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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 14:00

Les sources de la théologie, cela peut paraître très simple à première vue, puisque c’est essentiellement la Parole de Dieu. Seulement la Parole de Dieu se présente à nous non pas à travers deux sources qui seraient l’Ecriture et la Tradition, mais à travers une complexité, organiquement UNE toutefois, d’approches d’une source unique.

La Parole de Dieu, en effet, est communiquée à l’Eglise comme révélation du mystère
et non comme une série de propositions distinctes, ni même comme une proposition fondamentale dont toutes sortes d’autres propositions pourraient être déduites. La Parole de Dieu est communiquée à l’Eglise dans une vision inséparable de l’entrée vitale dans l’union avec Dieu le Père. Elle est communiquée dans le Christ, non par Lui mais bien en Lui, du fait de l’Incarnation rédemptrice par laquelle Dieu nous devient accessible dans sa Parole vivante.

Cette Parole vivante s’est exprimée elle-même d’une manière préparatoire dans l’Ancien Testament, et en plénitude dans tout ce qu’à dit, tout ce qu’a fait, tout ce qu’a été pour nous le Christ dans sa vie terrestre, dans sa mort et sa résurrection qui a provoqué l’écho immédiat de la prédication apostolique. De tout ceci, nous avons une formulation inspirée qui a été fixée par écrit dans l’Ecriture Sainte.

Ce document premier n’épuise cependant pas la formulation inspirée de tout l’enseignement des prophètes et des apôtres qui est resté, non pas sous sa seule forme littérale, mais encore sous une forme indirecte – mais tout aussi agissante et effective –, la source de la conscience collective de l’Eglise. Celle-ci a accueilli la Parole écrite, mais avant cette Parole écrite, la Parole orale et vécue, qui seule finalement, par sa permanence assurée grâce à l’action constante du Saint Esprit, est susceptible de garder le sens exact du texte écrit, et au-delà de ce texte, la vision du mystère dans son intégrité et dans son caractère vital qui lui permet d’assimiler en nous tout ce qui est humain et de le faire servir à la communication de la vie divine.

C’est pourquoi c’est à travers toute la Tradition, vue justement non comme une accumulation de documents, mais comme la manifestation dans l’histoire et à travers tous ses monuments de ce même courant de vie qui reste actuel dans la prédication de l’Eglise, et avant tout, dans cette catéchèse, dans cette didascalie fondamentale que constitue la célébration liturgique, que nous percevons le sens de l’Ecriture. Cette Tradition de la vérité, de la vie, ou de la vie de la vérité, qui s’opère dans tout le corps de l’Eglise est constamment jugée ou tout au moins constamment susceptible d’être jugée, quand le besoin s’en fait sentir, par le Magistère.

C’est là la fonction propre des évêques, soit dans leur enseignement concordant et facilement repérable, soit par une énonciation commune de la vérité face à l’erreur, soit encore par les réponses données aux questions nouvelles qui se posent en ce qui concerne l’interprétation de la Révélation dans un concile ou, dans le cas où ce moyen ne peut être commodément utilisé, par la simple définition ex cathedra donnée par le Pape qui peut ainsi exprimer ce que l’Eglise pense d’un sujet donné. Nous avons là la coopération de Dieu à un travail humain, coopération qui le pénètre tout entier, à travers les esprits des théologiens comme à travers la foi des fidèles dont les théologiens ne doivent jamais se séparer, s’abstraire.

La foi des fidèles et leur expérience sont évidemment mêlés d’erreurs, comme toute assimilation de la vérité par des esprits faillibles et encore sujets aux tentations et à des orientations sinon pécheresses, tout au moins infléchies par le péché. Il a donc fallu que Dieu prévoie un moyen de discerner, lorsque la question se pose de distinguer entre les interprétations légitimes et celles qui ne le sont pas. Il a fallu que Dieu prévoie un moyen de rejeter tout ce qui serait interprétation déformante du sens profond de la vérité révélée, et il l’a fait par cette conduite providentielle de l’Eglise, qui s’affirme d’ailleurs non seulement dans l’exercice du Magistère, mais aussi dans l’acceptation par les fidèles ou la reconnaissance par eux comme actes décisifs du Magistère de ceux qui le sont effectivement. Il y a là comme un entrecroisement de l’effort commun de toute la chrétienté et de l’effort spécial pour guider, éclairer et discerner ce qui est authentique de ce qui ne l’est pas, lequel appartient en propre aux évêques, soit agissant dans une unanimité spontanée, soit confrontant leur expérience et la foi telle qu’elle s’exprime dans tout ce que leurs Eglises particulières ont contribué à formuler.

