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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 10:42

Dimanche 22 mai 2011 – 5e dimanche de Pâques (Année A)

 

"Je suis le Chemin, la Vérité et la vie" : écouter l'enseignement de Mgr André Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles : 1ère partie, et 2e partie.

 

Première lecture : Actes 6. 1-7

« La parole du Seigneur gagnait du terrain »

 

Psaume 32

« Dieu veille sur ceux qui mettent leur espoir en son amour »

 

Deuxième lecture : 1 Pierre 2. 4-9

« La pierre éliminée par les bâtisseurs est devenue la pierre d'angle »

 

Evangile : Jn 14. 1-12

« Qui me voit voit le Père» 

 

***

Message audio du Pape : 2011

Regina Caeli du Pape : 2011

Homélie du Père Walter Covens : 2008

Homélie du Père Joseph-Marie Verlinde : 2011 

Audio de Radio Vatican : 2011

Ce que l’Evangile nous dit et me demande

Peut-on imaginer ce que sera la vie éternelle? (P. Raniero Cantalamessa)

Dans la demeure du Père, il n'y a que des places uniques (P. Pierre Desroches, de Montréal)

Pourquoi l'Eglise? (P. Nicolas)

 

*** 

 

« Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14. 6)

 

« Le premier trait caractéristique de la figure de Jésus est la prétention qu'il a émise, dans ses paroles comme dans ses actes, à être de condition divine. Ceci est absolument unique dans l'histoire de l'humanité. Jésus est le seul homme qui, dans son bon sens, ait "revendiqué" d'être l'égal de Dieu. J'écris "revendiqué" entre guillemets, car cette prétention ne relève en rien de la jactance humaine, mais s'accompagne, au contraire, de la plus grande humilité.

 

« La prétention de Jésus à être de condition divine apparaît tout d'abord dans ses paroles, telles que les ont perçues les évangélistes. Les plus nombreuses et les plus formelles se trouvent dans l'Evangile de Jean. Par exemple : "Qui m'a vu, a vu le Père" (Jn 14. 10) ; ou encore : "Le Père et moi, nous sommes UN" (Jn 10. 30), ou encore : "En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu'Abraham fût, JE SUIS" (Jn 8. 58).

 

« Et pourtant, cet homme qui, dans l'histoire, a manié le "Je" avec l'audace et la prétention les plus insoutenables, est en même temps d'une parfaite humilité et d'une discrétion pleine de délicatesse (...). La raison fondamentale de cette humilité, c'est que, à l'intérieur même de sa revendication incomparable et de son audace inouïe, Jésus a conscience d'être un envoyé qui a tout reçu d'un autre, Dieu son Père, et ne cherche rien d'autre que la gloire de ce dernier, dans une parfaite obéissance et une transparence toute filiale.

 

« Cette humble prétention à la divinité est un fait unique dans l'histoire de l'humanité et elle tient à l'essence même du christianisme. Partout ailleurs - que l'on pense à Bouddha, à Confucius ou à Mahomet - les fondateurs de religion lancent un mouvement spirituel qui, une fois mis en route, peut à la rigueur se développer indépendamment d'eux. Tandis que Jésus, lui, est l'objet même du christianisme. Jésus n'indique pas seulement un chemin, comme Lao-Tseu, il affirme être lui-même ce chemin ; il n'est pas seulement porteur d'une vérité, comme n'importe quel prophète, il se présente comme étant lui-même cette vérité ; il n'ouvre pas seulement une route conduisant à la vie, à la manière des philosophes, il prétend être, dans sa personne concrète, la plénitude même de la vie divine (...). Ceci est unique dans toute l'histoire. Et la question posée par Jésus est la seule qui importe : "Le crois-tu?" La vraie foi chrétienne commence quand le christianisme fait place au Christ, lorsqu'un croyant ou un sympathisant cesse de s'intéresser aux idées ou à la morale chrétiennes, prises abstraitement, et rencontre Jésus comme Quelqu'un, celui-là même qui revendique d'être conjointement vrai homme et vrai Dieu » (Mgr André Léonard, in Les raisons de croire).

        


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Published by Matthieu BOUCART - dans Liturgie
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