Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
3 septembre 2008 3 03 /09 /septembre /2008 23:00

Chers amis lecteurs,

J'ai découvert, il y a quelques mois, une femme extraordinaire, que je suis si heureux aujourd'hui de connaître, et d'entendre chaque fois que l'occasion s'en présente. Cette femme, c'est Ingrid Bétancourt. Je ne la connaissais pas avant sa libération, si ce n'est en image, par les photos que les grands médias diffusaient largement pour rappeler au monde sa captivité et demander sa libération.

Cette femme, par son visage, son sourire, son regard de lumière, sa voix et ses paroles d'une justesse et d'une profondeur rares dans un monde où l'on parle le plus souvent pour ne rien dire, attise en mon coeur un feu brulant, qui n'est pas sans me rappeler celui-là même qui consuma l'âme des disciples d'Emmaus au passage du Seigneur...

Oui, cette femme est pour moi un don de Dieu, une lumière, une source.

Je suis toujours profondément bouleversé de l'entendre parler de sa relation à Dieu, de son amour pour la Vierge Marie et le Pape, de son expérience de la Bible ; ému aux entrailles à l'évocation de ses sept années d'horreur dans la jungle colombienne et du pardon donné à ses bourreaux.

J'en apprends plus sur l'Evangile à la voir et à l'écouter, qu'à lire bien des livres de spiritualité et de théologie. Elle est pour moi un Evangile vivant, et je connais peu de personnes qui soient aussi transparentes de Dieu.

J'aime aussi sa liberté et sa simplicité toute enfantine, qui la conduit à faire état de ses questions sur la foi en toute candeur, dans une recherche inlassable - que l'on sent aussi déterminée que paisible - de la vérité. Elle nous montre ainsi qu'être chrétien, ce n'est pas avoir réponse à tout, ni raison sur tout, mais d'abord vivre de cette lumière de la présence de Dieu en nous, et rayonner cette lumière autour de nous.

Ingrid Betancourt me paraît aussi une réponse extraordinaire, inattendue, inespérée, au problème du mal. Non seulement l'épreuve - la plus terrible ; la souffrance - la plus atroce ; la nuit - la plus noire ; et l'inhumanité n'ont pas eu raison de son espérance, mais c'est au creux même de ces ténèbres obscures et froides qu'elle a trouvé la Lumière, et expérimenté la vérité de l'Amour et la puissance indestructible de la Vie.

Merci Ingrid ; merci de nous donner une telle leçon de vie, de joie et d'amour. Puisse ton témoignage embraser le monde du feu de l'amour de Dieu et des hommes.

Merci Seigneur de nous avoir donné Ingrid.


Ø Lire l'interview d'Ingrid au magazine Le Pélerin
Ø Ecouter l'interview d'Ingrid sur Radio Vatican

Partager cet article

Repost0
2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 10:37

Partager cet article

Repost0
28 août 2008 4 28 /08 /août /2008 19:02

Partager cet article

Repost0
28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 09:46

undefined


« La foi dans le Jugement final est avant tout et surtout espérance – l'espérance dont la nécessité a justement été rendue évidente dans les bouleversements des derniers siècles.

 

« Je suis convaincu que la question de la justice constitue l'argument essentiel, en tout cas l'argument le plus fort, en faveur de la foi dans la vie éternelle.

 

« Le besoin seulement individuel d'une satisfaction qui dans cette vie nous est refusée, de l'immortalité de l'amour que nous attendons, est certainement un motif important pour croire que l'homme est fait pour l'éternité, mais seulement en liaison avec le fait qu'il est impossible que l'injustice de l'Histoire soit la parole ultime ;

 

« La nécessité du retour du Christ et de la vie nouvelle devient totalement convaincante. »

 

(Benoît XVI, Spe Salvi, n°43)

Partager cet article

Repost0
10 novembre 2007 6 10 /11 /novembre /2007 11:03

L'Archevêque prononce son homélie sur le sens du diaconat (voir son homélie sur le portail du diocèse)