Finalement, ce double effort est non pas soumis, ce qui ferait penser à une passivité, mais unifié réellement par en haut par l’assistance providentielle toute spéciale donnée à celui qui est le signe vivant et efficace de l’unité de l’épiscopat et de l’unité de l’Eglise dans et par l’épiscopat : à savoir le Souverain Pontife.

Voilà donc quel est le rôle du Magistère et comment ce Magistère s’articule très étroitement sur toute la conscience de l’Eglise en ne faisant que contribuer à la révéler à elle-même, à en tirer toute l’expression authentique là où un discernement s’impose face aux courants divergents qui tendent à obscurcir la vision de la vérité. Le théologien, par conséquent, doit vivre de cette expérience de la vérité dans l’Eglise. Il s’agit de l’expérience des Saints qui, chez lui comme chez eux, est nourrie par la vie liturgique, dont on approfondit le sens en recourant constamment aux sources de l’Ecriture et de ses grands interprètes que sont les Pères et Docteurs de l’Eglise. Tout cet effort d’assimilation et d’interprétation authentique doit être poursuivi sous la conduite du Magistère qui s’exprime sous trois modes que nous avons évoqués et qui d’ailleurs sont étroitement mêlés dans la pratique : les évêques dispersés mais donnant une orientation commune, les évêques rassemblés en concile, et enfin, le Pape seul.

Louis Bouyer, « Le métier de théologien », Editions France-Empire, 1979.

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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 11:51

Pratiquement, nous sommes tous des hérétiques : l'erreur est humaine. Nous ne pouvons pas éviter de nous tromper, nous déraillons tout le temps. Le problème n'est pas d'éviter de dérailler, mais d'être toujours assez souples pour que Dieu puisse nous remettre sur les rails. Seuls les Saints parviennent à une telle souplesse : ils sont les seuls à expulser en permanence toute hérésie de leur coeur.

Nous ne parvenons pas à garder l'équilibre de la vraie vie, comme des enfants qui apprennent à marcher et qui tombent toujours. Ce n'est pas grave, encore une fois, tant que nous accepterons d'être remis en selle, mais si nous nous entêtons, c'est la mort : l'endurcissement est diabolique...

Père Marie-Dominique Molinié, in "Le courage d'avoir peur", Editions du Cerf, 2003, pages 8 et 9.

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6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 19:01

En attendant la suite de notre série d'articles en réponse à Miky, je vous propose une méditation du Père Marie-Dominique Molinié sur la question de l'existence de Dieu. Cette méditation est tirée d’un remarquable ouvrage intitulé « Adoration ou désespoir » (Editions CLD, 1983) sur lequel nous aurons l’occasion de revenir.


La démonstration de l’existence de Dieu est tellement simple que la difficulté n’est pas dans la démonstration elle-même, mais dans l’intuition de départ. Cette intuition ne porte pas sur l’existence de Dieu, mais sur la splendeur de la Création que nous avons sous les yeux. Il faut que cette splendeur nous donne un choc : sans ce choc, aucune démonstration ne nous convaincra.

 

[Le] Père Loew essaie de provoquer ce choc à partir [de l'exemple] d’une usine : cette usine est une chose intelligente, il y a en elle un ordre qui ne peut s’expliquer par le hasard. Plus on comprend l’ingéniosité d’un appareil et la complexité de son montage, plus on admire l’intelligence de l’inventeur : ceux qui ne comprennent rien à la mécanique admirent peu, et à force de bêtise, ils pourront se demander s’il y a bien un inventeur, si la machine n’est pas le fruit du hasard. Toute la difficulté de la démonstration de l’existence de Dieu est là : si vous êtes béotien, vous n’admirerez pas l’univers ; vous croirez être un esprit supérieur en n’admirant rien.

 

C’est ainsi que saint Paul et toute l’Eglise nous apprennent à découvrir Dieu en regardant le monde : « Les merveilles visibles de l’univers nous dévoilent les perfections invisibles de Dieu ». Mais si les merveilles de l’univers n’apparaissent pas merveilleuses, il n’y a pas de démonstration pour guérir cet aveuglement.

 

On comprend alors la parole de Pascal : « Peu de science éloigne de Dieu, beaucoup y ramène ». Si le fonctionnement du coeur est génial, que dire de l’ensemble du corps ? Si on admire les inventions humaines, peut-on trouver « logiques », sans plus, les inventions de la nature?

 

Je sais qu’il y a le problème du mal, qui barre la route de l’émerveillement à beaucoup d’esprits et de coeurs. Il n’est pas question d’esquiver ce problème. Seulement, il faut d’abord apprendre à être tourmenté par le mystère du Bien. Cela revient à s’émerveiller, mais d’un émerveillement tellement profond qu’il devienne un tourment.

