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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 23:23


Première Partie
: LA CREATION


LA STRUCTURE INTELLIGENTE DE L'UNIVERS
 

    




Chers amis lecteurs,

Pour tenter de répondre à la question de l’existence de Dieu, nous avons commencé par contempler le monde qui nous entoure, de l’infiniment grand à l’infiniment petit, en nous attardant plus longuement sur la plus curieuse des créatures que l’univers ait enfantée : l’homme.

Je voudrais aujourd’hui (pour clore cette première partie) m’étonner avec vous de la remarquable adaptation des capacités intellectuelles de l’homme à l’activité scientifique, qui lui permet de scruter l’univers et d'en connaître la structure, la genèse et le développement.

Comment ne pas être émerveillé en effet à la considération que notre univers se donne ainsi à connaître et comprendre à nos humaines intelligences ? Comment ne pas s'exclamer avec Albert Einstein que
 « ce qu’il y a de plus incompréhensible dans l’Univers, c’est qu’il soit compréhensible. »

« A priori,
 considérait le célèbre physicien allemand, on devrait s’attendre à un monde chaotique, qui ne peut en aucune façon être saisi par la pensée. On pourrait, et même on devrait s’attendre à ce que le monde soit soumis à la loi dans la mesure seulement où nous intervenons avec notre intelligence ordonnatrice. Ce serait une espèce d’ordre comme l’ordre alphabétique des mots d’une langue. L’espèce d’ordre, par contre, créé par exemple par la théorie de la gravitation de Newton est d’un tout autre caractère. Car si les axiomes de la théorie sont posées par l’homme, le succès d’une telle entreprise suppose un ordre d’un haut degré du monde objectif qu’on n’était, a priori, nullement autorisé à attendre. C’est cela le miracle qui se fortifie de plus en plus avec le développement de nos connaissances. »

Selon Paul Davis : « On [pourrait par exemple] aisément imaginer un monde dans lequel les phénomènes se produisant en un point donné de l’univers, ou à un niveau donné de taille ou d’énergie, seraient étroitement emmêlés avec tout le reste, d’une façon qui interdirait de comprendre l’ensemble au moyen de simples séries de lois. Ou, pour emprunter une comparaison au jeu de mots croisés, au lieu d’avoir affaire à une grille de mots séparément identifiables et inter-reliés, nous n’aurions comme solution qu’un seul et unique mot extrêmement compliqué. Nous ne pourrions alors comprendre l’univers que sur le mode du tout ou rien. » (cité par Michael Denton, in « L’évolution a-t-elle un sens ? » Fayard 1997).

Aristote, lui aussi, avait été extrêmement frappé en son temps de voir combien la structure du monde s’adaptait si bien à la compréhension humaine. Pour le philosophe grec, nous rapporte Jonathan Lear (cité par Michael DENTON, in « L’évolution a-t-elle un sens ? » Fayard 1997), « l’étude de la nature révélait que le monde avait pour sens d’être connaissable ; l’étude de l’âme humaine révélait que l’homme avait pour sens de connaître. C’est comme si le monde et l’homme avaient été faits l’un pour l’autre. »


Le mathématicien Eugen Wigner était quant à lui extrêmement fasciné par la correspondance inattendue du langage mathématique, élaboré par l’esprit humain, avec la réalité du monde physique. « On ne peut s’empêcher de penser, disait-il à l'instar d'Albert Einstein, que cela tient du miracle (…). Le langage des mathématiques est approprié à la formulation de lois de la physique, et c’est là un merveilleux cadeau que nous ne comprenons pas, ni ne méritons »...

Comment donc expliquer que la nature se laisse déchiffrer par l’homme sous des formes mathématiques ? Comment rendre compte rationnellement du fait que l’ordre de la nature soit compréhensible à nos humaines intelligences selon une grille de lecture mathématique ? La question mérite d’être posée, d’autant plus que les mathématiques connaissent une extraordinaire fécondité : tous les phénomènes physiques, de la simple chute des corps aux plus effrayantes abstractions quantiques, de la ronde des astres à l’électromagnétisme, tous ces phénomènes se plient aux lois mathématiques ! Les mathématiques ont l’étonnant pouvoir de prédire l’effet précis des lois physiques avant toute expérimentation, l’observation ne faisant que confirmer après coup les calculs effectués. Et l’on a toujours su inventer des outils mathématiques de plus en plus performants pour accéder de mieux en mieux aux subtilités du monde sensible. C’est pourquoi les mathématiques sont considérées comme une science à part entière. Car contrairement aux autres pratiques culturelles (telles que la musique, le théâtre ou la littérature), elles contribuent à forger une représentation juste et utile du monde de manière rigoureuse et contrôlable, et permettent à l’homme de mettre au point des objets techniques d’une très grande complexité : des pans entiers de notre « réalité », notamment technologique, ont ainsi été engendrés par la pensée mathématique (songeons à l’avènement de l’ordinateur et du numérique par exemple…).

« L
a chose surprenante, affirme le Pape Benoît XVI, est que cette invention de notre esprit humain [l’invention des mathématiques] est vraiment la clef pour comprendre la nature, que la nature est réellement structurée de façon mathématique et que nos mathématiques, inventées par notre esprit, sont réellement l'instrument pour pouvoir travailler avec la nature, pour la mettre à notre service, pour l'instrumentaliser à travers la technique. Cela me semble une chose presque incroyable [cf. le « miracle » d’Einstein…] qu'une invention de l'esprit humain et la structure de l'univers coïncident : les mathématiques, que nous avons inventées, nous donnent réellement accès à la nature de l'univers et nous le rendent utilisable. La structure intellectuelle du sujet humain et la structure objective de la réalité coïncident donc : la raison subjective et la raison objective dans la nature sont identiques (…). Dans ce sens, il me semble précisément que les mathématiques (…) nous montrent la structure intelligente de l'univers.

« Certes, les théories du chaos existent également, mais elles sont limitées car si le chaos prenait le dessus, toute la technique deviendrait impossible. Ce n'est que parce que notre mathématique est fiable que la technique est fiable. Notre science, qui permet finalement de travailler avec les énergies de la nature, suppose une structure fiable,
intelligente, de la matière. Et ainsi, nous voyons qu'il y a une rationalité subjective et une rationalité objective de la matière, qui coïncident. » (Benoît XVI, le 6 avril 2006).

Cette coïncidence entre la pensée mathématique de l’homme et la réalité du cosmos dans son intelligibilité révèle-t-elle un ordre mathématique objectif du cosmos, ainsi que l’affirme le Pape Benoît XVI, ou bien traduit-elle une opération de « rationalisation » du cosmos par l’homme (comparable au fait par exemple de discerner des formes dans les étoiles, qui n’ont pas d’existence en elles-mêmes, mais qui sont un moyen pour l’homme de se donner des repères dans un univers qui n’en a pas par lui-même). Ou comme le titrait la livraison du mois de septembre 2007 de la revue Science et Vie : les mathématiques, « réalité du monde ou invention de l’esprit ? »

L’universalité des mathématiques plaide nettement, me semble-t-il, en faveur de l’existence d’un ordre mathématique objectif du réel : pour toutes les civilisations en effet, deux et deux font quatre! Et il est remarquable que par des chemins différents, des mathématiciens puissent parvenir – et parviennent souvent – à des objets semblables. Même s’il existe une très grande variété de formes d’expressions mathématiques, il est intéressant de noter que toutes ces formes sont compatibles entre elles, et qu’il est possible de les réinterpréter sous une autre forme, comme celle qui est pratiquée à ce jour par la communauté mathématique mondiale.

Dans le numéro précité du mois de septembre 2007 de la revue Science et Vie, consacré à cette question de l’origine des mathématiques, Jean-Paul Delahaye, mathématicien et Professeur à l’Université des Sciences et Technologies de Lille, déclarait : « Quand je fais des mathématiques, je suis convaincu d’avoir à faire à une réalité indépendante de moi, qui n’a pas attendu que je sois présent pour prendre la forme que je lui découvre. Je trouve [par exemple] que 17 est un nombre premier, ce n’est pas moi qui le décide ! De même, les propriétés de la fonction sinus me sont imposées (…). D’aucuns pensent que notre cerveau est « cablé » pour manipuler les nombres, mais je ne crois pas que ce câblage est ce qui produit les mathématiques. La couleur est une réalité physique préexistante à nos capteurs sensoriels ! Les mathématiques aussi. »

Jean-Pierre Bourguignon, mathématicien au CNRS, Directeur de l’Institut des Hautes Etudes Scientifiques, faisait remarquer pour sa part que « lorsque nous pensons pratiquer les mathématiques les plus abstraites, on se rend compte qu’elles trouvent toujours un écho dans la réalité. S’il existe une limitation à cette possibilité, nous ne l’avons pas encore rencontrée (…). En toute rigueur, l’efficacité des mathématiques reste problématique. »

Quant à Anouk Barberousse, philosophe, chargée de recherche à l’Institut d’Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques, elle avouait être fascinée par le fait que « les mathématiques sont caractérisées par une cohérence impressionnante, presque surhumaine. »

« Presque surhumaine »
… Voilà donc le « gros » mot lâché ! La réflexion d’Anouk Barberousse est intéressante à plus d'un titre, et d'autant plus pertinente à la vérité qu’elle a le mérite – même si les auteurs précités se récrieraient sans doute en lisant cela ! – de soulever la grande question posée par l’organisation intelligente de l’univers, la seule question : comment expliquer autrement que par une origine « sur-humaine » ou « sur-naturelle » l’existence de cet extraordinaire ordre mathématique régnant dans l’univers, dont l’existence ne peut manifestement pas être le fruit de notre imagination puisqu’elle s’inscrit indiscutablement dans la réalité objective elle-même ? Avec cette question subsidiaire : comment expliquer que ce gigantesque univers, dans lequel nous ne sommes rien moins qu’un petit grain de poussière infinitésimal, soit en même temps et paradoxalement à la mesure de notre intelligence, au point que celle-ci soit capable pour ainsi dire de l’absorber (dans l’espace et dans le temps) ?