Le travail sur la formation des prêtres que nous venons de commencer doit être (…) animé par l’ambition missionnaire. Je suis convaincu que cette orientation missionnaire est la condition nécessaire pour que notre appel incessant à trouver des ouvriers pour la moisson soit entendu et trouve un écho dans la générosité de la jeunesse. Je sais que je parle en notre nom à tous quand je lance solennellement un appel pour que des hommes généreux soient recherchés et sollicités pour recevoir l’ordination en vue de la mission. Cette mission ne sera pas réellement assumée par l’Église si nous ne répercutons pas cet appel. Et quand je dis « nous », je pense non seulement aux évêques et aux prêtres, mais à tout le corps ecclésial qui doit se préoccuper de son avenir par la prière, l’apprentissage du service désintéressé des autres et l’élan missionnaire. C’est toute l’Église qui doit estimer, aimer et soutenir ses prêtres et ses diacres, comme aussi celles et ceux qui sont engagés dans la vie consacrée.

 


Extrait du discours de clôture de Mgr André Vingt-Trois à l'Assemblée Plénière des Evêques de France, à Lourdes le 8 novembre 2007

Partager cet article

Repost0
28 octobre 2007 7 28 /10 /octobre /2007 11:49

“Zizi sexuel” : intrusion collectiviste “Zizi sexuel” : intrusion collectiviste
Tugdual Derville*

C’est l’événement parisien de la rentrée : la Cité des sciences et de l’industrie propose aux 9-14 ans son exposition « Le zizi sexuel » censée leur « expliquer l’amour et la sexualité ».


VINGT-DEUX MOIS de travail et un million deux cent mille euros ont été nécessaires pour concilier l’esprit un brin « provoc » du père de Titeuf et celui des huiles de l’Éducation nationale sollicitées pour valider l’entreprise. Zep, le dessinateur, et sa compagne Hélène Bruller, parolière, ont vendu un million cinq cent mille d’exemplaires de leur Guide du zizi sexuel paru en 2001 chez Glénat. Six ans plus tard, avec cent quatre-vingts croquis supplémentaires, c’est une exposition
qui s’étale sur huit cents mètres carrés, prévue pour quatorze mois et trois millions de visiteurs à sept euros avant une tournée nationale, ou planétaire.

Que voient au juste de « la chose » ces enfants de tous âges que des parents ou des enseignants lancent dans ce bain ? Le thème sensible est abordé avec un mélange de science et d’humour. Aucune photo de nudité, mais des dessins et maquettes explicites sont censés créer un contexte onirique propre à ne pas choquer. Derrière l’aspect ludique des animations, les enfants en apprendront pourtant de bien bonnes : ils peuvent successivement serrer un « amouromètre » en forme de cœur pour mesurer leur affection, introduire leurs mains dans l’« essoreuse à langues » pour simuler un baiser à la française, admirer des « fresques coquines », utiliser « la machine à déclarations » puis le « pubertomatique » qui les projette dans la peau d’un adolescent, et même le « love-phone ». Cette dernière animation, qui donne des informations sur la masturbation et l’homosexualité, est interdite aux parents. Une exclusion justifiée par un souci « d’établir une barrière symbolique entre adultes et préados ». Ailleurs, le « rallye des spermatozoïdes » et de drôles de dessins de fœtus permettent de montrer jusqu’où tout cela peut mener… quand on arrête la contraception !

Désinhiber

L’objectif affirmé de désinhiber les enfants ne risque-t-il pas d’aller un peu loin ? Des parents ont déjà fait les frais de l’effronterie du héros de Zep : « Mon fils, six ans, est au CP. Il a découvert Titeuf à la télé. Résultat, il s’est déculotté dans la cour de récréation et a été convoqué chez la directrice ! » a raconté une enseignante. Une autre mère de famille a témoigné : « On a offert un album à ma fille aînée de 9 ans. On y voyait un couple nu qui faisait l’amour. Elle a été choquée. »

À la Cité des sciences, certains jeunes visiteurs se disent « dégoûtés », d’autres se taisent ou crânent. Curieusement, les auteurs du guide avouent qu’ils ne l’ont pas mis entre les mains de leurs propres enfants, dont l’aîné a onze ans… Pourtant, les experts décrètent unanimement que leur exposition « n’est en aucune façon déstabilisante même pour des enfants plus jeunes ou moins matures » que les 9-14 ans visés. Sa commissaire, Maud Bouy, affirme avoir effectué des « tests » sur des filles de 4e et de CM2 avant de choisir de montrer « des pénis surdimensionnés » pour éviter « la gêne devant une représentation réaliste ». Elle justifie aussi le parti pris de l’humour : sans lui, « ça les prendrait trop dans leur âme et dans leur cœur ». Comme si le sexe devait s’éloigner du cœur et ne pouvait passer que par la dérision. Pour mettre à l’aise et lutter contre la honte et l’opprobre parfois attachés à la relation sexuelle, la dimension ludique peut se comprendre. Le risque est d’en occulter la gravité, au sens noble.