 

Là commence notre liberté : puisqu’on ne démontre pas que la nature est géniale, nous sommes libres de refuser cette lumière et ce tourment (…).

 

Beaucoup disent : moi, il me faut des preuves. Nous sommes inquiets au sujet de Dieu, nous avons peur d’être dupes. C’est encore un fruit du monde moderne : à force de se laisser tromper par les sophismes des ténèbres, on apprend à se méfier de la lumière, et cette méfiance devient inguérissable. Comment prouver que le corps humain et la vie, c’est merveilleux ? Comment démontrer que la musique de Bach est géniale ? Il y a ceux qui ont des oreilles pour entendre et ceux qui n’en ont pas. Et pourtant ce n’est pas subjectif : la musique de Bach est géniale, en vérité. Seulement cela ne se démontre pas. L’existence de Dieu se démontre, mais à partir de quelque chose qui ne se démontre pas — à savoir que le monde est beau...

 

La culture occidentale repousse profondément cette intuition. Les modernes mettent leur gloire à ne plus s’émerveiller ni s’attendrir, ils en ont peur comme de la pire des faiblesses. Notre liberté doit remonter le courant. Il est dur de garder ou de retrouver un coeur pur : Si vous ne devenez pas comme des enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux, parce que vous n’entrerez même pas dans le royaume de la Nature. Mais si vous devenez comme des enfants, toute la science et la logique qui vous font douter de l’existence de Dieu alimenteront au contraire votre stupeur et votre adoration... le sens du mystère qu’Einstein, par exemple, avait au plus haut degré.

 

Einstein est mort dans l’angoisse d’avoir livré les secrets de la bombe atomique à des dirigeants infantiles. Infantiles, mais durcis comme des vieillards... Il avait gardé son regard d’enfant, cela se voit sur son visage. Il jouait avec la relativité comme un enfant joue à la balle. Il était de ces vrais savants qui sont des contemplatifs, plus sensibles au mystère qui leur échappe qu’aux parcelles de vérité qu’ils arrachent à ce mystère (…).

 

Regardons la couleur du ciel, la musique, les plantes, les hommes, les sciences. Mais en demandant à recevoir le choc, l’éblouissement ou l’écrasement, qui fait voir ces choses telles qu’elles sont, dans l’abîme de leur splendeur. Quand on a reçu ce choc, la démonstration de l’existence de Dieu paraît aussi enfantine que deux fois deux font quatre.

 

Et la définition de Dieu, ce sera : l’intelligence géniale qui a créé cet univers et le gouverne.

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28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 00:00

L'ange dit aux femmes qui s'étaient rendues au sépulcre, le matin de Pâques : « N'ayez pas peur ! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ? Il est ressuscité ». Mais Jésus est-il vraiment ressuscité ? Quelles garanties avons-nous qu'il s'agit d'un fait qui s'est réellement produit et non d'une invention ou d'une suggestion ? Saint Paul, écrivant pas plus de vingt-cinq ans après les faits, dresse la liste des personnes qui l'ont vu après sa résurrection, la plupart étant encore en vie (1 Co 15, 8). De quel fait de l'antiquité avons-nous des témoignages aussi forts que de celui-ci ?

 

Mais il y a également une observation générale qui peut nous convaincre de la véracité de ce fait. Au moment de la mort de Jésus les disciples se sont dispersés ; son cas est clos : « Nous espérions que c'était lui... » disent les disciples d'Emmaüs. De toute évidence, ils ont cessé d'espérer en lui. Et tout à coup, nous retrouvons ces mêmes hommes proclamer de manière unanime que Jésus est vivant, affronter à cause de ce témoignage, des procès, des persécutions et enfin, l'un après l'autre, le martyre et la mort. Qu'est-ce qui a pu déterminer un changement aussi radical si ce n'est la certitude qu'il était vraiment ressuscité ?

 

Ils n'ont pas pu se tromper car ils ont parlé et mangé avec lui après sa résurrection ; et c'était des hommes concrets, pas faciles à exalter. Eux-mêmes, au début, doutent et refusent de croire. Ils ne peuvent pas non plus avoir voulu tromper les autres car si Jésus n'était pas ressuscité, les premiers à être trahis et à y laisser la vie, c'était précisément eux. Sans le fait de la résurrection, la naissance du christianisme et de l'Eglise devient un mystère encore plus difficile à expliquer que la résurrection elle-même.

 

Ce sont quelques arguments historiques, objectifs, mais la preuve la plus grande que le Christ est ressuscité est qu'il est vivant ! Vivant, non pas parce que nous le gardons en vie en parlant de lui mais parce que lui nous garde en vie, nous transmet le sentiment de sa présence, nous fait espérer. « Celui qui croit au Christ le touche », disait saint Augustin et les croyants authentiques savent que cette affirmation est vraie.