« Naturellement,
disait le Pape Benoît XVI, personne ne peut prouver – comme on le prouve par l'expérience, dans les lois techniques – que les deux [intelligences – celle qui existe dans l’Univers et la nôtre propre] soient réellement le fruit d'une Unique Intelligence, mais il me semble que cette unité de l'intelligence, derrière les deux intelligences, apparaît réellement dans notre monde. Et plus nous pouvons instrumentaliser le monde avec notre intelligence, plus apparaît le dessein de la Création.

« A la fin, pour arriver à la question définitive, je dirais : Dieu existe, ou il n'existe pas. Il n'existe que deux options.

« Ou l'on reconnaît la priorité de la raison, de la Raison créatrice qui est à l'origine de tout et le principe de tout (…),

« Ou l'on soutient la priorité de l'irrationnel, selon laquelle tout ce qui fonctionne sur notre terre ou dans notre vie ne serait qu'occasionnel, marginal, un produit irrationnel – la raison serait un produit de l'irrationalité.

« On ne peut pas en ultime analyse « prouver » l'un ou l'autre projet, mais la grande option du christianisme est l'option pour la rationalité et pour la priorité de la raison. Cela me semble une excellente option, qui nous montre que derrière tout se trouve une Grande Intelligence, à laquelle nous pouvons nous fier (…).

« Si nous regardons les grandes options, l'option chrétienne est également aujourd'hui la plus rationnelle et la plus humaine. C'est pourquoi nous pouvons élaborer avec confiance une philosophie, une vision du monde qui soit fondée sur cette priorité de la raison, sur cette confiance que la Raison créatrice est amour, et que cet amour est Dieu. »





Bibliographie de la partie consacrée à l’homme et à la structure intelligente de l'Univers
 :

- Dominique MORIN, « Dieu existe-t-il ? », Les Carnets de Fête et saisons, Carnet n° 6, 1993

- Jacques LACOURT, « Croire en Dieu : est-ce possible aujourd’hui ? », Droguet & Ardant, 1991

- Mgr André-Mutien LEONARD, « Les raisons de croire », Communio Fayard 1987

- Michaël DENTON, « L’évolution a-t-elle un sens ? » Fayard 1997

- Lucien ISRAËL, « Cerveau droit, cerveau gauche », Plon 1995

- Jean-Marie PELT, « Dieu de l’univers », Fayard 1997

- Science & Vie, « D’où viennent les maths ? Réalité du monde ou invention de l’esprit ? », septembre 2007, n° 1080

 

Et quelques précieux liens sur internet :
http://lecerveau.mcgill.ca/flash/d/d_01/d_01_cr/d_01_cr_ana/d_01_cr_ana.html
http://ophtasurf.free.fr/loeil.htm

http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/cholesterol/sa_3819_cholesterol_coeur_pompe.htm

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2 décembre 2007 7 02 /12 /décembre /2007 16:58

 

Première Partie : LA CREATION


L'HOMME

    




Après avoir contemplé l’homme, sommet de la Création divine, à travers quelques uns de ses attributs physiques, tels son cerveau, son oeil ou sa
main, arrêtons-nous maintenant sur quelques autres caractéristiques étonnantes de son corps. Son cœur, tout d’abord.

4. Le cœur

Le coeur est un organe musculaire creux en forme de poire situé entre les poumons, au milieu de la poitrine. La taille d'un coeur adulte est comparable à celle du poing. Il assure la circulation du sang dans tout l'organisme, permettant aux cellules de recevoir oxygène et nutriments. Pour répondre aux besoins énergétiques du corps, le coeur doit battre plus de 100.000 fois par jour ! Machine infatigable, le cœur de l’homme fonctionne comme une pompe, jour et nuit, pendant 70 à 100 ans à raison de 70 battements en moyenne par minute chez l’homme. Dans une journée, 8.000 litres de sang l’ont traversé !

Le sang qui circule dans le coeur va trop vite pour y être absorbé, si bien que le coeur dispose de son propre système de vaisseaux, appelé artères coronaires, qui le vascularisent. Il comprend quatre cavités. Les cavités supérieures sont appelées oreillettes. Les cavités inférieures sont appelées ventricules. Dans la partie supérieure de l'oreillette droite se trouve un petit morceau de tissu cardiaque spécial appelé noeud sino-auriculaire (ou noeud sinusal de Keith et Flack). Cette région commande tout le mécanisme de régulation des battements cardiaques. C'est le stimulateur cardiaque naturel, chargé de déclencher et établir les battements cardiaques. Cette région minuscule commande à votre coeur d'accélérer lorsque vous courez ou faites de l'exercice, et de ralentir lorsque vous êtes assis ou que vous dormez.

Chaque moitié du coeur fonctionne séparément de l'autre. Le côté droit du coeur est chargé de renvoyer le sang pauvre en oxygène aux poumons pour éliminer le dioxyde de carbone et ré-oxygéner le sang. L'oreillette droite reçoit le sang veineux apporté par la veine cave. Le sang est ensuite propulsé dans le ventricule droit. Lorsque ce dernier se contracte, le sang pénètre dans l'artère pulmonaire et dans les poumons (l’artère pulmonaire est la seule artère de l'organisme à transporter du sang pauvre en oxygène). Le côté gauche du coeur reçoit le sang fraîchement oxygéné provenant des poumons et le redistribue dans tout le corps. Le sang oxygéné pénètre dans l'oreillette gauche par les quatre veines pulmonaires (ce sont les seules veines de l'organisme à transporter du sang oxygéné). Le sang est ensuite propulsé dans le ventricule gauche et doit traverser la valve mitrale, qui contrôle le débit. Les parois du ventricule gauche sont trois fois plus grosses que les parois du ventricule droit. L'épaisseur du muscle cardiaque donne au ventricule gauche la puissance nécessaire pour pomper le sang dans tout le corps, de la tête aux pieds.

5. Et diverses autres choses…

L’appareil respiratoire et la fonction de respiration des bronches, l’appareil excréteur et le rôle des reins, les mécanismes intervenant dans la réalisation des grandes fonctions de la nutrition avec le système neuro-végétatif, l’appareil circulatoire et la fonction du sang et ses millions de globules, le système auditif, olfactif, révèlent une organisation complexe et précise au service de la vie.

Voici ce qu’écrivait Jules Carles, naturaliste et Directeur de Recherches honoraire au CNRS, dans son ouvrage « Regards sur la vie », au sujet du sang :

« Le sang tient dans notre organisme une place essentielle. C’est lui qui apporte à toutes les cellules la nourriture dans elles ont besoin, et cela, sous forme de glucose surtout, qu’il va prendre dans le foie.

« Il apporte l’oxygène dont il va se charger dans les poumons, et pour borner la liste de ses fonctions, nous ajouterons simplement qu’il emporte tous les déchets des cellules dont il se débarrasse en les expulsant par la respiration ou par les urines.

« Malgré tout ce qu’il donne et tout ce qu’il reçoit, il faut que le sang garde une concentration à peu près stable pour que ne varie pas trop sa pression. Il faut que sa masse se conserve, car elle est enfermée dans un espace étroitement limité, et l’hypertension artérielle serait à craindre, à mois que ce ne soit une hypotension pouvant aller jusqu’à la congestion. Il faut encore maintenir la température et l’égaliser dans le corps. Il faut bien d’autres choses encore.

« En face de ces conditions dont la moindre est indispensable, nous sommes effrayés par la complexité du vivant, et ce n’est pas sans une profonde admiration que nous songeons à ce magnifique enchaînement de mécanismes qui poursuivent, sans heur et sans bruit, leur tâche délicate tout au long de la vie »
.

Quel Architecte génial a donc bien pu prévoir ces milliers de fonctionnements organiques dans le corps de l’homme, et cette merveilleuse organisation ?

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22 juillet 2007 7 22 /07 /juillet /2007 06:49

 

Première Partie : LA CREATION

  

L'HOMME

    

 

Outre le cerveau et une capacité visuelle extrêmement développée sans laquelle il aurait difficilement pu acquérir beaucoup de connaissances sur le monde, l’homme dispose de l’outil de manipulation idéal : la main.  

 

3. La main 

Aucun autre animal ne possède un tel organe, aussi magnifiquement adapté à l’exploration et à la manipulation intelligente de son milieu physique et de son environnement.

Les grands singes, nos plus proches cousins, sont ceux qui nous ressemblent le plus sur ce plan. Cependant, bien que la main du chimpanzé ou du gorille présente un pouce opposable aux autres doigts, elle est infiniment moins bien adaptée à la commande motrice fine. Aucun grand singe ne jouit d’une dextérité comparable à celle de la main humaine. La plus simple des tâches, comme peler une pomme ou taper sur un clavier de machine à écrire, représente un problème considérable pour un chimpanzé. En le voyant accomplir de tels exercices, on ne peut que s’amuser de sa gaucherie... Même si le chimpanzé jouissait de l’intelligence humaine, de nombreuses tâches manipulatives complexes resteraient hors de sa portée, comme enfiler une aiguille, faire un nœud ou pratiquer la microchirurgie, faute d’une dextérité suffisante.