Caution médicale

Certes, l’intention pédagogique de l’exposition, en pleine conformité avec la morale républicaine en vogue, est louable : la relation sexuelle nécessite « le consentement mutuel, la tolérance et la parité ». L’exposition met aussi en garde les enfants contre la pédophilie, l’inceste et les dangers de l’’Internet… et l’homophobie. Toute l’ambiguïté de l’entreprise se retrouve dans sa caution médicale, le docteur Emmanuelle Piet, médecin de PMI en Seine-Saint-Denis, qui est à la fois connue pour son engagement contre les violences faites aux femmes et pour le développement de l’avortement.

Dans l’espace interdit aux parents, c’est donc leur propre catéchisme que les pouvoirs publics délivrent sur la masturbation et l’homosexualité : « une attirance qui ne se décide pas mais qui s’impose à celui ou à celle qui le vit [et] qui doit être reconnue et acceptée par tous », explique Dorothée Vatinel de la Cité des Sciences. Ceux qui auraient une autre idée que l’État sur la bienfaisance de la masturbation et le caractère irrépressible de l’homosexualité n’ont qu’à bien se tenir, bien que l’exposition fasse la part belle à l’hétérosexualité (la société hésite à imposer aux enfants des représentations homosexuelles crues).

Pour légitimer leur débauche d’énergie pour « informer » les enfants sur la sexualité, les organisateurs soulignent que la plupart sont déjà désinformés par un discours médiatique la banalisant  : « À 11 ans, un enfant sur deux a déjà vu un film porno » rappelle Maud Bouy. La visite pourrait alors s’apparenter à un redresseur d’idées fausses.

Tout sur le zizi, rien sur l’amour vrai

Cependant, là où un accompagnement personnalisé par les parents était préconisé, c’est dans un bain collectiviste qu’on jette le troupeau des citoyens en herbe. Certains se demandent de quel droit on arrache les enfants à ce temps essentiel de l’innocence enfantine décrit par les psychanalystes. Entre 6 et 11 ans, cette « période de latence » est précieuse pour leur construction intellectuelle et affective. Elle devrait les protéger des préoccupations sexuelles qui mobilisent l’énergie des adolescents et des adultes. Le pédopsychiatre Sylvain Berdah déplore qu’elle ait « tendance à se réduire ou disparaître », à cause de l’excitation provoquée par l’univers culturel et médiatique, et estime le phénomène « étroitement dépendant du milieu familial ». L’âge des premières relations sexuelles est d’ailleurs plus précoce dans les milieux les plus défavorisés.

Les parents n’ont pas bonne presse pour les responsables de l’exposition, tantôt jugés incapables d’aborder ces sujets, tantôt suspectés d’« injonctions parentales moralisantes ». Jean-Yves Cariou, professeur de SVT, qui fait partie du comité scientifique de « Zizi sexuel » confirme l’intention de « désacraliser un peu ce qui tourne autour de la sexualité ».

Autre expert impliqué, Sylvie Octobre, du ministère de la Culture, estime qu’il faut montrer que « la sexualité n’a rien à voir avec la morale », un mot banni de l’exposition. Si rien n’est épargné aux enfants en matière d’érection, de préservatifs et de pilules, l’exposition « n’ouvre aucune perspective sur l’amour qui dure » note un adulte désenchanté sur le livre d’or.

Tout sur le zizi, rien sur l’amour vrai. Et si c’était là que résidait la supercherie ? Il suffirait d’un émoi amoureux pour « sortir » ou « faire l’amour ». Les enfants rêvent de pureté, d’engagement et de fidélité, mais la République n’y croit plus. Pour les parents qui savent que la sexualité a quelque chose de sacré, l’objection de conscience est de rigueur.