 

Ceux qui ne croient pas à la réalité de la résurrection ont toujours émis l'hypothèse que la résurrection aurait été un phénomène d'autosuggestion ; les apôtres ont cru voir. Mais si cela était vrai, ce serait en définitive un miracle tout aussi grand que celui que l'on veut éviter de reconnaître. Cela suppose en effet que des personnes différentes, dans des situations et des lieux différents, aient toutes eu la même hallucination. Ceux qui reçoivent des visions imaginaires sont en général ceux qui les attendent et les désirent intensément mais après les événements du vendredi saint, les apôtres n'attendaient plus rien.

 

La résurrection du Christ est, pour l'univers spirituel, ce que fut, selon une théorie moderne, le Big-bang initial, pour l'univers physique : une explosion d'énergie d'une force inouïe, capable d'imprimer le mouvement d'expansion qui dure encore aujourd'hui, plusieurs milliards d'années plus tard. Si l'on enlève à l'Eglise la foi dans la résurrection, tout s'arrête et s'éteint, comme lors d'une panne d'électricité dans une maison. Saint Paul écrit : « Si tes lèvres confessent que Jésus est Seigneur et si ton cœur croit que Dieu l'a ressuscité des morts, tu seras sauvé » (Rm 10, 9). « La foi des chrétiens est la résurrection du Christ », disait saint Augustin. Tous croient que Jésus est mort, même les païens et les agnostiques le croient. Mais seuls les chrétiens croient qu'il est également ressuscité et l'on n'est pas chrétien si on ne le croit pas. En le ressuscitant des morts, c'est comme si Dieu donnait son aval à l'œuvre du Christ, comme s'il y imprimait son sceau. « Dieu a offert à tous une garantie en le ressuscitant des morts » (cf. Ac 17, 31).

 

Père Raniero Cantalamessa


Lire aussi :
- "Les vivants qui combattaient un mort ont été réduits à l'impuissance"
- La Résurrection : témoignage suprême de la vérité du Christ
- Le mystère Jésus (lire en particulier les commentaires)

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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 00:00


Pourquoi dire que Dieu est Cause de Lui-même nous ferait-il sortir de la logique puisque c'est la seule conclusion à laquelle la logique nous conduit ? Effectivement, il est nécessaire d'admettre que Dieu ne soit pas comme nous... Lui seul en effet ne dépend de personne pour exister. Mais sans l'accueil de son existence, nous sommes dans l'incapacité de rendre compte du fait que nous n'existons pas par nous mêmes, à l'instar de tout ce qui existe, et qui n'est pas Dieu... Pourquoi dénier a priori à Dieu le fait d'exister ? En quoi serait-ce plus logique que d'admettre son existence (alors qu'un rigoureux raisonnement nous amène à la reconnaître) ?

Père Guy Pagès, dans une réponse à l’un de ses lecteurs sur son site Dailymotion

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31 décembre 2007 1 31 /12 /décembre /2007 00:00


Chers amis lecteurs,

Tandis que l’année 2007 vit ses dernières heures, voici que l’année 2008 se profile à l’horizon, avec ses promesses et ses espoirs, comme une page blanche sur laquelle un nouveau chapitre de l’histoire de notre vie va s’écrire.


Chacun pressent bien en ce moment que les compteurs vont être comme remis à zéro ; que tout redevient possible pour tous ; que tout peut recommencer, comme une nouvelle naissance… ; qu’il n’y a donc pas en définitive de fatalité et que nous demeurons libres de construire notre vie et de l’orienter différemment que par le passé (c’est un peu du reste le sens des bonnes résolutions que nous prenons habituellement à pareille époque de l’année). Ou comme disait le poète espagnol Antonio Machado (1875-1939) : « Marcheurs, il n'y a pas de chemin ; le chemin se fait en marchant »...

En ce réveillon du 31 décembre, tous les habitants de cette terre vont donc se souhaiter une « bonne » année ; une année pleine de bonheur, de santé, de prospérité, de joie familiale, d’amour… Et toute l’équipe du Blog Totus Tuus (c’est-à-dire… moi-même !) s’associera naturellement à ces vœux de bonheur et de paix.

Pour l’heure, je voudrais vous partager mon étonnement, renouvelé chaque année, de voir les hommes ainsi célébrer dans la liesse et… aussi bruyamment le passage d’une année à l’autre. Outre l’ivresse de liberté qui découle certainement du sentiment dont je parlais plus haut de pouvoir prendre un nouveau départ après des années de « galère », j’y vois comme le signe tangible que l’homme, malgré l’expérience accumulée au cours de sa vie, les nombreuses désillusions rencontrées, les épreuves traversées, les souffrances endurées, demeure inébranlablement et fondamentalement un être d’espérance. Comme une certitude diffuse au fond de son cœur qu’il est fait pour le bonheur, et que l’Histoire de ce monde, son histoire personnelle, l’y conduit inexorablement. Et que si ça n’est pas pour aujourd’hui, eh bien, ça sera pour demain !

