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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 00:00

Extrait de l’Audience Générale du Pape Benoît XVI, le 22 août 2007.

Nous chercherons aujourd'hui à recueillir certains des enseignements de Saint Grégoire de Nazianze, évêque au IVe siècle. En réfléchissant sur la mission que Dieu lui avait confiée, saint Grégoire concluait : « J'ai été créé pour m'élever jusqu'à Dieu à travers mes actions » (Oratio 14, 6 de pauperum amore : PG 35, 865). De fait, il plaça son talent d'écrivain et d'orateur au service de Dieu et de l'Eglise. Il rédigea de multiples discours, diverses homélies et panégyriques, de nombreuses lettres et œuvres poétiques (près de 18.000 vers!) : une activité vraiment prodigieuse. Il avait compris que telle était la mission que Dieu lui avait confiée : « Serviteur de la Parole, j'adhère au ministère de la Parole ; que jamais je ne néglige ce bien. Cette vocation je l'apprécie et je la considère, j'en tire plus de joie que de toutes les autres choses mises ensemble » (Oratio 6, 5:  SC 405, 134; cf. également Oratio 4, 10).

Grégoire de Nazianze était un homme doux, et au cours de sa vie il chercha toujours à accomplir une oeuvre de paix dans l'Eglise de son temps, lacérée par les discordes et les hérésies. Avec audace évangélique, il s'efforça de surmonter sa timidité pour proclamer la vérité de la foi (…).

Grégoire fit resplendir la lumière de la Trinité, en défendant la foi proclamée par le Concile de Nicée : un seul Dieu en trois personnes égales et distinctes – le Père, le Fils et l'Esprit Saint –, « triple lumière qui en une unique splendeur se rassemble » (Hymne vespéral : Carmina [historica] 2, 1, 32 : PG 37, 512). Dans le sillage de saint Paul (1 Co 8, 6), Grégoire affirme ensuite, « pour nous il y a un Dieu, le Père, dont tout procède ; un Seigneur, Jésus Christ, à travers qui tout est ; et un Esprit Saint en qui tout est » (Oratio 39, 12:  SC 358, 172).

Grégoire a profondément souligné la pleine humanité du Christ : pour racheter l'homme dans sa totalité, corps, âme et esprit, le Christ assuma toutes les composantes de la nature humaine, autrement l'homme n'aurait pas été sauvé.
Contre l'hérésie d'Apollinaire, qui soutenait que Jésus-Christ n'avait pas assumé une âme rationnelle, Grégoire affronte le problème à la lumière du mystère du salut : « Ce qui n'a pas été assumé, n'a pas été guéri » (Ep 101, 32:  SC 208, 50), et si le Christ n'avait pas été « doté d'une intelligence rationnelle, comment aurait-il pu être homme? » (Ep 101, 34:  SC 208, 50). C'était précisément notre intelligence, notre raison qui avait et qui a besoin de la relation, de la rencontre avec Dieu dans le Christ. En devenant homme, le Christ nous a donné la possibilité de devenir, à notre tour, comme Lui. Grégoire de Nazianze exhorte : « Cherchons à être comme le Christ, car le Christ est lui aussi devenu comme nous : cherchons à devenir des dieux grâce à Lui, du moment que Lui-même, par notre intermédiaire, est devenu homme. Il assuma le pire, pour nous faire don du meilleur » (Oratio 1, 5:  SC 247, 78).

Marie, qui a donné la nature humaine au Christ, est la véritable Mère de Dieu
(Theotókos : cf Ep. 101, 16:  SC 208, 42), et en vue de sa très haute mission elle a été « pré-purifiée » (Oratio 38, 13:  SC 358, 132, comme une sorte de lointain prélude du dogme de l'Immaculée Conception). Marie est proposée comme modèle aux chrétiens, en particulier aux vierges, et comme secours à invoquer dans les nécessités (cf. Oratio 24, 11:  SC 282, 60-64).