Comme l’écrivait RD Martin dans son « Origine et évolution des primates », le pouce opposable « requiert une articulation particulière en forme de selle entre le carpe et le métacarpe à la base du pouce. Grâce à cette articulation spéciale, le pouce est en mesure de pivoter sur son axe longitudinal lorsqu’il est amené vers les autres doigts, de telle sorte que sa face ventrale puisse affronter leur face ventrale pour accomplir le geste de saisir. Le pouce pleinement opposable n’existe que chez les signes du Vieux Monde (singes cercopithécidés, grands singes et homme), et il atteint son point le plus élevé de perfectionnement dans la main humaine ».

L’une des premières et plus passionnantes évocations de cette merveille adaptative qu’est la main humaine remonte au IIe siècle, avec le médecin romain Claude Galien : « A l’homme, seul animal à participer de la Divine Intelligence, le Créateur a donné, au lieu d’une arme naturelle ou d’un organe de défense, un instrument : la main, pouvant être employée à tout art en en toute occasion ». 

Et Galien de poursuivre : 

« Examinons donc de près cet organe de notre corps, et demandons-nous non pas simplement s’il est utile à tous les desseins pouvant se rencontrer dans la vie et s’il convient bien à un animal doté de l’intelligence la plus élevée, mais plutôt si la totalité de sa structure n’est pas telle qu’elle ne pourrait être améliorée par aucune modification imaginable.

« En premier lieu, il possède au plus haut point la qualité première d’un organe destiné à saisir, puisqu’il peut s’appliquer aisément sur des corps de toutes formes et dimensions, susceptibles d’être mobilisés par la force humaine, et les tenir solidement (…). Et puisqu’il est divisé en doigts (…), il peut aisément saisir des corps plus gros que lui-même, tout comme il peut rechercher avec précision et retenir les plus petites particules de matière.

« En ce qui concerne les objets plus gros que lui-même, il peut généralement les entourer grâce à l’individualisation des doigts. Pour se saisir des touts petits objets, la totalité de la main n’est pas employée, mais seulement le bout des deux doigts, parce que ces minuscules objets s’échapperaient facilement si l’on voulait les saisir au moyen de la main entière (…). Les deux mains travaillant de concert représentent un outil universel encore plus impressionnant (…). Pensez à n’importe lequel de ces objets difficilement maniables, comme une meule ou une poutre, qu’un homme ne peut tenir qu’au moyen de ses deux mains ; ou pensez à l’un des plus petits objets tels qu’une graine de millet, ou un cheveu, ou une minuscule aiguille ; ou enfin, réfléchissez à la multitude des objets de toutes dimensions, des plus grands à ceux de taille moyenne et aux plus petits, parmi ceux que l’on a mentionnés ci-dessus ; et vous constaterez que les mains sont capables de saisir avec précision chacun d’eux, comme si elle avaient été faites expressément pour ne saisir que celui-là. » 

Galien souligne ensuite combien il est important que le pouce soit opposable aux autres doigts : 

« Pour avoir une prise solide sur quelque objet que ce soit, il faut le saisir en l’entourant, ou au moins le saisir entre deux points opposés. Aucune de ces deux solutions n’aurait été possible si les cinq doigts avaient été positionnés dans le même plan. Mais cet objectif est parfaitement réalisable, simplement grâce à la position du pouce. Ce dernier est placé en tel endroit et avec exactement la capacité de mouvement nécessaire pour que, par une légère flexion, il puisse être facilement amené à coopérer avec n’importe lequel des quatre autres doigts. » 

Chaque détail de l’agencement de la main semble confirmer sa perfection adaptative. Songeons par exemple à la pointe des doigts, ainsi que l’explique encore Galien : 

« Il est fort heureux que ces extrémités aient exactement les caractéristiques qu’elles ont, c’est-à-dire qu’elle soient charnues, arrondies et garnies d’ongles. Car si le bout des doigts était fait d’os et non de chair, nous ne pourrions pas saisir de minuscules objets tels que les épines ou les cheveux. Ou si elles étaient faites d’une substance plus molle et plus riche en eau, il en irait de même. Car pour qu’un objet puisse être fermement tenu, il est nécessaire qu’il pénètre légèrement dans le matériau constitutif de l’organe qui le maintient, et cette condition n’aurait pas pu être remplie si le bout des doigts avait été constitué d’un matériau osseux ou dur. Et d’un autre côté, un matériau trop mou s’affaisserait trop facilement au contact des objets que les doigts s’efforceraient de saisir, et ces derniers ne pourraient jamais les retenir (…). Puisque les substances réelles varient beaucoup dans leur degré de dureté, la nature a adapté la structure de l’extrémité des doigts à cette circonstance : car ils ne sont formés entièrement ni de chair, ni de la substance cornée composant les ongles, mais d’une combinaison très judicieuse des deux (…). Ainsi donc, la chair molle du bout des doigts compensant la nature rigide des ongles, et ces derniers constituant un soutien au matériau mou de la chair, cela permet aux doigts de tenir des objets de petite taille et de consistance dure. » 

Selon Galien, il n’est pas pensable que l’on puisse améliorer cet outil universel qu’est la main. Affirmation que semblent corroborer les plus récentes tentatives en robotique d’élaboration d’outils « manipulateurs » reproduisant les aptitudes de la main. Les spécialistes de l’automation n’ont pas toujours pas réussi à ce jour à construire quoi que ce soit qui ressemblât, fut-ce de loin, à la main humaine avec ses capacités de manipulation universelles… 

Si l’on voulait expliquer la prééminence biologique de l’homme, la question cruciale ne serait pas tant de savoir si la main humaine représente le sommet absolu de la capacité manipulative, mais si quelque autre espèce possède un organe approchant cette aptitude. Or, force est de constater que la réponse est négative… 

Comme le fait observer Michael Denton, biochimiste et généticien néo-zélandais : « la main procure à l’homme la possibilité non seulement de manipuler et d’explorer son environnement, mais aussi de construire toutes sortes d’outils et d’instruments, lesquels ont joué un rôle crucial dans l’élaboration de la science et de la technologie. L’homme n’aurait certainement pas pu progresser au-delà de la technologie la plus primitive, s’il n’avait pas eu la main. Le brillant avenir intellectuel de l’homme serait resté bloqué au niveau du paléolithique »…

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5 mai 2007 6 05 /05 /mai /2007 23:00

 

Première Partie : LA CREATION

 

L'HOMME    

 

 

Chers amis lecteurs,

 

Après avoir réfléchi sur le cerveau humain, sommet absolu de toute la création matérielle, poursuivons notre contemplation de cet étrange animal qu’est l’homme en nous intéressant aujourd’hui à l’un de ses plus fascinants organes (qui ne lui est cependant pas propre) : l’œil.

 

 2. L'oeil 

 

La fonction de l'oeil est de recevoir et transformer les vibrations électromagnétiques de la lumière en influx nerveux transmis au cerveau. L'oeil fonctionne donc comme un appareil photographique.

 

 Le globe oculaire ressemble à une petite balle d'un diamètre de 2,5 cm, d'une masse d'environ 7 grammes et d'un volume de 6,5 cm3. La couche externe, la sclérotique, est une enveloppe de protection. Elle recouvre environ les cinq sixièmes de la surface de l'oeil. Elle donne à l'oeil sa couleur blanche et sa rigidité. La choroïde est une couche vasculaire de couleur noire qui tapisse les trois cinquièmes postérieurs du globe oculaire. Elle est en continuité avec le corps ciliaire et l'iris, qui se situent à l'avant de l'oeil. Elle absorbe les rayons lumineux inutiles pour la vision, elle est très riche en vaisseaux sanguins afin de nourrir les photorécepteurs de la rétine. 

 

La rétine est la couche sensible à la lumière grâce aux photorécepteurs. La rétine possède 2 types de photorécepteurs : 

 

1°) Les bâtonnets : de forme allongée, ils doivent leur nom à leur forme. Ils sont environ 130 millions. Ils se logent à la périphérie, et ont une très grande sensibilité à la lumière, d'où leur capacité à percevoir de très faibles lueurs la nuit (vision de nuit). Ils ont une très faible perception des détails et des couleurs car plusieurs dizaines de bâtonnets ne sont liés qu'à une seule fibre du nerf optique. Ils contiennent une substance chimique appelée rhodopsine ou pourpre rétinien. Quand la lumière frappe une molécule de rhodopsine, celle-ci génère un faible courant électrique. Les signaux ainsi recueillis forment un message qui est transmis aux cellules nerveuses de la rétine. 

 

2°) Les cônes : ils sont environ 5 à 7 millions à se loger dans la fovéa. Leur sensibilité à la lumière est très faible mais leur perception des détails est très grande pour deux raisons : il y a une densité très élevé de cônes dans la fovéa et surtout chaque cône de la fovéa transmet son information à plusieurs fibres du nerf optique. Ainsi, ils ont une très bonne sensibilité aux couleurs (vision de jour). 

 

La cornée est une membrane solide et transparente de 11 mm de diamètre au travers de laquelle la lumière entre à l'intérieur de l'œil. La cornée est privé de vaisseaux sanguins (sinon notre vision serait troublée), elle est donc nourrie par un liquide fluide comme l'eau : l'humeur aqueuse. La cornée contient 78% d'eau et pour maintenir ce degré d'hydrophilie elle est constamment recouverte de larmes alimentées en continu par les glandes lacrymales et répartis par le battement des paupières. La cornée est la principale lentille de l'oeil, elle assure environ 80 % de la réfraction. 

