plus que pour le théisme ou le déisme – la moindre sympathie ou affinité. Ce sont les athées purs et durs, qui refusent toute divinité, là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre.

 

Le spécimen le plus représentatif de cette espèce d’athéisme est sans aucun doute Jean-Paul Sartre, disciple du philosophe allemand Martin Heidegger.

 

Après une expérience sensible réalisée dans sa jeunesse – l’expérience psychologique de ce que c’est que d'exister – Sartre va professer activement l’athéisme. Un athéisme radical, qui refuse à tout prix de se muer en panthéisme.

 

Pour notre auteur, il n’est point de Dieu. Le Dieu du monothéisme est une vue de l’esprit ; et la Nature n’est absolument pas divine.

 

Par tempérament et par culture (Sartre appartient à l’école cartésienne), notre auteur ne ressent pas la moindre attirance pour le panthéisme. Il n’est pas porté à diviniser la nature. Il rejette avec dédain l’animisme cosmique. Il refuse de voir l’Univers Physique comme l’Absolu ; il va enseigner sa radicale contingence.

 

Pour Sartre : « l’existence est contingente ». Ou dit autrement : « la contingence, c’est l’absolu ». Il n’y a donc pas pour Sartre d’absolu, absolument parlant. Car tout ce qui est est contingent. S’il y a un absolu, c’est la contingence elle-même (qui est précisément ce qui n’est pas absolu, ce qui n’est pas nécessaire, ce qui ne se suffit pas à soi-même…). Sartre retire donc à l’Univers la suffisance ontologique que lui accordent les matérialistes de tous les temps – et que les théologiens monothéistes attribuent à Dieu seul.

 

« L’essentiel, écrit Sartre dans La Nausée, c’est la contingence. Je veux dire que, par définition, l’existence n’est pas la nécessité. Exister, c’est être là, simplement : les existants apparaissent, se laissent rencontrer, mais on ne peut jamais les déduire. Il y a des gens, je crois, qui ont compris ça. Seulement, ils ont essayé de surmonter cette contingence en inventant un être nécessaire et cause de soi. Or, aucun être nécessaire ne peut expliquer l’existence : la contingence n’est pas un faux semblant, une apparence qu’on peut dissiper ; c’est l’absolu, par conséquent la gratuité parfaite. ».

 

« Aucun être nécessaire, dit Sartre, ne peut expliquer l’existence »… L’existence ne vient ni de Dieu, ni d’elle-même (elle ne s’est pas auto-créée, ainsi que l’affirment les disciples de Marx ou de Hawking). D’où vient elle alors ? Sartre répond : de nulle part ; elle n’a pas de cause. L’existence existe, c’est tout. Elle n’a pas de cause. Elle n’est pas l’Absolu (cela reviendrait à la diviniser) ; elle ne tire pas non plus son être d’un autre Absolu qu’elle-même. Elle est radicalement, foncièrement, « absolument » contingente.

 

Sartre va avoir l’honnêteté intellectuelle de ne pas s’arrêter en chemin, et de tirer toutes les conséquences de son raisonnement. Si l’univers est contingent, et s’il n’a pas de cause (ni en Dieu, ni en lui-même), bref : s’il n’est pas lui-même l’être nécessaire ; si l’être nécessaire n’existe pas ; si l’être (tout être, tous les êtres) n’est pas (ne sont pas) nécessaire(s), alors… on ne comprend pas pourquoi l’être (tout être, tous les êtres) existe(nt). Puisque l’être est contingent, et nullement nécessaire, il devrait en réalité ne pas exister. Comment donc l’être qui n’est pas nécessaire peut-il venir à l’existence si aucun être nécessaire n’est à l’origine – si aucun être n’est nécessaire ? Si aucun être n’est nécessaire, comment se fait-il qu’il y ait quand même de l’être ? D’où vient qu’il y ait de l’être plutôt que du néant ? Pour Sartre, s'il y a de l’être – alors que l’être devrait ne pas exister – c’est que l’être est absurde. C’est qu’il est « en trop ». Normalement, il ne devrait pas exister (puisqu’il n’est pas nécessaire, et qu’il ne tire son existence d’aucun être nécessaire). Mais il existe (comme être contingent). Syntax error.