Grégoire nous rappelle que, comme personnes humaines, nous devons être solidaires les uns des autres. Il écrit : « "Nous sommes tous un dans le Seigneur" (cf. Rm 12, 5), riches et pauvres, esclaves et personnes libres, personnes saines et malades; et la tête dont tout dérive est unique : Jésus Christ. Et, comme le font les membres d'un seul corps, que chacun s'occupe de chacun, et tous de tous ». Ensuite, en faisant référence aux malades et aux personnes en difficulté, il conclut : « C'est notre unique salut pour notre chair et notre âme : la charité envers eux » (Oratio 14, 8 de pauperum amore:  PG 35, 868ab). Grégoire souligne que l'homme doit imiter la bonté et l'amour de Dieu, et il recommande donc : « Si tu es sain et riche, soulage les besoins de celui qui est malade et pauvre ; si tu n'es pas tombé, secours celui qui a chuté et qui vit dans la souffrance ; si tu es heureux, console celui qui est triste ; si tu as de la chance, aide celui qui est poursuivi par le mauvais sort. Donne à Dieu une preuve de reconnaissance, car tu es l'un de ceux qui peuvent faire du bien, et non de ceux qui ont besoin d'en recevoir... Sois riche non seulement de biens, mais également de piété ; pas seulement d'or, mais de vertus, ou mieux, uniquement de celle-ci. Dépasse la réputation de ton prochain en te montrant meilleur que tous ; fais toi Dieu pour le malheureux, en imitant la miséricorde de Dieu » (Oratio 14, 26 de pauperum amore:  PG 35, 892bc).

Grégoire nous enseigne tout d'abord l'importance et la nécessité de la prière. Il affirme qu'il « est nécessaire de se rappeler de Dieu plus souvent que l'on respire » (Oratio 27, 4:  PG 250, 78), car la prière est la rencontre de la soif de Dieu avec notre soif. Dieu a soif que nous ayons soif de Lui (cf. Oratio 40, 27:  SC 358, 260). Dans la prière nous devons tourner notre coeur vers Dieu, pour nous remettre à Lui comme offrande à purifier et à transformer. Dans la prière nous voyons tout à la lumière du Christ, nous ôtons nos masques et nous nous plongeons dans la vérité et dans l'écoute de Dieu, en nourrissant le feu de l'amour.

[Extrait de l'Audience Générale du 8 août 2007 : Grégoire reçut (...) l'appellation de "théologien". Ainsi, il fut appelé par l'Eglise orthodoxe le "théologien". Et cela parce que pour lui, la théologie n'est pas une réflexion purement humaine, et encore moins le fruit uniquement de spéculations complexes, mais parce qu'elle découle d'une vie de prière et de sainteté, d'un dialogue assidu avec Dieu. Et précisément ainsi, elle fait apparaître à notre raison la réalité de Dieu, le mystère trinitaire. Dans le silence de la contemplation, mêlé de stupeur face aux merveilles du mystère révélé, l'âme accueille la beauté et la gloire divine.]

Dans une poésie, qui est en même temps une méditation sur le but de la vie et une invocation implicite à Dieu, Grégoire écrit : « Tu as une tâche, mon âme, une grande tâche si tu le veux. Scrute-toi sérieusement, ton être, ton destin ; d'où tu viens et où tu devras aller ; cherche à savoir si la vie que tu vis est vie ou s'il y a quelque chose de plus. Tu as une tâche, mon âme, purifie donc ta vie : considère, je te prie, Dieu et ses mystères, recherche ce qu'il y avait avant cet univers et ce qu'il est pour toi, d'où il vient, et quel sera son destin. Voilà ta tâche, mon âme, purifie donc ta vie » (Carmina [historica] 2, 1, 78:  PG 37, 1425-1426).

(…) Grégoire a donc ressenti le besoin de s'approcher de Dieu pour surmonter la lassitude de son propre moi. Il a fait l'expérience de l'élan de l'âme, de la vivacité d'un esprit sensible et de l'instabilité du bonheur éphémère. Pour lui, dans le drame d'une vie sur laquelle pesait la conscience de sa propre faiblesse et de sa propre misère, l'expérience de l'amour de Dieu l'a toujours emporté. Ame, tu as une tâche – nous dit saint Grégoire à nous aussi –, la tâche de trouver la véritable lumière, de trouver la véritable élévation de ta vie. Et ta vie est de rencontrer Dieu, qui a soif de notre soif.