 

Le cristallin est une lentille auxiliaire molle et composée de fines couches superposées, qui se déforme sous l'action du muscle ciliaire. Il joue le rôle d’un objectif supérieur à tout appareil optique le plus perfectionné, il s’adapte pour la vision à diverses distances grâce à un changement de courbure de ses faces dû à la contraction ou au relâchement du muscle ciliaire. 

 

L'iris (arc-en-ciel en grec) désigne le diaphragme de l'oeil percé en son centre par la pupille. C'est un muscle qui fait varier l'ouverture de la pupille (entre 2,5 et 7 mm) afin de modifier la quantité de lumière qui pénètre dans l'oeil pour éviter l'aveuglement en plein soleil ou capter le peu de rayons la nuit. 

 

Quant à la pupille, il s'agit d'un trou au centre de l'iris qui permet de faire passer les rayons lumineux vers la rétine. 

 

« Expliquez l’œil, et je vous fais grâce du reste ! » s’exclamait un jour le célèbre zoologiste Pierre-Paul Grassé… 

 

L’œil est un organe qui a fasciné nombre de scientifiques et de théologiens. Ainsi en est-il du révérend anglican, William Paley (1743-1805), qui voyait dans l’œil (si j’ose dire…) une preuve éclatante de l’existence de Dieu. Voici quel était son raisonnement. 

 

« Supposez qu’en traversant une lande, je heurte du pied une pierre et qu’on me demande d’expliquer comment il se fait qu’elle se trouvait là. Je répondrais sans doute que, jusqu’à preuve du contraire, elle y était depuis toujours ; et il ne serait sans doute pas très facile de montrer l’absurdité de cette réponse.

 

« Mais supposez que j’aie trouvé une montre sur le sol et qu’on me demande comment il se fait qu’elle se trouvait en cet endroit ; je pourrais difficilement invoquer la réponse donnée précédemment, c’est-à-dire : « Pour autant que je le sache, elle a sans doute toujours été là. » Et l’on peut se demander pourquoi cette réponse ne peut pas être employée dans le cas de la montre aussi bien que dans celui de la pierre. Pourquoi n’est-elle pas admissible dans le second cas, alors qu’elle l’est dans le premier ? La raison en est, et il n’y en a pas d’autre, que lorsqu’on observe de près la montre, nous nous rendons compte (et ce n’est pas le cas pour la pierre) que ces différents organes sont arrangés dans un but, c’est-à-dire qu’ils ont une forme et un agencement qui permettent la réalisation d’un mouvement, celui-ci étant réglé de façon à pouvoir indiquer l’heure au sein de la journée ; et si les différents organes avaient eu une forme ou une dimension différentes de celles qu’ils ont, ou qu’ils aient été positionnés de toute autre manière, ou dans n’importe quel autre ordre que celui qu’ils ont, il n’en aurait résulté aucun mouvement dans la machine, ou bien aucun qui aurait pu répondre à l’usage qui en est à présent fait.

 

« Décrivons brièvement quelques-uns des organes parmi les plus simples de cette montre, et rappelons-en les fonctions, toutes orientées vers un but unique : nous voyons un boîtier cylindrique contenant un ressort en spirale qui, en tendant à se relâcher, fait tourner l’ensemble du mécanisme (…) ; nous voyons une série de roues dont les dents s’engrènent et transmettent le mouvement de la fusée au balancier, et du balancier aux aiguilles (…) ; nous remarquons que les roues sont en cuivre, afin d’éviter qu’elles ne rouillent (…).

 

« Ce mécanisme étant observé (…), la déduction, pensons-nous, est inévitable : la montre a nécessairement eu, à un moment ou à un autre, en un lieu ou en un autre, un horloger qui l’a élaborée de façon à ce qu’elle desserve l’objectif que nous la voyons réellement remplir ; qui a compris la façon de la construire ; et qui a conçu son usage ».

 

Paley étend ensuite son raisonnement à l’œil. Il part du constat que l’organisation de l’œil est strictement analogue à celle d’une lunette astronomique :

 

« Ses tissus et ses humeurs déterminent des structures semblables à celles des lentilles d’un télescope, permettant que se réfractent les rayons lumineux en un point donné, ce qui représente la fonction propre à cet organe ; la distribution des muscles pour que la pupille puisse être orientée vers l’objet regardé rappelle ce qui est obtenu par les vis de réglage d’un télescope (…) ; ces dispositifs forment ensemble un appareil, un système organique, une combinaison de mécanismes, dont la finalité est si manifeste et l’ingéniosité si admirable ; qui atteignent si magnifiquement leur but, qui sont si délicats (…) que, à mon avis, cela fait tomber tous les doutes pouvant être élevés à ce sujet (…). »

 

Et Paley de conclure que l’agencement des différentes parties de l’œil a nécessairement dû être obtenu selon un processus similaire à celui qui préside à la construction d’un télescope, et qui implique l’intervention d’un créateur intelligent :

 

« S’il n’y avait que l’œil comme exemple au monde d’un agencement répondant à une fin, il suffirait à soutenir la conclusion que nous en tirons, c’est-à-dire la nécessité d’un Créateur intelligent. On ne pourrait jamais l’écarter, car on ne pourrait en rendre compte par aucune autre hypothèse (…). Même si d’autres parties de la nature étaient inaccessibles à nos investigations (…) la validité de cet exemple particulier resterait la même. S’il n’y avait qu’une montre dans le monde, il n’en serait pas moins certain qu’elle a été fabriquée par un artisan (…). Chaque machine est une preuve, indépendamment de tout le reste (…). L’œil le prouve, indépendamment de l’oreille ; l’oreille, indépendamment de l’œil ».

 

Paley considère donc que tous les objets et phénomènes du monde naturel présentant une adaptation des moyens à une fin résultent nécessairement d’un dessein intelligent.

 

Pour l’auteur, « cette conclusion est inévitable ».

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21 janvier 2007 7 21 /01 /janvier /2007 19:44

 

Première Partie : LA CREATION 

 

L'HOMME

 

Chers amis lecteurs,

 

Terminons notre observation des prodiges de la nature en nous arrêtant sur la plus étrange créature que l’on y puisse trouver : l’homme… 

 

Les hommes que nous sommes constituent, à y bien regarder, de pures merveilles… Avons-nous conscience d’être, chacun en particulier (ou tel clochard que nous croisons…), le chef-d’œuvre absolu de la Création ? 

 

1. Le cerveau 

 

Et tout d’abord, contemplons cet extraordinaire objet que nous avons tous (aussi benêt que nous soyons…) dans notre boîte crânienne : le cerveau, qui est – de loin – la structure matérielle la plus complexe et la plus fascinante qu’il se puisse trouver dans tout l’univers. 

 

La plus complexe, en que qu’il renferme dans son ensemble pas moins de 12 milliards de neurones, un seul d’entre eux pouvant être en communication directe avec 100.000 de ses semblables ! Le nombre de combinaisons possibles au sein d’un seul cerveau est ainsi supérieur au nombre des atomes de l’univers entier… Aucun modèle mathématique ne peut permettre de rendre compte d’une telle complexité. 

 

Le plus fascinant : le cerveau n’est qu’une toute petite partie de l’encéphale, il a la taille et l'apparence d'un petit chou-fleur, mais sa masse de 1.500 grammes (environ 2 % du poids du corps humain) est capable d’expliquer l’univers… 

 

Les dernières décennies ont été marquées par de formidables avancées dans le domaine de la neurobiologie. L’étude du cerveau, en particulier, a fait l’objet d’innombrables travaux dont la psychologie et la psychiatrie ont largement bénéficié. On sait ainsi aujourd’hui que le cerveau humain résulte de la superposition de trois cerveaux, ces trois cerveaux fonctionnant en étroite interrelation, et l’ensemble formant un système cybernétique d’une complexité inouïe qui est loin d’avoir livré tous ses secrets… 

 

Le premier cerveau, le plus ancien, est le lieu des instincts les plus primitifs ; c’est le cerveau reptilien, qui assure la réception des grandes informations de bases, ainsi que les réponses appropriées nécessaires à la survie et à la perpétuation de l’espèce – respiration, battements du cœur, pression artérielle, état de nutrition. 

 

Le cerveau paléomammalien ou limbique gouverne, en les affinant, les fonctions du cerveau reptilien, mais il intervient aussi dans le maintien des grands équilibres biochimiques et dans la distribution des messages endoctriniens et électriques. Il est également impliqué dans les grandes émotions primaires – rage, peur – et les comportements qu’elles suscitent – agression ou fuite, possession, soumission. Il intervient dans la durée du sommeil et de la veille en rapport avec l’environnement, interprète les besoins et régit les pulsions, alerte les hémisphères cérébraux par diverses voies nerveuses et divers modulateurs chimiques, en sorte que les réponses émotionnelles aux modifications de l’environnement s’adaptent de façon appropriée. 