Dans sa dernière encyclique, Spe Salvi, le Pape Benoît XVI nous invite à réfléchir sur cette indéracinable Espérance qui habite le cœur de tout homme ; cette Espérance que nous avons tous, non seulement de vivre et de vivre longtemps, mais de vivre bien, heureux et en paix sur cette terre, ce que nous pouvons appeler la vie en plénitude, ou la vraie vie. Au fond, à y bien regarder, c’est la seule chose que nous désirons vraiment. Ce vers quoi nous voulons tous bien « marcher », pour reprendre l’expression d’Antonio Machado. Et c’est ce que nous nous souhaiterons bien volontiers les uns les autres, en cette nuit du réveillon de la Saint Sylvestre.

« Mais ensuite (…), nous dit le Pape, en regardant mieux, [nous devons reconnaître que] nous ne savons pas de fait ce qu'en définitive nous désirons, ce que nous voudrions précisément. Nous ne connaissons pas du tout cette réalité ; même durant les moments où nous pensons pouvoir la toucher, nous ne la rejoignons pas vraiment (…). » (Benoît XVI, Spe Salvi, n° 11). Nous disons tous OUI à la vie en plénitude, à la vraie vie. Et nous nous la souhaitons les uns pour les autres. Mais nous avons du mal à lui donner un contenu précis. Nous savons assurément ce qu’elle n’est pas. Mais ce qu’elle est véritablement, voilà qui ne nous apparaît pas clairement…

« Toutefois, poursuit le Pape, dans notre non-savoir, nous savons que cette réalité doit exister. Il y a donc en nous, pour ainsi dire, une « savante ignorance » (Saint Augustin). Nous ne savons pas ce que nous voudrions vraiment ; nous ne connaissons pas cette « vraie vie » ; et cependant, nous savons qu'il doit exister un quelque chose que nous ne connaissons pas et vers lequel nous nous sentons poussés. » (Benoît XVI, Spe Salvi, n° 11)

Comme cela est manifeste, en ce réveillon du 31 décembre ! Nous désirons pour nous et pour chacun le bonheur, une vie belle et remplie. Et cependant… nous ne savons pas ce que nous demandons. Nous n’avons de cette vie rêvée et idéale, de ces « plein de bonnes choses » que nous nous souhaitons chaque année, entre paillettes et cotillons, avec force foie gras et champagne, aucune expérience véritable. Les années passent, et nous devons bien constater que les années écoulées n’ont pas correspondu à ce que nous en avions attendu à leur tout début ; que la plénitude de bonheur et de joie espérée n'a pas été, malgré quelques moments d’exception, au rendez-vous... « Nous désirons en quelque sorte la vie elle-même, la vraie vie (…), mais, en même temps, nous ne connaissons pas ce vers quoi nous nous sentons poussés. Nous ne pouvons pas cesser de nous diriger vers cela et cependant nous savons que tout ce que nous pouvons expérimenter ou réaliser n'est pas ce à quoi nous aspirons. » (Benoît XVI, Spe Salvi, n° 12)

Eh bien, nous dit le Pape, « cette « chose » inconnue est la véritable « espérance » qui nous pousse et le fait qu'elle soit ignorée est, en même temps, la cause de toutes les désespérances comme aussi de tous les élans positifs ou destructeurs vers le monde authentique et vers l'homme authentique. » (Benoît XVI, Spe Salvi, n° 12)

L’universalité de ce désir de plénitude – de cette Espérance – qui habite le cœur de l’homme sous toutes les latitudes et longitudes nous révèle, me semble-t-il, deux vérités fondamentales sur l’homme. 1°) que nous sommes tous faits pour le bonheur, puisque nous y tendons comme la limaille de fer vers l’aimant (nous aussi, en un sens, tendons vers l’Aimant !) ; et… en même temps 2°) que ce bonheur pour lequel nous sommes faits nous renvoie à une expérience de vie qui ne se situe pas sur cette terre, mais dans un au-delà de notre propre existence ici-bas. Comme un indice finalement que cette terre n'est pas la patrie définitive. C’est du reste ce que disait la Vierge Marie à la petite Bernadette, à Lourdes : « Je ne vous promets pas d’être heureuse dans ce monde, mais dans l’autre »