Lire le texte intégral de l'Audience Générale du Pape Benoît XVI

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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 18:41
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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 12:00

Extrait du Message du Pape Benoît XVI aux jeunes du monde entier à l’occasion des XXIIIe Journées Mondiales de la Jeunesse 2008.

Bien des jeunes regardent leur vie avec appréhension et se posent de nombreuses questions sur leur avenir. Et ils se demandent avec préoccupation : comment nous insérer dans un monde marqué par des injustices et des souffrances nombreuses et graves? Comment réagir face à l’égoïsme et à la violence qui semblent parfois l’emporter? Comment donner tout son sens à la vie? Comment faire en sorte que les fruits de l’Esprit que nous avons rappelés précédemment, « amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité et maîtrise de soi » (n. 6), inondent notre monde blessé et fragile, le monde des jeunes en particulier? À quelles conditions l’Esprit vivifiant de la première Création et surtout de la seconde Création, ou Rédemption, peut-il devenir l’âme nouvelle de l’humanité? N’oublions pas que plus le don de Dieu est grand – et celui de l’Esprit de Jésus est éminent – plus est grand le besoin du monde de le recevoir et donc grande et passionnante la mission de l’Église d’en donner un témoignage crédible. Et vous les jeunes, par la Journée mondiale de la Jeunesse, d’une certaine façon vous attestez votre volonté de participer à cette mission.

À ce propos, il me tient à cœur de vous rappeler, chers amis, quelques vérités de base sur lesquelles méditer. Une fois encore, je vous répète que seul le Christ peut combler les aspirations les plus intimes du cœur de l’homme ; Lui seul est capable d’humaniser l’humanité et de la conduire à sa « divinisation ». Par la puissance de son Esprit, Il répand en nous la charité divine qui nous rend capables d’aimer notre prochain et prêts à nous mettre à son service. L’Esprit Saint éclaire, nous révélant le Christ mort et ressuscité ; il nous indique la route pour devenir davantage semblables à Lui, à savoir pour être « expression et instrument de l’amour qui émane de lui » (Encycl. Deus caritas est, n. 33). Et celui qui se laisse guider par l’Esprit comprend que se mettre au service de l’Évangile n’est pas une option facultative, parce qu’il perçoit combien il est urgent de transmettre aussi aux autres cette Bonne Nouvelle. Cependant, il convient de le rappeler encore, nous ne pouvons être des témoins du Christ que si nous nous laissons guider par l’Esprit Saint, qui est « l’agent principal de l’évangélisation » (Evangelii nuntiandi, n. 75) et « le protagoniste de la mission » (Redemptoris missio, n. 21).

Chers jeunes, comme l’ont rappelé à maintes reprises mes vénérés Prédécesseurs Paul VI et Jean-Paul II, annoncer l’Évangile et témoigner de sa foi est aujourd’hui plus que jamais nécessaire (cf. Redemptoris missio, n. 1). Certains pensent que présenter le précieux trésor de la foi aux personnes qui ne la partagent pas signifie être intolérants à leur égard, mais il n’en est pas ainsi, car proposer le Christ ne signifie pas l’imposer (cf. Evangelii nuntiandi, n. 80). D’ailleurs, cela fait deux mille ans que douze Apôtres ont donné leur vie afin que le Christ soit connu et aimé. Depuis lors, l’Évangile continue à se répandre au cours des siècles grâce à des hommes et à des femmes animés par le même zèle missionnaire. C’est pourquoi, aujourd’hui encore, des disciples du Christ n’épargnent ni leur temps, ni leur énergie pour servir l’Évangile. Il faut que des jeunes se laissent embraser par l’amour de Dieu et qu’ils répondent généreusement à son appel pressant, comme tant de jeunes bienheureux et saints l’ont fait dans le passé, mais aussi à des époques plus récentes. En particulier, je vous assure que l’Esprit de Jésus vous invite aujourd’hui, vous les jeunes, à porter la belle nouvelle de Jésus aux jeunes de votre âge. L’indéniable difficulté des adultes à rejoindre de manière compréhensible et convaincante le monde des jeunes peut être un signe par lequel l’Esprit entend vous pousser, vous les jeunes, à prendre en charge cette tâche. Vous connaissez les idéaux, les langages, ainsi que les blessures, les attentes, et le désir du bien qu’ont les jeunes de votre âge. S’ouvre à vous le vaste monde des affections, du travail, de la formation, de vos souhaits, de la souffrance des jeunes... Que chacun de vous ait le courage de promettre à l’Esprit Saint d’amener un jeune à Jésus Christ, selon le moyen qui lui semble le meilleur, en sachant « rendre compte de l’espérance qui est en lui, avec douceur » (cf. 1 P 3, 15).