 

Quant au néocortex, qui désigne les hémisphères cérébraux si remarquablement développés chez l’homme, c’est le lieu du traitement des informations communiquées par les organes des sens, de l’ensemble de l’organisme et de l’ensemble du monde extérieur, et de celles qu’apportent également les processus de mémoire. Le néocortex est le siège de la pensée logique et conceptuelle, des fonctions cognitives complexes, des réponses motrices ou intellectuelles aux modifications du monde extérieur, de l’apprentissage, de l’exploration, de la mémoire, des affects qui en découlent, de tous les faits de conscience, mais aussi des comportements complexes inconscients – tels que la conduite d’une voiture en situation de routine – et de toute vie inconsciente (qui se manifeste par exemple par des bouffées d’angoisse dont on recherche longtemps la cause). Le néocortex est le lieu de l’intelligence, de la conscience de soi, du décodage du réel par l’activité scientifique, celui de la création artistique comme des interrogations métaphysiques, des élans mystiques, de la recherche philosophique. Il est aussi l’organe du mensonge à autrui et à soi-même… 

 

Comme une noix ou une mappemonde, le cerveau comporte deux hémisphères ; ces hémisphères ont chez l’homme une particularité spécifique : leur asymétrie. C’est au prix Nobel de Médecine américain, Roger Sperry, que l’on doit les synthèses les plus complètes au sujet des fameuses « localisations cérébrales ». 

 

Le cerveau gauche joue un rôle important dans le développement de la pensée analytique abstraite, en particulier dans les opérations du langage conceptuel. Il est le siège de la pensée logique, qui traite les informations sur le mode séquentiel ou oppositionnel, celui de la connaissance discursive et du traitement abstrait des données. En d’autres termes, le cerveau gauche fonctionne comme les ordinateurs, qu’il a d’ailleurs créés à son image, selon le mode oui/non. Apte à décortiquer les versions latines ou les problèmes de math, l’hémisphère gauche est logique, rationnel, cartésien ; il dissèque, analyse, soupèse ; il s’exprime par des signes, des chiffres, des lettres. Plus masculin que féminin, semble-t-il, c’est lui qui engendre la science. 

 

Le cerveau droit saisit pour sa part les informations dans leur globalité et en fait la synthèse. Il fonctionne de manière analogique. Saisissant intuitivement les liens entre les différents éléments constitutifs d’un tout, il use d’images et de métaphores, appréhendant d’emblée le sens des mythes et des symboles. Ignorant les chiffres et les lettres, il parle le langage des fables, des légendes, des paraboles et des prophéties. Comme on l’observe dans Le Petit Prince de Saint-Exupéry ou chez La Fontaine, il échappe aux limitations de l’espace et du temps, et exprime dans un langage simple et fort la sagesse des nations. L’hémisphère droit est donc le siège de l’esprit de synthèse, de la pensée systémique ou globale, de l’expression artistique et de l’intuition. Naturellement plus sensible à l’unité profonde de l’univers, il analyse moins qu’il ne ressent ; les arts, la musique sont ses expressions familières. 

 

Bref, si le cerveau gauche est par essence plus analytique, le cerveau droit est plutôt synthétique. On dirait du premier qu’il est rationnel, qu’il tire des conclusions fondées sur des faits et des raisonnements, tandis que le second, plutôt intuitif, embrasse la réalité dans sa globalité. 

 

Les deux hémisphères sont caractérisés par leurs spécialités respectives et par un mode de traitement spécifique de l’information recueillie par les sens. Mais ils fonctionnent ordinairement de concert, en étroite synergie, et c’est ainsi que leurs performances s’en trouvent accrues. 

 

Deux sensibilités, une double polarité, un double chemin nécessaire à une appréhension complète du réel : en somme, les deux voies de la connaissance. Le réel semble donc bien accessible à l’homme par deux voies : l’approche poétique, intuitive et mystique, et l’analyse discursive, rationnelle et scientifique. Il est aisé de distinguer, dans les comportements et les modes de fonctionnement de l’esprit humain, cette double sensibilité dont l’harmonie seule paraît engendrer l’équilibre. 

 

Sur le plan de son fonctionnement, le cerveau est comparable à un immense central téléphonique compliqué ! Le cerveau enregistre ainsi toutes les sensations que lui envoient nos cellules, les trie, les compare, en tire des conclusions, les retransmet et les emmagasine en mémoire. Immédiatement ou après en avoir référé à notre jugement, il commande des réflexes ou des gestes raisonnés. 

 

Le cerveau est un peu comme la tour de contrôle de notre corps. Il doit être tenu au courant rapidement des besoins de l'organisme et des ressources disponibles dans l'environnement pour les satisfaire. Il y parvient grâce à un vaste réseau de câbles disséminés partout dans l'organisme : les nerfs. Avec le cerveau et la moelle épinière, ils forment le système nerveux. 

 

Ce réseau de distribution qu’est le système nerveux est absolument prodigieux. L’influx nerveux sensitif va d’un organe récepteur sensible (œil, peau, oreille…) à un centre nerveux (cerveau, cervelet, bulbe rachidien, moelle épinière). L’influx moteur va d’un centre nerveux à un muscle, et l’influx nerveux se propage le long des cellules nerveuses, les neurones, à une vitesse pouvant aller de 360 km/h à 100 m/s ! 

 

Que l’on s’en persuade : l’ordinateur le plus puissant au monde, le plus sophistiqué et le plus moderne que l’homme ait pu créer sur la Terre avec toute sa science n’est qu’un vulgaire jouet à côté du cerveau dans lequel 1 million de milliards de connections électro-chimiques sont constamment en opération pour informer le central. 

 

Le cerveau est un objet tellement prodigieux que beaucoup d’esprits athées se réfugient derrière son extraordinaire complexité (et la faiblesse de nos connaissances) pour réduire le fait religieux au seul exercice des fonctions cérébrales. La foi serait ainsi le fruit d’un mécanisme mental purement naturel, et non le résultat du phénomène surnaturel de la rencontre avec Dieu. 

 

Mais nonobstant ce que ces assertions peuvent avoir d’intéressantes dans une perspective croyante (en ce qu’elles affirment le caractère naturel de la croyance religieuse), ces brillants esprits omettent de s’interroger… sur le cerveau lui-même, son existence, son origine, et sur les raisons qui expliquent pourquoi il fonctionne comme cela. Or, il me paraît capital de réfléchir à ces interrogations fondamentales, tant la question métaphysique de l’existence de Dieu me paraît se jouer là avec une particulièrement acuité.

 

J’ai toujours tenu pour ma part le cerveau humain comme la preuve irréfutable de l’existence de Dieu, définit à ce stade comme une Intelligence Créatrice Supérieure.

 

Intelligence : car le cerveau lui-même est une merveille d’intelligence ! Créatrice : car le cerveau humain n’a pas toujours existé. Supérieure à l’homme : car la somme des plus grands cerveaux que notre planète ait jamais portée n’a jamais été capable de produire quelque chose qui ressemblât, fût-ce de loin, à notre cerveau…

 

Si le hasard seul a pu provoquer l’apparition de ce trésor de sophistication et de complexité intelligente qu’est le cerveau, alors cela veut dire que le hasard lui-même est plus intelligent… que l’intelligence elle-même !!! Est-il vraiment raisonnable de le croire ?

 

De deux choses l’une, me semble-t-il : ou bien le hasard ne peut être plus intelligent que l’intelligence. Et dans ce cas, le cerveau ne peut pas exister. Or, il existe…

 

Ou bien le hasard peut être infiniment plus intelligent que l’intelligence de tous les savants du monde entier et de l’histoire réunis. Et c’est ce fameux « hasard » intelligent que nous appelons… Dieu.

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6 novembre 2006 1 06 /11 /novembre /2006 08:31

Première Partie : LA CREATION

 

 

LE MONDE ANIMAL ET VEGETAL

  

  

Si l’on ouvre simplement les yeux autour de soi, entre les infiniments grands et les infiniments petits s’étale sur la scène de la Terre une variété incalculable de prodiges. Le règne végétal et le règne animal nous laissent vraiment dans l’étonnement quand nous voulons bien nous donner la peine de pénétrer leurs secrets.

Regardez les abeilles, les fourmis, les papillons, les oiseaux…

L’animal est différent de nous. Inférieur sur bien des points, il nous est nettement supérieur sur un certain nombre d’autres. Ses sens notamment sont bien plus développés que les nôtres.

Ainsi, l’odorat de certains animaux est remarquable. Les chiens par exemple parviennent à déceler l’odeur de leur maître dans la trace de ses pas sur une route, même plusieurs heures après son passage !

Bien des animaux n’ont pas besoin de nos instruments de mesure ou de contrôle. Ainsi, la jeune abeille qui sort pour la première fois de sa ruche procède à un vol de repérage : elle s’élance vers le ciel, puis revient vers la ruche en tournoyant, comme si elle repérait la situation de la colonie à laquelle elle appartient. Elle peut ensuite butiner les fleurs ; elle retrouve toujours la ruche d’où elle est partie.

La puce peut sauter 300 fois sa hauteur (faites-en autant…). Les chauves-souris perçoivent les fréquences jusqu’à 210.000 hertz (contre 20.000 hertz pour les hommes). Malgré son poids, le rhinocéros court aussi vite que la girafe. Le pigeon est capable de voler à 100 km/h, et l’oie peut atteindre une hauteur de 9.000 mètres !!!

L’acuité visuelle des rapaces est de 50 à 100 fois supérieure à celle de l’homme. L’aigle doré décèle un lièvre à 3 km d’altitude. Le faucon pèlerin peut voir un pigeon à plus de 8 km d’altitude. Il fond alors sur sa proie… à plus de 300 km/h !

La vie revêt sur notre planète des formes variées et complexes. On connaît plus de 300.000 espèces végétales depuis les bactéries, les mousses et les fougères, jusqu’aux gigantesques arbres tropicaux.

On dénombre plus de 1.250.000 espèces animales –dont un bon million pour les insectes. Il existe plus de 100.000 espèces de papillons…

Quelle profusion dans ce monde ! La multiplicité des formes que prend la vie est surprenante…

Ami, l’univers n’est-il pas pour toi un immense point d’interrogation ?