*Tugdual Derville est délégué général de l’Alliance pour les droits de la vie (
www.adv.org), chroniqueur à l'hebdomadaire France catholique.


Source : Liberté politique

Partager cet article

Repost0
21 septembre 2007 5 21 /09 /septembre /2007 09:05

Partager cet article

Repost0
12 juillet 2007 4 12 /07 /juillet /2007 12:59

Invité sur Radio Notre Dame le vendredi 6 juillet à 7 h 30, Gérard Leclerc, éditorialiste à France Catholique , est revenu sur le motu proprio du Pape Benoît XVI, et sur quelques autres sujets d'actualité, répondant aux questions de Louis Daufresnes.

 

 

Ecouter l'interview de Gérard Leclerc

 

Partager cet article

Repost0
26 mai 2007 6 26 /05 /mai /2007 23:08

Chers amis lecteurs,

A la demande amicale de RV, le remarquable auteur du Blog "Chère Gospa", je voudrais vous livrer mon sentiment concernant la récente élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, et la nomination du nouveau gouvernement dirigé par François Fillon.

Ma première réaction est – naturellement – tout d’abord une réaction de surprise et de joie devant le retour massif des électeurs aux urnes, après tant d’années de désaffection et de méfiance. Il s’agit là certainement d’une conséquence lointaine et heureuse du premier tour de la présidentielle 2002 dont chacun garde un souvenir si particulier… Plus fondamentalement, il semble que le peuple manifeste un regain d’intérêt pour la chose publique et les grandes questions touchant à l’avenir de notre pays : en témoignent les affluences records aux différents meetings des candidats à l’élection présidentielle, et la qualité des débats que l’on avait déjà pu observer durant la campagne pour le référendum sur la Constitution européenne en 2005. Les Français reviennent à la politique, et cela est heureux : la démocratie respire de nouveau à pleins poumons, ce dont on ne peut que se réjouir.

Deuxième observation : le taux de participation record de la dernière élection a provoqué l’arrêt et même l’inversion des tendances structurelles observées ces dernières années, à savoir la montée inexorable des « extrêmes », et la baisse constante d’influence des partis de gouvernement… Jamais le Parti Communiste ne s’est trouvé ainsi autant affaibli. Quant à Jean-Marie Le Pen, que certains sondages voyaient aux portes du second tour, il chute spectaculairement au plan national, et encore plus spectaculairement peut-être au plan local dans les lieux de forte implantation FN.

Cette élection marque donc un tournant dans la vie politique française. Comme un sursaut démocratique, la réaction vitale d’un corps social qui ne veut pas mourir.

Ce tournant est-il décisif ? Marque-t-il le début d’une nouvelle ère dans l’histoire de notre Ve République ? On voudrait y croire. On se prend à l’espérer. Mais la situation paraît encore bien précaire à la vérité, et l’opinion prête à se retourner brutalement en cas de nouvelle désillusion. On comprend que le nouveau chef de l’Etat ait tenu à faire part avec gravité de l’immense responsabilité qui lui incombe désormais…

C’est donc Nicolas Sarkozy qui a été élu 6e président de la 5e République, avec un écart de plus de 6 points sur sa rivale socialiste, Ségolène Royal. Majorité confortable, taux de participation record : la légitimité du nouveau président de la République est incontestable.

Je dois dire que je n’ai jamais été personnellement un partisan de Nicolas Sarkozy. Je le trouvais trop opportuniste et ambitieux pour correspondre à l’image idéale que je me faisais de l’homme d’Etat. Je voyais en lui un digne fils spirituel de Jacques Chirac, bonimenteur et « bête » électorale. Un « tueur » politique, prêt à tout pour parvenir à ses fins, et monter enfin la « dernière marche »… de sa destinée personnelle.

Mais au fil de la campagne, je dois avouer que ce sentiment, pour le moins caricatural, s’est progressivement estompé… pour finalement s’évanouir complètement !

