Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 23:15


Partager cet article
Repost0
8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 00:00



Partager cet article
Repost0
13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 10:31


Un internaute évangélique (IE) sur mon site Dailymotion me pose cette question au sujet de la Vierge Marie :

"Marie avait-elle encore son hymen après avoir accouchée de Jésus ?"

Je suppose que cela se veut une question piège. Ce qu’il y a derrière en effet, c’est l’idée que si Marie a perdu son hymen du fait de la naissance de Jésus, c’est qu’elle n’est plus vierge ! Toute la doctrine catholique sur la Sainte Vierge s’effondrerait au simple énoncé de cette réalité naturelle que serait la perte de l’hymen de Marie à la naissance du Seigneur…

Je vous livre ici ma réponse, légèrement plus développée que sur Dailymotion, et en fait cadeau à ma Sainte Mère, en ce jour où nous fêtons le 91e anniversaire de la dernière apparition de Fatima.

IE : "Marie avait-elle encore son hymen après avoir accouchée de Jésus ?"

Maemray
(mon pseudo sur Dailymotion) : Ca je n'en sais rien (c’est un point qui ne nous a pas été révélé), mais cela m'est un peu égal à dire vrai. C'est un peu comme si vous me disiez : "Vous dites que Jésus était le Fils de Dieu? Mais est-ce que cela était bien écrit sur son passeport???" Ce n’est pas sur cette question de l’hymen défloré ou non de Marie que se joue la question de la virginité de la Mère de Dieu.

De deux choses l’une en effet :

OU BIEN la réponse est « OUI, Marie a conservé son hymen », et cela ne me gène pas de le croire puisque Dieu n'en est pas à un miracle près. « Y-a-t-il une merveille que le Seigneur ne puisse accomplir ? » (Gn 18. 14).

OU BIEN la réponse est « NON, Marie n’a pas conservé son hymen », et en ce cas, cela voudrait dire que Marie est vierge au sens où elle n'a pas connu d'hommes ("connu" étant entendu ici au sens biblique).

Mais dans les deux cas, cela ne change rien au fait que Marie est demeurée vierge après la naissance du Seigneur.

Le fait que l’hymen de Marie ait été déchiré (comme le voile du Temple) par Dieu lui-même confirmerait même le sens profond de sa virginité, qui est bien plus qu'un simple état : le signe d’une véritable consécration à Dieu.

Tout l’être de Marie en effet (son esprit, son âme, son cœur, mais aussi son corps) est entièrement donné à Dieu, et n’appartient qu’à Dieu seul.
« Marie est la fontaine scellée et l'Epouse fidèle du Saint-Esprit, où il n'y a que lui qui entre », disait Saint Louis Marie Grignion de Montfort.

Marie est donc vierge toujours, oui, mais ne l'oublions pas : vierge consacrée à Dieu, l'épouse du Seigneur, et de Lui seul.

Voilà pourquoi elle est la Sainte Vierge. Non simplement parce qu’elle est vierge. Mais parce qu’elle est vierge consacrée, qu’elle a Dieu pour époux, et qu’elle a enfanté de Dieu seul.

Partager cet article
Repost0
31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 20:14

Nous avons vu la semaine dernière qu’au pied de la Croix, Jésus en confiant Marie au disciple qu’il aimait, avait voulu non seulement pourvoir, en bon fils qu’il était, à la douloureuse solitude de sa mère après Son départ vers le Père, mais bien davantage : la consacrer dans son rôle de maternité spirituelle envers tous les hommes rachetés par la Croix. Nous avons relevé à ce sujet de nombreux indices dans l’Evangile de Jean nous invitant à une lecture spirituelle du don de Marie à Saint Jean, bien au-delà de l’aspect purement affectif que semble revêtir à première lecture ce dernier geste du Seigneur envers sa mère éplorée, quelques instants avant sa mort.

Nous avons vu que dans son Evangile, Saint Jean voit en Marie LA Mère par excellence (cf. notre précédent article, n°4, 5 et 8). Non seulement elle y est toujours désignée en effet comme la « Mère de Jésus » (et jamais par son prénom), mais dans ce passage de Jn 19. 25-27, Jésus la consacre Mère de tous ses disciples, Mère de son Eglise, et au-delà : Mère de tous les hommes, de tous les « Vivants » (signification, rappelons-le, du nom de « Eve »)…

10.
L’analyse approfondie du texte même de ce passage évangélique de Jn 19. 25-27 renforce cette impression d’un texte à très haute portée symbolique et à forte signification spirituelle, bien loin du simple récit anecdotique, secondaire, sans importance. Je souhaiterais aujourd'hui m’arrêter particulièrement sur le verset 26, extrêmement riche et dense. Littéralement : « Jésus, voyant LA mère et le disciple qu'il aimait se tenant auprès, dit à LA mère : femme, voici ton fils. »

Relevons d’abord le « Jésus voyant… dit ». Il s’agit là d’un
« schème de révélation déjà employé par Saint Jean pour préciser tant la vocation de Jésus (1. 29-34) que celle des premiers disciples (1. 35-39 ; 47-51). A chaque fois, il y a corrélation entre voir et dire, le nom ainsi donné en fonction d’une vision quasi prophétique prenant valeur de vocation : à Jésus d’Agneau de Dieu, à Simon de Pierre, à Nathanaël de Véritable Israël. Or ici, ce que voit Jésus n’est pas seulement « sa mère » ou « le disciple », mais précisément l’une et l’autre, l’une près de l’autre. Si bien que la révélation va porter sur leurs relations profondes, naturellement insoupçonnables. » (Bible Chrétienne, II*, Commentaires, p. 735)

11.
Ne revenons pas sur l’expression « LA Mère » employée par deux fois dans ce verset (cf. précédent article, n° 5) et spécialement relevée par le Cardinal Lustiger dans le petit clip publié il y a peu sur ce même Blog, mais arrêtons-nous un instant sur la première parole de Jésus, adressée à sa Mère : « Voici ton fils ».

- l’expression « Voici » employée par Saint Jean est un autre schème de révélation biblique que l’on retrouve souvent dans le quatrième Evangile ; ainsi quelques versets plus haut : « Voici l’homme… voici votre roi » (Jn 19. 5. 14) et au tout début de l’Evangile : « Voici l’Agneau de Dieu » (Jn 1. 15. 29. 36) ; « Voici un véritable fils d’Israël » (Jn 1. 47) ; et encore : « Voici ton Roi qui vient » (Jn 12. 15) ; « Mon commandement, le voici » (Jn 15. 12) ; etc. Ces deux schèmes de révélations joints ensemble par Saint Jean dans un même verset laissent augurer une Révélation de la plus haute importance, à un moment clef de l’Histoire du Salut, l’Heure où Jésus sur la Croix dépose sa vie pour le Salut du monde ; nous sommes ici très précisément au sommet de la Passion du Seigneur (cf. précédent articlen°7). Et que va dire Jésus en cet instant crucial ?

-
« Voici ton Fils » : Jésus commence par donner Jean pour fils à Marie, ce qui montre bien que le sens du geste de Jésus n’est pas d’abord de confier sa mère au disciple.
« L’important est (…) qu’entre ses deux proches, Jésus révèle un lien de mère à enfant. En ces deux versets, tout porte donc à donner à la double expression « Voici ton Fils… Voici ta Mère » le maximum de force effective et réaliste ». (Bible Chrétienne, II*, Commentaires, p. 734).

Et cette Révélation ne concerne pas le seul Saint Jean, qui est ici anonyme et désigné par sa seule qualité de Disciple. Manière de signifier que dans la figure du « Disciple », Saint Jean
« doit représenter tous les disciples qui sont aimés de Jésus et du Père, du fait qu’ils pratiquent des commandements » (A. Feuillet, cité par J. Laurenceau, op.cit, page 152 – cf. Jn 14. 21). Au-delà de la personne de Saint Jean, c’est donc chacun des disciples du Seigneur qui se voit confié à Marie.