Bibliographie des parties consacrées à l'infiniment petit et au monde végétal et animal :

- Dominique MORIN, « Dieu existe-t-il ? », Les Carnets de Fête et saisons, Carnet n° 6, 1993

- Jacques LACOURT, « Croire en Dieu : est-ce possible aujourd’hui ? », Droguet & Ardant, 1991

- Michaël DENTON, « L’évolution a-t-elle un sens ? » Fayard 1997

- André VALENTA, « Le scientisme, ou l’incroyable séduction d’une doctrine erronée », Mélodie 1995

- Igor et Grichka BOGDANOV et Jean Guitton, « Dieu et la science », Grasset 1991

- Trinh Xuan THUAN, « La mélodie secrète », Fayard 1988

Et quelques liens intéressants sur internet :

http://villemin.gerard.free.fr/Science/Atome.htm

http://jcboulay.free.fr/astro/sommaire/astronomie/univers/matiere/page_matiere.htm

http://education.france5.fr/rdv_science/dossier1_infini/index.htm

http://www.diffusion.ens.fr/vip/tableindex.html

http://www.ac-grenoble.fr/webcurie/pedagogie/physique/td/infini/Puissances_de_10/powers10/powersof10.html

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23 octobre 2006 1 23 /10 /octobre /2006 08:42
 

Première Partie : LA CREATION

 

 

L'INFINIMENT PETIT (4e partie)

 

  

 

Nous l’avons vu : le monde repose sur un petit nombre de particules élémentaires : 92 corps simples au total. Nous avons vu également que l’hydrogène et l’hélium représentent à eux seuls 99 % de la matière cosmique ! On peut être surpris par ces chiffres qui laissent seulement 1 % de l’Univers à tous les autres éléments chimiques réunis… Ajoutons que l’hydrogène arrive partout en tête, avec 47 % de la croûte terrestre, 66 % de l’eau de mer et 63 % du corps humain. Cela demande réflexion, d’autant plus que l’hydrogène et l’hélium proviennent tous les deux du Big Bang (nous y reviendrons…).

Certains scientifiques, tels Michael DENTON, se disent fascinés par l'orientation manifestement biocentrique de la matière, le phénomène de la vie découlant, selon eux, des lois mêmes de la nature, et en particulier de l’étonnante adéquation physique et chimique de la Terre.

L’existence d’une vie fondée sur le carbone au sein de notre hydrosphère dépend en effet de toute une série de conditions et processus géophysiques et chimiques d’un très grand nombre de gaz, minéraux, et composés chimiques sans lesquels elle n’aurait jamais pu voir le jour.

Le cycle du carbone, par exemple, dépend de façon critique des concentrations et des propriétés physiques et chimiques (réactivité chimique, solubilité, etc.) des composés suivants : gaz carbonique, ion bicarbonate, acide carbonique, carbonate de calcium ou calcite, et carbonate de magnésium ou dolomite (composés solide) ; méthane (gaz)… Que l’une des propriétés de l’un de ces composés ne soit pas précisément ce qu’elle est, et le cycle du carbone au sein de l’hydrosphère serait impossible, comme probablement la vie fondée sur le carbone.

« Etant donné toute la diversité des composés chimiques et toute la gamme de leurs propriétés physiques et chimiques, il est remarquable que tant d’éléments puissent si efficacement décrire des cycles (…). Il est facile d’imaginer que le changement des propriétés d’un seul composé crucial dans n’importe lequel des cycles d’importance critique rendrait impossible la vie fondée sur le carbone. Ainsi, si le calcaire était aussi peu soluble que le quartz, il n’y aurait pas de carbone disponible dans les eaux d’une planète telle que la Terre (…). Vu la complexité de la géochimie au sein de la croûte terrestre et de l’hydrosphère, il est extraordinaire que tant de variables différentes aient gardé un niveau constant pendant près de trois milliards d’années : la température moyenne de la mer, la concentration de gaz carbonique dans l’air, la salinité de la mer, le taux annuel de sédimentation dans la mer d’environ trente éléments différents, etc. Dans la mesure où s’interpénètrent les cycles de l’eau, du carbone, du fer, du magnésium, de la tectonique des plaques, etc… ils donnent de la Terre l’image d’une immense horloge dotée de rouages s’engrenant parfaitement les uns aux autres et tournant chacun à la vitesse appropriée pour maintenir dans l’hydrosphère les taux requis des éléments essentiels à la vie. »

Pour Michael DENTON, l’existence d’une hydrosphère stable parfaitement adéquate à la vie à la surface d’une planète telle que la Terre découle manifestement de l’accomplissement d’une loi naturelle :

« Il est difficile d’échapper à l’impression que les planètes adéquates à notre type de vie doivent posséder non seulement des mers, des ressacs mugissants et de douces pluies, mais aussi des volcans, et de vastes chaînes de montagnes où se forment des glaciers donnant naissance à des rivières, lesquelles apportent aux mers et distribuent dans toute l’hydrosphère les éléments vitaux arrachés aux roches par l’érosion. De telles planètes doivent encore présenter une dérive des continents et une tectonique des plaques. Toutes ces caractéristiques dressent un tableau familier : celui-ci n’est nullement accidentel, mais représente la conséquence déterminée et inévitable des lois de la nature. »

Et DENTON de conclure : « l’hypothèse traditionnelle du dessein, loin d’être la doctrine surannée et obscurantiste décrite par certains, est entièrement compatible avec les faits reconnus en science (…). L’existence de notre type de vie fondée sur le carbone et l’eau dépend de façon critique d’un certain nombre d’ajustements simultanés remarquables dans les propriétés fondamentales de beaucoup d’entre eux. Il est particulièrement frappant de constater que dans presque tous les cas, chaque constituant élémentaire de la cellule paraît être le seul candidat disponible pour jouer son rôle biologique particulier, et qu’en outre, il donne toutes les apparences d’être idéalement adapté à ce rôle, non pas sous l’angle d’une ou deux de ses caractéristiques, mais sous celui de la totalité de ses propriétés physiques et chimiques. Toutes les données à notre disposition  suggèrent que les caractéristiques chimiques et physiques de tous les atomes et de toutes les molécules qui constituent les êtres vivants doivent être précisément ce qu’elles sont, sans quoi la vie serait impossible… »

« Les ajustements simultanés au sein des constituants élémentaires de la vie sont si nombreux et si remarquables qu’il semble impossible qu’il puisse exister une autre série équivalente d’ajustements facilitant la vie sous la forme de quelque autre collection d’entités physico-chimiques semblables. Et cela laisse à penser que la vie telle que nous la connaissons sur la Terre est, selon toute probabilité, un phénomène unique en son genre. Autrement dit, si nous voulions construire un système biochimique auto-réplicatif en partant des prévisions théoriques, nous en arriverions à reconstruire une cellule exactement sous la forme qu’une telle entité présente sur la Terre. »

« Toutes les apparences militent [donc] en faveur d’un cosmos profondément orienté dans le sens de la vie, c’est-à-dire « biocentrique ». Le cosmos est un « tout » spécialement agencé pour l’apparition de la vie et de l’homme, de sorte que toutes les facettes de la réalité – de la dimension des galaxies à la capacité thermique de l’eau – s’expliquent par cette caractéristique primordiale. »

Michael DENTON précise bien qu’« aucune de ces données ne constitue une preuve catégorique de l’interprétation téléologique de l’évolution, mais la seule alternative non téléologique – la théorie darwinienne de la sélection naturelle – n’est pas convaincante. »

(à suivre…)

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8 octobre 2006 7 08 /10 /octobre /2006 16:17

 

Première Partie : LA CREATION

 

 

L'INFINIMENT PETIT (3e partie)

 

  

 

Nous avons eu l’occasion de voir précédemment le caractère d’ultime parcelle et de divisibilité de l’atome. L’atome est en effet divisible physiquement, mais indivisible chimiquement. C’est la plus petite quantité d’un corps simple capable d’entrer en composition chimique. En revanche, sur le plan de la structure, l’atome est complexe et fait de particules différentes que l’on peut séparer.

Au fur et à mesure des découvertes, on a appelé particules élémentaires des objets qui entrent eux-mêmes dans la constitution des particules déjà qualifiées d’élémentaires. Il en fut ainsi de l’atome, puis de l’électron et du noyau atomique, puis de l’électron seul, du proton et du neutron. On en est maintenant aux quarks et aux leptons ! Comme disait Pascal : « Quelque petit soit un espace, on peut encore en considérer un moindre, et toujours à l’infini, sans jamais arriver à un indivisible qui n’ait plus d’étendue »

La science du XXe siècle a ainsi conçu et développé la mécanique quantique qui se propose de décrire l’état et l’évolution des systèmes mécaniques à l’échelle des molécules, des atomes et des particules.

La mécanique quantique nous réserve les plus incroyables surprises sur le plan scientifique, avec des conséquences considérables sur le plan métaphysique. Le plus étrange phénomène découvert est sans doute l’influence du chercheur lui-même sur ce qu’il observe.

L’on sait bien qu’il n’y a pas de physique sans observation. Aucun progrès, pour ne pas dire aucune connaissance, n’est réalisable en physique sans observation. Au niveau macroscopique et, a fortiori, de l’infiniment grand, l’observation est tout à fait possible et crédible : nous ne changeons rien à la Lune ou à la Tour Eiffel en les regardant. Or, tel n’est pas le cas en physique quantique… Dans le domaine de l’infiniment petit, il n’y a pas en effet d’observation sans perturbation ni participation de l’observateur.