J’avoue en effet avoir été touché au cœur par le candidat Sarkozy, lors de certaines de ses interventions publiques. Avoir été remué par son regard, l’intonation de sa voix, le mot juste qu’il trouvait à employer, et en particulier, le soir d’une grande émission politique, par ce qui me semblait être de la… sincérité et une réelle bonne volonté. Je me raisonnais moi-même : allons, Matthieu, tu ne vas tout de même pas te faire avoir, toi aussi ! Tu vois bien qu’il joue un rôle ! une pièce de théâtre ! Qu’il est faux ! Mais rien n’y fit : plus je l’écoutais, et plus j’étais conquis. Une petite voix intérieure me disait : « cet homme est sincère ». Il est sincère lorsqu’il affirme pouvoir redonner à la France le plein emploi en cinq ans. Il est sincère lorsqu’il dit vouloir mettre tout son talent et toute son énergie à réaliser ce projet. Plus encore : il est crédible lorsqu’il invoque les exemples étrangers, en particulier les pays gouvernés par des majorités socialistes ou assimilé (Grande-Bretagne, Espagne, Allemagne…). De même qu’il était idiot en effet de prétendre vouloir résoudre le problème du chômage en réduisant la durée du travail, de même il m’apparaissait plutôt sensé de dire que c’est le travail qui crée des richesses et de l’emploi. Cela n’est pas du libéralisme, c’est du simple bon sens. Et c’est ce simple bon sens qui a permis, je crois, à Nicolas Sarkozy de sortir grand vainqueur du scrutin présidentiel, avec pour mesure phare de son programme la libération du travail. Qui aurait crû, il y a quelques mois encore, qu’il eût été possible d’être élu en France en exhortant les électeurs à travailler plus ? C’est sur ce terrain là, je crois, que Nicolas Sarkozy a été le plus crédible, plus encore peut-être que sur les questions de sécurité ou d’immigration. Et c’est la principale raison pour laquelle je lui ai volontiers accordé mon suffrage au deuxième tour de l’élection présidentielle.

Aujourd’hui, avec le recul, compte tenu des évènements, de la forte participation, du très bon score du premier tour et de la confortable majorité du second, je me demande si le succès de Nicolas Sarkozy ne s’explique pas également d’un point de vue surnaturel. A l’un de ses vieux amis politique en effet, il aurait fait la confidence, tout jeune adulte, qu’il rêvait de devenir un jour président de la République ; et il semble que cette idée n’ait jamais cessé de l’habiter depuis, et de le conduire dans toutes ses initiatives et dans tous ses choix politiques… J’avoue que cette anecdote de jeunesse m’a donné à réfléchir… Et si… me demandais-je… Et si ce que je prenais pour de l’ambition démesurée, de l’orgueil déplacé chez un jeune loup de la politique aux dents longues et affamé de pouvoir, et si… cette idée fixe enracinée en lui depuis tant d’années, ce désir de conquérir un jour la magistrature suprême, et si cette obsession présidentielle manifeste depuis son plus jeune âge étaient en réalité le signe, le témoignage, la marque tangible d’une authentique vocation ?

La question mérite d’être posée, d’autant plus que les nombreux obstacles qui se dressaient contre lui sont tous tombés, comme par enchantement, les uns après les autres : je pense à son principal rival, Alain Juppé, successeur « naturel » de Jacques Chirac, qui, enlisé dans une procédure judiciaire, s’est trouvé contraint de démissionner de la présidence de l’UMP et de lui céder sa place... ; je pense aussi à la thématique très droitière de sa campagne qui risquait de le marginaliser dans son propre camp, ou encore aux cabbales médiatiques sur sa personnalité qui cherchaient à le faire passer pour un homme « dangereux », etc.

Si la victoire de Nicolas Sarkozy s’expliquait par une vocation personnelle à exercer cette haute fonction, alors tous les espoirs seraient permis. Je rappelle qu’une vocation est le fruit d’un « appel » de Dieu. Et qu’elle se manifeste le plus souvent par un désir venant du fond du cœur, un désir prégnant, durable et croissant. « Tu connaîtras ta vocation à ce qu’elle pèse en toi », disait Saint-Exupéry. Si Dieu a appelé Nicolas Sarkozy à devenir le 6e président de la Ve République, il est alors raisonnable d’espérer un grand renouveau de la politique française, pour le plus grand bien de la France et des Français, mais aussi du monde entier. Les premiers gestes du nouveau Président laissent d’ailleurs entrevoir de belles promesses : nomination de François Fillon à Matignon, homme à la fibre sociale connue, et rompu au dialogue social (idem pour Xavier Bertrand au Travail) ; constitution d’un gouvernement mettant les femmes à l’honneur, et nomination de l’une d’entre elles, issue de l’immigration, à la tête d’un ministère régalien ; création d’un grand ministère de l’Ecologie et du Développement durable ; ouverture à des personnalités proches de feu l’abbé Pierre, telles Bernard Kouchner ou Martin Hirsch, sans parler de Christine Boutin au logement, etc…