12.
Nous sommes donc bien en présence, dans ce passage de Jn 19. 26, d'une Révélation du Seigneur de la plus haute importance sur la maternité surnaturelle de Marie envers les disciples du Christ sauvés par la Croix.

« Sur le Calvaire, c’est un enfantement dans la douleur qui s’accomplit. Combien plus que l’Apôtre, la Mère de Dieu peut-elle dire à chacun de nous :
« Mes petits enfants que dans la douleur j’enfante à nouveau » (Ga 4. 19) ! Marie qui avait enfanté virginalement sans douleur le Fils de Dieu, enfante maintenant spirituellement l’humanité dans une douleur qui l’unit à celle de Jésus crucifié ». (P. de Menthière, op. cit. pages 159). En Jn 19. 25-27, la parabole des douleurs de Jn 16. 21 s’accomplit en la mère de Jésus qui devient ainsi, par la parole de son Fils, la mère de tous les rachetés. « Entre Jn 16. 21 compris symboliquement et la scène du Calvaire, la connexion est évidente. Tel était le glaive qui, d’après la prophétie de Syméon en Lc 2. 35 devait « transpercer l’âme » de Marie » (Bible Chrétienne, II*, Commentaires, p. 735).

« Les paroles si essentielles du Christ en Croix,
« Voici ton Fils », sont (...) d’une sobriété telle, faisait remarquer le Pape Jean-Paul II, qu’elles font penser à une formule quasi sacramentelle. Marie est dès lors constituée, on dirait presque consacrée, comme Mère de l’Eglise du haut de la Croix » (Redemptoris Mater, n°40).

13.
« Peut-on imaginer quel déchirement et quel glaive de douleur ce dut être pour Marie de s’entendre dire par Jésus « Femme, voici ton Fils » ? (…) [Marie] reçoit Jean comme fils, en lieu et place du Fils de Dieu ! Comme Abraham, elle accepte dans la foi le suprême sacrifice. Comme Abraham, en acceptant de perdre, elle retrouve. Car ce n’est pas Isaac seulement qui est rendu à Abraham, mais Isaac et tout le peuple de la Promesse qu’il porte en lui. De même, Marie, ayant consenti au sacrifice de sa maternité divine, la retrouve dans le plein accomplissement d’une maternité spirituelle. Elle devient Mère du peuple de Dieu comme Abraham est père du peuple de la Promesse. Si l’Ecriture n’hésite pas à appeler le patriarche « notre père à tous » (Rm 4. 16 ; cf. Lc 16. 24), la Vierge n’est-elle pas bien davantage « notre Mère à tous » ? » (P. de Menthière, op. cit. page 159).

Il ne faut sans doute pas exagérer la perte que Marie subirait en recevant le disciple à la place de Jésus, car il n’est pas tant question ici de substitution que d’extension universelle de cette première maternité. Comme l’écrivait Saint Louis-Marie Grignion de Montfort :
«  Si Jésus-Christ, le Chef des hommes, est né en [Marie], (…) les membres de ce chef doivent aussi naître en elle par une suite nécessaire. Une même mère ne met pas au monde la tête ou le chef sans les membres, ni les membres sans la tête… de même, dans l’ordre de la grâce, le chef et les membres naissent d’une même mère ».

« C’est par la maternité que Dieu est devenu le Fils de l’homme, et c’est par la maternité que l’homme devient fils de Dieu »
(Guillaume de Menthière, op. cit, page 167).
Le Magnificat en Saint Luc vient confirmer, s'il en était besoin, que la maternité de Marie doit concerner « toutes les générations » (Lc 1. 48).

Il est à noter aussi qu'à partir de ce moment-là, les mots de « père », « mère », « frère », « sœur », « femme », « homme », habituellement employés pour désigner nos liens charnels d'appartenance familiale, prendront un sens spirituel, pour désigner nos nouveaux rapports en Jésus-Christ. C’est une Famille en effet que Jésus est venu constituer et rassembler, une Famille selon la grâce qui naît de l'union de son Cœur transpercé sur la Croix avec le Cœur transpercé (par le glaive de douleur) de la Vierge Marie, constituée – ou consacrée – par Jésus, au paroxysme de son oeuvre rédemptrice, Mère de cette Nouvelle Famille.

14.
Enfin… l’expression : « Femme » : « Femme, voici ton Fils »

L’emploi de ce terme par Jésus est suffisamment insolite pour attirer notre attention. Il s’agit en effet d’une appellation tout à fait inhabituelle de la part d’un fils pour sa mère. Elle ne peut donc être involontaire…

Cette expression nous renvoie à trois passages bibliques importants.

15.
Le premier est le récit de la chute dans le Livre de la Genèse, au Chapitre 3, où il est longuement question de la « Femme » : « Dieu dit au serpent : « je mettrai une hostilité entre la Femme et toi, entre sa descendance et ta descendance : sa descendance t’écrasera la tête… » L’homme appela sa femme Eve – la « vivante » - parce qu’elle fut la mère de tous les vivants » (Gn 3. 15. 20).

Nous sommes encouragés à opérer ce rapprochement avec le livre de la Genèse par l’allusion même que Saint Jean fait du
« jardin », qui n’est pas sans évoquer le jardin d’Eden servant d’arrière-fond aux chapitres 3 et 4 du livre de la Genèse : « Il y avait un jardin, au lieu où il avait été crucifié, et dans ce jardin, un tombeau neuf… » (Jn 19. 41).

De plus, la maternité nouvelle de Marie où le Disciple prend la place de Jésus n’est pas sans nous rappeler la parole d’Eve en Gn 4. 25 :
« Dieu m’a accordé une autre descendance à la place d’Abel puisque Caïn l’a tué ».

16.
Cette nouvelle descendance confiée par Jésus à Marie dans la personne du Disciple tendrait donc à faire de Marie la Nouvelle Eve, la Mère de tous les Vivants, rachetés par le sang précieux du Christ, le Nouvel Adam (cf. par exemple 1 Co 15. 45).

Cette interprétation est confirmée par le deuxième texte biblique auquel renvoie Jn 19. 25-27 : l’épisode des noces de Cana, au Chapitre 2 du même Evangile (cf. précédent article, n°9). Dans ce passage aussi, Jésus appelle sa mère
« Femme ». Dans un Evangile aussi composé que celui de Saint Jean, cela ne saurait être sans dessein. Et de fait, Marie va provoquer le premier « signe » annonciateur de l’Eucharistie et de la Passion du Sauveur, en anticipant « l’Heure » de Jésus ; cette Heure même qui s’accomplira en Jn 19. 25-27 (cf. Jn 19. 28).

A Cana, Saint Jean nous présente Marie dans un rôle d’intercession auprès de Jésus ; elle « provoque » l’Heure de Jésus – qui est l’Heure du relèvement de l’humanité –, comme Eve « provoqua » la chute d’Adam :
« A Cana, la Vierge sollicite le Nouvel Adam pour le bien, comme à l’aube de la Création, Eve avait sollicité Adam pour le mal. » (Guillaume de Menthière, op.cit., page 158). En outre, elle apparaît déjà comme « la femme qui par son action, favorisa la foi au Christ de la communauté naissante » (Paul VI, Marialis Cultus, 1972), comme une anticipation de son rôle maternel à venir envers les disciples du Christ.

17.
Le troisième passage biblique auquel le mot « Femme » en Jn 19.26 renvoie est indiscutablement le chapitre 12 du Livre de l’Apocalypse, dont l’auteur n’est autre… que Saint Jean lui-même ! Dans ce passage, il est question d’une « Femme ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de Douze étoiles. Elle était enceinte et elle criait, torturée par les douleurs de l’enfantement (…). Or, la femme mit au monde un fils, un enfant mâle, celui qui sera le berger de toutes les nations, les menant avec un sceptre de fer ». L’identité de « l’enfant mâle » ne fait guère de doute ici : il s’agit bien du Christ, la référence au sceptre de fer renvoyant à un psaume messianique bien connu : le psaume 2 (cf. v. 9). La Femme dont il est question ici est donc la Mère de Jésus en personne, cette même « Femme » qui fut interpellée par son Fils au pied de la Croix : la Femme de l’Apocalypse apparaît d'ailleurs comme une personne bien identifiée, une personne individuelle.