Mais pour atteindre ce but, chers amis, soyez saints, soyez missionnaires, parce qu’on ne peut jamais séparer la sainteté de la mission (cf. Redemptoris missio, n. 90). N’ayez pas peur de devenir des saints missionnaires comme saint François-Xavier, qui a parcouru l’Extrême Orient en annonçant la Bonne Nouvelle jusqu’à l’extrémité des ses forces, ou comme sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, qui fut missionnaire sans avoir quitté son Carmel: l’un comme l’autre sont « Patrons des Missions ». Soyez prêts à mettre en jeu votre vie pour illuminer le monde avec la vérité du Christ ; pour répondre avec amour à la haine et au mépris de la vie ; pour proclamer l’espérance du Christ ressuscité en tout point de la terre.

(…) Je vous invite à consacrer du temps à la prière et à votre formation spirituelle en cette dernière étape du chemin qui nous conduit à la XXIIIe Journée mondiale de la Jeunesse, afin qu’à Sydney, vous puissiez renouveler les promesses de votre Baptême et de votre Confirmation. Ensemble, nous invoquerons l’Esprit Saint, demandant avec confiance à Dieu le don d’une Pentecôte renouvelée pour l’Église et pour l’humanité du troisième millénaire (…).

De Lorenzago, le 20 juillet 2007
.



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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 10:26

Extrait du Message du Pape Benoît XVI aux jeunes du monde entier à l’occasion des XXIIIe Journées Mondiales de la Jeunesse 2008.

Je voudrais encore ajouter une parole sur l’Eucharistie. Pour croître dans la vie chrétienne, il est nécessaire de se nourrir du Corps et du Sang du Christ: en effet, nous sommes baptisés et confirmés en vue de l’Eucharistie (cf.
CCC, 1322 ; Exhort. apost. Sacramentum caritatis, n. 17). « Source et sommet » de la vie ecclésiale, l’Eucharistie est une « Pentecôte perpétuelle », parce que chaque fois que nous célébrons la Messe, nous recevons l’Esprit Saint, qui nous unit plus profondément au Christ et qui nous transforme en Lui. Chers jeunes, si vous participez fréquemment à la célébration eucharistique, si vous prenez un peu de votre temps pour l’adoration du Saint-Sacrement, alors, de la Source de l’amour qu’est l’Eucharistie, vous sera donnée la joyeuse détermination à consacrer votre vie à la suite de l’Évangile. Vous ferez en même temps l’expérience que là où nous ne réussissons pas par nos propres forces, l’Esprit Saint vient nous transformer, nous remplir de sa force et faire de nous des témoins remplis de l’ardeur missionnaire du Christ ressuscité.


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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 10:21

Extrait du Message du Pape Benoît XVI aux jeunes du monde entier à l’occasion des XXIIIe Journées Mondiales de la Jeunesse 2008.

Chers jeunes,

Comment, me direz-vous, nous laisser renouveler par l’Esprit Saint et comment grandir dans notre vie spirituelle? La réponse est, vous le savez, que cela est possible par les Sacrements, car la foi naît et se fortifie grâce aux Sacrements, en particulier ceux de l’initiation chrétienne : le Baptême, la Confirmation et l’Eucharistie, qui sont complémentaires et inséparables (cf.
Catéchisme de l’Église Catholique, n. 1285). Cette vérité sur les trois Sacrements qui sont à l’origine de notre être chrétien est sans doute négligée dans la vie de foi de nombreux chrétiens, pour lesquels ce sont des gestes accomplis dans le passé, sans incidence réelle sur le présent, comme des racines sans sève vitale. Il arrive qu’une fois la Confirmation reçue, des jeunes s’éloignent de la vie de foi. Il y a également des jeunes qui ne reçoivent même pas ce sacrement. C’est pourtant par les sacrements du Baptême, de la Confirmation et, de manière continuée, par l’Eucharistie, que l’Esprit Saint nous rend fils du Père, frères de Jésus, membres de son Église, capables de rendre un vrai témoignage envers l’Évangile, de goûter la joie de la foi.