Pour autant, il ne s’agit pas non plus de nourrir un optimisme béât (l’espérance n’est pas l’optimisme !), et cela pour au moins deux raisons.

La première est que Nicolas Sarkozy n’est pas très au clair avec les trois points non négociables  du Cardinal Ratzinger (mais qui l’était parmi les 12 candidats à l’élection présidentielle ?), et qu’en l’absence d’une doctrine claire sur l’homme et la famille, il est à craindre d’importantes régressions sur les questions touchant aux mœurs, ou la bioéthique. Si la présence de Christine Boutin paraît rassurante à première vue, ce premier gouvernement de l’ère Sarkozy est également composé de personnalités comme Roselyne Bachelot ou Valérie Pécresse qui, pour autant respectables et attachantes soient elles, se sont illustrées dans le passé par des positions extravagantes sur l’homosexualité et le PACS. Sans compter les engagements du candidat Sarkozy en la matière...

Il convient ensuite d’avoir bien présent à l’esprit qu’une vocation, si vocation il y a, ne confère en soi aucune garantie de succès. Pour qu’une vocation porte du fruit, encore faut-il que l’appelé réponde généreusement à l’appel de Dieu (c’est ainsi qu’il peut y avoir malheureusement de mauvais prêtres, même si leur vocation est incontestable…) Les hommes ne sont pas des marionnettes aux mains de Dieu, et c’est l’engagement de leur liberté qui déterminera le succès ou non de leur entreprise. Pour prendre une analogie : il ne suffit pas que le vent souffle pour qu’un navire avance : il faut encore convenablement y déployer les voiles…

Et puis qui dit vocation, dit nécessairement combat, et combat spirituel. Combat avec l’Adversaire résolu du dessein de Dieu sur l’humanité qui s’emploiera, soyons en assuré, à faire tout ce qui est en son pouvoir pour faire échouer les entreprises de notre tout nouveau Président de la République.

L’heure est donc pour nous chrétien à la vigilance et à la mobilisation… dans la prière. L’Eglise, sur les instances mêmes de St Paul dans l’Ecriture Sainte, invite tous les chrétiens à prier pour les chefs d’Etat et ceux qui nous gouvernent. Jamais sans doute cette exigence ne s’est révélée plus urgente et nécessaire qu’aujourd’hui. Nous savons que Dieu écoute les prières, et qu’il les exauce. Nous croyons, dans la foi, que nos prières peuvent exercer une influence invisible (mais bien réelle) sur les décisions des grands de ce monde.

Comme l’écrit Thierry Boutet sur Liberté Politique, « la France qui est le “pays de Marie” ne sera de retour que si elle est portée par un courant de prière ».

« Son histoire est faite de renaissances successives. Celles-ci ont toujours été précédées d’un profond renouveau spirituel, lui-même précédé par de vastes mouvements de prière. Les livres d’histoire officiels ne l’enseignent pas, mais lorsqu’on parcourt la vie spirituelle de la France, on découvre que ces périodes de renouveau ne sont pas le fait du hasard. L’armistice de 1918 a été signé le jour de la saint Martin... mais la France tout entière avait imploré Marie et le Sacré-Cœur. Les apparitions de l’Ile-Bouchard ne sont pas sans liens avec le recul des communistes en 1947, et des menaces de guerre civile qui agitèrent l’“année de tous les dangers”. Les exemples depuis le Moyen Âge peuvent être multipliés par dix : la France redevient grande et paisible quand les Français se tournent vers Marie.