L’Apocalypse met ensuite en scène le Dragon
« rouge feu », qui se met « à poursuivre la Femme qui avait mis au monde l’enfant mâle », et qui, rempli de colère contre elle, s’en va faire la guerre à « tout le reste de sa descendance ». Tout le reste de sa descendance ? Quelle descendance ? Celle des « frères et sœurs » que l’on prête à Jésus ? Non point. Mais Saint Jean le dit explicitement : « ceux qui observent les commandements de Dieu et qui gardent le témoignage pour Jésus ». L’Apocalypse vient donc confirmer ici notre interprétation de Jn 19. 25-27. La Femme de l’Apocalypse se révèle être la Nouvelle Eve, la Mère du Messie et de tous les fidèles du Seigneur gardant le témoignage pour Jésus à travers les siècles, ceux-là même que Jésus sur la Croix avait confié à sa Mère en la personne du "Disciple" comme ses propres Fils.

Le rapprochement de la
« Femme » de l’Apocalypse avec la « Femme » de la Genèse et la « Femme » de Jn 19. 25-27 se trouve, ainsi que nous pouvons le voir, solidement fondé, l’Apocalypse ne laissant planer aucun doute sur l’identité du Dragon rouge, désigné comme le « Serpent des origines, celui qu’on nomme démon et Satan, celui qui égarait le monde entier » (Ap 12. 9) ; et Saint Jean présentant la Femme « couronnée d’étoiles » dans un rôle de maternité spirituelle douloureuse s’étendant à tous les disciples que Jésus aime, ces mêmes disciples que Marie reçut de Jésus comme ses propres Fils au pied de la Croix : « Femme, voici ton Fils… Voici ta Mère ».

On voit donc ici bibliquement fondé : le lien filial particulier qui nous unit, chacun de nous, disciples de Jésus, à la Vierge Marie ; l’Assomption de cette dernière : son rôle maternel n’est pas un rôle achevé, passé, mais actuel et toujours présent : c’est aujourd’hui que la Vierge glorieuse enfante des disciples à la vie nouvelle en Jésus-Christ, et protège l’Eglise des attaques du Démon ; enfin, son Couronnement dans le Ciel (Ap. 12. 1), qui fait d’elle pour nous une Reine et une Souveraine, en plus d’une Mère. Tout se tient !

18.
Bien sûr, la Femme de l’Apocalypse peut être aussi considérée comme un personnage collectif : l’Eglise du Seigneur. Elle a en effet tous les traits de la Jérusalem qui a « mis sur sa tête le diadème de la gloire de Dieu » (Ba 5. 1). Ou comme disait encore le prophète Isaïe : « Avant d’être en travail, elle a enfanté, avant que lui viennent les douleurs, elle s’est libérée d’un garçon. Qui a jamais entendu une chose pareille ? Qui a jamais vu semblable chose ? Un pays est-il mis au monde en un seul jour ? Enfante-t-on une nation en une seule fois ? A peine était elle en travail que Sion a enfanté ses fils » (Is. 66. 6-8).

Ce même passage d’Isaïe, indirectement évoqué par Jésus dans le passage cité plus haut de Jn 16. 21 dans lequel le Seigneur assimile son Heure à l’Heure de la femme enceinte sur le point d'enfanter, renvoie tout à la fois à la Sion idéale (symbolisant Israël) annoncée par les Prophètes, qui dans la douleur donne le jour à un nouveau peuple de Dieu (cf. aussi Is 26. 17-21), et à la première femme de la Genèse dont la fonction providentielle, comme celle de toute femme, est de faire venir des hommes dans le monde
« avec l’aide de Yahvé » (Gn 4.1). Ainsi, « les hommes viendront normalement dans le monde messianique par la médiation de Marie, la Femme par excellence de la Nouvelle Alliance, à la fois la Nouvelle Eve et l’incarnation de la Sion idéale des prophètes » (J. Laurenceau, op. cit., page 149). « Au Calvaire, le Seigneur Jésus révèle à sa Mère qu’en elle s’accomplit le mystérieux enfantement du peuple nouveau par la Fille de Sion. En consentant dans la foi à la mort de son Fils, elle enfante avec lui les disciples pour lesquels il donne sa vie par amour » (page 153). On notera que ce rapprochement entre Marie et la Fille de Sion se trouve présent dans l’Evangile dès l’Annonciation, avec le « Réjouis-toi » par lequel les prophètes (ex. Sophonie 3) annoncent à la Fille de Sion la présence du Seigneur au-dedans d’elle...

« L’évocation de ces textes prophétiques relatifs à Sion [nous] permet [donc] de comprendre que l’interprétation mariale et l’interprétation ecclésiale du texte de l’Apocalypse ne sont pas exclusive l’une de l’autre »
(Guillaume de Menthière, op. cit, page 162) ; qu'elles ne s'opposent pas l'une et l'autre.

« Il est très conforme à la pensée biblique de représenter la collectivité comme incarnée dans une personne individuelle »
 : que l’on songe par exemple à la figure du Fils de l’Homme en Daniel 7 ; « et inversement chaque personne individuelle représente beaucoup plus qu’elle-même. Ainsi, Jacob par exemple, est à la fois le patriarche et tout le peuple qui en est issu. »

La Femme de l’Apocalypse peut donc être vue tout à la fois comme la Vierge Marie en personne, et tout le peuple messianique issu de son sein virginal.

(à suivre…)

Partager cet article
Repost0
25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 15:55

J’ai publié il y a quelques semaines sur mon site Dailymotion un petit clip de Mgr Lustiger concernant ce fameux passage de l’Evangile où Jésus, sur la Croix, confie sa Mère au disciple qu’il aimait. « Femme, voici ton Fils », dit Jésus à sa Mère. « Voici ta Mère » dit-il à St Jean (Jn 19. 26-27).

Le Cardinal Lustiger, de vénérée mémoire, commentait ce texte en faisant remarquer que, contrairement à ce que la traduction française de l’Evangile pouvait laisser entendre, Jésus sur la Croix ne dit pas à St Jean « Voici TA Mère », mais « Voici LA Mère ».

Cette remarque m’a valu une violente réplique d’un frère protestant, et un vigoureux échange publié la semaine dernière sur ce même Blog. Au cœur de la controverse : les mots réellement employés par Jésus sur la Croix à l’adresse de Saint Jean. C’est sur ce texte controversé de l’Evangile de Jean, Chapitre 19, versets 25 à 27, que je souhaiterais revenir.

1.
Il convient de rappeler tout d’abord – ainsi que je l'indiquais à mon contradicteur – que le texte divinement inspiré est, pour ce qui concerne l’Evangile (et l’ensemble du Nouveau Testament), le texte original grec ; non sa traduction en langue vernaculaire. Il est donc vain de se… cramponner (sans mauvais jeu de mots !) à sa Bible française, et d’en opposer la version à des interlocuteurs qui, peut-être, font l’effort de revenir au sens originel des termes exacts employés par Jésus dans l’Evangile.

« Les livres canoniques reconnus par l’Eglise ont Dieu comme auteur (…). Il est évident
[toutefois] que les traductions postérieures ne sont pas, au titre des traductions, l’œuvre de Dieu, mais l’œuvre d’hommes sujets à l’erreur (…). Le travail qui consiste à établir avec soin le texte original s’appelle la « critique textuelle ». « Critique » n’est pas à prendre au sens courant de dénigrement ou de contestation, mais dans son sens étymologique de discernement, de triage. Ce travail, de niveau évidemment très technique, est primordial, car c’est le texte original d’un livre saint qui est canonique et inspiré » (Père A.-M. Roguet, « Initiation à l’Evangile », Editions du Seuil, 1973, pages 36 à 38). C’est donc vers lui (le texte original du livre saint ; non le Père Roguet !) qu’il convient de se tourner lorsque l’on se heurte à une difficulté d’interprétation sur tel ou tel passage de l’Ecriture.