 

« Nous étions un tas d’existants gênés, embarrassés de nous-mêmes, nous n’avions pas la moindre raison d’être là, ni les uns ni les autres, chaque existant confus, vaguement inquiet, se sentait de trop par rapport aux autres. De trop… De trop, le marronnier, là en face de moi… Et moi – veule, alangui, obscène, digérant, ballotant de mornes pensées – moi aussi j’étais de trop… J’étais de trop pour l’éternité (…). L’existence partout, à l’infini, de trop, toujours et partout (…).

 

« Tout existant naît sans raison, se prolonge par faiblesse et meurt par rencontre (…). Est-ce que je l’ai rêvée, cette énorme présence ? Elle était là… toute molle, poissant tout, toute épaisse, une confiture… Je haïssais cette ignoble marmelade. Il y en avait, il y en avait ! Ca montait jusqu’au ciel, ça s’en allait partout, ça remplissait tout de son affalement gélatineux… Je savais bien que c’était le monde, le monde tout nu qui se montrait tout d’un coup, et j’étouffais de colère contre ce gros être absurde. On ne pouvait même pas se demander d’où ça sortait, tout ça, ni comment il se faisait qu’il existât un monde plutôt que rien… Bien sûr il n’y avait aucune raison pour qu’elle existât, cette larve coulante. Mais il n’était pas possible qu’elle n’existât pas. C’était impensable : pour imaginer le néant, il fallait qu’on se trouve déjà là, en plein monde et les yeux grands ouverts et vivant : le néant ça n’était qu’une idée dans ma tête… Je criais « Quelle saleté, quelle saleté ! » et je me secouai pour me débarrasser de cette saleté poisseuse. » (cf. La Nausée).

 

Mêmes affirmations dans L’Être et le Néant : « L’être-en-soi n’est jamais ni ‘possible’ ni ‘impossible’, il est. C’est ce que la conscience exprimera – en termes anthropomorphiques – en disant qu’il est de trop, c’est-à-dire qu’elle ne peut absolument le dériver de rien, ni d’un autre être, ni d’un ‘possible’, ni d’une loi nécessaire. Incréé, sans raison d’être, sans rapport aucun avec un autre être, l’être-en-soi est de trop pour l’éternité. »

 

C’est cela l’absurdité qui donne la nausée à Jean-Paul Sartre : l’être, qui est « en trop ».

 

Le monde est en trop. L’existence est absurde. Voilà toute la philosophie de Sartre. Evidemment, avec des conclusions aussi renversantes, aussi… novatrices dans l’histoire de la pensée, on serait en droit de s’attendre à ce que notre auteur nous livre une démonstration magistrale, à la hauteur de ses si audacieuses affirmations. On s’attendrait à ce qu’il développe amplement sa théorie, à ce qu’il l’étaye par une argumentation solide et charpentée, pour nous conduire à la partager. Malheureusement, on cherchera vainement dans toute son œuvre le moindre début de commencement d’explication…

 

Sartre proclame la radicale contingence du monde – et son absurdité foncière – mais… il "omet" de nous expliquer pourquoi il affirme cela ; il "oublie" de nous donner des raisons. Il ne fonde son assertion sur aucune analyse rationnelle, ni aucune démarche logique ; il ne nous donne aucune justification intelligible, compréhensible pour le commun des mortels. Toute sa pensée repose sur des impressions subjectives, des sentiments, des sensations. Mais d'explication rationnelle, on ne trouve nulle part aucune trace. Sartre nous jette ses oracles et proclamations à la figure... et à bon entendeur, salut ! Il serait peut-être absurde dans son esprit de vouloir expliquer l’absurde… par des raisons ! Et c’est sans doute pour cela qu’il conclut sans avoir argumenté – ce que feront à sa suite sans l'ombre d'un scrupule nombre de philosophes des temps modernes. Mais il faut reconnaître alors que nous sortons de la démarche philosophique en tant que telle ; que nous n’avons plus affaire à une démarche rationnelle.