Je vous invite donc à réfléchir sur ce que je vous écris. Il est particulièrement important aujourd’hui de redécouvrir le sacrement de la Confirmation et d’en retrouver la valeur pour notre croissance spirituelle. Que celui qui a reçu les sacrements du Baptême et de la Confirmation se souvienne qu’il est devenu « temple de l’Esprit » : Dieu habite en lui. Qu’il en soit toujours conscient et fasse en sorte que le trésor qui est en lui porte des fruits de sainteté. Que celui qui est baptisé, mais qui n’a pas encore reçu le sacrement de la Confirmation, se prépare à le recevoir en sachant qu’il deviendra ainsi un chrétien « accompli », parce que la Confirmation parfait la grâce baptismale (cf.
CCC, nn. 1302-1304).

La Confirmation nous donne une force spéciale pour témoigner de Dieu et pour le glorifier par toute notre vie (cf. Rm 12, 1) ; elle nous rend intimement conscients de notre appartenance à l’Église, « Corps du Christ », dont nous sommes tous des membres vivants, solidaires les uns des autres (cf. 1 Co 12,12-25).
Tout baptisé peut apporter sa contribution à l’édification de l’Église en se laissant guider par l’Esprit, grâce aux charismes qu’Il donne, car « chacun reçoit le don de manifester l’Esprit en vue du bien commun » (1 Co 12, 7). Et quand l’Esprit agit, il apporte dans l’âme ses fruits, qui sont « amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité et maîtrise de soi » (Ga 5, 22). À ceux d’entre vous qui n’ont pas encore reçu le sacrement de la Confirmation, j’adresse une invitation cordiale à se préparer à l’accueillir, en demandant l’aide de leurs prêtres. C’est une occasion de grâce toute particulière que le Seigneur vous offre : ne la laissez pas passer!


Lire le texte intégral du Message du Pape Benoît XVI

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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 16:38

Extrait du Message du Pape Benoît XVI aux jeunes du monde entier à l’occasion des XXIIIe Journées Mondiales de la Jeunesse 2008.

Chers jeunes,

Je me souviens toujours avec grande joie des différents moments que nous avons passés ensemble
à Cologne en août 2005. À la fin de cette inoubliable manifestation de foi et d’enthousiasme, qui demeure gravée en mon esprit et en mon cœur, je vous ai donné rendez-vous pour la prochaine rencontre qui aura lieu à Sydney en 2008. Ce sera la XXIIIe Journée mondiale de la Jeunesse et elle aura pour thème : « Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins » (Ac 1, 8). Le fil conducteur de la préparation spirituelle pour le rendez-vous de Sydney est l’Esprit Saint et la mission (…).

Il est (…) fondamental que chacun de vous les jeunes, dans sa communauté et avec ses éducateurs, puisse réfléchir sur le Protagoniste de l’histoire du salut qu’est l'Esprit Saint, ou Esprit de Jésus, pour parvenir aux buts élevés suivants : reconnaître la véritable identité de l'Esprit, d’abord en écoutant la Parole de Dieu dans la Révélation biblique ; prendre conscience lucidement de sa présence continue, active, dans la vie de l’Église, en particulier en redécouvrant que l'Esprit Saint se présente comme “âme”, souffle vital de la vie chrétienne, grâce aux sacrements de l’initiation chrétienne – Baptême, Confirmation et Eucharistie ; devenir ainsi capable de mûrir une compréhension de Jésus toujours plus approfondie et plus joyeuse, et en même temps de réaliser une mise en pratique efficace de l’Évangile à l’aube du troisième millénaire(…).