2.
Ceci étant posé, revenons au propos du regretté Cardinal Lustiger. Selon lui, Jésus n’aurait pas dit à Saint Jean : « Voici TA Mère », mais « Voici LA Mère », ce qui ne serait pas sans conséquence sur notre manière de concevoir le rôle singulier de la Vierge Marie dans l’économie du Salut.

L’analyse exégétique de ce passage me paraît fondamentale dans le cadre du dialogue avec nos frères protestants, puisqu’elle s’appuie sur l’Ecriture (l’un d’eux me faisait récemment le fraternel reproche de ne pas suffisamment en parler… cf. Marie, toujours vierge? (9) - Commentaire n°5), et qu’elle n’a pas à ma connaissance (très parcellaire cependant...) été réalisée de manière très poussée par les théologiens issus de la Réforme. Elle permettra en outre à de nombreux catholiques de prendre l’exacte mesure du rôle extraordinaire (et tout à fait unique !) de la Vierge Marie dans le Plan de Dieu, rôle méconnu sinon méprisé par nombre d’entre eux qui, sous prétexte de fidélité à leur Seigneur, ont pris le parti volontaire d’ignorer sa Mère et de l’exclure du champ de leur vie spirituelle, sans grand égard malheureusement pour ce que Dieu nous révèle de sa Volonté dans ce passage clef de Jn 19. 25-27.

3.
Mais revenons au texte. Puisque la controverse portait sur les paroles prononcées par Jésus sur la Croix dans l’Evangile de Jean, la question se pose tout simplement de savoir ce qu’a vraiment dit Jésus dans ce même Evangile, en sa version originale. Monseigneur Lustiger prétend que Jésus aurait dit à Saint Jean : « Voici LA Mère » ; mon contradicteur protestant maintient qu’il aurait dit : « Voici TA Mère ».

Eh bien… l’honnêteté me commande de reconnaître ici que c’est mon contradicteur protestant qui a raison ! Mgr Lustiger cite certainement ce passage évangélique de mémoire, et visiblement, fait une confusion entre les versets 26 et 27 du chapitre 19 de Saint Jean. Mon frère protestant marque donc un point quant à la lettre du texte… mais passe tout à fait à côté, me semble-t-il, de l’esprit de ce passage, dont le Cardinal rend plus fidèlement compte en évoquant l’expression mystérieuse (totalement ignorée par mon interlocuteur réformé !) employée à deux reprises par Saint Jean au verset 26 : « Jésus voyant LA Mère… dit à LA Mère »

4.
Si l’on tentait une traduction littérale de ce passage de Jn 19. 25-27 à partir de l’original grec, on obtiendrait à peu près ceci :

« 25. Se tenaient auprès de la croix de Jésus SA mère et la soeur de SA mère, Marie, la (sous-entendu : femme) de Cléophas, et Marie, la Magdaléenne.

26. Jésus donc, voyant LA mère et le disciple qu'il aimait se tenant auprès, dit à LA mère : femme, voici ton fils.

27. Ensuite il dit au disciple : voici TA mère. Et à partir de cette heure même le disciple la prit (ou : la reçut) chez lui. »

5.
On ne peut qu’être frappé ici par l’emploi du mot « Mère », par 6 fois répété en 3 versets, et décliné par l’Evangéliste selon une gradation qui laisse à penser que Saint Jean cherche à suggérer une évolution dans le rôle maternel de Marie, puisque de l’expression « SA mère » (au verset 25), on passe à « LA Mère » (au verset 26, sans le possessif « sa »), puis à « TA Mère » (au verset 27).

Concernant l’expression du verset 26 (« LA Mère », spécialement relevée par le Cardinal Lustiger), il est intéressant de noter que si le grec n'utilise pas systématiquement le possessif, il est utilisé 4 fois dans ce passage de Jn 19. 25-27 : "SA mère", "la soeur de SA mère" (au verset 25) ; "TON fils" (au verset 26) ; "TA mère" (au verset 27). Cela est suffisamment marquant pour que les endroits où St Jean ne l'utilise pas soient notés et interprétés : voyant "LA mère" et "LE disciple", il dit à "LA mère" (verset 26)... il dit "AU disciple" (verset 27).

6.
On ne peut donc pas se contenter d’une interprétation minimaliste et purement humaine des paroles adressées par Jésus à sa Mère et au disciple qu’il aimait. « Jésus confie à son disciple sa mère dans son humanité (…) pour en prendre soin » affirmait mon contradicteur de la semaine dernière. Il voulait ainsi « combler en quelque mesure le vide immense et douloureux que son départ allait [provoquer] dans le cœur de sa mère » (L. Bonnet et A. Schroeder, Bible annotée, p. 285, n°3).

Il ne faut sans doute pas minimiser cette dimension purement humaine et affectueuse du geste de Jésus envers sa mère, et ne pas craindre de se laisser émouvoir par l’expression d’un si tendre amour d’un fils aimant et agonisant envers sa maman.
« Avant de mourir, Jésus en bon Fils qu’il est, veut confier sa Mère à la garde du disciple bien-aimé. Il est (…) fort touchant de penser que Jésus, en ces circonstances, ait eu cette prévenance à l’égard de sa mère. Dans les souffrances atroces de la crucifixion, il a moins souci de lui-même que de celle qu’il va laisser seule et éplorée. Il surmonte sa douleur en un dernier effort pour porter comme acte ultime de son ministère en ce monde ce témoignage de tendresse envers celle qui l’a enfanté (…). Beaucoup d’hommes, dans les souffrances de l’agonie, en appellent très spontanément à leur mère, pour qu’elle les aide et les soutienne. Mais ici, c’est le condamné qui vient en aide à sa mère dans l’acte ultime de sa vie » (Guillaume de Menthière, « L’art de la prière – Je vous salue Marie », Mame Edifa 2003, page 154).

Cette interprétation n’épuise cependant pas le sens extraordinairement riche et dense de ce texte, ainsi que nous allons le voir.
« Le danger serait [ici] d’en rester à un aspect purement affectif, au risque de bloquer le chemin d’une compréhension plus profonde du mystère. Il est en effet certain que le Christ n’a pas voulu seulement toucher notre affectivité : jamais il ne demeure à ce niveau. Il a surtout voulu nous faire comprendre le changement radical de notre être dans son incarnation rédemptrice. C’est que, dans sa mort glorieuse, l’homme ancien est détruit pour que le baptême nous revête de l’homme nouveau (…). Pour cette nouvelle naissance, il faut à l’humanité une mère, afin que la vie qui nous a été rendue par le Christ soit accueillie dans un milieu qui favorise sa croissance » (Jean Lafrance, « En prière avec Marie, mère de Jésus », Médiaspaul, 1992, p. 245).

7.
Plusieurs indices textuels plaident en faveur d’une interprétation plus profonde et spirituelle de ce passage johannique (sans que celle-ci soit exclusive, répétons-le, de son sens humain).

La construction grecque « Mén dé… » au verset 25 par exemple relie cette scène à celle du partage des vêtements (v. 23-24), tandis que le verset 28 affirme qu’avec ce qui précède, « tout est accompli ».
« Nous sommes donc ici au summum de la Passion et de son fruit rédempteur. En outre, si la tunique sans couture était symbole de l’Unité qui doit caractériser l’Eglise « Une, Sainte, Catholique et Apostolique », il est à présumer que, dans le prolongement des versets 23-24, ces versets 25-27 ont une portée ecclésiale, d’autant plus que les versets 31-37 concluront sur cette perspective » (Bible Chrétienne, II*, Commentaires, p. 734).