Les premiers véritables chercheurs du monde quantique finirent donc par démontrer que le secret fondamental de l’origine et du comportement des particules restera à jamais inaccessible à la perception humaine, du fait qu’en observant, « l’observateur modifie la réalité et en créé une nouvelle. [Voilà] une loi fondamentale du monde microscopique… La réalité du monde microscopique n’a de sens qu’en présence d’un observateur. Nous ne sommes plus des spectateurs passifs devant le drame majestueux du monde des atomes. Notre présence change le cours du drame. Les notes de musique que les atomes nous envoient se trouvent modifiées du fait même que nous les entendons. La forme que prend la mélodie est inextricablement liée à notre présence et les équations qui décrivent ce monde doivent inclure implicitement l’acte d’observer » (Trinh Xuan Thuan, « La mélodie secrète », Fayard).

On ne saurait mieux souligner l’impossibilité qui en résulte pour l’homme de connaître un jour le véritable secret de la nature… Certains savants sont allés jusqu’à émettre l’hypothèse que si l’homme ne pouvait ainsi percer le secret ultime de la nature, c’est sans doute que la nature elle-même ne le possédait pas...

Tout fut imaginé pour expliquer la chose. La plus rationnelle des suppositions émises (mais qui reste aujourd’hui à démontrer) est qu’un être humain contient lui-même tellement de milliards de milliards de particules que très probablement, cette super concentration influence le tout petit nombre de particules soumises à l’expérience…

Cette découverte relativement récente dans l’Histoire des sciences est capitale. Ne peut être réputé scientifique en principe que ce qui a été soumis à des expériences répétées, parce que le vrai est vérifiable. La science ne peut affirmer des certitudes qu’à ce prix. Aucune découverte scientifique ne peut échapper à la vérification. Il est vrai que la recherche scientifique est marquée par la difficulté. Nous le voyons bien par exemple avec le cancer ou le SIDA, dont les secrets nous échappent toujours. Nombreux sont ceux qui affirment qu’on les trouvera. Et si certains pensent le contraire, ils ne peuvent pas prouver qu’ils ont raison. Mais la science sait aujourd’hui que le secret fondamental de l’infiniment petit ne sera jamais connu. Ce constat valu à Niels Bohr (1885-1962), prix Nobel de physique en 1922, cette sentence passée à la postérité : « Il est faux de croire que le rôle de la physique soit de découvrir ce qu’est la nature. Elle a seulement pour objet ce que nous pouvons en dire ».

Cette nouvelle définition de la physique par l’un des plus éminents savants du XXe siècle, est d’une portée scientifique et métaphysique considérable. Elle anéantit à elle seule le scientisme et sa naïve prétention. Elle nous informe des limites de l'activité scientifique et de ses réelles capacités d’investigation.

Ainsi que l’écrit André VALENTA dans son excellent ouvrage sur le scientisme : « L’opinion de Niels Bohr ouvre une nouvelle et véritable philosophie. La première philosophie directement imposée par la recherche scientifique. Certes, on pourra toujours parler des innombrables philosophies inspirées par la science. Mais cette fois, la sagesse devient obligatoire. Elle n’est pas seulement suggérée, elle est imposée. Parce que la science nous dit qu’elle ne peut pas savoir. Il nous faut donc chercher l’explication du phénomène par d’autres voies. »

On le sait : cette découverte heurta beaucoup Einstein, qui s’y opposa de toutes ses forces et cela, jusqu’à sa mort. Il ne pouvait pas croire qu’un secret de la nature aussi important puisse demeurer inaccessible à notre humaine compréhension. Et quand Bohr présenta son interprétation de la mécanique quantique aux Congrès Solvay auxquels participait le célèbre physicien, il convainquit tout le monde… sauf Einstein qui s’y opposa avec acharnement. Bohr finit par détruire une à une toutes les objections de son illustre adversaire, au point d’entamer sérieusement son prestige, et de susciter cette vigoureuse remontrance de Paul Ehrenfest : « Einstein, vous devriez avoir honte ! Vous commencez à vous conduire comme ceux qui ont critiqué vos propres théories de la relativité. Tous vos arguments ont été battus en brèche : au lieu d’appliquer votre propre règle, qui dit que la physique doit être construite sur des relations mesurables et non sur des notions préconçues, vous continuez à avancer des arguments fondés sur des préjugés. »

Depuis la mort d’Einstein et de Bohr, de nombreuses expériences ont vérifié les surprenantes prédictions de la mécanique quantique. Elle est devenue aujourd’hui un outil remarquablement efficace en physique moléculaire et des solides, de même que dans la théorie des champs. Heinz Pagels, éminent scientifique américain, estime ainsi que « la nouvelle théorie quantique est devenue le plus formidable outil mathématique susceptible d’expliquer les phénomènes naturels dont ait jamais disposé l’humanité ».

Tout le monde scientifique s’accorde sur la façon d’utiliser, en pratique, la mécanique quantique. L’avènement de l’« ère quantique » est à l’origine  de l’explosion des technologies majeures du monde moderne avec les ordinateurs, le laser, la télévision et bien d’autres choses encore.

Comme l’écrivait encore Heinz Pagels : « Lorsqu’on écrira l’histoire de ce siècle, on comprendra que les évènements politiques ne sont pas ce qui importent le plus, même s’ils ont énormément coûté en argent et vies humaines. On se rendra compte que l’évènement capital aura été ce premier contact de l’homme avec le monde invisible des quantons, d’où devaient surgir les révolutions biologiques et informatique. »

***

Les incertitudes et étrangetés du monde microscopique révélées par les découvertes du XXe siècle nous fascinent. Elles ouvrent aussi d’inévitables considérations métaphysiques donc nous avons bien vu qu’elles sont à l’opposé de ce que la science triomphante avait inspiré à beaucoup d’esprits du siècle passé qui en avaient fait les plus imprudentes interprétations.

Parmi les nombreuses révélations de la science quantique, rien ne nous paraît plus déconcertant que l’irréductible mystère de l’univers invisible et inaccessible d’où sortent les particules, et d’où provient tout ce qui existe. Comme le disait Niels Bohr, « si un homme n’est pas pris de vertige quand il apprend la mécanique quantique,… c’est qu’il n’y a rien compris ».

L’étude des particules est difficile à imaginer pour le sens commun, tant elles sont petites et mobiles. Nous avons du mal à imaginer qu’il puisse en exister de plus petites encore, mais nous savons que c’est possible. Nous savons aussi que leur découverte n’atteindra pas le véritable fond des choses, le secret fondamental de la matière. On a beau descendre dans son intimité, on ne sait toujours pas ce que c’est.

Certes, la science a beaucoup avancé en découvrant que la matière était faite d’atomes, d’électrons, de neutrons et de protons, et ces derniers de quarks. Mais, à chaque fois, notre connaissance s’est contentée de faire progresser les descriptions, les fonctions, les mesures et les équations. La clé de la création, elle, continue de nous échapper.

Comme l’écrivait Igor Bogdanov, dans l’ouvrage collectif « Dieu et la Science » paru il y a quelques années (chez Grasset) : « lors de leur hallucinante plongée au cœur de la matière, les physiciens se sont aperçus que leur voyage, loin de s’arrêter à la frontière du noyau, débouche en fait sur [un] immense océan de (…) particules. Tout se passe comme si, après avoir quitté le fleuve sur lequel nous avions l’habitude de naviguer, nous nous trouvions face à une mer sans limite, creusée de vagues énigmatiques, qui se perdent dans un horizon noir et lointain ».

Et Jean Guiton de poursuivre dans ce même ouvrage : « En sommes, nous voilà au bout de notre voyage dans l’infiniment petit. Qu’avons-nous rencontré dans notre périple au cœur de la matière ? Presque rien. Une fois encore, la réalité de dissout, se dissipe dans l’évanescent, l’impalpable : la « substance » du réel n’est qu’un nuage de probabilités, une fumée mathématique. La vraie question, c’est de savoir de quoi cet impalpable est fait : qu’y a-t-il sous ce « rien » à la surface duquel repose l’être ».

(à suivre…)

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25 septembre 2006 1 25 /09 /septembre /2006 08:53

Première Partie : LA CREATION

 

 

L'INFINIMENT PETIT (2e partie)

 

  

 

Le noyau de l’atome est fait d’une ou plusieurs particules élémentaires nommées protons, chargés d’électricité positive, et de neutrons dépourvus de charge électrique (donc neutres). Le noyau est 100.000 fois plus petit que l’atome… Autour de ce noyau gravite, à une vitesse de 297.000 km/secondes un certain nombre d’électrons chargés d’électricité négative (la charge électrique globale de l’atome est donc neutre).

Qu’est-ce donc que l’électron ?

L’électron est un objet minuscule dont le diamètre est de l’ordre d’un milliardième de milliardième de millimètres. 1 million de fois plus petit que ce que l’on peut distinguer dans le plus puissant des microscopes ! Son poids est infime : 1 milliard de milliards d’électrons pèsent un peu moins de 3 grammes.

Ces électrons gravitent autour du noyau de l’atome, et peuvent faire par seconde 500 trillions de tours, soit beaucoup plus de révolutions en une seconde qu’il ne s’est écoulé de secondes depuis le début de l’ère chrétienne ! En une seconde, l'électron fait l’équivalent d’un aller retour nord-sud France (2.000 km). Un moteur tournant à 6.000 tours par minute mettrait 2 millions d'années pour faire la quantité de tours que fait l'électron en une seconde…

Quelle extraordinaire merveille que cette matière ! Elle se révèle comme de l’énergie concentrée ! Quelle vie, quelle activité !