« C’est pourquoi nous devons entendre l’appel de Xavier de Fréminville. Rien ne destinait apparemment ce père de famille exerçant des fonctions importantes dans le milieu de la publicité à ressentir, après une retraite à Châteauneuf, un appel particulier à prier pour la France. « J’ai acquis, dit-il, la conviction que la France ne redeviendrait chrétienne que par la prière humble et quotidienne. »

« L’idée qui germe alors dans sa prière est de proposer, à tous ceux qui le souhaitent de s’engager à dire, chaque jour, un Je vous salue Marie pour leur propre conversion et la conversion de la France. Rien n’est plus simple. Un Je vous salue Marie, ce n’est pas beaucoup. Mais imaginons, dit Xavier de Fréminville, « que tous les jours nous ayons une rencontre d’une minute avec le président de la République, celui ci ne finirait-il pas par nous entendre ? À plus forte raison Marie ! » Près de 7.000 Français prient ainsi chaque jour Marie. Il n’en manque que 68 pour atteindre ce chiffre.

« Vous voulez participer à cette mission d’accompagnement du relèvement spirituel de la France ? Alors envoyez votre engagement à France-Fidèle par Marie, 34 rue la Fontaine 75016 Paris, ou en vous rendant sur le site www.francefideleparmarie.com. »

Partager cet article

Repost0
20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 11:30

 

A deux jours du premier tour de scrutin de l’élection présidentielle 2007, le Blog du Père Walter Covens nous propose un intéressant article de François de Lacoste Lareymondie sur la responsabilité de l’électeur chrétien : 

 

- http://www.homelie.biz/article-6434263.html

 

Je vous renvoie également à l’excellent Blog Hermas, et en particulier à ses derniers articles, fort éclairants :

-  http://www.hermas.info/archive-04-2007.html

 

Enfin, je vous livre cette réflexion du diacre permanant Jean Villeminot parue sur le site de la Paroisse Saint Léon (Paris 15e) et intitulée "Choisir en chrétien":

Dans [quelques jours seulement], nous ferons, dans l’isoloir, un premier choix. L’Église, de façon plus insistante que d’habitude, souligne l’importance de l’élection présidentielle pour l’avenir de la société. Elle nous rappelle qu’il s’agit d’un choix moral qui nous engage en tant que chrétiens. On ne peut pas laisser son certificat de baptême chez soi quand on va voter. Pour faire un choix responsable, il faut, me semble-t-il :
1- Avoir un grand intérêt pour la politique, puisque nous avons la mission de gérer les choses de ce monde en vue de la venue du Règne de Dieu.
2- Avoir en grande estime les gouvernants et les députés. Parce que le pouvoir temporel vient de Dieu. Parce que les hommes politiques travaillent beaucoup, et attendent des chrétiens des idées pour la chose publique.
3- Reprendre ce que les évêques ont écrit dans le document : Qu’as-tu fait de ton frère ? Ce document, diffusé longtemps avant les élections n’est en aucun cas une prise de position, mais un rappel des critères qu’il faut prendre en compte lorsque l’on va voter. Ils rappellent, en particulier que sont non négociables :
- le respect de la vie, de la conception à la mort naturelle,
- l’institution du mariage, alliance d’un homme et d’une femme, ouverte sur la vie.
4- Ne pas être complice du dénigrement des candidats, ce qui constitue un magnifique alibi pour ne pas exercer ses responsabilités de citoyens.
5- Connaître les programmes des candidats, en prenant le temps de lire avec soin, pour faire un choix intelligent et non passionnel.
6- Exercer la vertu de prudence qui consiste à faire un choix imparfait, si on considère qu’il n’est pas possible de voter en plein accord avec sa conscience.
7- Appeler l’Esprit Saint, pour qu’il éclaire notre choix et celui de nos concitoyens.
8- Prier pour les responsables politiques, comme le demandaient déjà Pierre et Paul, aux premiers temps de l’Église.
Bonne semaine !

Jean Villeminot, Diacre.

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Totus Tuus
  • : A Jésus par Marie - Un site catholique pour apprendre à connaître et aimer Dieu de tout son coeur et de toute son intelligence.
  • Contact

Cher ami lecteur, tu es le e visiteur. La Paix soit avec toi. 

Ecouter un enseignement sur la foi catholique

Vous rendre sur le blog ami dédié à Claude Tresmontant

Visiteurs actuels