8.
Deuxième indice en faveur d’une lecture spirituelle (et non seulement humaine) de ce passage évangélique : l’étonnant anonymat dans lequel se trouvent Marie et Jean, qui ne sont jamais nommément cités dans le texte. Si des quatre Evangiles nous n’avions conservé que celui de Saint Jean, jamais nous n’aurions su que « le disciple que Jésus aimait » était Jean, et la « Mère de Jésus », Marie ! Ce détail est d’autant plus surprenant ici que l’Evangéliste vient juste d’appeler par leur nom "Marie, femme de Cléophas" et "Marie de Magdala". Marie et Jean sont donc les deux seuls personnages de ce texte à n’être désignés que par leur seule référence à Jésus : l’un (Jean) comme disciple, et l’autre (Marie) comme Mère. Leur identité personnelle s’efface donc pour laisser place à ce qui les caractérise spécifiquement dans leur relation à Jésus, et ce qu’ils ont vocation chacun à représenter dans ce passage : l’archétype de tous les disciples du Christ pour Saint Jean (et donc : chacun de nous) ; et l’archétype de la Mère pour Marie (laquelle se voit confiée… à chacun de nous).
Le retrait significatif du possessif que nous avons évoqué plus haut, aux versets 26 et 27 (« voyant "LA mère" et "LE disciple", il dit à "LA mère" : verset 26... ; il dit "AU disciple" : verset 27 » : cf. ci-dessus, n°5), plaide en faveur de cette interprétation, et me paraît révéler la véritable intentionnalité de l’auteur.

« Saint Jean donne volontiers à ses personnages une valeur collective, ils sont les représentants de tout un groupe. Cela est vrai du disciple que Jésus aimait qui, dépassant sa seule individualité, prend une valeur universelle. Il figure tous les disciples et même tous ceux qui sont appelés à devenir disciples, c'est-à-dire en définitive l’humanité toute entière »
(P. de Menthière, op. cit. pages 158 et 159). « Au-delà des disciples, c’est en un sens toute l’humanité – pour qui Jésus donne sa vie par amour – qui est représentée au pied de la Croix et que Jésus proclame « descendance » de Marie » (J. Laurenceau, « Parlez-nous de Marie », Salvator 1976, page 152).

Il est intéressant de relever cette répartition très nette des rôles entre « Marie-la Mère » et « Saint Jean-le Disciple ».
« C’est une de mes réserve devant l’enthousiasme avec lequel s’est construite en Amérique la théologie de Marie-disciple. Certes, on peut dire que Marie est disciple de Jésus, mais elle est plus spécifiquement sa Mère. L’Evangile différencie :
- Marie dans sa fonction de Mère et sa présence maternelle originale au Christ, de l’Annonciation et de l’enfance à Cana et au Calvaire,
- et les femmes-disciples qui accompagnèrent Jésus, comme disciples à part entière durant tout son ministère, et qui l’assistaient de leurs biens (Lc 8. 1-3). » (René Laurentin, « Marie, clef du mystère chrétien », Arthème Fayard 1994, page 26).

9.
Dans l’Evangile de Jean, la présence de la Mère de Jésus n’est mentionnée qu’en deux circonstances : à Cana et au Calvaire, soit au commencement et à la fin du ministère public de Jésus. Dans le récit des noces de Cana, Marie, encore désignée comme « la mère de Jésus », semble mise à l'épreuve par son Fils lorsqu’en réponse à sa remarque concernant le manque de vin, il lui adresse cette parole, rude et mystérieuse : « Que me veux-tu, Femme ? Mon Heure n’est pas encore venue » (Jn 2. 4). Cette Heure de Jésus s'avèrera être, plus loin dans l'Evangile de Jean, l'Heure de la Passion ; l'Heure où Jésus, élevé de terre sur la Croix, sera, selon ses propres mots, « glorifié » (Jn 17.1). C'est à cette Heure décisive du Golgotha que l'on retrouvera Marie, dans cet Evangile, avec trois femmes et un disciple de Jésus. C'est à cette Heure où l'« Homme » (Jn 19.5) va s'immoler dans un acte de parfaite obéissance au Père pour le Salut du monde, que le mystère de la « Femme » va pouvoir s’accomplir…

(à suivre…)

Partager cet article
Repost0
18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 11:53

Chers amis lecteurs,

J’ai publié il y a quelques semaines sur mon site Dailymotion une vidéo dans laquelle le Cardinal Jean-Marie Lustiger faisait part sur Radio Notre Dame de son interprétation du « Voici ta mère » adressé par Jésus à St Jean depuis la Croix, quelques instants avant de « rendre l’esprit ». Dans ce clip, le regretté Cardinal Lustiger faisait remarquer que la parole réellement prononcée par Jésus était : « Voici LA Mère », et non « Voici TA Mère », ce qui n’est pas sans signification, selon lui, sur le rôle de la Vierge Marie dans l’économie du Salut.

Ce petit clip m’a valu un dialogue « serré » avec un frère protestant dont je reproduis ici la teneur, en ce dimanche du mois de mai, « le plus beau mois de l’année », spécialement consacré dans l’Eglise à la Vierge Marie, notre Maman du Ciel !


Voici ta mère
envoyé par Maemray

 

Frère Protestant : « Quel déformateur de la Parole de Dieu, cette éminence. Jésus n'a jamais dit voici LA mère, mais voici TON fils et voici TA mère. Quel mensonge effronté : il déforme la Parole de Dieu, ce menteur et blasphèmateur. Malheur à ceux qui déforment la Parole ! Regarde dans la Bible de Jérusalem : elle dit « VOICI TA MÈRE ». Marie n'a rien à voir avec le salut. Rien. »

Maemray (mon nom de « guerre »…) : Cher ami, ignores-tu que la Bible n'a pas été rédigée en Français?

FP : « Jean 19.26 : Jésus, voyant sa mère, et auprès d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : Femme, voilà TON fils. 27 : Puis il dit au disciple : Voilà TA mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui. Maemray, ta vidéo est le mensonge d'un hérétique déformateur de la Parole de Dieu. »

M : Ben voyons!

FP : « Maemray, lis-tu ta bible ? Regarde dans la version catholique, la Bible de Jérusalem, et tu verras que ce prêtre est un menteur. La version Louis-Segond dit la même chose. »

M : Et toi cher ami, as-tu étudié l'Evangile de Jean ? Je veux dire : en sa version originale, grecque ?

FP : « Si la version grecque n'est pas la même que le français, pourquoi la version catholique n'a pas écrit voici LA mère ? Pourtant, c'est bien eux qui ont fait la traduction. Ceci est une hérésie de l'église catholique pour t'amener dans l'idolâtrie et un dogme anti-biblique comme la prière à Marie d'ailleurs, car Jésus nous a montré comment prier. Marie est-elle celle qui va te sauver ? (…) Et pour ce qui est de ce texte de l'évangile de Jean, sais-tu pourquoi Jésus a dit à Jean voici ta mère ? »

M : Je suis sûr que tu vas me le dire...

M : Ce qui est amusant, c'est que tu n'as pas l'air de te soucier plus que cela de la traduction grecque de l'Evangile. Je te comprends en un sens... Tu préfères la traduction française catholique (imparfaite, comme toutes les traductions) qui est (à première vue) plus conforme à ton interprétation de l'Evangile (dont j'attends avec impatience l'énoncé précis). Mais avoue quand même qu'il est étonnant que l'Eglise catholique n'ait pas retenu une traduction plus mot à mot du texte grec inspiré, qui lui aurait permis de défendre plus facilement sa conception de la maternité spirituelle de Marie à l'égard des disciples du Christ.