Ce bonheur auquel nous aspirons serait donc « quelque chose comme le moment rempli de satisfaction, dans lequel la totalité nous embrasse et dans lequel nous embrassons la totalité. Il s'agirait du moment de l'immersion dans l'océan de l'amour infini, dans lequel le temps – l'avant et l'après – n'existe plus. Nous pouvons seulement chercher à penser que ce moment est la vie au sens plénier, une immersion toujours nouvelle dans l'immensité de l'être, tandis que nous sommes simplement comblés de joie. Nous devons penser dans ce sens si nous voulons comprendre ce vers quoi tend l'espérance [des hommes]. » (Benoît XVI, Spe Salvi, n° 12)


***

Nous évoquions il y a un instant l’apparition de la Vierge Marie à Sainte Bernadette. Eh bien précisément, 2008 sera la grande année jubilaire du 150e anniversaire des apparitions de Lourdes ! Sans doute serait-il bon en cette nouvelle année 2008 de découvrir, redécouvrir, ou faire découvrir le récit et les messages de ces importantes apparitions de la Mère de Dieu à la grotte de Massabielle.

Ce qui me frappe le plus dans les messages de Lourdes, c’est l’insistance de la Vierge Marie, par trois fois répétée, sur la nécessité de la pénitence : « Pénitence, pénitence, pénitence » (qui n’est pas sans rappeler le « priez, priez, priez » de Medjugorje). Pénitence… Voilà bien un mot poussiéreux, sorti depuis longtemps de notre vocabulaire courant, et un message du coup ignoré ou méconnu, que nous pourrions approfondir en cette année jubilaire. Avec en arrière-fond, le souvenir de ces paroles terribles de Notre Dame à Fatima, prononcées quelques années plus tard : « Beaucoup d’âmes vont en enfer, parce qu'il n‘y a personne qui se sacrifie ni prie pour elles. » (19 août 1917). Notons bien ici que Marie ne dit pas : « Beaucoup d’âmes vont en enfer parce qu’elles ont commis beaucoup de péchés », mais « parce qu'il n‘y a personne qui se sacrifie ni prie pour elles »...

« Priez, priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs », nous demande donc la Sainte Vierge à Fatima, comme à Lourdes le 24 février 1858 : « Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! Priez Dieu pour les pécheurs ! Allez baiser la terre en pénitence pour les pécheurs ! »

Faire des sacrifices pour les pécheurs ? C’est ce que Marie nous demande. Offrons donc au Seigneur le parfum de nos privations volontaires, de nos efforts, et faisons de cette année jubilaire 2008 un grand Carême d’amour, dans la Joie de contribuer au Salut des âmes perdues. Ce sera notre manière de « baiser la terre en pénitence pour les pécheurs », à l’invitation de Notre Dame. Et si les mortifications volontaires nous coûtent trop et nous paraissent trop dures, sachons que nous pouvons toujours offrir à Dieu les souffrances que la vie nous fait subir sans que nous les ayons recherchées : « La pensée de pouvoir « offrir » les petites peines du quotidien, qui nous touchent toujours de nouveau comme des piqûres plus ou moins désagréables, leur attribuant ainsi un sens, était une forme de dévotion, peut-être moins pratiquée aujourd'hui, mais encore très répandue il n'y a pas si longtemps. Dans cette dévotion, il y avait certainement des choses exagérées et peut-être aussi malsaines, mais il faut se demander si quelque chose d'essentiel qui pourrait être une aide n'y était pas contenu de quelque manière. Que veut dire « offrir » ? Ces personnes étaient convaincues de pouvoir insérer dans la grande compassion du Christ leurs petites peines, qui entraient ainsi d'une certaine façon dans le trésor de compassion dont le genre humain a besoin. De cette manière aussi les petits ennuis du quotidien pourraient acquérir un sens et contribuer à l'économie du bien, de l'amour entre les hommes. Peut-être devrions-nous nous demander vraiment si une telle chose ne pourrait pas redevenir une perspective judicieuse pour nous aussi. » (Benoît XVI, Spe Salvi, n° 40)

Ce que nous pourrions faire de mieux pour nous et pour les pécheurs en cette année 2008, c’est aussi et sans aucun doute nous consacrer au Cœur immaculé de la Vierge Marie. Le 13 juillet 1917, après avoir montré durant quelques instants aux trois jeunes bergers (de 7, 9 et 10 ans) le feu éternel et les souffrances des damnés, la Vierge leur dit ceci : « Vous avez vu l’enfer où vont aboutir les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Coeur Immaculé ». Et le même jour : « Si l’on fait ce que je vous dirai, beaucoup d’âmes se sauveront et l’on aura la paix »

Eh bien prenons au sérieux ces messages célestes, dont l’authenticité est aujourd’hui reconnue par la Sainte Eglise Catholique. Et consacrons-nous généreusement au Cœur immaculé de Marie, selon le désir même de notre Dieu. Nous pouvons par exemple concrètement demander à un prêtre de notre paroisse de nous imposer le scapulaire du Mont Carmel ; nous engager à prier chaque jour le Saint Rosaire (ou tout au moins le chapelet) ; approfondir notre connaissance de la Sainte Vierge et notre dévotion envers elle en lisant quelques bons ouvrages de piété tels que le Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge de St Louis Marie Grignion de Montfort, Les gloires de Marie de St Alphonse de Liguori, ou tout autre ouvrage sur les apparitions de Lourdes et Fatima. N’hésitons-pas non plus à nous consacrer à Jésus par Marie en paroisse et en famille.