Si l'atome était un stade, le noyau serait une tête d'épingle au centre, et les électrons seraient les spectateurs. Le volume du noyau est un million de milliards de fois plus petit que celui de l'atome : le volume de l'atome est donc constitué d'au moins 99,9999999999999 % de vide! Cela paraît incroyable, mais la matière est essentiellement constituée de vide. La masse est essentiellement concentrée dans le noyau. Si on arrivait à concentrer tous les noyaux de tous les atomes de l'Univers (estimés à 1080), ils n'occuperaient pas plus que le volume d'un dé à coudre ! On dit que la matière a une structure lacunaire.

La dimension des atomes est de 10-10 à 10-9 mètres, soit de 1 à 10 angströms, soit de 1 à 10 millionièmes de millimètres. Cela veut dire aussi que la taille des atomes varie de 1 à 10, certains étant 10 fois plus grands que d’autres. La dimension de l’atome correspond à la place délimitée par l’orbite des électrons tournant autour du noyau. Dans cet espace infinitésimal où ils tournent à des vitesses voisines de celle de la lumière, ils sont pratiquement partout à la fois. On peut dire que la vitesse rend les électrons omniprésents. Ils ont à peine quitté un point qu’ils y reviennent et, de ce fait, la matière est consistante.

Tant que la science ne l’avait pas découvert, on ne pouvait pas soupçonner que les pierres les plus immobiles, les objets les plus inertes sont, eux-mêmes, animés par la ronde inouïe des électrons qui tournent formidablement et sans fin.

Les atomes s'assemblent pour former des molécules, le plus petit fragment indépendant d'une substance chimique, la plus petite quantité d’une substance pure comme l’eau ou le dioxyde de carbone.

Les atomes ne restent en effet que rarement seuls. En général, ils se prennent d'affection pour d'autres atomes, et leurs mettent littéralement un bras autour du cou : les nuages électroniques des atomes se mélangent un peu, et c'est ainsi que les atomes s'attachent entre eux. Ils sont alors liés par une liaison "covalente" et forment des molécules. Les molécules ne sont donc pas des paquets désorganisés d'atomes. Ce sont des atomes liés entre eux par des liaisons stables et permanentes.

Une molécule est formée de 2 atomes ou plus. Toute la matière, qu'elle soit solide, liquide ou gazeuse, se compose de molécules. Le nombre de molécules possibles paraît infini. Plus de 20 millions étaient recensées en 2003. Le nombre d'atomes lui, reste cependant limité à 92...

Ces 92 atomes sont les unités de base ou les briques élémentaires qui, en se combinant les unes aux autres en fonction des lois de la chimie, forment l’immense diversité –presque infinie – de substances et de matériaux que nous connaissons tous : granite, bois, plastique, agate, sel de cuisine, protéines, cheveux, pétrole, pénicilline, etc… La liaison et la combinaison des atomes donnent toutes sortes de molécules qui se mélangent elles-mêmes jusqu’à l’infini pour donner des formes, des couleurs, des odeurs et des propriétés.

Combien peut-il y avoir de molécules dans une goutte d’eau ? Prenons en 18 grammes. On sait qu’une molécule d’eau est composée de deux atomes d’hydrogènes et un d’oxygène. Combien y aura-t-il de molécules dans ces 18 grammes ? Le nombre défi l’imagination. Prenez une feuille et écrivez : 60.220.943, suivi de… 16 zéros ! Vous l’aurez compris : il y a autant de molécules dans une goutte d’eau… que de gouttes d’eau dans la Méditerranée !

L’infiniment petit nous plonge aujourd’hui dans un émerveillement qui dépasse de bien loin toute science-fiction. Si le champ immense des cieux me laisse rêveur, ce que révèlent les profondeurs de la matière me bouleverse…

Chers amis lecteurs, nous ne savons plus nous émerveiller... Comme disait Jacques Rivière, écrivain français qui revint à la foi en 1913 sous l’influence de Paul Claudel : « Il est des gens qui ne perçoivent que par leur sens. Ils vont et viennent, enfermés dans une sorte de cage de leurs sensations. Ils ne comprennent pas où ils sont, les merveilles où ils baignent ne les touchent pas. Leur esprit est scellé comme par une malédiction. Ils se lèvent, et ne savent pas ce que c’est que le matin. Ils sortent et ne savent pas ce que c’est que l’univers ; ils n’entendent pas voler tout près d’eux et se croiser en l’air les innombrables prodiges ».

(à suivre…)

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17 septembre 2006 7 17 /09 /septembre /2006 16:19

 

Première Partie : LA CREATION

 

 

L'INFINIMENT PETIT (1ère partie)

 

 

 

 

Observons maintenant le monde dans lequel nous vivons sous l’angle de l’infiniment petit.

Le cosmos comprend une énorme variété d’objets : étoiles, terres, nuages, volcans, chutes d’eau, montagnes, végétaux et animaux,… Mais tous les corps matériels de l’univers se ramènent en fait à un certain nombre de corps simples, ou éléments chimiques, une centaine identifiés à ce jour, chacun ayant des propriétés chimiques particulières.

L’or, le zinc, le fer, l’oxygène ou encore l’hydrogène sont ainsi des corps simples. Par contre, l’eau n’est pas un corps simple puisqu’elle est composée de deux éléments : l’hydrogène et l’oxygène. A un plus haut niveau de complication, nous pourrions citer l’eau sucrée, par exemple. Elle est faite d’eau et de sucre qui, eux-mêmes, sont des corps composés. Quant à l’homme, les animaux, les plantes, etc… ils d’une extrême complexité et divers dans leur composition.

Sur la centaine d'éléments chimiques naturels répertoriée à ce jour, l’hydrogène et l’hélium représentent à eux seuls 99 % de la matière cosmique ! 11 corps simples seulement sont présents dans tous les êtres vivants (et approximativement selon les mêmes proportions). Ces derniers constituent à eux seuls 99,9 % du corps humain (hydrogène, carbone, oxygène, azote, sodium, magnésium, phosphore, soufre, chlore, potassium et calcium), et 4 d'entre eux (carbone, hydrogène, oxygène et azote) suffisent à composer 99 % de tous les êtres vivants... C’est dire l’extraordinaire uniformité de la constitution chimique de l’univers et du monde des vivants.

Ces corps simples (ou éléments chimiques) sont formés de petites particules qui s'assemblent pour former toute la matière : les atomes. Chaque corps simple (ou élément chimique) est constitué d’atomes de même espèce. L’atome, c’est la plus petite partie d’un corps simple (ou élément chimique). C’est la plus petite quantité d’un corps simple capable d’entrer en composition chimique, c’est-à-dire de s’associer avec un autre corps simple. L’atome est donc indivisible sur le plan chimique.

Le mot « atome » vient d’ailleurs de l’adjectif grec atomos qui signifie indivisible ou insécable. L’atome est la plus petite quantité de matière, le plus petit morceau de matière qui ne peut plus être divisé, la plus petite particule d'un élément chimique donné. Une particule infiniment petite : sa taille est de l’ordre du dixième de millionième de millimètre. Il faut imaginer 1 millimètre que l’on coupe en dix, puis le petit morceau obtenu que l’on coupe… en un million !

Le nombre d’atomes d'une toute petite parcelle d'un corps est si grand qu'il défie l'imagination ! Ainsi, un grain de sel par exemple en contient 1 milliard de milliards ! Imaginons que nous réussissions à distinguer les atomes individuels formant une table de cuisine, et que chacun d’eux ait la dimension simplement d’un grain de sable. A cette échelle de grossissement, la table aurait 3.500 km de long !

Comme disait Sertillanges : « A l’égard des immensités astrales, nous ne sommes que des atomes ; à l’égard du monde des atomes, nous sommes une immensité »

C’est le grec Démocrite, né vers 460 avant Jésus-Christ qui perçut le premier la notion d’atome. Il ne disposait pourtant d’aucun laboratoire de recherche pour en arriver là, et ne dû cette incroyable découverte qu’à sa prodigieuse intelligence…

Le génie de Démocrite est allé aussi loin que possible dans la conception d’un objet qu’il n’avait aucun moyen d’étudier. Matériellement, il ne pouvait pas découvrir les secrets de l’atome comme l’ont fait nos savants du XXe siècle au moyen d’un extraordinaire matériel. Ce n’est qu’au XXe siècle que l’on pu découvrir avec certitude l’existence, puis la structure de l’atome. Les concepts des philosophes antiques dominèrent donc jusqu’au XVIIIe siècle, et des penseurs aussi grands que Descartes, Gassendi et Helvetius en étaient encore là, plus de 2000 ans après…

Les conceptions modernes, dues aux plus grands chercheurs du XXe siècle, à commencer par Max Planck et Albert Einstein, Niels Bohr et Louis de Broglie, ont amené à une connaissance approfondie de l’atome dont on a découvert qu’il est d’une extrême complexité. La description de l’atome par Démocrite s’est donc avérée en partie inexacte, puisque l’atome lui-même est divisible. Les scientifiques du XXe siècle ont en effet prouvé que les atomes sont faits d’éléments constitutifs qu’on appelle « particules élémentaires » (les protons, les électrons, et les neutrons) qui forment, d’une part, un noyau où est concentré presque toute la masse, et d’autre part, des « satellites » qui tournent autour du noyau à une très grande distance et une très grande vitesse (les électrons).

(à suivre…)

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