FP : « Jésus a dit à Jean voici TA mère car il était Dieu. Et Dieu, contrairement à ce que l'église catholique affirme, Dieu n'a pas de mère. Et la situation du temps, Jésus confie à son disciple sa mère dans son humanité et non dans sa divinité pour en prendre soin. Il faut faire la différence entre mère de Jésus et mère de Dieu. Marie ne peut-être la mère de Dieu car elle est une pécheresse (Luc 1-46-48, Galates 4:4). Sinon, c'est de dire que Marie est une déesse ou la reine des cieux, et c'est ce qu'elle n'est pas. Ceci une hérésie de l'église catholique. Et si tu me crois pas, je te demande de me dire où il est écrit dans la Bible la mère de Dieu. »

M :
« je te demande de me dire où il est écrit dans la Bible la mère de Dieu. » Eh bien dans l'Evangile de Luc, lorsque Marie visite sa cousine Elisabeth, celle-ci s'écrie : "Comment ai-je ce bonheur que la Mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi" (Lc 1. 43)! Réaction très étonnante à la vérité, car Elisabeth sait bien que Marie porte Jésus en son sein ; elle sait aussi qu'il est son Seigneur et son Dieu. Mais pourtant, elle ne s'écrie pas : "Comment ai-je ce bonheur que mon Seigneur vienne jusqu'à moi", mais "comment ai-je ce bonheur que la Mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi".

FP :
« Je pense que tu fais erreur entre le mot Seigneur et Dieu. Comprends-tu que Marie a accouché de la nature humaine de Jésus mais pas de sa divinité. Marie est une pécheresse et elle est sous la loi (Galate 4:4). Avant que Jésus naisse, il était Dieu, il fait parti de la Trinité depuis toujours. C'est lui qui a décidé de venir en chair et en os sur terre. Regarde dans l'Ancien Testament : quand on parle de l'Ange de l'Eternel, c'est de Jésus qu'on parle. Marie n'a pas cette nature divine ; elle ne peux donc être la mère de Dieu. »

M :
Nous sommes donc d'accord. L'Eglise catholique ne dit rien d'autre que ce que tu dis toi-même (à la "pécheresse" près...). C'est comme cela qu'elle entend l'expression "Mère de Dieu". Jamais elle n'a prétendu et enseigné que Marie serait la Mère de la nature divine du Verbe éternel du Père! Marie est la Mère de Dieu parce qu'elle la mère de Jésus qui est Dieu. Tout simplement.

FP :
« Je comprends ton point de vue, mais ce qui est grave dans l'église catholique, c'est qu'elle en fait (de Marie) un objet de culte et d'idolâtrie. Le premier commandement tu connais ? »

M :
L'idôlatrie consiste à mettre une créature à la place de Dieu. Ce n'est pas ce que fait l'Eglise catholique au sujet de Marie. Dieu seul est Dieu. Marie est la Mère de Jésus ; elle n'est la Mère de Dieu que parce qu'elle est la Mère de Jésus qui est Dieu. Il n'y a donc pas violation du premier commandement.

Mais puisque tu cites les 10 commandements, je me permets de te rappeler aussi le 4e : "Honore ton Père et ta Mère". Il n'est pas étonnant que Jésus, qui est Dieu mais qui est aussi un homme, souhaite honorer de manière particulière sa maman selon la chair. Comme il est évident, si nous voulons être fidèles aux commandements de Dieu, que nous devons honorer Marie comme notre propre Mère, puisqu'elle nous a été confiée comme telle par Jésus lui-même.

FP :
« Je vais te dire pourquoi c'est est un culte idolâtrique dans l'église catholique. Je connais des catholiques qui ne voient plus Jésus, mais seulement Marie. C'est ça le danger. Les gens croient : priez la vierge, mais dans le fond c'est le diable qui se sert de Marie pour l'adorer lui. Regarde les paroles de Marie, et je suis sûr que Marie ne demande pas qu'on porte attention à elle. Mais le diable dans sa ruse se sert de ceci. Je pense que tu ne comprends pas toute la portée du premier commandement. Le Tout veux dire tout à Dieu et à Lui-Seul, et il n'y a pas place pour les autres c'est en Dieu seul qu'il faut mettre toute notre confiance. Connais-tu le plan du salut ? »

M :
« dans le fond c'est le diable qui se sert de Marie pour l'adorer lui ». C'est marrant, la Bible dit exactement le contraire : que le diable va se déchaîner à la fin des temps... contre Marie et ceux qui la prennent pour Mère!

FP :
« Je n'ai jamais vu ceci dans la Bible. Si tu fais allusion à la femme qui attend un enfant et qui va allaiter dans le désert, c'est le peuple d'Israël. Connais-tu le plan du salut ? La femme couronnée de 12 étoiles, c'est l'église et les 12 tribus d'Israël. »

M : Relis le chapitre 12 de l'Apocalypse. Verset 5 : "la Femme mit au monde un fils, un enfant mâle, celui qui sera le berger de toutes les nations" (qui donc a mis Jésus au monde?) Et le verset 17 : "le Dragon se mit en colère contre la Femme, et s'en alla faire la guerre contre le reste de sa descendance, ceux qui observent les commandements de Dieu et qui gardent le témoignage pour Jésus." Ton opposition farouche envers ceux qui ont pris Marie pour Mère ne m'étonne donc pas vraiment. Tu accomplis ainsi les Ecritures.

FP :
« Relis toi : les 144,000 élus du livre de l'Apocalypse qui sont les 12 tribus d'Israël. Marie n'est pas la femme avec 12 étoiles. Jésus est l'église et non Marie ! »

FP : « Commentaires Bibliques Apo. 12 : v1 - Un signe grandiose apparut au ciel : une Femme ! Le soleil l’enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête ; - Ce signe au ciel annonce une nouvelle section. Il y a un lien avec l’ouverture du temple de Dieu au ciel, du verset 11:19. La femme fait allusion au rêve de Joseph (Gn 37:7) et alors, elle représente les douze tribus d’Israël. Le rêve de Joseph montre le soleil, la lune et onze étoiles qui se prosternent devant lui, une vision qui se réalise lorsqu’il devient le bras droit du Pharaon et ses frères se prosternent devant lui (Gn 43:26-29). La femme symbolise les élus, notamment les élus de l’Ancien Testament qui donnent naissance au Christ (verset 5) et plus loin elle symbolise les élus du Nouveau Testament (verset 17). »

FP :
« Jean voit une continuation entre les élus de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament (voir 21:12-14). Wilson dit « Dans les écritures, il n’y a pas de ligne précis entre la vraie Israël et la nouvelle Israël, car le peuple de la promesse est un seul peuple, qu’il vit avant ou après la venue du Christ ». Dans ce verset, la femme symbolise clairement les élus de l’Ancien Testament. Comparez la gloire céleste de cette femme, qui représente les élus (la femme Ep 5:22) avec la prostituée étincelante qui symbolise le monde dans Ap 17:4. Cette femme-ci, est en contraste avec la prostituée, et la Reine du ciel. »

FP : « v2 - elle est enceinte et crie dans les douleurs et le travail de l’enfantement. - (cf. Is 26:17, 66:7-8, Mi 4:10) ceci représente sans doute les tentatives pour tuer l’enfant, qui est le Christ, avant sa naissance. Voir Gn 3:15, où on voit de l’hostilité entre l’humanité et le Diable, et l’enfant promis écrasera la tête du serpent. Verset 4, le Dragon joue le rôle de sage femme et se trouve là pour tuer l’enfant à la naissance. Satan tente, ensuite, de détruire la graine promise, et on retrouve divers événements dans l’Ancien Testament où l’on essaie de détruire le lignage d’où naîtra le Christ. »

FP : « v3 - Puis un second signe apparut au ciel : un énorme Dragon rouge-feu, à sept têtes et dix cornes, chaque tête surmontée d’un diadème. - Un second « signe » apparaît au ciel. Maintenant il voit le signe du dragon, ce qui souligne la nature symbolique de ces visions. C’est la première fois que l’on voit le dragon rouge-feu, qui est le serpent de Gn 3:1. Le dragon est l’introduction des deux ennemis à l’extérieur de l’église, Satan et le Monde, l’ennemi de l’intérieur est la chair. Le dragon est rouge-feu à cause du sang qu’il a répandu, car il fut homicide dès le commencement (Jn 8:44). Les dix cornes indiquent la force et les sept couronnes indiquent son autorité. Les couronnes sont des couronnes royales (diadema) et non pas les couronnes de la victoire comme portées par la femme. »