Pour comprendre la mission de l’Église, nous devons revenir au Cénacle où les disciples restèrent ensemble (cf. Lc 24, 49), priant avec Marie, la “Mère”, dans l’attente de l’Esprit promis. C’est de cette icône de l’Église naissante que toute communauté chrétienne doit en permanence s’inspirer. La fécondité apostolique et missionnaire n’est pas d’abord le résultat de méthodes et de programmes pastoraux savamment élaborés et “efficaces”, mais le fruit de l’incessante prière communautaire (cf. Paul VI, Exhort. apost.
Evangelii nuntiandi, n. 75). En outre, l’efficacité de la mission présuppose que les communautés soient unies, à savoir qu’elles aient « un seul cœur et une seule âme » (Ac 4, 32), et qu’elles soient disposées à témoigner de l’amour et de la joie que l’Esprit Saint répand dans le cœur des fidèles (cf. Ac 2, 42). Le Serviteur de Dieu Jean-Paul II écrivait qu’avant même d'être une action, la mission de l’Église est un témoignage et un rayonnement (cf. Encycl. Redemptoris missio, n. 26). C’est ce qui se passait au début du christianisme, quand les païens, écrit Tertullien, se convertissaient en voyant l’amour qui régnait entre les chrétiens : « Voyez – disent-ils – comme ils s’aiment » (cf. Apologétique, n. 39 § 7).

(…) Je vous invite à remarquer combien l’Esprit Saint est le don le plus grand que Dieu fait à l’homme, et donc le témoignage suprême de son amour pour nous, un amour qui s’exprime concrètement comme un OUI à la vie que Dieu veut pour chacune de ses créatures. Ce OUI à la vie prend sa forme la plus accomplie en Jésus de Nazareth et dans sa victoire sur le mal par la rédemption. À ce propos, n’oublions jamais que l’Évangile de Jésus, en raison même de l’Esprit, ne se réduit pas à une simple constatation, mais qu’il veut devenir « bonne nouvelle pour les pauvres, libération pour les prisonniers, retour à la vue pour les aveugles... ». C’est ce qui s’est produit avec vigueur le jour de la Pentecôte, devenant pour l’Église une grâce et un devoir envers le monde, sa mission prioritaire.

Nous sommes les fruits de cette mission de l’Église par l’action de l’Esprit Saint.
Nous portons en nous le sceau de l’amour du Père en Jésus Christ qu’est l’Esprit Saint. Ne l’oublions jamais, parce que l’Esprit du Seigneur se souvient toujours de chacun et qu’il veut, en particulier à travers vous les jeunes, susciter dans le monde le vent et le feu d’une nouvelle Pentecôte.

Chers jeunes, aujourd’hui encore l’Esprit Saint continue (…) à agir avec puissance dans l’Église et ses fruits sont abondants dans la mesure où nous sommes disposés à nous ouvrir à sa force rénovatrice.
C’est pourquoi il est important que chacun de nous Le connaisse, qu’il entre en relation avec Lui et qu’il se laisse guider par Lui. Mais à ce point, une question surgit naturellement : qui est l’Esprit Saint pour moi? Pour de nombreux chrétiens en effet, Il est encore le « grand inconnu ». Voilà pourquoi, en nous préparant à la prochaine Journée mondiale de la Jeunesse, j’ai voulu vous inviter à approfondir votre connaissance personnelle de l’Esprit Saint. Dans la profession de foi, nous proclamons : « Je crois en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie ; il procède du Père et du Fils » (Symbole de Nicée-Constantinople). Oui, l’Esprit Saint, esprit d’amour du Père et du Fils, est Source de vie qui nous sanctifie, « puisque l'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 5). Cependant il ne suffit pas de le connaître ; il faut L’accueillir comme le guide de nos âmes, comme le « Maître intérieur », qui nous introduit dans le Mystère trinitaire, parce que Lui seul peut nous ouvrir à la foi et nous permettre d’en vivre chaque jour en plénitude. C’est Lui qui nous pousse vers les autres, allumant en nous le feu de l’amour, et qui nous rend missionnaires de la charité de Dieu.

Je sais bien toute l’estime et tout l’amour envers Jésus que vous, les jeunes, vous portez dans votre cœur et combien vous désirez Le rencontrer et parler avec Lui. Rappelez-vous donc que c’est précisément la présence de l’Esprit en nous qui atteste, qui constitue et qui construit notre personne sur la Personne même de Jésus crucifié et ressuscité. Devenons donc familiers de l'Esprit Saint pour l’être aussi de Jésus.