Prenons en tous les cas avec confiance la main de notre Maman du Ciel ; et engageons-nous avec elle, à la suite du Christ et selon la volonté de Dieu, dans la grande œuvre de Rédemption du monde entier. Prions intensément pour les pécheurs, et changeons dans notre vie ce qui doit être changé. Puisons pour cela à la source des grâces de cette année jubilaire pour nous convertir vraiment et grandir dans la foi, l’Espérance, et l’amour de Dieu et de nos frères. Allons chercher en particulier les Indulgences dont nous avons tellement besoin pour nous purifier et renaître à la vraie vie d’ores et déjà offerte à tous les croyants ; redécouvrons le bonheur d’être en paix avec Dieu ! Car la vraie vie, la vie en plénitude, la vie éternelle, « c’est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus Christ » (Jn 17. 3).

***

Préparons-nous enfin à accueillir notre Pape au deuxième semestre de cette année 2008. Prions pour lui et à ses intentions mensuelles. Prions pour tous les jeunes qu’il rencontrera en juillet prochain à Sydney, à l’occasion des prochaines Journées Mondiales de la Jeunesse – comme le point d’orgue annoncé de cette nouvelle année 2008.

Prions aussi pour la France et ses gouvernants.

J’aurais la joie pour ce qui me concerne de célébrer le 16 mai prochain le 10e anniversaire de ma conversion ! Dix années de vie chrétienne et d’amitié avec le Seigneur. Dix années de vie en plénitude, par delà les peines et les souffrances. Que le Seigneur soit béni de nous combler ainsi des vraies joies du Ciel, et de nous donner un tel avant-goût de ce qui nous attend dans l’Eternité bienheureuse !

Je vous souhaite à toutes et à tous une bonne et sainte année 2008, dans l’Espérance du grand bonheur qui vient et qui ne décevra pas !
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24 décembre 2007 1 24 /12 /décembre /2007 01:09

Du Père Denis SONET, in L’Evangile au présent, Tome III, Editions Fates 1998


En cette veille de Noël, il serait sans doute bon de nous demander : Quel Dieu attendons-nous ? Si du moins, nous l’attendons encore… « J’ai tellement prié sans être exaucé, disait une femme, que je n’attends plus rien ».

- Un Dieu Père Noël ? avec une hotte remplie de grâces de toutes sortes qu’il va déposer dans les sabots de nos désirs… un Dieu à qui on a déjà passé commande : « J’ai demandé à Dieu cette année de changer enfin mon mari pour qu’il parle un peu plus… Je compte beaucoup sur Noël pour que mon conjoint qui m’a quitté(e) retrouve le chemin de la maison pour la grande joie des enfants… »

- Un Dieu policier ? qui va remettre un peu d’ordre dans ce monde d’égoïsme, qui va faire cesser les guerres dans tous les coins de la planète, en punissant les petits chefs avides de pouvoirs et les marchands de canons… qui va contraindre les propriétaires de logement vides à les mettre à la disposition des SDF et les privilégiés à verser leur superflu aux restos du cœur.

- Un Dieu dépannage en tout genre ? un Dieu qui ferait un peu le travail à ma place, qui m’aiderait à prier, à me réveiller le matin pour aller à la messe, et pourquoi pas à être un saint sans que ça me bouscule trop…

- Un Dieu mignon ? qui me fera verser une petite larme de joie devant la crèche, et fera revivre en mon cœur les émotions romantiques de mon enfance à pareille date.

- Un Dieu pochette-surprise ? qui nous fera ce cadeau inattendu et depuis longtemps demandé : la fin d’un emploi précaire pour un véritable travail, une rentrée d’argent imprévue (au loto ou dans un héritage, comme Il voudra !)

- un Dieu star ? un Dieu qui se montre un peu et n’accepte pas d’être toujours le critiqué qui ne dit rien, l’insulté qui ne se défend pas, l’ignoré qui ne fait rien pour se rappeler à notre bon souvenir.