FP : «
 Les couronnes royales sont portées par le dragon, par la Bête (13:1) et par le Christ, 19 :2. Les sept têtes (sept symbolise l’état complet) signifient sans doute son intelligence, ou ses formes diverses. Comparez cela avec les sept têtes de la Bête, 13:1. Comparez cela également avec l’Agneau, 5:6, qui avait sept cornes mais une seule tête. Notez, on appelait le Pharaon, le dragon, Ez 29:3. »

FP : « v4 - Sa queue balaie le tiers des étoiles du ciel et les précipite sur la terre. - ceci indique sans doute les anges déchus, c’est à dire, les démons. Lorsque Satan fut jeté du ciel, il amena ses démons avec lui, Ap 12:7, Dn 8:10. »

FP : « v4 - En arrêt devant la Femme en travail, le Dragon s’apprête à dévorer son enfant aussitôt né. - Ici on trouve une allusion au roi Hérode qui tenta de tuer Jésus à sa naissance, Mt 2:16. Hérode est une sorte d’Antéchrist. Cela nous rappelle un événement similaire lorsque le Pharaon essaie de tuer les enfants mâles (Ex 1:15-16). Le dragon essaie d’empêcher la naissance de celui qui va lui écraser la tête (Gn 3:15). On a essayé de tuer le Christ pendant sa vie, mais peuvent le faire seulement quand son heure est venue. Cela fait le parallèle avec les deux témoins, qui sont intouchables avant la fin de leur témoignage. »

FP : « v5 - Or la Femme mit au monde un enfant mâle, celui qui doit mener toutes les nations avec un sceptre de fer ; - Cependant, le dragon ne réussit pas à détruire l’enfant mâle. Au cas où nous doutons quant à l’identité de l’enfant, il est l’enfant mâle « celui qui doit mener toutes les nations avec un sceptre de fer », une référence au psaume 2:9. L’enfant mâle est Jésus. On retrouve cette référence au psaume dans Ap 1:27 et Ap 19:15. Le mot « mener » signifie « pasteur » mais, dans le contexte de 19:15, ce passage signifie qu’il frappera les nations lors de son avènement. Mounce donne l’explication suivante : « Mener avec un sceptre de fer suppose détruire plutôt que régner de façon sévère. Le pasteur mène ses brebis et les protège des bêtes féroces. Son sceptre est une arme de défense. Le sceptre du Messie est un sceptre de fer, il est fort et ne se plie pas dans sa mission de jugement. »

M : Cher ami, ton interprétation de l'Apocalypse est intéressante, et j'y souscris pour l'essentiel, mais qu'est-ce qui te permet d'affirmer qu'elle est la seule possible ? Si Jésus est « l’enfant mâle » du livre de l’Apocalypse, qu’est-ce qui interdit de penser que Marie soit la « Femme » qui l’a mis au monde, celle-là même contre laquelle le démon se met en colère, et à la descendance de laquelle il s’en va faire la guerre, la « descendance » n’étant pas restreinte dans ce passage au seul enfant mâle-Jésus, mais étendue à tous « ceux qui observent les commandements de Dieu et qui gardent le témoignage pour Jésus » ? Cette interprétation aurait en tous les cas l’avantage d’expliquer pourquoi Jésus sur la Croix présente Marie à Saint Jean (l’auteur du livre de l’Apocalypse !) non pas seulement comme SA Mère à lui Jésus (v.25) ou à St Jean (v. 27), mais comme LA Mère (v. 26)… LA Mère de l’Eglise, la Mère de tous « ceux qui observent les commandements de Dieu et qui gardent le témoignage pour Jésus », LA Mère par excellence, dont le rôle est d’enfanter à la vie nouvelle les hommes rachetés par la Croix du Christ.

Partager cet article
Repost0
22 mars 2008 6 22 /03 /mars /2008 00:00

 



Accepter une solitude humaine totale pour s’unir à Marie.

 

Entre la mort et la résurrection de son Fils, elle est la seule à garder la foi, l’espérance et la charité.

 

La réponse de l’humanité au sacrifice du Christ est concentrée en elle seule.

 

De même, dans ces temps qui nous séparent de la résurrection finale, en elle seule nous trouvons toutes les vertus pour espérer, croire et aimer et voir du fond de notre vallée de larmes le triomphe du Christ.

 

« Marie sera toujours avec Jésus… jusqu’au sépulcre, où celle qui est la vie ne peut entrer, ne cherchant point le Vivant parmi les morts.

 

Car il est vivant en son Cœur ; et l’esprit de Jésus, séparé de son corps, repose dans l’esprit et le Cœur de Marie, tandis que son corps repose dans le tombeau. » (Pierre de Bérulle)

Partager cet article
Repost0
1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 09:50

Le Pape Benoît XVI a décidé de concéder une Indulgence plénière spéciale – la troisième depuis le début de son pontificat – à l'occasion du 150e anniversaire des apparitions de la Bienheureuse Vierge Marie à sainte Bernadette Soubirous dans la grotte de Massabielle, près de Lourdes (France).

Voici le texte intégral du décret de la Pénitencerie apostolique, publié le 5 décembre 2007, où sont annoncées les conditions d'obtention de cette Indulgence


La toute-puissance et l'infinie bonté de Dieu ont relié, de manière admirable, la tâche providentielle de Marie, Mère de Notre Seigneur Jésus-Christ et donc Mère de son Corps mystique qui est l'Église, et l'œuvre salvifique de l'Église elle-même. De cette manière, le bienheureux Guerric, abbé, associe la protection, que les fidèles attendent avec confiance de Marie notre Mère, et le ministère universel de salut de l'Église catholique : « Cette bienheureuse Mère du Christ, qui se sait mère des chrétiens en raison de ce mystère, se montre aussi leur mère par le soin qu'elle prend d'eux et l'affection qu'elle leur témoigne… Voyez si, de leur côté, les fils ne reconnaissent pas leur mère. Poussés par une sorte d'instinct naturel inspiré par la foi, ils recourent spontanément et irrésistiblement à l'invocation de son nom en toutes nécessités et dans tous les dangers, comme des enfants se jettent dans les bras de leur mère » (Disc. 1. en l'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie).

C'est ainsi que la Constitution dogmatique Lumen gentium du Concile Vatican II exalte la mission, que nous pouvons appeler conjointe, de la Bienheureuse Vierge Marie et de l'Église catholique : « Marie, en effet, intimement engagée dans l'histoire du salut, unit et reflète en elle-même d'une certaine façon les plus importantes données de la foi, et, quand elle est l'objet de la prédication et de la vénération, elle appelle les croyants à se tourner vers son Fils et son sacrifice, et vers l'amour du Père. L'Église, en cherchant la gloire du Christ, devient plus semblable à son type si éminent en progressant continuellement dans la foi, l'espérance et la charité, en recherchant en tout la volonté divine et en y obéissant » (n° 65).

L'histoire de l'Église et de mémorables témoignages du culte marial manifestent et recommandent souvent aux fidèles, avec une claire évidence, pour accroître leur dévotion, cette façon d'agir de la Divine Providence.

Or, la prochaine fête du 150e anniversaire du jour où la Très Sainte Vierge Marie – révélant qu'elle était l'Immaculée Conception à la jeune Bernadette Soubirous – voulut que soit érigé et vénéré un sanctuaire, trésor de grâce, au lieu-dit Massabielle, de la ville de Lourdes, évoque l'innombrable série de prodiges à travers lesquels la vie surnaturelle des âmes et la santé même des corps purent retirer un grand bénéfice de la bonté toute puissante de Dieu ; grâce à cette disposition de la Providence divine, par l'intercession de la Bienheureuse Vierge Marie, se révèle avec évidence que la fin intégrale de l'homme est le bien de toute la personne, ici sur la Terre et surtout dans l'éternité du salut.