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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 18:33

Dans son très beau livre sur le bonheur, « Soyez heureux », le Cardinal Jean-Marie Lustiger médite la 4e béatitude de Jésus : « Heureux ceux qui ont faim et soif de la Justice, ils seront rassasiés ».

 

Après avoir défini la Justice comme la Sainteté de Dieu (« Heureux ceux qui ont faim et soif d’être des saints, pourrait-on ainsi traduire, il seront rassasiés »), le Cardinal observe que beaucoup peuvent être tentés par le découragement dans le combat spirituel, au point de renoncer au combat lui-même…

Pourquoi (…) réagit-on le plus souvent par la défiance à cette promesse de Dieu ? Parce que l’on estime que cette Justice, cette Sainteté, cette Perfection ne sont pas à la portée des gens ordinaires. Alors on se résigne à la médiocrité.

Beaucoup gardent la tristesse d’une déception spirituelle. A un moment de leur vie, ils ont dit à Dieu : « Je t’aime Seigneur. Je te donne tout et je veux être fidèle à ton amour ». Et puis ils ont fait l’expérience parfois désespérante de leur faiblesse, de leur péché, de leur incapacité à tenir même les décisions les plus simples. Ils se jugent indignes de l’appel à la sainteté qu’ils ont reçu et le rangent parmi les illusions perdues de la jeunesse ou d’une période de ferveur. Ils se résignent au sommeil spirituel.

Parce qu’on ne parvient pas à rester fidèle dans la prière, on ne prie plus. Parce qu’on ne réussit pas à observer tel commandement de Dieu, on y renonce complètement. Parce qu’on n’arrive pas à se corriger de tel défaut, on cesse de vouloir en être délivré et de le demander à Dieu. Bref, parce qu’on ne correspond pas à l’image que l’on s’est faite de la perfection, on capitule devant l’appel à la sainteté.

Or, cet appel n’a rien à voir avec l’ambition d’un champion sportif ! Devenir saint, ce n’est pas pouvoir crier victoire en exultant : « Ca y est ! J’ai atteint mon objectif de sainteté ! » C’est bien plutôt demander à Dieu comme une grâce ce qu’Il promet comme un rassasiement. Devenir saint, ce n’est pas être satisfait de soi et se déclarer soi-même parfait. Ce n’est pas davantage, à l’inverse, avoir honte de soi au point de ne plus oser implorer l’aide de Dieu. Mais c’est, alors même qu’on se sait pécheur, ne jamais se lasser de demander à Dieu d’être sanctifié, c’est-à-dire délivré de son péché ; c’est avoir soif du pardon de Dieu et faim de sa Miséricorde.





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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 16:00

 BENOÎT XVI

Collaborateur de la Vérité

 

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« Je me réjouis car, à travers les moyens de communication,
mes paroles et les expressions de mon affection peuvent entrer
dans chaque maison et dans chaque coeur.
Soyez-en certains : le Pape vous aime,
et il vous aime car Jésus-Christ vous aime.
 »

 
(Benoît XVI à Sào Paulo - Brésil, le 11 mai 2007).

 


A comme...

Allemagne
Amour
Autriche

B comme...

Bible
Brésil

C comme...

Charité
Conversion
Croix

D comme...

Dialogue inter-religieux


E comme...

Ecriture Sainte

Eglise
Election
Encyclique Deus Caritas Est
Encyclique Spe Salvi
Espagne
Eucharistie
Evangélisation

F comme...

Famille
Foi et Raison


I comme...

Incarnation du Fils de Dieu

L comme...

Liberté


M comme...

Mal et Souffrance
Marie
Miséricorde

Mission

Morale

P comme...

Paix

Parole de Dieu
Passion du Christ

Pologne

Prêtre

Prière


R comme...

Relativisme

S comme...

Sacerdoce
Science et Foi

Sécularisation


T comme...

Témoignage

Turquie

U comme...

Unité des chrétiens

V comme...

Vie religieuse 
 

 

 

Sources : Site du Vatican - La Documentation Catholique 

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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 12:28
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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 12:32
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