 

Sartre se distingue, dans sa méthode, des grands penseurs juifs, chrétiens et musulmans tels que Maïmonide, Albert le Grand, Thomas d’Aquin, Duns Scot ou Ibn Sina – qui n’essayaient pas, n’en déplaise à notre auteur, de « surmonter » la contingence du réel en « inventant un être nécessaire et cause de soi », mais qui recherchaient, au moyen d’une analyse rigoureuse de l’univers existant et de ses différentes caractéristiques, ce qui est impliqué et pré-requis rationnellement pour qu’il soit ce qu’il est comme il est. Ils n’ajoutaient rien au réel, n’inventaient rien, mais s’efforçaient simplement de comprendre le donné, et de l’analyser jusqu’au bout. Ils constataient certes, comme Sartre, que notre univers ne peut pas, de par ses caractéristiques, être l’Être nécessaire – ils confessaient, tout comme Sartre, sa radicale contingence. Mais ils affirmaient au nom de la raison que l’univers provient nécessairement d’un autre Être qui, lui, est nécessaire (nécessairement nécessaire, pourrions-nous dire, afin de demeurer dans la rationalité et refuser l’absurde) : cet Être nécessaire qui est l’Unique existant incréé et que les traditions monothéistes appellent « Dieu ».

 

A la différence des docteurs du monothéisme, Jean-Paul Sartre fait de la philosophie a priori. Il part du principe que l’athéisme est la vérité. C’est chose acquise pour lui, au départ, que Dieu n’existe pas – quel qu’Il soit : Dieu personnel ou ‘divin’ impersonnel. Et c'est de ce postulat posé au départ qu'il déduit toute sa philosophie – et élabore toute sa pensée. A aucun moment, il ne lui viendra à l’esprit de remettre en cause cet athéisme de principe, posé au départ de manière arbitraire ; à aucun moment il ne le soumettra à l'analyse critique. Pourtant, ses conclusions philosophiques auraient dût l’alerter ! Quand un mathématicien arrive, au terme de ses calculs, à un résultat absurde, il sait qu’il s’est trompé quelque part ; il recommence alors son travail jusqu’à ce qu’il obtienne un résultat satisfaisant. Sartre, lui, ne recommence pas le travail. Il part d’un principe : l’athéisme pur – qu’il ressent comme vrai. Et il confronte cet athéisme au réel objectif qu’il observe et expérimente ; il s’efforce de comprendre le réel avec les lunettes de son athéisme. Il ressort de cette confrontation que… l’univers est en trop ; qu’il est absurde. Et il s’en tient là, tout heureux de sa trouvaille. Telle sera sa philosophie : la philosophie de l’absurde (ce qui est un non sens et une contradiction dans les termes – car en réalité, Sartre s’exclut de la pensée rationnelle et de ce qui mérite le beau nom de « philosophie »).

 

En rejetant à la fois le panthéisme et la doctrine de la Création – au nom d’un athéisme radical arbitrairement proclamé – Sartre prive l’univers de toute raison d’être, celle-ci ne se trouvant ni en Dieu, ni en lui-même. Comme l’univers n’a pas de raison d’être du tout, il devrait, pour bien faire, c’est-à-dire pour être conforme à la déduction de Sartre, ne pas exister. Le problème, le tout petit problème, c’est qu'il existe… La conclusion s’impose donc : l’univers est en trop, il est absurde ; il a tort d’exister « ce gros être absurde » ; elle a tort de se manifester à notre perception, « cette larve coulante ».

 

Mais au fait : par rapport à quoi l’univers serait-il « en trop » ? Par rapport à Sartre, bien sûr ! Par rapport à sa philosophie, et aux principes arbitrairement posés au départ ; par rapport à son a priori athée hérité de son enfance.

 

Aussi, comme l’écrit Tresmontant : « La philosophie de Sartre ou l’univers : il faut choisir, l’un des deux est en trop »… (in Les métaphysiques principales, p. 76).

 

« Car enfin, poursuit Tresmontant, dire que l’univers est en trop, c’est un mot d’enfant qui ne parvient pas à faire son problème et qui déclare que le livre de mathématique est en trop. Le monde, c’est ce que nous avons à penser, tous et quelle que soit notre philosophie. Nous ne devrions d’ailleurs pas avoir de philosophie avant de nous être efforcés de penser le monde existant. Déclarer que le monde est « en trop » et « absurde » parce qu’on ne parvient pas à le faire entrer dans la philosophie qu’on s’est fabriquée auparavant, c’est un mot essentiellement comique » (in Comment se pose aujourd’hui le problème de l’existence de Dieu, p. 150).