Dès les origines du sanctuaire de Lourdes, les fidèles comprirent que la Bienheureuse Vierge Marie, par le ministère de l'Église catholique, désirait prodiguer en ce lieu, de manière pleine d'amour, ce salut intégral des hommes.

En effet, en vénérant la Bienheureuse Vierge Marie dans le lieu « que ses pieds touchèrent », les fidèles se nourrissent des Sacrements, forment de fermes propos d'avoir, à l'avenir, une vie chrétienne toujours plus parfaite, perçoivent vivement le sens de l'Église et font l'expérience des fondements très solides de toutes ces choses. Du reste, au fil du temps, la relation entre divers événements merveilleux laisse entrevoir l'action conjointe de la Bienheureuse Vierge Marie et de l'Église. En effet, en l'an 1854, fut défini le dogme de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie ; en l'an 1858, la Très Sainte Vierge se montra avec une ineffable douceur maternelle à la pieuse Bernadette Soubirous, en utilisant les mots de la définition dogmatique « Je suis l'Immaculée Conception ».

Afin que de cette pieuse mémoire jaillissent des fruits croissants de sainteté renouvelée, le Souverain Pontife Benoît XVI a établi d'accorder largement le don de l'Indulgence plénière, comme c'est expliqué ci-dessous : tous les fidèles et chacun d'eux véritablement repentis, purifiés comme il se doit par le sacrement de la Confession, et nourris par la Sainte Communion, élevant enfin de ferventes prières aux intentions du Souverain Pontife, pourront quotidiennement obtenir l'Indulgence plénière, également applicable, sous forme de suffrage, aux âmes des fidèles du Purgatoire :

A.
Si, du 8 décembre 2007 au 8 décembre inclus de la prochaine année 2008, ils visitent pieusement, de préférence selon l'ordre proposé : 1) le baptistère paroissial utilisé pour le baptême de Bernadette ; 2) la maison appelée « cachot » de la famille Soubirous ; 3) la grotte de Massabielle ; 4) la chapelle de l'hospice où Bernadette fit sa première communion et si, à chaque fois, ils font halte pendant un laps de temps convenable en se recueillant en de ferventes méditations, concluant par la récitation du Notre Père, la Profession de foi sous une des formes légitimes, et la prière jubilaire ou une autre invocation mariale.

B.
Si, du 2 février 2008, en la Présentation du Seigneur, jusqu'au 11 février compris, jour de la mémoire liturgique de Notre-Dame de Lourdes et du 150e anniversaire de la première Apparition, ils rendent visite avec dévotion, dans n'importe quelle église, oratoire, grotte ou lieu digne, à l'image de la Vierge de Lourdes, solennellement exposée à la vénération publique et si, face à cette image, ils participent à un exercice fervent de dévotion mariale, ou tout au moins font halte pendant un laps de temps convenable en se recueillant en de ferventes méditations, concluant par la récitation du Notre Père, de la Profession de foi sous toutes ses formes légitimes et de l'invocation de la Bienheureuse Vierge Marie.

C.
Les personnes âgées, les malades et tous ceux qui, pour une raison légitime, ne peuvent pas sortir de chez eux, pourront également obtenir l'Indulgence plénière, dans leur propre maison ou bien là où l'empêchement les retient, si, ayant le désir de rejeter tout péché et l'intention de remplir, dès que possible, les trois conditions, ils accomplissent avec le désir du cœur, spirituellement, entre le 2 et le 11 février 2008, une visite (aux lieux ci-dessus mentionnés), récitent les prières indiquées ci-dessus et offrent avec confiance à Dieu, par Marie, les maladies et les difficultés de leur vie.

Afin que les fidèles puissent plus facilement recevoir ces faveurs célestes, que les prêtres, approuvés pour l'écoute des confessions par les autorités compétentes, soient prêts à les accueillir avec disponibilité et générosité et guident solennellement la récitation de prières publiques à la Vierge Immaculée Mère de Dieu.

Nonobstant toutes choses contraires.

Rome, du siège de la Pénitencerie apostolique, le 21 novembre 2007, en la Présentation de la Vierge Marie.

James Francis card. STAFFORD, Grand Pénitencier
Mgr Gianfranco GIROTTI, O.F.M. conv., évêque titulaire de Meta, Régent



Source :
La Documentation Catholique 

Partager cet article
Repost0
13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 16:42

En ce jour anniversaire de la dernière Apparition de la Vierge Marie à Fatima, ne boudons pas notre plaisir de ré-entendre l'Ave Maria de Schubert, si merveilleusement interprété ici par le grand et regretté ténor, Luciano Pavarotti.


Schubert - Ave Maria Opera
envoyé par Chevalier_du_Christ

Partager cet article
Repost0
30 mai 2007 3 30 /05 /mai /2007 08:34

... c'est ma Mère (d’après Michel QUOIST)

 

Ma plus belle invention, dit Dieu, c'est ma Mère.
Il me manquait une maman, Je l'ai faite.
J'ai fait ma Mère avant qu'elle ne me fasse.
C'était plus sûr.
Maintenant je suis vraiment un homme comme tous les hommes.
Je n'ai plus rien à leur envier, car j'ai une maman.
Une vraie.
Ca me manquait.

Ma Mère, elle s'appelle Marie, dit Dieu.
Son âme est absolument pure et pleine de grâce.
Son corps est vierge et habité d'une telle lumière que sur terre
Je ne me suis jamais lassé de la regarder,
de l'écouter
de l'admirer.

Elle est belle, ma Mère, tellement belle que, laissant les splendeurs du ciel,
Je ne me suis pas trouvé dépaysé près d'elle.
Pourtant, je sais ce que c'est, dit Dieu, que d'être porté par les anges ;
ça ne vaut pas les bras d'une Maman, croyez-moi. 

Ma Mère Marie était restée sur terre, dit Dieu.
Depuis que J'étais remonté vers le ciel, elle me manquait, Je lui manquais.
Alors elle est venue me rejoindre, avec son âme, avec son corps, directement. 
Je ne pouvais pas faire autrement.
Ça se devait. 
C'était plus convenable.

Car ses doigts qui ont touché Dieu ne pouvaient pas s'immobiliser.
Car ses yeux qui ont contemplé Dieu ne pouvaient rester clos.
Car ses lèvres qui ont embrassé Dieu ne pouvaient se figer.
Car son corps très pur qui a donné un corps à Dieu ne pouvait pourrir, mêlé à la terre...
Je n'ai pas pu, ce n'était pas possible, ça m'aurait trop coûté. 
J'ai beau être Dieu, Je suis son Fils, et c'est moi qui commande.
Et puis, dit Dieu, c'est encore pour mes frères les hommes que J'ai fait cela.
Pour qu'ils aient une maman au ciel.
Une vraie, une de chez eux, corps et âme.
La mienne.

Maintenant qu'ils la prient davantage ! dit Dieu.
Au ciel ils ont une maman qui les suit des yeux, avec ses yeux de chair.
Au ciel ils ont une maman, qui les aime à plein coeur, avec son coeur de chair.
Et cette maman, c'est la mienne, qui me regarde avec les mêmes yeux,
qui m'aime avec le même coeur.
Si les hommes étaient plus malins, ils en profiteraient, ils devraient bien se douter
que je ne peux rien lui refuser...
Que voulez-vous, c'est ma maman.
Je l'ai voulue. Je ne m'en plains pas.
L'un en face de l'autre, corps et âme, Mère et Fils,
Éternellement Mère et Fils…

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Totus Tuus
  • : A Jésus par Marie - Un site catholique pour apprendre à connaître et aimer Dieu de tout son coeur et de toute son intelligence.
  • Contact

Cher ami lecteur, tu es le e visiteur. La Paix soit avec toi. 

Ecouter un enseignement sur la foi catholique

Vous rendre sur le blog ami dédié à Claude Tresmontant

Visiteurs actuels