Aujourd’hui encore, Jésus nous dit : « Vous voulez me connaître ? Ouvrez l’Ecriture pour savoir comment je viendrai vers vous à Noël :
« Voici qu’un enfant vous est donné »

Vous avez entendu : un enfant ! c’est-à-dire quelqu’un qui n’a rien à donner ; ses menottes sont vides, c’est lui qui a besoin de vous… mais qui en vous arrachant à vous-même pour vous pencher vers Lui, changera votre cœur et vous fera connaître le bonheur des bonheurs : le bonheur de donner.

Soyons sûrs que le Messie est vraiment L’AUTRE que nous attendons, celui qui fera irruption dans notre vie autrement que prévu.
 

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19 décembre 2007 3 19 /12 /décembre /2007 17:59

Le Père Louis Bouyer nous parle de l’importante distinction qu’il convient d’établir entre la foi, le dogme et la théologie, et la manière dont les trois notions s’articulent ensemble.


Je dirais que
la foi, à travers l'expression première dans la Parole de Dieu vivante des prophètes, des apôtres et du Christ, va directement à l'objet même de cette Parole, lequel dépasse, même dans cette énonciation inspirée, révélée, l'expression pour atteindre la réalité fondamentale.

Cette foi en la vérité directement révélée ne peut pas se séparer dans l'Eglise de l'effort fait pour la comprendre, c'est-à-dire pour la relier à tout l'ensemble de notre connaissance, à l'unité même de notre conscience d'être vivants dans le monde et l'histoire. C'est là que prend place
le travail théologique qu'on ne peut jamais isoler (...) du travail d'assimilation de la vérité dans la vie de l'Eglise.

Mais la théologie elle-même demande constamment à être vérifiée, jugée par la conscience de l'Eglise telle qu'elle s'exprime dans les décisions du Magistère, et plus généralement aussi dans toute la réaction du sens chrétien des fidèles quand il est unanime.
Les dogmes sont les formulations qui expriment ces jugements et qui serviront ensuite de guides aux théologiens postérieurs dans l'interprétation de la Parole de Dieu, en leur montrant les voies à éviter et en leur indiquant, surtout par exclusions mutuelles, la voie du développement fructueux et fidèle.

Il faut donc bien distinguer la Révélation du travail théologique. La foi de l'Eglise et de chacun peut atteindre directement l'objet de la Révélation qui est Dieu même, communiquant sa vie. De cette expression première et inspirée de la Révélation découle le travail théologique, qui vient
après et en est l'explication professionnelle si l'on peut dire. Ce travail, qui se fait dans tout le Corps de l'Eglise, doit être lui-même distingué des définitions dogmatiques qui permettent, elles, au Magistère d'authentifier le travail théologique, en disant s'il est accompli sous la poussée de l'Esprit, ou s'il n'est au contraire que le résultat du péché et de l'erreur humaine.


Louis Bouyer, « Le métier de théologien », Editions France-Empire, 1979.

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14 décembre 2007 5 14 /12 /décembre /2007 00:00

De l’Evangile aussi, on peut faire diverses lectures et on peut tirer toutes les hérésies. La lecture de l’Eglise catholique n’est qu’une des lectures possibles. La seule garantie que c’est la vraie lecture conforme à l’intention du Christ, aujourd’hui comme hier, c’est l’inspiration de l’Esprit Saint vivant dans l’Eglise.

Robert Caspar,
« Pour un regard chrétien sur l’islam », Bayard 2006

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23 novembre 2007 5 23 /11 /novembre /2007 00:00


Une conception fausse de l'Eglise doit être écartée, c'est celle selon laquelle l'Eglise se ferait à partir de petits groupes qui se découvriraient des traits communs qui les rapprocheraient. S'il est vrai que l'Eglise existe toujours localement, elle n'est réelle, elle n'est véritablement le Corps du Christ que là où ceux qui croient dans le Christ s'assemblent autour d'un ministre véritablement porteur de la succession apostolique, c'est-à-dire un évêque ou le coopérateur d'un évêque comme le sont les prêtres. L'Eglise se constitue par la célébration de l'Eucharistie, où l'on commence par se renouveler dans la foi en la Parole de Dieu et où l'on communie ensuite au sacrifice du Sauveur devenu réellement présent. Ainsi se forme l'Eglise locale qui rassemble un certain nombre d'hommes déterminés, mais où sont présents aussi invisiblement les saints de tous les temps et les fidèles de tous les lieux, et c'est dans la conscience de cette communion que ce rassemblement devient Eglise. Sans ce rattachement à la tradition vivante et à la communion actuelle de tous les fidèles, la communauté locale n'est rien car elle a perdue son lien au Christ
par les voies que le Christ lui-même a voulues
et sans lesquelles il n'y a pas d'Eglise.

Louis Bouyer, « Le métier de théologien », Editions France-Empire, 1979.

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