 

La philosophie de Jean-Paul Sartre produit donc une conséquence inattendue (un "dommage collatéral" que son auteur n'avait certainement pas imaginée!), puisqu'elle nous fournit en définitive une preuve supplémentaire et tout à fait valable… de l’existence de Dieu ! Une preuve par l’absurde. « En effet, ce que Sartre a très bien établi (…), c’est que si l’on part, comme il le fait, de l’hypothèse athée posée en principe, on aboutit à un résultat véritablement absurde, à savoir que le monde est en trop. C’est-à-dire que, dans cette hypothèse, on ne sait plus quoi faire de l’univers. On l’a, si j’ose dire, sur les bras (…). Pour que l’athéisme fût pensable, il eût fallu que l’univers n’existât pas. Or, il existe (…). La démonstration est sans réplique. L’athéisme pur est incompatible avec l’existence du monde, ou, ce qui revient au même, l’existence du monde est incompatible avec l’athéisme pur que veulent promouvoir Sartre et ses disciples. Ce que Sartre a établi d’une manière décisive, c’est non pas que l’univers soit absurde, ce qui n’a aucun sens (seul un raisonnement peut être absurde) – mais que l’hypothèse athée est absurde et inutilisable, à cause de l’univers. Dont acte. » (in Comment se pose aujourd’hui le problème de l’existence de Dieu, p. 150-151).

 

Tel est bien le cœur du propos de Claude Tresmontant – qui a fait l’objet de cette série d’articles sur l’athéisme, et que l’auteur développe admirablement dans tous ses ouvrages : « L’athéisme pur est impensable. Il n’a jamais été pensé par personne. Sartre s’y essaie : il obtient un résultat absurde. » (in Comment se pose aujourd’hui le problème de l’existence de Dieu, p. 151).

 

Tout homme qui cherche à penser rationnellement l’univers devra donc faire son choix entre deux métaphysiques croyantes (qui sont les deux seules métaphysiques rationnelles existantes) : la métaphysique panthéiste ou la métaphysique de la Création. Mais l’athéisme lui-même ne constitue pas une alternative rationnelle, une troisième voix métaphysique, une solution de rechange – puisqu’il est impensable... à cause de l’univers : « c’est le monde existant et contingent qui constitue tout le nerf de la preuve » (in Comment se pose aujourd’hui le problème de l’existence de Dieu, p. 151).

 

Laissons donc conclure le maître : « L’athéisme pur est impossible, impensable, et il n’a jamais en fait été pensé. Si des hommes comme Sartre et ses disciples pensent pouvoir se dire athées, c’est qu’ils n’ont pas en fait traité le problème que pose l’existence du monde. Ils ont négligé de traiter ce petit problème. Leur athéisme est donc purement verbal. Ce n’est pas un athéisme philosophique. Ce n’est pas un athéisme qui résulte d’une analyse sérieuse, solide, rationnelle, tenant compte du donné. Un tel athéisme n’existe pas encore. Personne n’a jamais montré comment on pouvait penser l’existence du monde dans la perspective de l’athéisme » (in Comment se pose aujourd’hui le problème de l’existence de Dieu, p. 151).

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Published by Matthieu BOUCART - dans Questions sur la foi
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commentaires

lotfy 06/06/2015 10:19

il me semble absurde de penser que l atheisme soit compris comme une forme d incroyance ou d absence de foi divine d autant que l observation de soi entant qu existence est elle meme la matrice incompressible d une foi. une pedagogie ontologique de la croyance et de divinisation de Soi

Hervé 07/11/2010 16:54



Merci Matthieu !! Cela fait tellement longtemps que tu avais parlé de cette série d'articles, avec des mois d'attente entre chacun, que je me demandais quand tu allais terminer. Eh bien, voilà,
c'est fait ! :-)


N'étant pas philosophe, je ne suis pas sûr de tout saisir, et puis je suis déjà convaincu que l'athéisme n'est pas bon. Mais ce serait intéressant si un vrai athée militant pouvait lire ton
message, pour voir comment il réagit. Je doute juste un peu que les philosophes athées acceptent spontanément le fait qu'ils sont absurdes et irrationnels.


J'espère que lire Sartre ne t'a pas rendu malade (la nausée, ce n'est pas un titre qui donne envie !). Bonne semaine à toi, en union de prière.